The Screamers FR

Hello,

Bon, toujours pas de nouveau chapitre pour Lord of the Authority, alors voilà la suite de The Screamers.

Merci beaucoup à toutes celles qui ont déjà reviewé ou mis en alerte ou en favorite après le premier chapitre. Vous êtes les meilleures lectrices qu'on puisse espérer !

Alicia : C'est bon, je continue ! Merci pour ta review. Bisous.

Pauline : Voilà, voilà, je continue. Et tu verras, ce n'était que le début…Merci beaucoup. Bisous.

PrincetonGirl818 : Voilà la suite. Merci beaucoup pour ta review. Bises.

Mag : Bon, j'ai compris : je continue…Merci et bisous.

Sonono1 : Voilà la suite !!! Bella se laisse pas faire mais pour savoir si elle le mordra, je te laisse lire. Merci de ton passage. Bises.

. : Coucou, je suis super contente que ça te plaise autant et ce n'était qu'un début ! Merci beaucoup et à bientôt. Bises.

Sophiebélier : Ok, Miss. Contente de te retrouver ici. Bisous.

Léna : Merci beaucoup de me suivre !! Bisous.

Disclaimer :

Les personnages appartiennent à S. Meyer, l'histoire appartient à KiyaRaven, je ne fais que la traduire.

Chapitre 2 : Petit déjeuner et renvoi.

Bella POV

« Trou du cul ! » hurlai je alors que les portes claquaient.

Maudit arrogant, exécrable et superbe trou du cul…

Superbe ?

Oh, la ferme.

Je soulevai les couvertures et sentais mon odeur.

Merde. Je sentais la pisse. Fais chier, Charlie.

« C'est la pisse de Charlie ! » je criai inutilement à la porte, « Pas la mienne ! »

Ouais, parce que ça arrangeait tout.

Je repoussai les draps et m' avançai vers la salle de bains, entrant délicatement puis allumant la lumière.

Sainte mère de Dieu, tout est magnifique.

La salle de bains était gigantesque. Une énorme baignoire-jacuzzi se trouvait loin dans l'angle, et en face se tenait la plus grosse cabine de douche que j'aie jamais vue. L'énorme plan de travail vaniteux était recouvert d'une sélection d'articles de toilette d'apparence hors de prix. Je les inventoriai du bout des doigts – shampooing à la fraise, gel douche au freesia, brosse à dents, dentifrice, déodorant et parfum, rasoir, lotion.

J'étais officiellement morte et partie au Paradis. Un doux Paradis sexy où tout sentait comme une journée d'été.

Je souriais de façon insensée quand je levai les yeux pour me regarder dans le miroir. Mon sourire s'effaça immédiatement.

Mon Dieu, je n'avais pas réalisé à quel point j'avais mauvaise mine.

Mes cheveux étaient crasseux et ternes, mes clavicules et mes côtes ressortaient tels un témoignage de mon manque récent d'une cuisine décente et une mince couche de crasse me recouvrait à peu près partout…mais le pire était mes yeux- ils étaient durs et furieux.

Vivre dans la rue m'avait endurci.

Je pensais à tous les évènements qui m'avaient conduit à ma situation pathétique, et bien que je pensai avoir fait tout ce qui était en mon pouvoir pour éviter l'ultime humiliation d'être l'animal que j'étais devenu, quelque chose au plus profond de moi savait que j'avais fini par renoncer. J'en étais venue à accepter que je vivais la vie que je méritais. J'avais arrêté de m'en soucier.

Et voilà où j'en étais, propulsée dans le plus grand luxe par une odieuse Rock star qui me voyait comme sa vagabonde pour faire acte de charité.

Hey vas y mollo avec lui. Il t'a probablement sauvé la vie.

Oh, ne sois pas si dramatique !

Et bien, dis moi toi, ce qui se serait passé si il n'avait pas été là alors que tu étais inconsciente et que tu perdais du sang ?

Je suis sûre que quelqu'un m'aurait trouvé.

