Bonjour !

Je suis contente que l'histoire vous plaise jusqu'ici, merci beaucoup pour vos review, vous faites battre mon petit coeur plus vite lol et c'est pour vous que je poste plus tôt que prévu. Ce chapitre est terriblement long, j'ai hésité à le couper en deux mais je n'arrivais pas à me décider où couper et j'ai fini par laisser tel quel au final.

Sur ce, bonne lecture,


Deux mois et quelques jours plus tard.

_ Et c'est exactement pour ça, finit Oliver d'un ton semi-dramatique, son regard balayant la salle. Que nous sommes heureux d'annoncer notre collaboration avec la filiale OST, c'est un grand avancement dans le futur technologique et nous sommes impatients d'en voir les résultats, félicitation !

Oliver descendit les quelques marches du podium sous les applaudissements polis et accepta des poignées de mains avec un faux sourire fier. Son père avait intérêt à lui rendre un lourd service pour ça, ce n'était pas dans son contrat de faire des annonces publicistes ou même de participé aux soirées de lancement, c'était au PDG de l'entreprise de faire ça ou au Vice-Président, ce qu'il n'était pas au cas où on se poserait la question et non, il n'était guère amère de cette constatation.

Honnêtement, qu'est-ce que son père fichait en Russie ?

Il secoua la tête en se détournant d'une des journalistes qui le harcelait et prit le chemin du bar ouvert, il commanda un scotch et l'enfila sans tarder, Oliver roula des yeux en sentant une présence à ses côtés, il ne pouvait donc jamais être tranquille ?

_ Tu ne viens pas rencontrer notre nouvelle associée ? Demanda placidement sa mère.

_ Non. J'ai rempli ma part du deal, maintenant je rentre chez moi.

_ Ou peut-être que tu dois aller rejoindre ta petite-amie ?

_ Non. Et ce n'est pas ma petite-amie.

_ D'ailleurs, comment va-t-elle ?

_ Aucune idée.

Et c'était vrai, sa « petite-amie » comme disait si gentiment sa mère était la dernière chose sur son esprit, il oubliait son existence la plus part du temps, il fallait souligner qu'elle n'était pas des plus… inoubliables, il renifla bruyamment. Oliver était sorti avec sa juste part de femmes mais jamais aussi soporifique et futile qu'Anna Bowen. Présentée par sa mère il y a deux semaines, cette femme l'avait ennuyé dés le début mais il avait fait avec pour qu'elle cesse de le tanner juste quelques temps, Anna était exactement le genre de femme qu'il détestait pardessus tout mais que Moira pensait parfaite comme future belle-fille.

_ Anna et toi êtes en froid ?

_ Huh, renifla Oliver, en levant son verre vers le barman. Si tu poses vraiment la question maman nous n'avons jamais été autre chose que froid, je ne sais même pas où elle habite et je ne suis pas intéressé par le savoir.

_ Vas-tu rompre avec elle ?

_ Je le ferais lorsque j'aurais jugé que je lui ai donné assez de temps pour ne pas que tu sois sur mon dos avec cette histoire de mariage et de bébé.

_ Certaine fois je suis horrifiée par la piètre opinion que tu as de moi, Oliver. Je veux juste que tu sois heureux parce que tu es mon fils.

_ Si c'était véritablement le cas, tu me laisserais vivre ma vie comme un homme normal, j'ai plus l'impression d'être un prisonnier en probation qui parle avec son agent qu'autre chose, tout est des limites et des compromis avec toi.

Sa mère soupira lourdement et se pencha contre le bar, Oliver la regarda et eut un peu de remord en voyant le chagrin se peindre sur son visage, il passa son bars autour de ses épaules fine et la poussa contre lui. Pour une fois, Moira ne le repoussa pas sous prétexte des étiquettes en public et caressa sa main.

_ Je suis désolé, c'était inutilement dur, je suis juste un peu fatigué.

_ Non, tu as raison, je peux être plutôt autoritaire et trop investie dans ta vie mais tu es mon fils, Oliver, et je ne veux que ce qu'il y a de mieux pour toi.

_ Et je te remercie mais je suis assez grand pour faire mes propres choix.

