Title : Cauchemar
Tiré de : Full métal Alchemist !!
Author : Rikka-yomi
Pairing : RoyEd
Genre : hurt / comfort / romance
Rated : T
Chapter title : Réveil
Note : J'ai trouvé ma fin trop simpliste donc je l'ai refaite … mais vu que j'ai pas mal continué sur ma lancée et que finalement ça prend plus de place que prévu, je publie ce chapitre et j'aviserais en fonction de mon inspiration pour les autres…. C'est le plus long chapitre que j'ai jamais écrit !!!!
Merci pour vos rewiew, et un grand merci à An author alone in the dark, pour m'avoir corrigé ce chapitre, et m'avoir dit pleins de gentilles choses dessus ^_^
PoV Edward
La douleur se fait moins forte petit à petit, mais une fatigue écrasante la remplace. Mon cœur bat de moins en moins vite, le parcours effréné qu'il a fait se ralentissant peu à peu. Je stoppe mes pitoyables gémissements, ma
gorge en feu d'avoir trop hurlé. Si j'en avais la force, je rougirais sous la honte provoquée par le bruit que j'ai causé, mais la force me manque.
J'entrouvre les yeux, ébloui par la lumière da la chambre, mais mes yeux se referment tous seul de fatigue. Je lutte quelques secondes et entend quelqu'un parler. Je crois qu'il me qu'elle me parle, mais les mots n'ont pas de sens pour moi, ce sont des sons inarticulés qui me parviennent. Dans un bref moment de lucidité, je vois mon interlocuteur me sourire. Il est brun, pas mon frère donc… mais qui ? Je n'ai pas le temps de hercher une réponse qu'une main se pose sur mon front, glissant vers le bas pour me refermer les yeux et il ne m'en faut pas plus pour m'endormir, la fraîcheur de cette main imprimée dans mon esprit.
FIN PoV Edward
Quand Edward s'endort, Roy ne peut que soupirer d'aise avant de se laisser choir sur sa chaise, soulagé que cette épreuve prenne fin. Il fait un signe aux autres pour leur dire qu'ils peuvent partir et qu'il s'occupe d'Edward, et les regarde partir avec lassitude. Cette crise a duré cinq heures. Cinq heures d'angoisse et de frisson aux hurlements d'Edward.
L'aubergiste, venu demander ce qui s'était passé, était reparti avec une explication sommaire de la situation. Il faut dire que le fait que ce soit des hauts gradés de l'armée qui les donnent a aidé à faire passer la pilule. Il repose son regard sur la peau luisante de sueur d'Edward et se dit que dormir dans ces conditions ne doit pas être agréable.
Il repousse délicatement les couvertures d'Edward pour ne pas le réveiller et prends le petit corps contre sa poitrine, traversant la pièce sous les regards étonnés de ses subordonnés pour aller dans la salle d'eau, afin de le laver et de le rafraîchir un peu.
Il pousse la porte de son épaule et, d'un mouvement habile, la referme au nez d'Havoc.
« Je ne crois pas qu'il soit content de découvrir que plusieurs personnes l'aient déshabillé pendant qu'il était inconscient, dit-il pour seule excuse à Havoc qui se plaignait dans la chambre d'Al. »
Il saisit une serviette moelleuse et assit Edward dessus, le tenant d'une main, tout en lui enlevant son haut trempé. Il garde Edward assit de son bras gauche, allumant le jet d'eau chaude de la main droite après avoir enlevé son gant. Il reste assis là, regardant Edward dormir profondément avec peine. Un si petit enfant et déjà tant de douleur. Il règle l'eau habilement, puis, une fois l'eau à la bonne température, relève Edward puis le déshabille en le manipulant avec précaution, comme s'il était en cristal.
'Ce qui n'est pas loin d'être le cas' pense Roy en voyant le corps pâle de l'adolescent recouvert de cicatrices plus ou moins grandes. Pas un seul centimètre carré du corps dans ses bras n'était vierge de traces.