Ne parie pas là-dessus.

Un léger frisson parcourut mon dos alors que la réalité me frappait – si il n'avait pas été là, j'aurais pu mourir. J'aurais pu perdre connaissance et me vider de mon sang jusqu'à en mourir et personne n'en aurait rien eu à foutre. J'aurais pourri là comme n'importe quel autre détritus.

Je penchai la tête et écoutai la faible musique du piano provenant de l'autre pièce.

Quoi… ? Est-ce qu'il joue Garth Brooks ?

Je soupirai.

Cependant tout trou du cul que je pensais qu'il était, je suppose que je devais être reconnaissante.

Je déteste être reconnaissante. Etre reconnaissant vous rend redevable envers quelqu'un. Etre reconnaissant implique que vous devez essayer d'être gentil. Etre reconnaissant signifie se rapprocher de quelqu'un.

Je poussai un profond soupir.

Etre reconnaissant craint un max.

Mais mourir seule dans la ruelle aussi.

Je me regardai à nouveau dans le miroir et redressai mon dos.

La petite étincelle d'estime de soi que je croyais éteinte depuis longtemps se réveillait à la vie en moi, me surprenant au possible et nourrissant un puissant sens de l'autodétermination nouveau pour moi. J'essayai de visualiser un futur qui n'impliquait ni humiliation, ni survie – un dans lequel j'étais heureuse et en bonne santé et propre et digne.

Mon cœur se serra à cette pensée.

Etait ce possible ? Après tout ce temps, pouvais je juste passer à autre chose ? Est-ce que le petit acte de générosité de Cullen pouvait être l'élan dont j'avais besoin pour cesser de me complaire dans cette haine de moi-même et enfin sortir de ma merde ?

Je pris une profonde inspiration et me regardai dans le miroir.

« Tu ne retourneras pas dans la rue, » me promis je à moi-même, « quand tout ça sera fini, tu trouveras un moyen de remettre ta vie sur les rails… »

Je vais remercier Cullen pour sa gentillesse, essayer de ne pas lui casser les couilles – pas trop- et quand mon temps ici sera fini, je vais recommencer à zéro et je ne remangerai plus JAMAIS de déchets.

J'attrapai autant de petites bouteilles au doux parfum que je pouvais porter et rentrai dans la douche. J'allumai les jets massants et fis un pas sous les gouttes apaisantes, les laissant nettoyer ma crasse, ma saleté et ma honte persistante.

C'était tellement agréable que je me mis à pleurer.

Et ensuite, pour la première fois depuis des mois, je me mis à rire.

***

Edward POV

La douche avait coulé pendant presque une heure.

Je suppose que je l'ai vraiment vexée avec ce foutu commentaire qu'elle sentait la pisse. Quel trou du cul.

Je passai mes mains dans mes cheveux.

A quoi je pensais en la ramenant ici ? J'aurais dû me contenter d'appeler une ambulance et les laisser s'occuper d'elle.

Alors pourquoi tu l'as pas fait ?

Je ne sais pas. Je suppose que…je voulais la protéger ? Je n'ai pas la moindre idée de pourquoi.

Je sais pourquoi – elle ne supporte pas toutes tes conneries. Elle est emmerdante au possible. Elle a des yeux dans lesquels tu pourrais plonger pour toujours et mourir heureux.

Ouais..attends, quoi ?

Mon dialogue interne fût interrompu par un coup à la porte.

« Room service. »

J'ouvris la porte et laissai le valet de chambre pousser le chariot.

« Sur la table, s'il vous plaît. »

Je m'effondrai dans le fauteuil et pensai à la fille bizarre dans la chambre derrière la porte. Elle m'avait sauvé la nuit dernière. Elle m'avait sauvé des Criardes. Je l'avais pratiquement agressée, et elle ne m'avait quand même pas balancé. Elle avait des tripes, ça c'est sûr.

J'entendis la douche s'éteindre.

Enfin.