_ Ces derniers temps, j'ai remarqué que tu étais encore plus renfermé qu'a l'accoutumé, et je pensais sincèrement que tu te sentais seul…

_ J'ai rencontré une femme il y a quelques mois, avoua Oliver, le regard baissé. Malgré tous mes efforts, je n'ai pas réussi à l'oublier.

_ Oh, souffla Moira, surprise. Pourquoi voudrais-tu l'oublier ?

_ Durant notre rendez-vous arrangé, elle a commandée un assiette de côtes de porc et elle a tout mangé, dit-il, avec un léger sourire nostalgique.

La bouche de Moira se resserra en signe évident de désapprobation.

_ Je vois.

_ J'ai aussi prit ce plat et c'était délicieux. J'ai aimé chaque minute de notre dîner, c'est une femme incroyable mais… je croyais que c'était mieux pour elle d'avorter tout début de relation entre nous, elle n'est pas… comme nous, maman… elle est douce, gentille et innocente… elle est différente des autres femmes, elle a quelque chose de spécial en elle, une sorte de lumière… les médias l'auraient détruite et c'est la dernière chose que je veux, être avec moi est trop compliqué. Je comporte trop de bagages pour une femme comme elle.

_ Je pense surtout que tu as eu peur Oliver, objectiva sa mère, en le regardant droit des les yeux. Si cette femme t'appréciait autant que toi tu l'apprécie, elle aurait supportée sans problème l'attention des médias quelques temps. Tu as eu peur, parce que pour une fois, tu as rencontré une femme avec qui tu pouvais voir un semblant avenir, une femme que tu pouvais te voir aimer dans le futur. Et c'est tout à fait compréhensible, l'amour est effrayant, mais il faut savoir prendre son courage et se battre pour son bonheur, sinon on finit sa vie malheureux, je ne veux pas ça pour mon petit garçon. Tu mérites d'être le plus heureux des hommes, Oliver chéri.

_ Je… je… non je ne crois pas, je… n'ai pas peur.

Oliver referma la bouche et regarda dans le vide, s'était-il voilé la face à ce point ? Sa mère avait-elle raison ? Les mots résonnaient dans sa tête en boucle… oui… non… peut-être… il n'était pas certain. Oui, peut-être que oui, il avait eu un peu d'appréhension, ça avait été si soudain mais non il n'avait pas peur d'aimer, il s'était véritablement inquiété pour Felicity s'ils sortaient ensemble, le fait qu'elle soit un peu plus jeune que lui l'avait rendu peu sûr de lui. Il s'était senti un peu trop vieux pour elle, trop de vécu.

Oliver avait fait une erreur et il l'avait su dés qu'il avait passé le pas de sa porte… peut-être même dés que les mots étaient sorties de sa bouche, mais il ne pouvait pas revenir en arrière alors il tentait de l'oublier. Ce qui était vraiment difficile, la nuit il rêvait d'eux entrain de faire l'amour et le jour il trouvait la plus minuscule chose qui lui faisait penser à elle, le fait que Tommy ne cessait de parler d'elle n'aidait pas non plus son cas. Il n'était pas sûr si son meilleur ami le faisait exprès pour le torturer ou pas.

Il était presque obsédé par elle. C'était la première fois de sa vie qu'une femme n'arrivait pas à quitter son esprit, peu importe ses efforts.

_ C'est trop tard maintenant.

_ Ce n'est jamais trop tard tant que tu n'as pas tenté ta chance Oliver, l'incita Moira, avec force. Qu'as-tu à perdre si ce n'est un peu de fierté ?

Un peu de fierté et un morceau de son coeur en prime, rien du tout en somme, mais Oliver savait qu'il allait finir par le regretter si il n'essayait pas au moins une fois.

_ Et si je le faisais… qu'est-ce que je pourrais lui dire pour qu'elle me donne une deuxième chance ?

L'espoir gonflait dans sa poitrine, il avait déjà imaginé des dizaines de scénarios durant ces deux derniers mois où il allait toquer chez elle et se jetait sur ses lèvres pour lui donner le baiser le plus passionné de sa vie ou encore simplement lui demander de dîner avec lui une nouvelle fois mais en faisant les choses correctement cette fois. Sauf que tout s'effondrait en se rendant compte qu'il n'avait pas le courage de la confronter en face. Peut-être que sa mère pouvait l'aider ? Il avait bien besoin d'un bon conseil féminin.