Roy plisse les yeux de désolation puis doucement, rentre le corps nu d'Edward dans l'eau, callant le petit corps contre le rebord et le maintenant fermement mais aussi doucement d'une main, l'autre allant chercher le gant et le savon nécessaire dans le petit meuble à côté de la baignoire.
Roy, perdu dans ses pensées, lave Edward, mémorisant chaque cicatrice, se rappelant de la provenance de certaines, ignorant celle de la plupart. Il retrace les courbes du corps d'Edward, se tendant alors qu'Edward, sortant légèrement du sommeil, lève une main tremblante vers la sienne, et la guidant, amène cette main mouillée si agréable pour lui vers son visage, y appuyant sa joue puis se rendormant ainsi, respirant l'odeur de cette main.
Quand il voit les gestes d'Edward, Roy ne peut empêcher un sourire doux d'étirer ses lèvres. Il enlève sa main lentement de l'emprise d'Edward et dépose un baiser sur le front de ce petit être si fragile en cet instant. Se relevant, il réalise son geste et, une chose qui ne lui était pas arrivée depuis si longtemps, il rougit légèrement.
Confus de ses actions, il se calme avant de terminer de rincer le corps d'Edward, s'attaquant aux cheveux qu'il lave rapidement mais quand même correctement. Il vide la baignoire sans relever Edward puis, laissant Edward
seul quelques secondes, va chercher une serviette qui était trop loin pour qu'il l'atteigne en restant sur place. Il revient vers Edward et fronce les sourcils, légèrement inquiet quand il le voit frissonner. Il se dépêche de l'envelopper dans la serviette puis le sèche convenablement avant de le rhabiller dans un pyjama prévu à cet effet posé sur le meuble.
Il soupire de soulagement en voyant qu'Edward ne tremble plus et le prends dans ses bras, se redresse et, emportant Edward, retourne dans la chambre d'Al et, se souvenant subitement que les draps du lit d'Edward étaient sales et collants de sueur, le dépose dans le lit non défait d'Alphonse. Il borde correctement Edward, remontant la couverture bien chaude jusqu'à son visage puis se retourne vers les autres à qui il n'a toujours pas
accordé un regard pour les découvrir en train de le fixer narquoisement pour certains, songeusement pour d'autres.
« Qu'est-ce que vous avez ? demande Roy, une moue renfrognée sur le visage.
- Rien, rien, soupire Havoc avec un sourire malicieux. Juste qu'on vous trouve un peu trop attentionné avec le fullmetal.
- Je vous l'ai déjà dit, siffle Roy, les yeux assombris. Le fullmetal n'est pas là en ce moment, nous avons juste un adolescent qui, alors qu'il est enfant, a vu plus d'horreur, et a récolté plus de cicatrices que moi-même durant la guerre.
- C'est si terrible que ça ? demande Riza, les yeux baissés.
- Pas un seul centimètre carré de sa peau n'est exempt de marque, affirme Roy, sa voix claquant comme un fouet dans la pièce soudain silencieuse. Et tout le monde connaît son histoire … Les pires humains, ils les a rencontrés. Ceux avilis par l'argent, le pouvoir, la folie, la haine, les sentiments les plus bas, comme l'envie de reconnaissance poussée à l'extrême qu'il a vue chez le père de Nina, cette fillette qu'il n'a pas pu sauver … Il a vu le pire tant de fois, et le meilleur si peu, que je me demande comment il fait pour ne pas tomber …
- Sûrement comme nous tous, soupire Armstrong, sérieux pour une fois. Il enfouit ses peines là où il n'y pense plus, en espérant que rien ne les fasse ressortir. »
Tous les adultes présents baissent la tête, reconnaissant le courage d'Edward à sa juste valeur. Alphonse, lui, se lève brusquement, faisant sursauter les autres. Il tourne en rond quelques secondes sous les regards curieux des militaires avant de s'arrêter brusquement, et de montrer des signes de stress évidents.
" Qu'est-ce qui se passe Alphonse ? demande Roy, un regard inquiet se plantant dans celui vide, d'alphonse.