Le bourdonnement du sèche cheveux démarra.

Je me demandais depuis combien de temps elle n'avait pas pu prendre de douche – se laver les cheveux- manger un repas décent. Mon estomac se serra en l'imaginant seule dans la rue, cherchant des restes de nourriture dans les poubelles comme un animal, portant tout ce qu'elle possédait dans son sac à dos crasseux, cherchant un endroit où elle ne se ferait pas violer où agresser pour dormir chaque soir .

Soudain, j'étais en colère – VRAIMENT foutrement en colère – et je ne savais pas pourquoi. Je serrai les poings en pensant à elle et à la vie qu'elle avait vécu pendant que je foutais en l'air ma dignité comme un putain d'enfant gâté. Bon Dieu, j'étais un trou du cul.

« Tout est prêt, Mr. Cullen, » dît le jeune homme alors qu'il remportait le chariot roulant. Je lui donnai un pourboire et fermai la porte.

Le sèche cheveux s'arrêta.

Parfait timing.

Ok Cullen, voilà ce que tu vas faire. Tu vas lui présenter tes excuses, tu vas l'inviter à prendre le petit déjeuner, et tu vas garder un langage courtois pour le reste de la journée.

Je marchai rapidement vers la porte à double battants et criai presque de surprise quand elles s'ouvrirent et que Bella trébucha en sortant, s'écrasant presque sur mon torse. Elle se retourna et regarda ses yeux.

« Oh…salut, » marmonna-t-elle.

« Salut, » rétorquai je.

Wow, Cullen tu en as de la conversation aujoud'hui, non ?

Ma mâchoire inférieure tomba légèrement en voyant à quoi elle ressemblait.

Elle était enveloppée d'un grand peignoir blanc. Sa peau, sans la saleté qui la recouvrait était magnifique – translucide et pâle. Ses épais cheveux étaient doux et propres, et tombaient autour de son visage d'une manière qui me donnait envie de me baisser et de plonger mes mains dedans. Ses yeux se levèrent vers moi derrière ses longs cils et une étrange mais pas complètement désagréable bouffée de …quelque chose…me parvint.

Et cette odeur qu'elle dégageait ? Oh, Sainte Mère de Dieu….

Oh mec. Cullen, tu as vraaaiiiiiimmmmeeenntttt craqué.

« Désolée, » dît elle avec douceur. « Je ne m'attendais pas à ce que tu traînes par là. »

Je pris un air renfrogné, sur la défensive.

« Je ne trainai pas. »

« Décompresse, mec, » se mît elle à rire, « Je m'amuse juste avec toi. »

Je me décontractai rapidement, essayant de paraître cool.

« Je le savais, » ajoutai je aussitôt, me reculant d'elle et tentant de calmer mon rythme cardiaque trop rapide. « Je suppose que je devrais être habituée à ce que tu joues avec moi maintenant. »

Qu'est ce que tu viens de dire ? Idiot !

Nous nous regardions mutuellement pendant quelques instants, le poids de ce que nous voulions nous dire flottant dans l'air.

« Ecoute, Cullen… »

« Hé, Bella… »

Nous arrêtâmes et nous mîmes à rire timidement.

Waow. Ecouter son rire. Très nouveau. Très sexy.

Concentre toi , trou du nez !

Je fis un geste en sa direction.

« S'il te plaît…toi d'abord. »

Elle soupira en repoussant une mèche de cheveux derrière son oreille.

« Moi d'abord ? Bien… » Elle rebaissa ses yeux vers ses pieds. « Cullen je voulais juste te dire…merci…enfin tu sais ?Tu m'as vraiment sauvée la nuit dernière et…euh…je crois que je te suis…reconnaissante. »

Elle semblait avoir presque bloqué sur le dernier mot, puis elle leva les yeux vers moi et je pus dire que ce qu'elle venait de m'avouer avait été foutrement dur pour elle.