_ Tu devras trouver tout seul mon fils !

Son visage tomba et il la regarda. Huh. Merci beaucoup maman.


Deux jours plus tard, Oliver n'avait toujours pas de plan d'action, il nageait dans les eaux troubles de l'ignorance. Bon, il avait déjà accompli une bonne chose, un simple message avait soulagé ses épaules, Anna Bowen pouvait retourner à ses mondanités sans se déranger pour lui.

Il n'avait pas son numéro et se voyait mal aller toquer à sa porte la bouche en cœur. Que pouvait-il lui dire ? Et si au final, elle ne voulait pas de lui, il avait déjà eu sa chance après tout. C'était très incertain mais il finirait par regretter de ne pas avoir essayer au moins une fois, mais comment le faire ?

Oliver ne savait vraiment pas quoi faire, il était complètement perdu. Une part de lui se disait, la plus pessimiste, que c'était beaucoup trop tard, son appréhension fit que les jours ne cessaient de passer et qu'il n'avait toujours rien tenté pour contacter Felicity.

Trois semaines s'envolèrent comme un souffle expiré, les heures de travail au bureau s'enfilaient et Oliver ne voyait plus le temps passer, la nouvelle fusion avec la filiale OST faisait vibrer l'entreprise d'une air nouvelle, les actions enflaient à vue d'œil et les investisseurs se battaient presque pour investir ne serait-ce qu'un dollars dans QC. Ce qui l'amusait sans fin.

Ce jour-là, Oliver avait fini le travail un peu plus tôt, après presque deux semaines sans congé, il le méritait bien, l'ascenseur était bondé de monde, deux femmes en face de lui chuchotaient plutôt bruyamment en gloussant et lui jetant des regards semi-séducteurs sous leurs longs, et très certainement faux, cils, il fit semblant de ne rien voir et regarda le sol fixement attendant son étage. Enfin, l'ascenseur émit son ding caractéristique et les portes s'ouvrirent, les gens sortirent rapidement tous d'un coup comme si les portes étaient sur le point de se refermer sur eux, il leva les yeux au ciel et sortit à son tour, il salua Monsieur Davis de la comptabilité, un homme beaucoup trop joyeux pour son métier d'après lui, et continua son chemin écourtant les demandes de Jane des ressources humaines d'un signe de la main.

_ Je suis officiellement en congé? Jane, je ne peux plus entendre quoi que soit lié au travail, c'est contraire à l'éthique !

_ Mais Monsieur Queen-

_ A demain Jane !

Les mains dans les poches de son pantalon de costume, Oliver s'avança prestement vers la sortie lorsqu'il remarqua son père discutant avec une femme blonde, il roula des yeux. Typique. Il baissa la tête pour ne pas se faire remarquer, il était presque devant les grandes portes en verres que son père l'appela ouvertement, au moins vingt personnes se retournèrent vers eux pour les observer d'un œil inquisiteur. Oliver souffla maudissant son père et rebroussa chemin, les mains toujours enfoncées dans ses poches.

_ Hey papa, quoi de neuf ?

Son regard tomba d'abord sur les magnifiques jambes de la femme avec qui son père discutait et il pencha la tête lentement, les chaussures à talons hauts rouges vif combiné avec cette incroyable paire de jambes lui donna brusquement chaud, son esprit les imagina immédiatement enroulées autour de sa taille. Pas mal du tout comme vision.

_ Oliver, j'aimerais te présenter notre nouvelle associée, Mademoiselle-

Mais Oliver n'écoutait plus son père, non, il n'entendait plus rien et ne voyait qu'une chose. C'était elle mais pourtant si différente. Ses cheveux blonds n'étaient plus follement bouclés et touffus mais parfaitement lisses et beaucoup plus courts, lui arrivant à peine aux épaules, son visage était finement maquillé, rien de trop lourd juste assez pour sublimer ses traits délicats, sa bouche semblait incroyable colorée dans cette nuance de rouge éclatant. Ses yeux étaient cachés par une paire de lunettes bicolore mais le bleu gris de ses iris ressortait encore plus intensément avec les verres.