- C'est que … bredouille Alphonse, ce qui alarme aussitôt les autres, Alphonse ne bredouille JAMAIS sans raison. Vous allez devoir retourner à la caserne, vous ne pouvez pas abandonner votre travail comme çà… Mais … Si je reste seul avec Edward et qu'il recommence une crise … Vous avez bien vu que votre contact, colonel, plus que tous les autres le soulage un peu. Le mien, ne peut lui transmettre aucune chaleur humaine et c'est de ça dont il a besoin, plus que de toute autre chose durant ses crises.
- Oui, soupire Roy. Mais on ne peut pas le déplacer, s'il fait une crise dans un transport en commun, ce serait regrettable. Mais donc, on peut écarter le fait de l'emmener à Dublith ou à Ressembull. Je pense que vous ne pouvez pas rester ici. Vous allez venir chez moi. Riza ? Veut-tu bien venir habiter chez moi avec black hayate pour quelque temps ? Jusqu'à ce qu'on ait une autre solution. J'ai quatre chambres d'ami, une pour toi, Al' et Ed', une pour Riza, Alphonse, essaye d'appeler la petite mécano et sa grand-mère pour voir si elles veulent venir. Sinon, quelqu'un disponible pour nous donner un coup de main ?
- Je peux pas, s'excuse Breda. Je suis à la caserne et ne peux pas m'absenter comme ça.
- Moi, soupire Havoc, je peux mais je ne serais pas d'une grande aide, tant que vos visiteuses ne sont pas arrivées, je veux bien vous tenir compagnie.
- Alors c'est partit, souffle Roy en se déplaçant vers la penderie pour récupérer sa veste de militaire, pour la mettre à Edward avant de le prendre dans ses bras. »
Toutes les personnes présentes dans la pièce acquiescent et, sans même se regarder, forment une sorte de garde autour du colonel et d'Edward pour prévenir tout incident, montrant leur habitude de travailler en équipe. Roy,
lui, réfléchit. Durant le laps de temps entre l'appel et l'arrivée de leurs visiteuses de Ressembull, il se passera au moins trois ou quatre jours, sans compter le délai en attendant le prochain train. Alphonse ne peut pas rester seul avec un Edward convalescent, et encore moins, quand le risque de crise est aussi élevé. Mais ils n'ont pas le choix, les militaires ne peuvent pas se permettre d'abandonner leur poste comme ça. A moins qu'Edward vienne avec eux au QG … Cette idée prenant forme dans son esprit, et étant la seule possibilité pour les jours à venir, il en fait part aux autres qui, tout en gardant une position serrée autour d'eux, discutent avec acharnement :
« Nous ne pouvons pas emmener Edward au QG alors qu'il peut refaire une crise à n'importe quel moment ! S'insurge Breda.
- Ce serait tout simplement inad…
- Stop ! Crie Mustang, les faisant tous sursauter. Vous croyez que ce serait mieux pour lui de rester seul avec Alphonse dans ma maison ? Et puis vous savez bien que le fullmetal déteste qu'on le plaigne ou qu'on prenne soin de lui. A chaque fois, il s'enfuit dès qu'il peut de l'hôpital.
- Ouais, confirme Al'. Mieux vaut qu'il soit entouré, même si c'est au QG. On ne peux tout de même pas demander à Gracia de nous héberger, s'il faisait une crise, il ferait peur à Elysia.
- Donc c'est décidé ! Sourit Roy, bizarrement de bonne humeur. Allons-y !
PoV Edward
Mon corps est lourd, comme si j'en n'avais pas bougé mes muscles depuis plusieurs heures. Le sommeil m'a été profitable et, alors que je m'apprête à ouvrir les yeux, l'horreur de la situation m'apparaît enfin. Oh mon dieu. Si tant est que je puisse croire en un seul dieu de toute ma vie, je prie, au cas où il y en ait un qui veuille bien aider un être muni de mecagreffes, de me sortir de ce guêpier. Mon frère sait. Ce secret que je m'évertue à lui cacher, coûte que coûte, l'éloignant et m'éloignant de la civilisation dans les moments où une crise est inévitable. Je n'ai pas réussi cette fois ci, et mon frère sait.
