Hey ! Voici la suite, j'espère qu'elle plaira :) (Je remercie dans la foulée les reviewers qui n'ont pas de compte !) Dans ce premier chapitre, les Maraudeurs débarquent...
PREMIER AXE
~ Mr. Wistily et les Maraudeurs ~
Chapitre 1 : Un quart de siècle plus tôt
Percy se réveilla en sursaut à cause d'une sensation glacée qui l'enveloppait tout entier. Il se sentait engourdi, transi de froid, vidé de son énergie. Alors il comprit qu'il était allongé dans la neige. C'est en claquant des dents qu'il se redressa en position assise pour regarder autour de lui, mais il faisait si sombre qu'il ne voyait rien mis à part le ciel constellé d'étoiles au-dessus de sa tête. Ses yeux s'habituèrent peu à peu à l'obscurité.
Poudlard. Il se trouvait à Poudlard, devant la grande porte.
Le Weasley attrapa sa baguette pour s'éclairer (il ne se séparait plus jamais d'elle, comme la plupart des Sorciers qui sortaient de la Seconde Guerre).
- Lumos.
Il se leva, tremblant de tous ses membres. Que s'était-il passé ? Qu'allait-il faire ? Pourquoi Poudlard ? Et pourquoi diable neigeait-il en plein mois de mai ?
Percy pensa à la potion dans la chambre de George ; quelle était-elle ? Il voulut se persuader qu'il s'agissait d'une blague du rouquin facétieux, mais on n'avait plus vu une invention des jumeaux depuis la mort de Fred. L'hypothèse d'une farce étant peu probable, le professeur commença à trouver sa situation désespérée. Il se résolut à aller toquer à la porte du château parce qu'il ne voyait pas quoi faire d'autre, même s'il avait peu d'espoir, poussé par le vent glacial qui s'infiltrait entre ses vêtements estivaux. Il attendit, la boule au ventre.
Les chances de voir quelqu'un arriver étaient maigres, en pleine nuit – il n'avait aucune idée de l'heure qu'il pouvait être. Le vieux Rusard dormait certainement. Et quand bien même il était réveillé, il serait réticent à laisser entrer le premier venu à une heure avancée de la nuit, d'autant plus que la récente guerre avait rendu la population du monde sorcier un peu méfiante.
Il était déjà en train de se dire qu'il ferait mieux de s'éloigner du château afin de transplaner, quand quelqu'un qui n'était manifestement pas Rusard vint lui ouvrir.
- Qu'est-ce que c'est que ça ? aboya un homme costaud à la barbe drue.
- Je... je me suis perdu, j'aimerais entrer et m'entretenir avec les professeurs, s'il-vous-plaît.
L'homme – était-il le concierge ou le gardien des clés ? – le jaugea sévèrement. Percy se dit qu'il ne devait pas être commode avec les étudiants de Poudlard, mais qu'il se montrerait sans doute plus sympathique avec les autres adultes que Rusard ne l'avait été. D'ailleurs, il ne savait pas qu'Argus Rusard avait pris sa retraite.
- En temps normal, j'aurais dit « non », mais là je vais plutôt dire que c'est Noël.
- Noël ? balbutia Percy.
- Allez, ne restez pas planté là.
Percy s'exécuta, de plus en plus alarmé. Il suivit l'homme deux fois plus large que lui jusqu'à la Grande Salle copieusement décorée et pratiquement vide, à l'exception de quelques élèves, deux ou trois professeurs et... Dumbledore. Ça ne pouvait être que lui, assis à la place du directeur, mais il semblait plus vif que les dernières fois où Percy l'avait aperçu.
Cette rencontre le laissa sans voix.
- Professeur McGonagall ?
L'intéressée interrompit sa conversation.
- Oui, Mr. Picott ?
- Ce jeune homme a demandé à rencontrer les professeurs.
Le silence qui s'était fait à son entrée dans la Grande Salle mettait Percy très mal à l'aise. Il avait l'habitude de s'exprimer en tant que Préfet-en-Chef ou assistant personnel de Mr. Croupton ; en outre, il possédait un certain talent pour les élocutions. Les circonstances étaient toutefois très particulières et ne lui plaisaient pas du tout.
- Et vous êtes... ? demanda McGonagall, étonnée.
- Perdu, haleta Percy qui commençait à se sentir mal.
Sa réponse fit rire bruyamment un élève à la table des Gryffondors. Le rouquin jeta un œil vers lui, par automatisme, et crut s'étrangler lorsqu'il croisa le regard fier d'un adolescent aux longs cheveux noirs, quinze ans éventuellement. Il était très jeune mais il ne faisait aucun doute que Percy faisait face à Sirius Black.
La tête lui tourna et il se sentit faiblir. Ses jambes se dérobèrent sous lui, alors que le dénommé Picott le maintenait debout en le soulevant par le col de sa chemise. Dumbledore se leva.
