Série : Naruto

Titre : De l'idiotie de la fuite

Disclaimer : Rien à moi, sauf l'histoire et la rédaction, comme d'habitude.

Auteur : Shik-Aya-Chan

Beta reader : Nope

Rating : M ! Lemon ! Yaoi/Slash : relation amoureuse et/ou sexuelle entre hommes

Statut : Two-shot, fini

Genre : Romance, Western, UA, PWP, Séquelle de Dans la poussière et dans le sang

Couple : Neji/Sasuke.

Résumé : Sasuke est le prisonnier de Neji, mais ne compte pas le rester. Pourtant, une fois sorti, la peur de l'autre le tient toujours en son pouvoir ...

Contexte : UA. Far west. Neji habite à Fresno, ou est retenu Sasuke, qui habite lui même à San Fransisco.

Note(s) : Comme je l'avais promis à Nani-sama, qui m'avait d'ailleurs aidé à trouver le scénario de Dans la poussière et dans le sang, je fais une séquelle avec pour personnages principaux Neji et Sasuke, et surtout un lemon.


De l'idiotie de la fuite

Partie 2/2

Un an et demi plus tard, Sasuke eut la surprise de recevoir une lettre de Hyuuga Hinata. Depuis quelques années elle avait hérité de l'entreprise d'import export de son père. Elle avait n'avait pas d'époux et gérait seule, sans conseiller véreux, l'affaire de son père. Il était mort avant d'avoir pu la forcer à prendre un mari. Les rumeurs racontaient qu'elle était une éternelle romantique qui ne voulait pas d'un mariage d'intérêt où elle serait malheureuse. Extrêmement catholique, elle répugnait, disait-on, à contrevenir à la morale.

La lettre lui demandait de venir arrêter un bandit qui sévissait près de Carson City. Elle disait que plusieurs chasseurs de prime s'y était essayé mais aucun n'y était arrivé, l'homme était malin.

La proposition semblait bonne, il accepta. Il se prépara et parti le jour suivant, après avoir informé Kiba. Il trouvait d'ailleurs qu'il le couvait beaucoup ces derniers temps, sous prétexte qu'il semblait déprimé.

La ville se trouvait derrière la frontière entre la Californie et le Nevada. Il lui fallut bien deux jours et demi pour rallier les deux villes. Il commença par inspecter sans se présenter. Il n'était pas connu, on lui dirait plus facilement les choses. Et comme il savait y faire pour tirer des informations sans en avoir l'air …

Il se dirigeait vers un bar quand il fut bousculé. En se retournant, il avisa une femme habillée d'une longue robe rouge à dentelles blanches, avec une ombrelle du même style. Elle portait un châle rose vif sur la tête. Sentant le regard noir de Sasuke dans son dos, elle se retourna, le regarda de ses yeux verts bouteille, et lui fit un petit sourire malicieux. Elle continua son chemin comme si de rien était. Un peu décontenancé, le brun allait retourner à ses investigations quand il vit un mouchoir du même rose que le châle de la demoiselle sur le sol. Il le prit, l'examina, et remarqua la broderie ''Sakura Haruno''. Il allait héler la jeune femme mais remarqua qu'il l'avait perdu de vue dans la foule. Il glissa le mouchoir dans sa sacoche en cuir.

Il vit immédiatement que celui ci était ouvert, chose anormale. Ensuite, quand il fouilla, il s'aperçut que la bourse en cuir remplie de petits galets, son leurre, avait disparu. La jeune femme en rose était cleptomane.

Il fit ce qu'il avait à faire en ville et se rendit dans la demeure Hyuuga, dans les beaux quartiers de la ville. Mais de tous les bâtiments, c'était le plus somptueux : le plus grand, la plus belle architecture, le plus blanc, les plus beaux jardins, le plus grand domaine … Le maitre d'hôtel l'introduit auprès de la dame, qui le reçut dans son bureau.

Elle portait une longue natte, des petites lunettes à monture légère, ainsi qu'une chemise et un pantalon d'homme, chose très étonnante chez une jeune femme d'aussi bonne famille. Elle haussa un sourcil devant l'air choqué de Sasuke, jeta un coup d'oeil à sa tenue et sourit en coin.

« -Bonjour Monsieur Uchiha. Veuillez excuser ma tenue, je travaillais et ne comptais pas sortir aujourd'hui. C'est tellement plus confortable que les grandes robes à la mode en ce moment, et les chemises légères restreignent tous les mouvements. »

Elle lui serra la main et alla se rassoir à son bureau, lui présentant la chaise devant elle.

« -Mais nous ne sommes pas ici pour parler bagatelle d'intérieur, non ? Rentrons dans le vif du sujet. J'ai fait appel à vous parce que vous êtes le meilleur. J'ai confié la même mission à deux autres personnes avant vous, moins talentueuses, et elles ont échoué.

Cette affaire n'a que trop durée. Mes concitoyens comptent sur moi pour rétablir l'ordre, comme l'a fait ma famille depuis deux générations, depuis qu'elle s'est installé ici.

Voici les faits. Les maisons du voisinages ont été cambriolées il y a cinq mois. Seules huit maisons ont fait l'objet de ces vols. Voici la liste. »

Elle lui donna une feuille avec l'adresse des maisons, la date du cambriolage, le nom du propriétaire, sa fortune et sa profession.