J'ai du pousser un gémissement audible parce que j'entend une vois m'appeler. Je me résigne à entrouvrir mes yeux, pour les refermer de suite pour cause de trop forte luminosité. J'entend la personne qui m'a parlé se lever et un bruissement de tissu, alors que je sens la chaleur des rayons de soleil sur ma peau s'atténuer.
La personne revient vers moi, et se remet à me parler, me mettant un tissu imbibé d'un liquide froid sur mon front que je devine brûlant. Je me décide à faire une nouvelle tentative et ouvre lentement les yeux en clignant des paupières, découvrant la pièce où je me trouve et surtout mon interlocuteur.
Mustang.
Je ne sais pas pourquoi je ne suis pas étonné. Peut-être que mon inconscient l'a reconnu quand je me suis évanoui. Peut-être aussi parce que sa présence, sa voix, son odeur, lui, tout simplement, me met les nerfs à fleur de peau et me rend bien trop conscient de tout son être, de sa proximité avec moi ou au contraire de son éloignement.
Ah non ! Ne te laisse pas aller Edward, ce genre de sentiment est inutile. Seul Alphonse compte, seul le but de ce voyage sans fin, sans attache, compte. Je ne doit pas m'attacher à quiconque, je dois seulement avancer, avancer
et marcher droit devant moi jusqu'à ce que je ne puisse plus faire un pas ou que ma route soit terminée, que mon but soit atteint, qu'Al' recouvre son corps. D'ailleurs, en parlant de Al', où il est ?
FIN PoV Edward
" -Al' ? L'éou ? "
Roy sourit légèrement en entendant la question marmonnée par l'adolescent à la voix pâteuse et enrouée. Il se retourne sans répondre et, se saisissant d'un verre d'eau sur la table de nuit, se réapproche du lit, arrangeant d'un geste souple de sa main droite la position d'Edward sur le lit pour le mettre presque assis appuyé sur les coussins, il porte le verre d'eau à la bouche du blond qui ingurgite l'eau à toute vitesse, comme s'il avait passé une journée en plein soleil sans une goutte d'eau. Roy fronce les sourcils en se rendant compte que, malgré le fait qu'il ait sué énormément avec la fièvre qu'il se traînait, personne ne l'avait fait boire depuis la veille, et qu'il avait de bonnes raisons d'être assoiffé. Roy reprend pied dans la réalité quand Edward se met à tousser et Roy se met précipitamment à taper dans le dos du blond alors que celui-ci s'étouffe avec de l'eau. Les larmes aux yeux, Edward arrête de tousser et se laisse tomber sur les coussins dans son dos, épuisé malgré le peut de mouvements effectués.
Mustang fronce les sourcils d'inquiétude cette fois. Edward le voit et lui adresse un sourire narquois qui le rassure tout de suite quand à la santé du fullmetal. Il ne se foutrait pas de lui s'il était à l'article de la mort… quoi que ….. Ce serait sans doute une mort agréable pour le petit blond que de mourir en affrontant une dernière fois le regard onyx de Mustang.
Epuisé, Edward arrête son petit manège et ferme les yeux, savourant le tissu humide sur son front. Il sursaute quand il sent une main froide, voire glaciale retirer le tissu. Il entend un clapotis, quand la main de Mustang plonge la serviette dans l'eau, des gouttelettes quand il la ressort, un bruit d'écoulement quand il l'essore… Il se raidit un petit peu quand il se prépare à recevoir le chiffon humide sur le front et se tend carrément quand ce n'est pas le chiffon mais bel et bien cette main, si froide qui se pose sur son front, l'effleurant d'une douce caresse avant de disparaître et de poser le chiffon sur son front. Edward est toujours tendu, ce contact l'a électrisé, comme si la douleur vécue pendant ces si longues heures avait rendu son corps plus réceptif aux contacts physiques.