- Apollon, amenez-le à l'infirmerie, je vous prie.
Mr. Picott s'exécuta.
L'infirmière qui avait rapidement ausculté Percy déclara qu'il n'avait rien de grave, sinon qu'il était en proie à la panique. Le pauvre homme ne comprenait rien à ce qui lui arrivait, en effet, et ne cessait de balbutier des semblants de phrases choquées. L'arrivée de la figure rassurante qu'incarnait Dumbledore n'arrangea en rien son état, dans la mesure où il croyait – non – il le savait mort.
- Allons, monsieur... calmez-vous... tenez, buvez ça, dit doucement une jeune assistante (c'était Mrs. Pomfresh, âgée alors d'une vingtaine d'années).
- Quel est votre nom ? lui demanda Dumbledore.
- Perceval Weas...
Percy se figea. Il avait clairement fait un bond dans le passé. Pire : il ne connaissait aucune façon légale d'y parvenir à moins d'utiliser un Retourneur de Temps, celui-ci étant délivré par un individu détenant l'autorité nécessaire, cela allait sans dire. Il pouvait donc être très dangereux de donner son vrai nom, à plus forte raison si ses parents ou quelque membre de sa famille traînaient dans le coin. Il déglutit.
- Wistily, déclara-t-il bêtement.
C'était le premier nom qui lui était passé par la tête. Dumbledore fronça les sourcils mais acquiesça avec lenteur.
- Et pouvez-vous me dire ce qu'il s'est passé avant notre rencontre ?
- Je... je n'en suis pas sûr, articula Percy.
Et ça, c'était indubitablement vrai. Néanmoins, le directeur dut percevoir qu'il était embarrassé de s'exprimer devant l'infirmière, son assistante, le professeur McGonagall et Apollon Picott. Il les invita donc à les laisser seuls, et Percy sentit qu'il pourrait parler plus librement.
- Monsieur, j'étais dans la chambre de mon frère quand j'ai respiré les vapeurs d'une potion qui m'ont rappelé une odeur connue, puis je me suis soudain réveillé ici. Par pitié, ne contactez pas Ste. Mangouste, ajouta-t-il d'une petite voix.
- Ce n'est pas mon intention, sourit Dumbledore. Mais, dites-moi, connaissiez-vous Poudlard ?
- J'ai étudié ici, monsieur. Entre... 1987 et 1994, oui, c'est ça.
- C'est amusant, murmura le directeur comme pour lui-même, car nous sommes en décembre 1975.
Percy rougit jusqu'à la racine de ses cheveux roux.
- Vous auriez toutes les raisons de croire que je me moque de vous...
- Pas si vous me donnez votre vrai nom, répliqua Dumbledore.
Sa voix était calme et apaisante, mais il le fixait un peu sévèrement derrière ses lunettes en demi-lune. Rares étaient les inconscients à tester sa crédulité. Percy ne formula même pas l'idée de s'y employer.
- Weasley. Je m'appelle Perceval Weasley.
- Très bien.
- Mes parents ont également été élèves ici. Ils s'appellent Arthur Weasley et Molly Prewett.
- Ça ne m'étonne pas, vous êtes le portrait craché de votre père. Il doit avoir aujourd'hui l'âge que vous avez, là d'où vous venez.
Le plus jeune laissa sa tête retomber sur l'oreiller en plissant les paupières. Il avait l'impression de nager en plein délire, à une époque où il n'était même pas né, en compagnie d'un défunt.
- Et vous n'avez pas cherché à effectuer ce voyage dans le temps ? Je pense qu'on peut parler de voyage dans le temps.
- Non... à vrai dire, je crois bien que j'ai comme un trou de mémoire. Je ne me souviens pas de ce qu'il s'est passé avant que je trouve la potion, et j'étais loin de me douter que j'allais enfreindre la loi, vous devez me croire ! J'ai travaillé avec le Premier Ministre !
Dumbledore le gratifia d'un sourire indulgent.
- Gardez votre calme. Si vous me faites confiance, vous pourrez demeurer ici, à Poudlard, et nous tâcherons de trouver de plus amples informations concernant les potions capables de ramener les gens un quart de siècle en arrière.
- Alors vous me croyez, monsieur ? insista Percy.
- Je vous croirai jusqu'à ce que j'aie une raison valable de ne plus le faire.
Le directeur resta près d'une demi-heure au chevet de Percy. Ils parlèrent principalement de ce qu'il était préférable de raconter aux résidents du château qui avaient vu débouler le jeune homme désorienté, la nuit de Noël, et du genre d'homme qu'était Percy. Celui-ci ne fut pas peu fier de lui annoncer qu'il avait été Préfet-en-Chef, avant de comprendre que Dumbledore lui demandait plutôt la nature de sa profession. Il sembla heureux d'apprendre qu'il enseignait dans un lycée moldu depuis près d'un an.