« -Ce n'est pas marqué sur la feuille, mais il est connu que ces personnes ne sont pas tout à fait des bons chrétiens, et pas vraiment des honnêtes gens non plus. Je vous laisse imaginer les délits et les crimes, c'est un peu votre spécialité.

Mais ces cambriolages datent et n'ont touchés que peu de personnes dans le quartier. Par contre le cambrioleur ne s'est pas arrêté là. Il est ensuite passé à une autre zone, celle des bourgeois, il y a quatre mois. Là, beaucoup plus de forfaits. Voici une seconde liste. »

La liste était rédigée de la même façon que l'autre, mais comptait une petite trentaine d'adresses.

« -Autant vous dire tout de suite que ces personnes sont franchement malhonnête, et que si on pose les bonnes questions dans les bons endroits, on sait exactement quelles exactions ils ont commis, à partir de l'âge de cinq ans. Chose que je trouve sordide, mais on a pas tous la chance de pouvoir fuir les lieux de son enfance. Bref. »

Elle replaça une mèche de cheveux derrière son oreille et continua.

« Le voleur a pris trois mois pour finir cette liste. Il en est maintenant à la classe moyenne. Mais les vols sont plus espacé. Cet espèce de justicier doit essayer de prendre de bonnes informations. Ce n'est pas toujours facile. On médit beaucoup quand on est défavorisé. Récolter des informations valables doit lui prendre du temps. »

Elle lui passa une dernière feuille avec les plus récents cambriolages. Le dernier remontait à deux semaines en arrière.

« -Votre mission est de faire cesser ces vols. Même si cet homme joue au Robin des bois, ce n'est pas acceptable. Pour aide, je vous mets en contact avec un bon ami à moi, très discret, et toujours au courant de tout. Shino Aburame. Aller le trouver de ma part il vous aidera. En particulier, il peut vous designer les cibles potentielles, cela vous aidera. »

Elle lui glissa une carte de visite. Hinata le regarda droit dans les yeux et soutint son regard.

« -J'ai confiance en vous, ne me décevez pas, dit-elle avec gravité. »

Elle se leva et tendit la main, signifiant que l'entretient était terminé.

Le maitre d'hôtel lui proposa une chambre dans le manoir, mais il refusa. Il préférait prendre une chambre en ville, c'était plus discret.

Il choisit un petit hôtel dans le quartier des plus récents cambriolage et donna un faux nom au tenancier. Une fois posé sur le lit, il consulta en détail les listes, avec une carte sur laquelle il gribouilla les emplacements, traçant itinéraire. Il n'arrivait à rien de cette façon. La logique n'était pas géographique. Il avait besoin de plus amples informations s'il voulait comprendre la logique du cambrioleur. Il devait trouver ce Shino.

Hinata n'avait rien dit sur la façon de trouver l'homme. Mais comme il savait tout, il avait du être au courant à la seconde où il avait posé le pied en ville, et son identité. Il le trouverait surement sans qu'il ne le cherche.

Il décida de laisser là ses réflexions et d'aller se socialiser au saloon de la rue. Il entra et alla s'attabler à la table de poker. Il commanda du rhum et joua. Il discuta avec les autres joueurs, écouta les conversations, parla des derniers potins, et fatalement en appris plus sur les victimes des cambriolages. L'affaire faisait grand bruit en ville, tout le monde ne parlait que de ça, ce qui arrangeait bien Sasuke.

Un peu plus tard, dans la soirée, un pianiste arriva et mit un peu d'ambiance dans le bar. Les habitués affluaient, s'interpellaient de tables en tables, commandaient à boire et à diner. Quand l'ambiance fut à son paroxysme, une jeune femme blonde, aux cheveux très longs, en robe bleu et juste en dessous des genoux plutôt choquante entra et fut sifflée par la quasi totalité des mâles de la salle. Elle éclata d'un rire cristallin et alla dire deux mots au patron qui essuyaient les verres au bar. Derrière elle entra un violoniste. Il se posa dans les escaliers sur le coté, ceux qui montaient aux étages.

La jeune femme s'assit sur le comptoir, ses jambes, découvertes, croisées en parallèle. Peu à peu le silence se fit, au grand étonnement de Sasuke. Il observa ses voisins, qui fixaient la demoiselle. Le violoniste, accompagné du pianiste, joua les premières notes. Ils devaient jouer souvent ensemble, si ce n'est tous les soirs, car ils étaient bien ensemble, et semblaient connaître la partition par cœur.

La blonde se balançait d'avant en arrière, en fermant les yeux. La mélodie était douce, c'était une ballade. Doucement, sa voix s'éleva. Elle était chaude et profonde, résonnait dans l'air comme un écho puissant. Elle couvrait toute la salle à elle seule, et le public l'écoutait presque religieusement. Elle avait toujours les yeux fermés et semblait profiter de la chanson autant que les spectateurs.

Les paroles racontaient l'histoire d'une paysanne séduite par un cow boy. La jeune fille, abusée et trompée par de fausses promesses, jura de ne plus tomber amoureuse. De ce fait, tous les hommes tombèrent amoureux d'elle, mais elle leur brisait le cœur les uns après les autres. Jusqu'à ce qu'un instituteur lui réapprenne le bonheur d'aimer.

La chanson se finissait sur des notes douces et joyeuses comme un sourire d'espoir qui eurent l'air d'émouvoir toute la salle.