La main aux doigts longs et fins écarte les quelques mèches collées à son front par la sueur et Edward se sent frissonner, sa peau s'embrase et un léger gémissement s'échappe de ses lèvres entrouvertes, d'où un souffle des plus erratique s'échappe ensuite. La main se crispe, une voix grave et profonde aussi douce que le satin que le blond commence à bien connaître et à apprécier retentit dans un appel désespéré :
« Edward ? Je t'en supplie, dis moi, as-tu encore mal ?
- Hmmm, grommelle le blond, la respiration toujours aussi saccadée, puis, il fait fi des conséquences et crie. Ne me touche pas !
- Edward ? Souffle la voix de mustang interloquée. Qu'y a-t-il ?
- Brûle, murmure Edward en se dégageant de la prise de la main de mustang sur son avant bras, maintenant en feu. »
Cette sensation est soudaine, Edward ne la trouve pas franchement douloureuse, ni désagréable, c'est même tout le contraire, la main froide de mustang provoque des frissons et des vagues de chaleur dans le corps d'Edward qui enflamment son corps, et le laissent pantelant. Mais c'est dérangeant, cette sensation n'est pas normale, c'est le contact avec Roy qui l'a provoqué.
Une minute.
Roy ?! Depuis quand l'appelle t'il Roy ?! Edward ne sait pas mais le prénom du colonel coule de sa bouche sans qu'il n'y pense. La sensation elle-même n'est pas désagréable, le prénom sort de sa bouche, souffle, presque imperceptible pour tout autre que Roy, toujours penché sur Edward. Il fait toutefois attention à ne pas entrer en contact avec la peau d'albâtre couturée de cicatrice que laisse entrevoir le haut de pyjama sans manche que porte le blond.
« Qu'y a-t-il ? demande Roy, revenant de sa surprise d'entendre son nom sortir des lèvres d'Edward, qui ne l'avait jamais prononcé auparavant. »
Il fronce les sourcils en voyant Edward sursauter, comme sorti d'une rêverie lointaine. Les yeux dorés s'accrochent à ceux ténébreux et Roy voit les yeux si vides du blond se faire vagues, brouillés, perdus dans une réflexion intense, ancrant ses yeux lumineux à ceux ténébreux, le mettant mal à l'aise. Il aimerais bien savoir à quoi le blond pensait, sous ce masque dissimulant parfaitement ces émotions qu'il sait coupable et cache donc.
PoV Edward
Une question de Ro… Mustang me fait sursauter. Perdu dans mes élucubrations, raison du lapsus précédent, je ne me suis pas rendu compte que j'avais parlé à voix haute…. Oops… Il fronce les sourcils en me regardant et j'encre mes yeux lumineux aux siens qui sont si noirs qu'ils semblent aspirer la lumière. Ils aspirent la lumière des miens et je ne peux plus détourner mon regard du sien, de ces yeux qui, scrutant les miens, dévoilent une inquiétude réelle et une légère tension.
Est-ce ma faute ? Peut-être que mon regard le mets mal à l'aise. Mieux vaudrait donc que je détourne le regard, mais je n'y arrive pas, ces yeux me fascinent. Ils sont si profonds, ils révèlent les doutes, les douleurs, les joies, les espoirs de leur propriétaire. Ils sont le reflet de son âme, contrairement aux mien qui ne sont le reflet de rien du tout.
Al' lisait dans mes yeux mes états d'âme, j'ai fini par le comprendre, et, ma peine augmentant avec le nombre d'années suivant la mort de maman, j'ai finit par trouver le moyen de voiler ce miroir de l'âme qu'est le regard d'une personne. C'est sûrement pour cela que j'ai réussi à cacher mon secret jusque là. Ce don, ou plutôt cette malédiction, m'a permit de gagner suffisamment de temps pour que je puisse appréhender leur inévitable colère sans crainte.