« C'était le moins que je pouvais faire, » dis je, regardant n'importe quoi sauf son visage parfait. « Après tout tu m'as sauvé des Criardes. »

« Les Criardes ? Sérieux, c'est comme ça que tu appelles tes fans ? » elle me regardait, incrédule.

« Beh, ouais, » grimaçai je. « Elles crient vraiment, vachement fort. »Elle pencha la tête et me regarda avec scepticisme. « Quoi qu'il en soit, » me dépêchai je , « je voulais aussi m'excuser pour mon petit coup de colère de la dernière fois. J'ai été grossier et insensible. Alors…je suis désolé. D'avoir dit que tu sentais la pisse. »

Tu vois, Cullen, c'était facile. En fait, elle a été plutôt cool.

Elle se dirigea vers le fauteuil en cuir que je venais de quitter et s'effondra dessus.

« Je dois reconnaître Cullen que tu n'as rien à voir avec ce que j'imaginais. »

Je m'assis sur le canapé en face d'elle.

« Ah vraiment ? » demandai je perplexe, « Et tu t'attendais à quoi ? »

Elle croisa ses bras sur sa poitrine.

« Et bien, tu as une réputation de sauvageon. Tu sais – sexe, drogue et rock'n roll ? Mais d'après ce que j'ai vu jusqu'ici, tu es plutôt…faible. »

Et la sorcière était de retour.

Je me souriais à moi même.

Ne mords pas à l'appât – c'est ce qu'elle veut.

« Swan, je vais simplement éclaircir ta déclaration par une réponse car tu ne me connais pas assez bien pour comprendre complètement ma grandeur, alors laisse moi rétablir la vérité pour ce qui est du sujet sexe, drogue et rock'n roll. » Je me penchai en avant, posant mes coudes sur mes genoux. « Le sexe – j'ai vraiment eu mon compte. Putain, j'en ai eu plus qu'assez pour satisfaire la plupart des hommes pour plusieurs vies, mais j'ai fait quelques trucs dont je ne suis pas fier et j'essaye de comprendre pourquoi. » Elle fronça les sourcils. « Mon thérapeute pense que mon insatiable…désir pour le sexe faible n'est juste qu'une partie de ma personnalité dépendante, que j'essaye actuellement de contrôler. Tout comme mon problème de drogue qui est actuellement un chantier en cours. Avec trois séjours en désintox, ma famille envisage sérieusement de faire une réservation permanente pour moi là bas, mais comme tu l'apprendras sans doutes, je suis un type incroyablement têtu et il n'y a rien que j'aimerai plus que de leur dire d'aller se faire foutre. Maintenant, je suis clean depuis presque six mois. » Elle croisa les jambes et essaya de contenir un sourire. « Ma musique, ou rock'n roll, comme tu l'as brillamment qualifiée, c'est quelque chose que je fais pour moi, et personne d'autre. Le fait que je sois payé pour ça et que je sois une légende pour des millions de personnes, ce n'est ni mon intention, ni ma faute. Il se trouve que j'ai une sœur incroyablement agaçante et au caractère particulier qui se trouve être aussi mon manager – c'est sa faute. Et enfin, ton affirmation comme quoi je suis `faible' est complètement ridicule, c'est à mourir de rire. Je suis foutrement grandiose – tu n'as qu'à demander aux Criardes. »

Je me rasseyais en croisant les jambes.

Prends ça, Mam'selle. Vraiment grandiose.

Bella se pencha en avant, refaisant le mouvement que j'avais fait plus tôt.

« Je vois, » déclara-telle simplement. « Donc mis à part tes exploits du passé, apparemment ta quête pour contrôler tes… » elle jeta un coup d'œil à mon entrejambe, « pulsions, t'a plutôt transformé en une bite tendue. »

Je m'interdisais de réagir à sa pique si facilement. Je savais très bien que je n'étais pas tendu – je l'étais ?

Merde.

« Ecoutes Swan, je sais ce que tu essayes de faire et il faut que je te dise que je ne dois pas être provoqué. Tu ne me feras pas flancher. »

Je croisai mes bras sur mon torse, espérant avoir l'air confiant et viril.