La blonde passa ensuite à une chanson plus enthousiaste, que tous les soulards du saloon s'empressèrent d'entonner. Puis ce fut une chanson à boire, qui fit sourire le patron parce qu'il dut finir un tonneau de bière pour pouvoir contenter la demande. La suivante fut une chanson libertine, que la jeune femme prit apparemment beaucoup de plaisir à chanter, debout sur le comptoir, faisant voler ses jupons. Vers la fin de la chanson, elle sautait agilement de table en table, faisant admirer ses dessous à quelques chanceux.

S'arrêta sur celle de Sasuke, s'agenouilla devant lui – même dans cette position elle le dépassait de deux têtes, lui caressa la joue et les cheveux tout en continuant à chanter, et le gratifia d'un petit clin d'œil. La chanson prit fin et elle lui glissa à l'oreille : « Ino Yamanaka, pour te servir beau gosse. ».

Elle descendit de la table avec un salto très bien exécuté et salua. Elle sortit peu après, après que son violoniste ait fait passer son chapeau. Ils devaient avoir d'autres tavernes à visiter.

Il demanda plus d'information sur la jeune femme, et on lui répondit que c'était une chanteuse acrobate qui était arrivé en ville voilà quelques années, et qui gagnait sa vie en chantant et dansant dans les saloons. Beaucoup la prenaient pour une prostitué et tentaient leur chance, mais elle les renvoyait avec un chapelet d'insulte. Il paraissait qu'elle choisissait ses amants, mais jamais on ne savait qui en était.

Les trois joueurs discutèrent de la possibilité que Sasuke – ils l'appelaient par le faux nom qu'il leur avait donné – puisse être l'un deux prochainement. Il ne nia pas – l'homosexualité n'était pas vraiment appréciée, il valait mieux se taire – et se renseigna sur son domicile.

Elle logeait chez Sakura Haruno, une jeune femme orpheline depuis ses douze ans qui avait fait tout ce qu'elle pouvait pour ne pas plonger dans la misère. Elle possédait la maison de son père et sa petite librairie. Elle n'avait apparemment pas de dette, et pas de mari. Elle accueillait la jeune chanteuse, qu'elle avait prise en amitié à son arrivé en ville, et son violoniste, Sai, qui aimait beaucoup le fusain et l'aquarelle, en plus du violon.

Les deux jeunes femmes faisaient régulièrement des donations à l'église et l'orphelinat, et donnaient elles même le pain aux miséreux.

La coïncidence était troublante. L'acrobate vivait chez la cleptomane. Ceci n'avait peut être rien à voir avec l'affaire qui le préoccupait, mais on pouvait tout de même supposer quelques activités malhonnêtes derrière cette association.

Il alla ensuite s'assoir avec cinq hommes aux chopes de bière toujours pleines, qui riaient fort et parlaient beaucoup. Avec beaucoup de précaution, il rentra dans la conversation et en apprit plus sur les bourgeois cambriolés. Effectivement, leurs forfaits n'étaient pas très glorieux, et même parfois franchement glauques.

Il commençait à être tard, Sasuke préféra rentrer. Il paya ses consommations et se dirigea vers son hôtel. Une fois arrivé, il nota consciencieusement tout ce qu'il avait entendu, même sur les deux jeunes femmes. Il s'endormit ensuite comme une masse.

Le lendemain, ce fut des coups sur la porte qui le réveillèrent. Il alla ouvrir en caleçon (ndB : Mon dieu je voudrais être à la place de shino ! NdA ; ^^ ). Un homme grand, brun, portant des lunettes teintés et un grand châle comme ceux qu'on porte en hiver se tenait devant sa porte.

« -Vous êtes Sasuke Uchiha ?

-Non.

-Bien sur que si voyons. Et vous êtes engagé par Hinata Hyuuga pour arrêter l'auteur de ces cambriolages. Je suis Shino Aburame, je suis là pour vous aider, et je n'ai que la mâtiné pour vous aider. Habillez-vous et suivez-moi. »

Une demi-heure plus tard, ils étaient dans un local comportant un bureau, trois chaises, et une bibliothèque remplie de papier en tous genres, de livres de comptes et de feuilles volantes. Sasuke lui montra ce qu'il avait appris sur les victimes des cambriolages. Shino rectifia quelques affirmations et rajouta des informations. Il précisa que le voleur était bien informé car certaines personnes gardaient bien le secret de leurs méfaits.

Les trois victimes potentielles étaient un vendeur d'arme spécialisé dans la nitroglycérine, interdite, un trafiquant de tabac (ndB : Quoi ? Un rival à Neji-chan ? NdA : Tu verras bien ^^ ) et un armurier qui blanchissait l'argent de braquage. Ils avaient le bon profil, les informations n'étaient pas faciles à obtenir. De plus, ils avaient fait des affaires récemment.

Shino avait appris qu'il y avait une diligence gardée qui arrivait le lendemain avec sa cargaison normale et une autre, plus petite et plus suspicieuse. Il lui conseillait d'aller trainer autour du lieu de déchargement. En attendant il pouvait questionner discrètement l'armurier.

Ils discutèrent encore un peu puis Sasuke prit congé. Il allait suivre les conseils de Shino, et se rendrait en plus à la librairie. Il avait un mouchoir à rendre.

L'homme de la boutique d'arme était vraiment très discret sur son commerce parallèle, mais Sasuke, qui connaissait bien le milieu dit alternatif, ne s'y laissa pas prendre et repéra quelques indices qui confirmèrent son opinion. Effectivement, il n'était pas des plus honnêtes, mais ne s'en vantait pas du tout, ce qui était, somme toute, bon pour la longévité de son commerce.