Je les déçois, oui, et alors ? Il ont leurs secrets, ils ne me disent pas tout eux non plus, et puis ma douleur est cachée parce qu'ils ne peuvent pas faire grand-chose pour moi. Je ne tiendrais pas longtemps à ce rythme, je le sais. Les crises sont de plus en plus rapprochées, de plus en plus longues et de plus en plus fortes. Ma mort approche. C'est idiot n'est-ce pas ? Mon corps se meurt alors que je ne veux absolument pas mourir avant que mon frère recouvre son corps. Le pire c'est que je m'autodétruis moi-même, cherchant peut-être à m'enfuir, à arrêter cette mascarade de recherche qui me ronge.
Je suis égoïste ? Je ne le suis que pour préserver mon honneur. Ma douleur restera toujours silencieuse et secrète aussi longtemps que possible. C'est ma douleur, ma peine, me faute, mon poids, mon boulet… Cette douleur est mienne, elle n'a rien à voir avec Alphonse, c'est moi qui lui ai donné mon bras, je l'ai fait parce que c'était moi qui l'ai convaincu de ramener maman avec moi. C'est ma faute, mon œuvre. Ce sera à moi d'en supporter le prix, même si Al en supporte une partie pour l'instant, je vais lui ôter ce poids et partir, en lui interdisant de me ramener. C'est mon but depuis le début, et ça le restera.
Mais aujourd'hui, pour la première fois, je doute…Ces yeux qui me scrutent, cherchant une faille dans le voile recouvrant mes yeux me font douter par l'inquiétude qu'ils portent. Elle est démesurée. Je ne veux pas que quelqu'un souffre à cause de moi. Le fait que ce soit Ro... Mustang ne fait, bizarrement, que renforcer cette volonté. Je finis par retrouver mon calme face à ces orbes sombres et durcit mon regard, me préparant pour la suite.
FIN PoV Edward
Roy se raidit imperceptiblement de gêne sous le regard scrutateur du jeune blond sur lui. Il le fouille du regard, et, visiblement cherche quelque chose dans les yeux onyx du brun qui se sent mis à nu sous le regard perçant du petit blond. Ce regard si vide qu'il se tend face à la vérité que cela cache. Edward souffre depuis bien longtemps et personne ne l'a vu, il a joué la comédie, sa douleur augmentant à chaque coup dur, lui créant une carapace autour de son coeur.
Il se reprend et regarde calmement les yeux dorés du blond face à lui, la couleur donnant une illusion de lumière à ces pupilles comme mortes. Mais pourtant, en scrutant attentivement, Roy découvre une étincelle de vie dans le regard d'Edward, étincelle s'amplifiant et devenant un torrent de sentiments qui emporte Roy vers les véritables pensées d'Edward.
Culpabilité, sûrement celle d'avoir été, selon-lui, responsable de l'état de son frère et de celui de sa mère, mais elle est mêlée d'un autre sentiment. L'ironie ; Une ironie dégoulinante de sarcasme, comme s'il se protège du monde extérieur comme il le peut, transformant la douleur sourde visible plus loin en énergie pour continuer à avancer, avec toujours cette même détermination, mêlée de méfiance envers tous et de laxisme envers ses torts, lui permettant de souffler un peu et de ne pas ajouter de culpabilité supplémentaire à son fardeau.
Ces sentiments sautent aux yeux de Roy avec une clarté presque effrayante. Il comprend qu'il vient de découvrir l'âme d'Edward en seulement quelques secondes, mieux que ce qu'Al lui-même sait de son grand frère. Mais ce qui inquiète Roy, ce n'est pas ce méli-mélo de sentiments en pagaille dans le cœur d'Edward. C'est le doute qui le tiraille actuellement, et qui lui à permit de voir aussi bien en lui. Ce doute déchirant créant un gouffre dans les yeux du blond, qui ne sera sûrement jamais comblé
Les yeux dorés se referment brusquement, luisant de détermination mais ne laissant transpirer aucun des autres sentiments qui assaillent le cœur du petit blond. Roy, sentant son cœur se serrer, lève sa main lentement, caressant la douce joue du plus jeune qui pique un léger fard à ce contact.