Ils ne parlèrent pas davantage car le vieil homme lui avait rapidement intimé de ne pas lui dévoiler le futur – même si cette période s'avérait être le passé du point de vue de Percy. Dumbledore ne voulait rien savoir et Percy en était bien aise. Il se voyait très mal expliquer à son vis-à-vis que le Seigneur des ténèbres allait gagner en puissance (deux fois), faire des milliers de victimes (à deux reprises), rallier à sa cause de nombreux Sorciers et corrompre une partie du Ministère. Ah, oui, et Dumbledore allait trouver la mort au passage.
Suite à la conversation, il fut décidé que Perceval Wistily était un jeune sorcier qui avait grandi en Amérique. Il s'était rendu en Angleterre deux ans plus tôt, où il était devenu professeur dans une école moldue ; il avait gagné Pré-au-lard la semaine précédente et on lui avait parlé de l'école de magie si réputée. Là dessus, il avait décidé de venir à eux afin de leur offrir ses services, ayant par ailleurs entendu dire que le poste de professeur d'Étude des Moldus était vaquant.
Percy ne savait pas trop quoi penser du naturel avec lequel Dumbledore, illustre et influent sorcier, avait constitué ce bobard.
La nuit fut étrangement paisible pour le jeune homme. Il se réveilla à six heures sans faute, surpris d'avoir si bien dormi, et se dit qu'il fallait mettre cela sur le compte de la fatigue et du stress. De plus, se trouver de nouveau à Poudlard le remplissait d'un sentiment d'allégresse qu'il eut toutes les peines à refouler.
- Mon vieux Perceval, tu ne dois pas baisser ta garde. Pas après la guerre, pas après la mort de Fred, pas après avoir fait un bond dans le temps. Oui, n'oublie pas que c'est illégal, les voyages dans le temps ; et si c'est interdit, c'est bien parce que c'est dangereux.
Il mit ses lunettes, laça ses chaussures et alla trouver l'infirmière qui lui donna sans problème l'autorisation de quitter l'infirmerie à condition de revenir en fin de soirée. Percy emprunta une cape, puis se dirigea vers la Grande Salle. Les couloirs étaient éclairés parce qu'il faisait encore nuit dehors, mais Percy aurait très bien pu se balader dans l'école un bandeau sur les yeux. Il s'était souvent rendu à l'infirmerie, d'une part pour s'enquérir de l'état des première année malades (c'est fragile un première année, ça tombe malade et ça devient triste), d'autre part pour apporter les devoirs du jour à Olivier Dubois (c'est hardi un capitaine de l'équipe de Quidditch, ça se casse un bras et ça devient... en fait, ça garde le moral si le match a été remporté).
Percy sourit doucement alors qu'une multitude de souvenirs étaient réveillés par les endroits où il passait, les fantômes qu'il croisait, les odeurs qu'il sentait. Poudlard ne changerait quasiment pas en douze ans. C'était amusant pour l'ancien Préfet de se dire qu'il se souvenait d'une époque qui ne portait encore aucune trace de lui – et d'une certaine façon, cette même pensée le rendit mélancolique.
La Grande Salle était presque déserte à cette heure-ci, « presque » seulement parce qu'un élève se trouvait là. Comme c'était le matin de Noël, une table trônait au milieu des quatre autres pour accueillir les professeurs et les élèves qui restaient au château. Et comme il était tôt, Percy croisa un seul adolescent.
- Bonjour, dit-il en approchant.
L'élève, un Serpentard d'après l'uniforme, posa sur lui une paire d'yeux nonchalante. Rien de tout-à-fait irrespectueux, mais il affichait ostensiblement son ennui : « J'aimais bien être seul avec mes toasts ».
- Est-ce que vous savez vers quelle heure la plupart des gens viennent prendre le petit-déjeuner, pendant les vacances ?
- Ça dépend. Entre huit heures et dix heures, voire plus tard, répliqua le jeune au visage fermé.
Percy acquiesça puis le remercia d'un sourire avant de prendre la direction de la sortie. Il passa devant Mr. Picott, en grande conversation avec un individu entre deux âges qu'il reconnut comme étant Argus Rusard.
- ... et c'est là-bas qu'on donne les punitions aux élèves, mais le Directeur approuve moyennement les châtiments corporels, ajouta Mr. Picott d'un air navré.
Le rouquin les salua tous les deux d'un signe de tête.
Deux heures passèrent sans que Percy ne s'en rende compte. Il réalisa néanmoins qu'il avait déambulé dans les alentours de Poudlard plus de temps que prévu, car le jour avait largement eu le temps de se lever quand il regagna le château (il avait marché jusqu'à Pré-au-lard).
De retour dans la Grande Salle, il se sentit même gêné d'arriver après tout le monde, lui qui était d'habitude si ponctuel.