La boutique de Sakura Haruno était à quelques pâtés de maison de là, il y fut rapidement. Il entra en faisant sonner la clochette, regarda un peu les rayons et se présenta au comptoir. La jeune femme portait une robe blanche et rouge, ainsi que son châle. Elle lisait un ouvrage, ses petites lunettes perchées sur son nez. Elle leva simplement les yeux sur Sasuke, lui donnant un air sévère d'institutrice.

Sans un mot, Sasuke sortit le mouchoir de sa sacoche et lui tendit. Elle le récupéra en souriant.

« -Je me demandais où il était tombé. Comment m'avez vous retrouvé ?

-Votre amie Ino est passé dans le saloon où j'étais descendu, et on m'a conté son histoire, lié à la votre. J'ai demandé de plus amples renseignements, et j'ai retrouvé votre boutique.

-Ah oui, Ino aime tellement la vie nocturne. Elle sort toute la nuit et dort le jour, comme maintenant. Elle impose son rythme au pauvre Sai, qui ne peint plus qu'au lever du soleil, quand le ciel est ocre et rose. Il ne se plaint pas mais je pense que ne pas voir le jour le pèse le pauvre garçon.

-On m'a dit qu'il faisait de l'aquarelle.

-Oui oui, j'ai ici quelques une de ses créations. Il m'arrive d'en vendre quelques une parfois. Regardez. »

Elle sortit une toile de sous son comptoir. Elle représentait une montagne au soleil levant. C'était une très belle peinture.

« -Il a le contact facile, alors tout le monde vient lui parler. Je crois surtout que c'est pour savoir avec qui Ino accepte de passer la nuit, ou le jour devrais-je dire. Il connait toute la ville à la longue, alors qu'elle retient le nom de personne. Elle s'appuie beaucoup sur lui. C'est un brave garçon, et une gentille fille. Différente, extravagante, mais tellement attachante.

-J'ai entendu dire qu'elle était acrobate.

-C'est vrai. Elle s'entraine toujours deux bonnes heures avant de sortir, pour entretenir ses muscles et sa souplesse. Elle me fait souvent peur, elle n'utilise qu'une fois sur deux la porte d'entrée. Elle dit que passer par la fenêtre est beaucoup plus amusant et plus pratique, puisqu'elle entre directement dans notre chambre. »

Sasuke tiqua sur le ''notre'', mais Sakura ne sembla pas s'en apercevoir, ni comprendre sa bourde. Elle semblait être sous son charme, elle le dévorait presque des yeux. Elle continua.

« -Elle n'aime pas faire un détour par l'escalier, si on peut s'exprimer ainsi. »

Sasuke laissa le silence s'éterniser, la scrutait en profondeur de ses yeux noirs. Elle sembla assez vite mal à l'aise sous cet interrogatoire muet.

« -Puis-je ravoir ma bourse et mes galets ? »

La jeune femme sembla profondément étonnée par la demande. Un éclair de compréhension passa dans ses pupilles, qu'elle cacha immédiatement, mais qui ne passèrent pas inaperçu aux yeux de Sasuke.

« -Qui êtes vous Monsieur ?

-Et vous, qui êtes vous ? Vous n'êtes certainement pas une libraire. Les Haruno sont connus dans la région de Los Angeles pour d'autres activités. Votre père aurait-il fuit avec vous l'empire du crime que contrôlait votre famille ? Serait-il tombé amoureux, se serait-il retrouvé père et aurait-il voulu protéger sa famille de cette influence néfaste ? Quelle est la vérité Mademoiselle Haruno ? »

Sakura n'eut pas le temps de répondre quoi que ce soit à ces accusations. Il y eut un grand bruit, puis Ino descendit en trombe de l'escalier. Elle sauta par dessus la rampe et retomba en arbre droit sur le sol, avant de se remettre en position debout. Elle se dirigea vers Sakura et lui attrapa les épaules.

« -Il n'y a plus de talc ! J'ai besoin de talc pour mes exercices ! Et quand commanderas-tu mes barres ? Elles arriveront à la St Glinglin si tu ne t'en occupes pas ! »

Elle secouait la jeune libraire. Sasuke toussota et elle tourna la tête vers lui. Un immense sourire se forma sur son visage.

« -Hey, beau gosse ! T'es d'accord alors ?

-Je ne pense pas que Mademoiselle Haruno apprécierait, répliqua le chasseur avec un sourire narquois.

-Oh, Sakura … Fais le avec nous Sakura ! »

La jeune femme eut l'air choqué par la proposition. Sasuke riait sous cape, mais il ne savait pas si elle réagissait ainsi parce que son amante lui proposait une partie de jambe en l'air avec un homme, parce qu'elle lui proposait quelque chose de complètement inconvenant pour une honnête femme, ou parce qu'elle ne voulait pas partager Sasuke avec son amie, ou bien son amie avec Sasuke. (ndB : XD les déductions… NdA : J'avais envie d'ajouter un peu de SakuIno, mais je sais pas si ça rend bien … XD )

« -Désolé mais je ne suis pas intéressé. Je le suis plutôt par vos activités. Sakura a laissé échapper que vous aimez grimper aux murs pour accéder à l'étage ? »

Ino lui jeta un coup d'œil suspicieux.

« -Qui êtes vous Monsieur, je ne connais même pas votre nom.