Finalement, Roy se rend compte de la portée de son geste et se lève en ébouriffant les mèches blondes entre ses doigts. Il se dirige vers la porte et avant de l'ouvrir, il se retourne vers Edward, le regardant une dernière fois, avachit contre son oreiller, les chevilles ramenées de part et d'autre de ses cuisses, ses cheveux blonds ébouriffés lâches encadrant un visage fin aux lèvres étirées en une moue boudeuse des plus craquante. Mais il fronce légèrement les sourcils en remontant ses yeux des fines lèvres d'Edward, scrutant les yeux vides et les traits tirés par la fatigue ombrageant la beauté d'Edward. Il ouvre la bouche et dit en direction du convalescent :
« Je vais prévenir les autres de ton réveil, Al voudra certainement te revoir avant de retourner à Ressembul.
- Quoi ?! Il rentre à Ressembul sans moi ?! S'indigne Edward, sa moue renfrognée disparaissant pour une expression choquée.
- Il ne peut rien faire de plus pour toi vu que sa présence ne te sera pas nécessaire, et même néfaste, vu tes réactions à son toucher durant tes crises. Et puis, tu crois que ça ne lui fait rien de savoir que tu as souffert en silence durant tout ce temps ? Qu'il ne peut rien y faire ? Que c'est même de sa faute ? Et puis je pense que Mlle et Mme Rockbell voudraient être au courant. Tu ne peux pas y aller de toute façon, faire une crise dans un train ne serait pas à vrai dire, approprié, et puis tu es trop faible pour qu'on te déplace, cela pourrait t'être fatal.
- Mais… commence Edward.
- NON ! coupe Roy, pas de protestation, tu as vraiment faillit mourir durant cette crise, et maintenant qu'on a découvert tes douleurs fantômes, on ne va pas te laisser partir comme ça.
- On ? demande curieusement Edward, retenant un soupir face à la détermination des yeux onyx face à lui. »
Roy n'a même pas à répondre, que la porte s'ouvre derrière lui, laissant entrer Riza, les yeux s'adoucissant face à la bouille d'Edward, qui n'avait toujours pas changé de position dans le lit. Elle se retourne pour voir Roy et fronce légèrement les sourcils en le voyant tendu, visiblement remonté contre le petit blond.
« Que se passe t'il ? S'enquiert t'elle, puis elle ajoute devant le regard inquisiteur du brun. On vous a entendu crier depuis le couloir.
- Il se passe que ce monsieur refuse de laisser partir Alphonse à Ressembul sans lui, grogne le brun, une flamme de colère dans les yeux.
- Alphonse ne partira pas sans ma permission !! S'exclame le petit blond. Et si je veux partir, je partirais, avec ou sans votre accord !
-Ah oui ? demande Roy, un sourire narquois aux lèvres. Alors que tu ne peux pas faire un pas sans t'écrouler ? »
Edward fait une moue vexée, repoussant d'un bras le drap le recouvrant, il dégage ses jambes et les fait pendre sur le rebord du lit, prenant une légère aspiration et lançant un coup d'œil revanchard à Roy, il se met doucement sur ses jambes et fait quelques pas vers la table, pour prendre un verre d'eau puis le bois en jetant un coup d'œil amusée à la mine dépitée de Roy qui visiblement se retient de dire quelque chose.
Soudain, alors qu'il est sur le point de reposer le verre d'eau à moitié vide maintenant, ses jambes, tremblantes jusque là, lâchent brusquement prise et Edward se sent tomber. Le verre se brise à ses pieds, alors qu'il ferme les yeux s'attendant à l'éclair de douleur en suspend puis entend un grand bruit sent un corps chaud se presser contre lui et l'empêcher de rentrer en contact avec le sol. Il rouvre doucement ses yeux dorés et rencontre ceux d'obsidienne de Roy, sous lui, les traits légèrement tendus.
Riza se précipite sur eux et soulève facilement Edward, ce qui vexe légèrement celui-ci. Mais Edward arrête de faire la tête quand Mustang se relève et qu'il voit le taille du morceau de verre planté entre son épaule et son cou.
