Tsuki ouvrit lentement les yeux. Elle se demanda si se qu'elle avait vécu n'était qu'un rêve. Lentement, elle se leva. Elle ne reconnaissait pas l'endroit où elle se trouvait. En tout cas, elle n'était pas dans le Musée. Elle se trouvait dans une chambre à l'allure plutôt accueillante, dans un lit confortable à souhait. Elle se rendit compte qu'un homme était étendu sur le lit voisin du siens. Était-elle à l'hôpital?
Soudain, un oiseau rose vola devant son nez avec un sourire plaqué sur le visage. Étrangement, il n'avait pas de bec. L'oiseau, sous l'air ébahi de Tsuki, se transforma en jeune dame. Ses cheveux gris étaient coupés courts. Elle était vêtue d'une robe de ménage qui s'accordait bien avec ses yeux verts. Elle avait l'air bien sympathique, surtout avec le grand sourire qu'elle affichait.
Daï-chan! Ton amie est réveillé!
Son amie? C'est à peine si elle connaissait Niwa… Celui-ci déboula en trombe dans la chambre, suivi de près par Riku Harada. Dès qu'il vit que Tsuki allait bien, il poussa un soupir de soulagement. Riku, elle, se contenta de lui faire un sourire. Tsuki, gênée, eu un sourire qui reflétait ce sentiment. Elle se dit que se qu'elle avait vécue n'était tout compte fait pas un rêve. La jeune femme, qui semblait visiblement être la femme de ménage, sortit, les laissant seule. Tsuki se souvint soudain d'un détail. Paniquant, elle regarda à l'arrière d'elle. Ses ailes étaient repliées dans son dos. Elle poussa un soupir désespéré. Soudain, elle entendit la voix de Satoshi, qu'elle n'avait pas vue.
Je crois que tu nous dois une explication... Tsuki Kamichi.
Comment connaissez-vous mon nom?
Un bon commandant de police se doit de connaître tous les noms de citoyens ainsi que leurs apparences. Mais ne détourne pas la question. Que c'est-il passé?
Franchement je ne sais pas trop... Peut-être que si vous m'expliquiez pourquoi Dark et Krad semblent vous connaître, ça m'aiderait. Et surtout, que sont les ailes noires? Que sont exactement ces deux anges?
Hummm. Ça, c'est une histoire longue et affreusement compliquée.
J'ai tout mon temps, étant donné que je ne peux pas rentrer chez moi affublée d'une paire d'ailes! Cependant, je vous demanderais de me passer le téléphone, histoire de prévenir mon père que je vais bien. Du moins, physiquement, étant donné que je ne suis pas sûre d'aller très bien mentalement...
Tout de suite! Cria Daïsuke, qui était déjà partit à la recherche d'un téléphone, accompagné de Riku, qui visiblement ne comprenait pas plus la situation que Tsuki.
Cette-dernière se sentait mal à l'aise sous le regard pénétrant de Satoshi. Elle détourna le regard, qu'elle reporta sur ses ailes. Elle constata qu'elle pouvait les faire bougé comme si c'était des bras ou des jambes. Il fallait seulement qu'elle se pratique. Pour l'instant, elle tenait plus à comprendre se qui se passait. Elle même n'avait pas vraiment compris se qui lui était arrivée. Une douleur la prit au cœur, qu'elle serra pour apaiser cette souffrance. Soudain, des voix surgirent dans sa tête.
- Krad! Laisse-là tranquille! Elle a voulu te sauver, au risque d'y laisser la peau!
Et alors? Je m'en fiche! Je veux ce corps! Je veux avoir un corps à moi seul! Et si on pourrait se battre, tu sais très bien que je le ferais, Dark Mousy... Je te tuerais de mes propres mains!
Sale frimeur, laisse-là au moins comprendre se qui se passe!
La jeune fille se prit la tête à deux mains. Elle gémit. Une chose était sûr, elle entendait Dark et Krad se disputer. Elle paniqua à l'idée que le dernier voulait son corps.
Comment faites vous pour vous chamailler dans ma tête? Et où êtes vous passez?
Une lueur de surprise passa dans les yeux de Satoshi. Il mit la main sur son cœur.
Est-ce que tu entends Krad parler? Demanda-t-il
Ou...Oui. Lui et Dark sont entrain de se disputer dans ma tête... J'ai dut prendre un coup sur la tête en tombant. J'imagine que la paire d'aile que j'ai dans le dos n'est que mon imagination, elle aussi.
Non. Les ailes sont vrais. Et si tu entends Krad et Dark, on a un sacré problème.
...
Ouais, écoute le gentil monsieur. Ce sale Satoshi... S'il n'était pas intervenu, mes plans se sauraient déroulés à merveilles!
De quoi tu parles?
Pfff. Saletée d'humaine...
Je te rappelle que cette « saletée d'humaine » t'as sauvée la vie... Et la mienne, par la même occasion. Cependant, je dois avoué ne pas savoir si je dois en être reconnaissant ou contrarié...
Logiquement, tu devrais être reconnaissant...
Bientôt tu vas comprendre.
Comment?
Satoshi ne parlait pas. Il semblait tenté de deviné se que disaient les anges. Soudain, Daïsuke surgit sur le pas de la porte. À ses côtés se tenait visiblement toute sa famille, ainsi que Riku. Un joli lapin bélier sauta sur le lit en poussant un petit « Kyu! » attachant. La jeune fille sourit et le caressa, à son grand plaisir. Elle avait toujours aimé les animaux! Elle leva soudain les yeux vers le pas de la porte. Gênée, elle se présenta.
Bonjour. Je m'appelle Tsuki Kamichi. Ravie de faire votre connaissance.
Menteuse. Tu aurais préférée ne jamais devoir les rencontrés. En tout cas, pas dans ces circonstances.
Tais-toi! Murmura la jeune fille entre ses dents, qui commençait à en avoir marre des répliques assassines de Krad.
La famille Niwa la regarda, incrédule, avant de se présenter tour à tour. Ainsi, Tsuki apprit que la mère de Daïsuke se nommait Emiko, son grand-père Daiki, la dame de ménage Towa et son père, l'homme allongé sur le lit voisin, Kosuké. D'ailleurs, ce-dernier semblait s'être réveille.
Au bout de quelques minutes de silence lourd, Emiko brisa la glace.
Tu devrais appeler ton père, Tsuki. Ils doivent s'inquiéter. Dis leurs seulement que tu vas rester chez une amie quelques jours.
O...Oui.
Morose, elle ajouta dans sa tête:
-En fait se serait plutôt le contraire, mais bon...
Daïsuke lui donna le téléphone. La jeune fille appela son père. Il ne fallut pas grand-chose pour le convaincre, malgré que se soit Noël. Une larme perla aux yeux de Tsuki, mais elle la chassa. À quoi s'attendait-elle avec son père…Elle raccrocha en poussant un soupir. Elle leva ensuite les yeux vers la famille Niwa.