-Vous n'avez pas besoin de le connaître. Par contre, vous pouvez savoir que je connais bien les Yamanaka. C'est une troupe ambulante qui parcours tout le continent n'est-ce pas ? Une espèce de cirque. Ils sont connus pour de petits délits d'une grande dextérité. Ils ont été décimés voilà dix ans par des cow boy alors qu'ils avaient volé des veaux. Mais apparemment il y a une survivante n'est-ce pas ? Et cette survivante s'est acoquinée à une Haruno. Bien étrange coïncidence, non ? Très grand hasard aussi que sévisse dans cette ville des cambrioleurs très doués que personne n'arrive à attraper. »

Les deux jeunes femmes lui lancèrent un regard venimeux. Lentement, Sakura passa une main sous le comptoir, surement pour tirer une arme. Ino avait déjà une main derrière le dos, là ou elle devait garder des couteaux.

« -Du calme Mesdames. Vous seriez mortes avant d'avoir pu faire quoi que ce soit au moindre geste. Mon arme est sur ma hanche, toutes protections levées, chargée, et je suis un redoutable tireur. Discutons voulez vous ? »

Les deux amies se regardèrent, hochèrent la tête et sortirent bien en évidence leurs armes. Sasuke sourit supérieurement, et posa la paume sur la crosse de son six-coup.

« -Je ne pensais pas coincer le cambrioleur sur un coup de chance, mais il faut avouer que j'ai du flair pour ces choses là. Je comptais d'abord découvrir la victime suivante et vous prendre la main dans le sac lors de votre forfait, mais je suis plutôt content de moi.

-Vous n'avez pas de preuves.

-Hélas, si. Vous voyez, j'ai été informé, et bien informé. Je sais ce qui a été volé. Je sais que le cambrioleur s'est emparé de ce qu'on pourrait appeler des trophées. Or, les criminels sont orgueilleux. Ils aiment laisser cela à la vue de tous, alors que personne ne les remarque. »

Elles étaient très attentives à ses paroles, à ses explications. Tous étaient tendus et prêt à se battre au moindre mouvement agressif, mais pour l'instant l'heure était aux explications.

« -Il a été volé à la première victime une photographie assez rare. Or, ce magasin regorge de photographie en tous genres, au milieu de tableau et d'affiches, qui recouvrent les murs dont on ne distingue même plus la couleur. C'est un trophée minuscule, qu'on ne remarque même pas. Pourtant, il est mis en valeur par un cadre. C'est un premier indice. »

Sakura acquiesça, admirant intérieurement son sens de l'observation.

« -Il y a dans cette pièce une multitude d'objet très précieux, mais minuscules, qui ne se dégagent pas de l'impression de fouillis de cette pièce. Dans un des cambriolages d'il y a quatre mois il est de ceux qui a été perpétré dans le quartier moyen, il y avait un objet d'art africain, un instrument de musique. C'est celui là même qui sert de porte-manteaux mademoiselle Haruno. »

Ino jeta un rapide coup d'œil à l'objet en question, et revint se fixer sur le visage triomphant de Sasuke.

« -Il y a bien sûr d'autres objets de la sorte, mais celui qui m'intéresse provient d'un des derniers cambriolages. Une dent en or sur un crane humain. Celui qui est sous verre. La dent appartient au grand père d'une des victimes, qui était chercheur d'or, et qui a fait fortune avant de se ruiner en magouille. C'est un trésor de famille à ce qu'on m'a raconté. C'est un très beau trophée, ingénieusement mis en valeur. »

Les regards des deux jeunes femmes se fit plus dur, leurs mains tremblaient, serré sur leurs équipements.

« -Ma mission est de faire cesser les cambriolages dans cette ville. Je vais partir, et vous dénoncer dès que j'aurais fait parler le revendeur de nitroglycérine. Donc demain. Vous avez jusque là pour fuir. Ensuite, la justice s'occupera de vous. »

Il leva son chapeau vers les demoiselles, et sortit à reculons. Ce ne fut que quand la porte du magasin fut fermée, qu'il consentit à se retourner pour s'en aller.

Il rentra à l'hôtel et rédigea trois fois sont rapport : un pour Melle Hyuuga, un pour Aburame, et un autre pour lui. Il aimait avoir un reste écrit de ses missions, il se rédigeait toujours un rapport après chacune d'entre elle. Sauf pour la traque de Kyuuki et Shukaku. Il avait échoué, et ne voulait pas s'en rappeler. (ndB : Mauvais perdant :p)

On frappa à la porte et on lui remit une enveloppe. Elle n'était au nom de personne, juste à la personne qui occupait cette chambre de cet hôtel pendant ce moment là. Cela s'adressait donc à la couverture de Sasuke. C'était une invitation pour le lendemain à une soirée privée d'une petite vingtaine de personne à la résidence des Hyuuga. L'invitation était écrite de la main de Hinata elle même, avec sa propre signature. N'ayant rien de prévu, il décida de s'y rendre.

En attendant, il était encore tôt dans la soirée quand Sasuke fini, et il ne savait pas vraiment quoi faire. Il n'avait pas envie de retourner au saloon, et ne savait pas vraiment quelles distractions il y avait dans cette ville. Il s'habilla un minimum et se mit en quête d'un cabaret.