- Veuillez m'excuser pour le retard.
- Mais vous n'êtes pas en retard ; le petit-déjeuner vous aurait attendu jusqu'à onze heures, déclara Dumbledore.
Percy avait eu nul besoin de feindre sa méconnaissance, dans la mesure où il n'avait jamais pris son petit-déjeuner au-delà de sept heures, quel jour que ce soit. Il prit place à côté du professeur McGonagall.
- Je vous présente Mr. Perceval Wistily, qui occupera à compter de ce jour le poste de professeur d'Étude des Moldus, dit le directeur.
Les quelques élèves levèrent le nez de leurs bols pour scruter le nouvel enseignant. Sans doute se demandaient-ils déjà s'il serait sévère ou au contraire indulgent, autoritaire ou plutôt jovial. Percy était surtout plein de réserve.
Il ne fit pas plus longtemps l'objet de l'attention : toutes les têtes se tournèrent vers quatre élèves de Gryffondor, dont l'arrivée occasionnait plus de bruit qu'un troupeau de Scrouts à Pétard. L'un d'entre eux en particulier traitait un autre de tous les noms en le poursuivant, sous l'œil mi-amusé mi-exaspéré des deux autres qui les suivaient en marchant.
- Siri, tu n'es qu'un traître !
« Siri » courait le plus vite possible, mort de rire, flanqué de l'élève qui s'époumonait.
- Mr. Black ! Mr. Potter ! hurla le professeur McGonagall en se levant.
Sirius (c'était définitivement lui que Percy avait aperçu la veille) fut le premier à arriver à sa hauteur. Il s'inclina profondément devant elle, sans perdre son sourire.
- Joyeux Noël !
Le second énergumène courait si vite qu'il n'eut pas le temps de ralentir et percuta Sirius de plein fouet, ce qui provoqua l'hilarité de quelques élèves. James Potter et Sirius Black étaient vautrés par-terre et se tenaient les côtes tant ils riaient.
- Les gars... soupira l'un des deux élèves qui les suivaient – il s'agissait de Remus Lupin.
- Veuillez pardonner Siri, cette triple buse, gloussa James en se levant.
Il aida Sirius à faire de même.
- C'est toi qui m'es rentré dedans ! s'offusqua ce dernier.
- Tu n'avais qu'à mettre ton clignotant, rétorqua-t-il.
- Vous offrez un pitoyable spectacle à votre nouveau professeur, siffla McGonagall en retournant s'asseoir – apparemment, elle préférait se limiter à quelques hurlements le jour de Noël.
- Nouveau professeur ?
Sirius chercha du regard un individu qu'il ne connaissait pas, le temps que ses yeux tombent sur une tignasse rousse et ondulée, sous laquelle une paire de lunettes le fixait avec insistance.
- Oh. Bonjour.
Il s'inclina comme précédemment, mais Remus le tira par l'oreille pour l'obliger à s'asseoir. James et Peter Pettigrow s'installèrent à leur tour en pouffant.
Percy avait la gorge sèche tandis qu'on le présentait aux Maraudeurs. Il avait devant lui le père et le parrain de l'Élu, tous deux décédés à l'époque d'où il venait ; son ancien (ou plutôt futur) professeur de Défense Contre les Forces du Mal, lycanthrope et membre de l'Ordre du Phénix ; ainsi que son vieux rat « Croûtard », alias l'infâme traître et partisan de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom.
- Mr. Wistily ? Vous êtes tout pâle, couina le professeur Flitwick.
James se pencha pour chuchoter narquoisement un commentaire à l'oreille de Sirius qui s'esclaffa joyeusement.
- Non, ce n'est rien...
- Comme je le disais, reprit McGonagall, ces quatre élèves suivent malheureusement votre cours. Prévenez-moi s'ils viennent à vous poser le moindre problème.
Et elle continua à boire son thé en arborant son habituel air digne. Sirius feignit silencieusement d'être outré par de tels propos.
- Je vous prie de croire que je saurai me débrouiller, répondit Percy, l'orgueil titillé par la remarque.
Il avait occupé des postes importants au Ministère, que diable. Ce n'était pas quatre boutonneux fâchés avec l'autorité qui allaient lui mener la vie dure ! Par ailleurs, parce qu'il avait grandi avec Fred et George, plus une seule facétie n'était en mesure de le prendre par surprise.
Penser à Fred le toucha néanmoins. Aussi, il ne remarqua ni les mines réjouies de James et Sirius, ni la grimace de Remus, pas plus qu'il entendit Peter glousser ou prêta attention au sourire amusé d'Albus Dumbledore.
McGonagall avait vu tout cela. Elle fronça les sourcils.
Titre du prochain chapitre qui paraîtra dans une semaine : "Le nouveau prof d'Étude des Moldus" ;)