Elle se pencha en arrière et croisa les jambes – lentement.

Oh, putain.

Elle me fît un petit sourire et certaines parties de mon corps commencèrent à lui rendre hommage.

« Je parie que je pourrais te faire flancher, Cullen, si j'essayais vraiment. »

Abandonne, espèce d'idiot ! Elle est meilleure que toi à ce jeu là. Change de sujet, bon Dieu !

Je me levai en vitesse et lui montrai la table d'un geste de la main.

« Alors…petit déjeuner ? Le petit déjeuner est là ! Tu as faim ? »

Immédiatement, son visage se métamorphosa et elle ressembla soudain au prédateur le plus dangereux du monde.

« Bordel, pourquoi tu l'as pas dit plus tôt ! » cria-t-elle, en bondissant de son fauteuil à une vitesse inhumaine. « Oh mon Dieu ! »

Elle commença à tout fourrer dans sa bouche en même temps – pancakes, salade de fruits, œufs, bacon.

C'était une des choses les plus incroyablement écœurantes et érotiques que j'avais jamais vues.

***

Bella POV

Je m'écroulai sur le canapé après avoir mangé mon propre poids en succulents plats de petit déjeuner.

Oh mon Dieu – mon estomac va exploser. Achevez moi maintenant.

Je rotai bruyamment et soupirai de soulagement.

Ca va mieux.

Cullen était au téléphone. Il me regarda sévèrement alors que mon rot sonore résonnait dans la pièce. Je souriais insolemment et levai les pouces en l'air vers lui. Il leva les yeux au ciel et parut dégoûté.

Opération Emmerder – Cet – Enfoiré – De – Cullen ? Mission accomplie.

Bon Dieu , j'aimais vraiment trop l'emmerder, je ne savais pas pourquoi. C'était peut être parce que son visage devenait tout rouge et froncé quand il était énervé, ses impressionnants sourcils se fronçant comme deux chenilles poilues sur le point de se jeter au sol. Ou c'était peut être à cause de ses yeux verts qui s'assombrissaient et devenaient plus que perçants – le rendant délicieusement dangereux.

Ou c'est peut être parce qu'il te fait de l'effet.

Ok. Ignorer ma voix intérieure à partir de maintenant.

Sa conversation devenait plus animée.

« Non, Alice, je ne veux pas faire SNL. (T/N : Saturday Night Live, émission de TV US)» Il commença à faire les cent pas et une touche de rose colora ses joues.

Excellent.

« Parce que ? Parce que c'est juste pas mon truc, ok ?! Tu crois vraiment que j'ai besoin de plus de promo après les douze derniers mois ? » souffla-t-il. « Non, ce n'est…ne sois pas stupide, Alice. Je n'ai PAS peur des Criardes, d'accord ? »

Je toussai fort en signe de désapprobation.

Il plissa les yeux vers moi.

J'arrêtai de tousser.

« J'ai seulement aucune envie de faire des apparitions publiques pour le moment, compris ? » dît il, sa voix commençant à paraître légèrement hystérique. « Ecoute, Alice, je dois y aller…j'ai quelqu'un avec moi. »

Il me regarda brièvement et marcha jusqu'à la chambre, en baissant la voix alors qu'il s'éloignait.

« Bordel, Alice…non, je ne la baise pas. Je l'ai aidée la nuit dernière et elle avait besoin d'un endroit ou se poser, c'est tout…je sais…je sais…ce n'est pas comme ça…Alice…pourrais tu…ALICE !...ne viens pas ici ! Alice ?! ALICE ?!Booorrrdddeeel ! »

Il referma violemment le téléphone et laissa tomber sa tête, en expirant et en passant sa main brutalement dans ses cheveux.

« Putain. »

Il revint et s' affala dans le fauteuil.

« Alice arrive hein ? » marmonnai je, en rotant silencieusement.