Le lendemain, il se rendit tôt sur les lieux du déchargement de la diligence. C'était une grande place coté est de la ville, avec un ou deux hangars, des grossistes et un minuscule petit café dans un coin. Cela fit l'affaire de Sasuke, qui s'assit au fond la terrasse, à l'ombre, avec son chapeau sur les yeux. Il commanda au patron une limonade toutes les demi-heures, et lui fit entrevoir sa bourse pleine, pour qu'il se rassure. On lui proposa de l'annoncer s'il attendait quelqu'un, mais il répondit que son rendez vous serait en retard, comme d'habitude, et qu'il saurait où le trouver.

Il lut son livre pendant des heures, ne levant les yeux que quand une diligence arrivait. Il inspectait d'un rapide coup d'œil la cargaison et les hommes et se replongeait dans son ouvrage, n'ayant rien vu d'intéressant.

Ce ne fut qu'en fin d'après midi qu'il repéra la diligence qu'il attendait. Il y avait beaucoup trop d'homme en armes pour que ce soit un honnête chargement d'encre d'imprimerie commandé par le Maire. De plus, la personne à l'intérieur tardait à sortir, elle discutait avec une personne qui venait d'arriver sur la place. Les espèces de mercenaires surveillaient chaque personne présente, y comprit lui. Il vit les garçons qui travaillaient au hangar décharger les trois caisses du toit, et se voir ordonner d'en mettre une de coté, une qui semblait plus lourde.

La personne sortit de la diligence. Sasuke resta estomaqué pendant cinq longues secondes, le temps que l'homme jette un regard circulaire autour de lui. Leur regards se croisèrent et Sasuke sut qu'il était perdu. Neji se tenait devant lui.

Il se leva laissa des pièces sur la table, et partit le plus vite possible. Il du faire un détour pour arriver au bureau de Shino, qui était heureusement là.

« -Neji Hyuuga est arrivé par la diligence de nitroglycerine. Tu le savais ?

-Oui.

-Pourquoi n'avoir rien dit ?

-Je n'en ai pas vu l'utilité.

-L'utilité ? »

Sasuke commençait à s'énerver mais s'exhorta au calme. Personne n'était au courant de leur histoire commune, il n'y avait aucune raison qu'on le prévienne.

« -Pourquoi est-il là ?

-D'après ce que je sais, il cherche à se former un trafic parallèle au sien. Il ne veut pas de concurrence, il vient faire en sorte qu'il n'y en ait pas.(ndB : Ah je me disais aussi…)

-Va-t-il rester longtemps ?

-Difficile à dire. »

De toutes façons, lui même ne resterait que jusqu'au lendemain, pas la peine de s'affoler. Il donnerait son rapports à Hinata, laisserait celui de Shino là où il le voudrait, et repartirait le plus vite possible. Neji n'était jamais revenu à san Francisco, il n'irait pas le chercher jusque là.

Il rentra à l'hôtel et commanda un bain. Son regard se posa sur l'invitation. Il se dit que cela lui changerait surement les idées. L'eau lui fut porté, il se lava et s'habilla avec les vêtements les plus chics qu'il ait apporté, et se rendit au manoir.

Le majordome parcouru la lettre du regard, le salua et l'invita à entrer. Il lui passa son rapport et lui recommandant de le mettre dans le bureau de la maitresse de maison. Une servante le mena au salon où se déroulait la soirée. Dès qu'elle le vit arriver, Hinata prit congé des personnes avec qui elle discutait et alla accueillir Sasuke avec un sourire. Elle le félicita de son succès et lui demanda de lui raconter les détails. Il le fit avec bonne grâce. La conversation dériva rapidement et ils parlèrent pendant une bonne demi-heure. Ils se séparèrent pour aller grignoter sur le buffet à disposition. (ndB : Si tu maque Hina avec Sasuke je crois que je vais vomir… NdA : Ne dis pas n'importe quoi. Comme si j'étais capable de faire ça ...)

Sasuke alla voir Shino, ils décidèrent ensemble de laisser le rapport dans la chambre, il le récupérait. Ils discutèrent amicalement de choses et d'autres, et quelques personnes vinrent parler avec Sasuke, curieux de savoir qui ce bel homme était.

La soirée se déroulait bien, Sasuke était détendu, et plutôt joyeux. Les personnes invitées étaient polies et intéressantes, il n'avait pour une fois pas l'impression d'être marginal. De toute façon la haute société était son milieu d'origine, il y avait passé toute sa jeunesse. Il connaissait les codes et les comportements, et était en quelques sortes chez lui, sans le regard accusateur de son père, et le rire dément de son frère quand il avait trop bu ni la lueur désespérée dans les yeux de sa mère, montrée par son mari comme un trophée.

Vers le milieu de la soirée, un serveur lui glissa à l'oreille qu'il était attendu dans le boudoir privé des Hyuga, et qu'il allait l'y emmener. Sasuke se demanda un instant ce que lui voulait Hinata. Peut être une précision dans son rapport, ou lui remettre sa prime. Il suivit le garçon qui l'amena au fond du couloir, ouvrit une porte et la referma derrière lui.

Une silhouette était accoudée à la fenêtre, Sasuke ne la voyait as très. Il distinguait seulement la cascade de cheveux qui luisait faiblement sous la lune. Il avança doucement et elle se retourna.

Sasuke resta bouche bée. Neji se tenait devant lui, plus magnifique que jamais. Il était comme a son habitude totalement en blanc, ce qui mettait en valeur l'albâtre de sa peau et les ténèbres de ses cheveux. Ses yeux clairs semblaient briller d'eux même dans le noir. Les vêtements étaient de la plus fine soie, à ce que pouvait voir Sasuke, ourlés de fils d'argent, et de fils turquoise. Cela mettait en valeur sa taille fine et fuselée, son torse large et musclé.