Malgré ses maigres forces, Edward se rue hors de l'étreinte de Riza et se précipite vers Roy qu'il positionne de façon à ce qu'il n'ait pas mal. Il vérifie qu'aucune veine n'a été touchée et, comme avec chance, il n'en est rien, il retire d'un coup sec le morceau, faisant attention de ne pas agrandir la plaie.
Un flot continu s'écoule de la plaie, que le petit blond comprime rapidement. Cela fait, il se retourne sans prendre compte du regard interloqué de Roy, et apostrophe Riza pour qu'elle lui donne du désinfectant, une pince à épiler, une serviette et des compresses imbibées d'eau glacée ainsi que des bandages. Riza reste un moment interloquée elle aussi, par la rapidité d'action du plus jeune avant de se rendre compte de la situation et de foncer dans la salle adjacente et d'en revenir avec tout le matériel demandé, ramenant aussi en même temps des spectateurs à cette scène des plus singulières.
Edward s'approprie les objets ramenés par Riza et, avec l'aisance de l'habitude, confectionne rapidement un bandage après avoir retiré les petits morceaux restant avec la pince, nettoyé et désinfecté la plaie avec la serviette et le désinfectant, arrêté le saignement avec les compresses. Il enlève le reste de la veste du militaire brun et la repousse d'un mouvement las loin du lit où il entraîne Roy qui proteste un peu.
Edward le tient avec un de ses membres en métal, ce qui l'empêche de se libérer mais pas d'essayer. Lors d'un de ces mouvements brusques, Edward, encore un peu groggy de sa crise, refit le même coup que tout à l'heure, ses jambes le lâchant lâchement (1) à un mètre du lit.
Là encore, Roy intervient pour l'empêcher de tomber par terre mais, malheureusement pour lui le rattrape du côté de son épaule blessée et, son visage se tendant de douleur, perd l'équilibre, retombant sur le sol, se recevant Edward dont le poids, concentré sur son torse, lui coupe le souffle. Edward se dépêche de bouger de là pour éviter de lui faire mal et, en voulant se relever précipitamment, sa main d'appuie glisse sur le parquet et il se retrouve collé, je dis bien, COLLE, aux lèvres du colonel qui n'en mène pas plus large que lui.
TBC !!!!!!!
(1 : désolée pour le jeu de mot xD j'ai pas fait exprès)
RARs:
Narae: voici la suite ^_^ merci du compliment
lisoulou: finalement, j'ai trouvé ma fin première un peu courte et mauvaise ... alors je l'ai refaite ... et en plus, c'est tellement long que je suis obligée de couper la suite en deux si vous la voulez maintenant, parce que sinon, vous auriez un peu trop attendu... ^_^
yamashita: la voici ^_^!!!
bananemask: ça te suffit comme câlin edo ?? non ? de toute façon, y'en a d'autre dans le chapitre 3 ... XD
An author alone in the dark: merci de m'avoir corrigé ce chap !!!!!
yuki-black: voili voulou, une suite toute chaude !!!!
basilic: youpi !!!! une autre sadique !!!!! à vrai dire, moi non plus je savais pas ce que c'était exactement les douleurs fantômes en créant cette fic, c'est pour ça que j'ai pas utilisé les vrais symptomes ^_^
jonzac: de rien ^_^ voici la suite
ayu: voici la suite ... et tu as raison, on aime vaiment trop faire souffrir ce pauvre Ed' XD
Matsuyama: désolée pour le retard, voici enfin la suite ... et vous êtes bon pour attendre encore une suite .... xD
Sabine02 : merci, voilà la suite !!!!
Sednareinedeseaux: tu as raison, et c'est très bien de faire remarquer les erreurs comme ça .... le problemme, c'est que ce chapitre n'avait pas été corrigé .... alors pesonne pour me le faire remarquer... quand j'en aurait le courage, j'arangerais ça ^^
marina kaede elric-yuy: tu vis, Edo vas mieux là ^_^!!
Kisu, Rikka_yomi