Je remarquai que la douleur subtile dans ma tête qui avait commencé pendant le petit déjeuner commençait maintenant à s'intensifier. J'essayai de l'ignorer.

Il acquiesça silencieusement.

« Mec, comment ça se fait qu'elle ne sache pas que tu as la phobie de tes fans ? »

Il leva vivement les yeux.

« Mais, putain de quoi tu parles ? » cracha-t-il, la colère emplissant ses yeux.

Je m'asseyais lentement, tenant en même temps mon estomac ballonné et ma tête qui martelait.

« Tu sais très bien de quoi je parle, merde, » dis je lasse. « C'est plus qu'évident que tu as une peur pathologique des grands groupes de jeunes filles adolescentes qui crient. »

Il s'enfonça d'avantage dans sa chaise et se pinça le nez.

« Tu dis n'importe quoi, » dît il doucement.

J'eus encore un renvoi et tenais ma tête, de peur qu'elle n'explose à cause des martèlements.

« Quoi qu'il en soit, » dis je à voix basse. « Tu m'as généreusement procuré suffisamment de cochonneries pour me plonger dans un coma glycémique, alors je ne vais pas batailler la dessus…pour le moment. Mais on terminera cette conversation quand ma tête ne sera plus sur le point de s'ouvrir en deux, et je t'aurai. »

Je poussai un faible gémissement et roulai sur le côté.

« Oh, merde, Bella ! » s'exclama-t-il, en se penchant de son siège, « j'étais censé te redonner des antidouleurs il y a une heure. »

Il sortit un petit flacon de sa poche, l'ouvrît et en sortît deux comprimés. Il attrapa de l'eau sur la table et s'agenouilla devant moi.

Ma tête me faisait un mal de chien à présent et je fermai les yeux de toutes mes forces pour essayer de bloquer la douleur.

« Voilà prends ça, » dît il rapidement.

« J'en ai pas besoin, » grognai je vigoureusement, en faisant non, les yeux toujours fermés et tentant de m'éloigner. « Les antidouleurs c'est pour les fillettes. »

Je le sentis agripper mon bras brutalement. Ensuite, je le sentis me boucher le nez avec ses doigts. Mes yeux et ma bouche s'ouvrirent aussitôt alors que je cherchai à reprendre mon souffle. Je le vis pousser les pilules et les faire passer avec une gorgée d'eau. J'eus un haut le cœur, en avalant rapidement avant de m'étouffer.

Je levai les yeux vers lui avec une lueur assassine, mais je fus coupée dans mon élan meurtrier quand je vis le même regard dans ses yeux.

« Me fais pas chier, Swan, » menaça-t-il en grognant. « Tu as peut être berné tout le monde avec ton numéro bien rodé d'emmerdeuse que tu maitrises, mais ça prend pas avec moi. Maintenant, tant que tu es ici, sous ma responsabilité, tu feras comme on te dit – parce que sinon, je renverrai ton pauvre petit cul dans la rue avant même que tu n'aies le temps de cligner des yeux. Est-ce que c'est clair ? »

Ma bouche s'entrouvrît et le sang afflua à mon visage.

Bordel, qu'est ce qui venait de se passer ?

Il me regarda intensément pendant encore un instant avant que son visage ne se recouvre d'un sourire douloureusement sublime.

« Je ne fais que te charrier, Swan, » dît il en plaisantant alors qu'il me rallongeait sur le canapé, en remettant une mèche de cheveux derrière mon oreille. « Mais sérieusement, prends ces foutues pilules quand je te le dis. »

Il s'inclina pour saisir le téléphone et dire à la réception de venir récupérer les plateaux du petit déjeuner.

Je retenais un frisson.

Très soudainement, ma tête n'était plus la seule partie de mon corps qui palpitait.

***

Bon, j'espère que ça vous plaît toujours !

Attention, dans le prochain chapitre, Alice entre en scène…

Merci beaucoup de lire ce nouveau délire.

Bon dimanche.

Gros bisous.

Vanessa