Sasuke ne pouvait plus bouger, plus respirer. Le voir maintenant, si somptueux, était différent de le voir poussiéreux, fatigué, en sortant d'une diligence. Le voir dans ce cadre quasi féérique donnait à la scène un accent irréel, comme s'il n'était qu'une illusion, qu'il n'était pas vraiment là.

Neji avança doucement de quelques pas, comme pour ne pas l'effaroucher. Il s'approcha, jusqu'à être devant lui, à moins d'un mètre. Il leva lentement la main, et la posa sur son visage, caressant de son pouce la joue de Sasuke. Ses yeux étaient tristes et plein de mélancolie, de regret. Il le pris délicatement dans ses bras, le serrant contre son torse. Un soupir de contentement sortit des lèvres de l'Hyuga, surprenant et déstabilisant le chasseur au plus au point. Il se laissa faire, ne sachant que dire.

Avec précaution, Neji s'éloigna, gardant une main sur son bras. Il le regarda longuement, cherchant les différences avec l'homme qu'il n'avait pas vu depuis tant de mois. Dans un soupir, il murmura :

« -Tu m'as tellement manqué ... »

Quelque chose en Sasuke se brisa, et il ne tint plus. Il sauta sur Neji pour le prendre dans ses bras, et le serra à l'en faire mal. Il sentait que si quelqu'un disait quoi que ce soit, les larmes couleraient de ses joues. Il apprécia la chaleur de ce corps, la douceur du vêtement, le plaisir de se voir rendre son étreinte. Il se recula juste assez pour l'embrasser, d'un baiser qui en dit long sur la douleur de la séparation, un baiser plein de douleur et de regret, mais doux malgré tout, un baiser de retrouvailles.

Le trafiquant passa ses mains sous la chemise de Sasuke, et gémit presque dans le baiser en sentant la texture velouté sous ses doigts, cette peau qui lui avait tant manquée. L'Uchiha attrapa plutôt son fessier pour le coller à son bassin, et ne plus être séparé de lui que par les vêtements qu'ils portaient. (ndB : Yeah ! Allez le tour des vêtements !)

Neji les conduit jusqu'au grand canapé de la pièce ou il fit assoir Sasuke, se positionnant sur ses genoux. Ils s'embrassèrent pendant encore de longues minutes, se frottant inconsciemment à l'autre. Profitant de quelques secondes où ils reprenaient leurs souffle, l'Hyuga lui glissa à l'oreille :

« -Laisses-moi t'aimer Sasuke ... »

La bouche complètement sèche, Sasuke se contenta d'hocher la tête. L'autre abandonna sa bouche pour son cou, qu'il savait très sensible. Il descendit sur les épaules, et les mordilla, provoquant des ondes de désir et d'excitation qui se répandirent en Sasuke. Les trouvant gênantes, le trafiquant lui enleva sa veste et sa chemise, pour avoir un accès complet à son torse. Il lécha les clavicules, caressa les cotes et les abdominaux, tout en continuant son avancée avec sa bouche. Sasuke tremblait comme une feuille sous ses doigts. Il donna quelques coups de langue sur un téton, et le prit ensuite en bouche. Il le fit tourner sous ses dents, et souffla dessus, provoquant un chaud-froid qui fit trembler Sasuke.

Neji sourit sur sa peau. L'homme était toujours aussi sensible à ses caresses. Il enleva sa propre chemise, et se frotta au torse de son chasseur, lui mordillant doucement l'oreille. Les bras de Sasuke se refermèrent sur son dos, retraçant sa colonne vertébrale. La température de la pièce avait augmenté, rendant l'atmosphère suffocante. La sueur coulait déjà sur leur peau, et donnait un petit goût salé sensuel. (ndB : *-*)

Neji se leva des genoux de son partenaire et se clapa par terre entre ses jambes. Il dégrafa le pantalon sous le regard brumeux de Sasuke qui ne faisait plus un geste. Il enleva tout, laissant l'homme nu dans toute sa splendeur, le sexe érigé. Il se lécha les lèvres en le regardant droit dans les yeux, provoquant. Il lapa une fois le gland et se retira, pour sourire avec malice. Il suça ensuite le gland comme une sucette, passant bien sur le frein et sur la fente. L'Uchiha respirait difficilement et le regardait, regardait son membre disparaître petit à petit dans cette bouche brulante. Quand Neji le pris en entier, le faisant buter contre son palet, il soupira et ferma à demi les yeux, n'arrivant plus à se concentrer suffisamment pour le regarder.

Il profita de la gâterie pendant quelques minutes, puis sentit ses hanches se faire agrippées et tirées en avant. Son fessier dépassait maintenant du canapé, et déjà des doigts coquins titillaient sa raie. Il ferma complètement les yeux, s'offrant totalement à son amant. Celui-ci cessa sa fellation pour lécher avec application ses propres doigts, puis repris en titillant l'entrée.

Le trafiquant s'appliqua, il le prépara pendant un bon quart d'heure, le suçant en même temps pour lui faire oublier qu'il n'avait pas fait l'amour pendant plus d'un an. Quand enfin il décida qu'il était près, Sasuke gémissait piteusement, le suppliant presque de faire quelque chose de tangible, de ne pas le laisser au bord du vrai plaisir. Neji le fit s'allonger complètement, retira son pantalon et se plaqua entre ses cuisses. Il lui attrapa la hanche, et glissa son membre dans la cavité à présent ouverte. Il entra doucement, savourant pleinement la sensation tout comme Sasuke. La première poussée était toujours haute en sensations.

Il sortit et rentra une première fois, pas trop fort, pour tester. Sasuke réagit avec un gémissement de contentement. Neji se décida alors à bouger, tout en cherchant sa prostate. Il enchaina les rythmes, les angles, les vitesses, jusqu'à trouver celle qui convenait parfaitement à Sasuke.

Il sentait l'anneau de chaire autour de lui, la chaleur du corps de son amant, ses mains sur ses cuisses qui l'empoignaient. Il voyait l'expression d'extase, la rougeur sur les joues, les yeux brillants de Sasuke qui le regardait, qui lui rendait son regard. Il percevait le plaisir qui montait dans son corps, qui lui brulait le bas ventre, qui propageait des vibrations chaudes et agréables dans tout son corps. Et Sasuke qui se contractait autour de lui, augment la friction et la proximité. Il ne voulait jamais s'arrêter, il voulait toujours rester dans cette position, dans cette extase, dans son amant.

Neji se pencha sur Sasuke, lui colla un baiser sur les lèvres, et lui dit tout bas :

« -Je t'aime Sasuke ... »

Le chasseur explosa. Il jouit sur leurs deux ventres, se cambrant au maximum, et poussant un râle de bien être pur. Voyant ça, Neji jouit à son tour à long traits en lui, grognant dans son orgasme. (ndB : le lemon …Wow !)

Ils restèrent dans la même position quelques minutes, le temps de reprendre leurs esprits et leurs souffles. Puis Neji se retira et remit son pantalon. Il s'assit sur le divan à coté de son amant, sans rien dire, le regardant juste. Sasuke était toujours dans la brume de son orgasme, et n'en sortit que quelques minutes plus tard, pour fixer son regard sur le bandit. Il se releva et soupira, tout en s'asseyant ( et en tachant le canapé de leurs spermes ) (ndB : On voit bien que c'est pas eux qui nettoie NdA : Effectivement ^^).

« -Je ne peux plus nier que je t'ai dans la peau, déclara le chasseur. »

L'Huuyga sourit, et le laissa continuer.

« -J'ai tenté de t'oublier pendant tous ces mois, mais à chaque fois que je voyais une chevelure comme la tienne, ou une personne en blanc, cela me faisait invariablement penser à toi. Et cela me torturait. »

Il soupira et regarda par la fenêtre ouverte.

« -Si j'avais vraiment réussis à te chasser de ma mémoire, je ne me serais pas enfui en te voyant sortir de la diligence, j'aurais été t'arrêter, toi et tes hommes. Mais j'ai prit peur et je suis rentré me cacher. »

Il darda son regard sur Neji, le scrutant.

« -Pourquoi es-tu dans cette demeure et pourquoi avoir cherché à me voir ?

-En fait, je me suis fait piéger par ma peste de cousine. »

Sasuke afficha un air étonné; Comment la douce mais inflexible Hinata, la si catholique et vertueuse Hinata avait-elle put les pousser dans les bras de l'autre ?

« -Je lui ai conté mon amour pour toi dans mes nombreuses lettres, depuis mon départ de San Francisco. Elle a profité du fait que je sois sur place pendant une période pour t'attirer ici je suppose, et nous forcer à nous rencontrer. »

Sasuke eut l'air pensif, Neji continua.

« -Ma cousine désapprouve mes activités, mais elle comprend que monter cette affaire, certes illégale, est salutaire pour moi par rapport à mon passé, et à notre famille. Elle me demande juste de veiller à ce que ça reste discret, que cela ne fasse pas de vagues ou de blessés. De rester sage et de veiller à ce que tout le monde le soit, en somme. »

Le trafiquant remit une mèche derrière son oreille. Il regarda Sasuke dans les yeux, avant de continuer.

« -Mais le problème n'est pas là. Le vrai problème est de savoir comment nous allons gérer notre relation à l'avenir.

-Notre relation ? Cria presque le chasseur,

-Enfin, Sasuke, tu viens juste d'avouer que tu n'as pas réussi à m'oublier. Et je pense à raison que ce sont des sentiments pour moi que tu parles, et pas de haine. Sinon nous ne serions pas arriver à faire l'amour chez toi et ici sans que tu ne me tue d'abord. »

Sasuke grogna et fronça les sourcils, mais ne dit rien, ni acquiescement. Neji le prit pour ce que c'était : un aveu.

« -Je crois avoir dit la dernière fois que s'adapter à l'autre, quelque soit celui qui s'adapte, ne nous rendrait pas heureux. »

L'Uchiha hocha la tête.

« -Mais je peux te proposer une alternance. On achète une maison entre Fresno et San Fransisco, on paye un domestique, et on s'y retrouve tous les week end. Comme ça, on peut continuer nos activités sans se sentir entraver, tout en se voyant. Qu'en penses-tu ?

-Je pense qu'on peut essayer. »

Ils se sourirent et s'embrassèrent tendrement sous la lumière de la lune.


Note de Nami-sama : Neji-chan le génie a trouvé la solution ! Happy end finalement.

Yeah, 4 mois pour une sequelle ! -.-' J'abuse quand même. Merci à Nami-sama pour son soutient.

N'oubliez pas les reviews, ça fait toujours plaisir !

Date de publication : 01/07/11