Bon sang… et ses vêtements, une petite robe grise près du corps serrait ses courbes à la perfection surmonté d'une veste de tailleur droite… elle était splendide certes mais que lui était-il arrivée ? Où était sa douce et gentille Felicity avec ses vêtements informes et ringards ? L'étudiante universitaire candide avait disparue pour laisser place à une femme d'affaire impeccablement vêtue exsudant d'élégance et de pouvoir. Absolument stupéfait, Oliver ne dit rien se contentant de la regarder la bouche légèrement ouverte.

Son père lui donna un coup de coude douloureux en se raclant la gorge, il lui jeta un regard noir mais son attention revint presque immédiatement sur Felicity, pour de nouveau la contempler avec ébahissement.

_ Nous nous connaissons, croassa-t-il, finalement, la voix rauque. Bonjour Felicity…

Elle lui accorda un coup d'œil neutre et poli, il avait la net impression que ça ne lui faisait rien de le revoir alors que lui était submergé de partout.

_ Oliver.

Il fut pratiquement ignoré après ça, elle et son père parlant de présentation, de bilan et projet en cours, Oliver ne pouvait pas détourné les yeux d'elle, observant chaque faits et gestes qu'elle faisait, elle était clairement changée dans sa retenue et sa posture ou peut-être était-elle juste en mode professionnelle. Après tout, il n'avait dîner qu'une seule fois avec elle dans un cadre clairement intime, il savait que les gens avaient tendance à montrer des visages différents dans la vie privé et la vie professionnelle. Ça n'empêchait pas le fait que ça le laissait étrangement choqué et... allumé. Felicity dû ressentir l'intensité de son regard parce qu'elle se mordait la lèvre et le regardait méchamment du coin de ses yeux, la première émotion qu'il voyait dirigée vers lui en vingt minutes. L'excitation le parcourut aussi vite qu'avec force.

La colère lui donnait un air foutrement sexy.

_ On se voit la semaine prochaine, Mademoiselle Smoak, j'ai hâte d'entendre votre présentation sur le nouveau projet, dit Robert, en lui tendant sa main.

_ Moi de même, Monsieur Queen, au revoir. Oliver.

Oliver s'apprêtait à la suivre bien décidé à lui parler mais son bras fut agripper fermement, il se retourna avec colère pour voir Robert lui jeter un regard désapprobateur.

_ Je ne sais pas ce que tu es entrain de mijoter, mon fils, mais abandonne, ne gâche pas tout parce que tu ne peux pas retenir tes pulsions face à une belle femme.

Il ne lui répondit pas et courut pour rejoindre la blonde qui descendait énergétiquement les marches devant l'entreprise, il l'appela en criant mais elle ne s'arrêta pas, semblant avancer plus vite au contraire.

_ Felicity, attends ! Felicity !

Heureusement pour lui, il avait de plus grandes jambes qu'elle et la rattrapa en quatre enjambées et s'empara de son coude, Felicity trébucha et retomba contre lui, il glissa son bras autour de sa taille en la coinçant contre son torse pour la stabiliser.

_ Est-ce que ça va ? Lui demanda-t-il, inquiet par son silence soudain. Felicity ?

_ Oui, merci, tout va bien, j'ai juste eu peur…

Elle se recula en se mordant la lèvre, Oliver supposait que c'était un tic nerveux de sa part, le silence dura quelques instants alors qu'ils se jaugeaient maladroitement.

_ Felicity, je voulais…

_ Je dois y aller, Oliver, je vais être en retard sinon, contente de t'avoir revu.

_ Attends juste une minute, s'il te plaît ?

Felicity soupira lourdement et lui jeta un coup d'œil mais hocha la tête à contrecœur.

_ Très bien, mais dépêche toi.

Oliver ouvrit la bouche mais rien ne sortit, il expira par le nez et grinça des dents, pas le moment de se montrer lâche.

_ Je voulais m'excuser pour la manière dont je me suis comporté ce matin-là, j'étais vraiment un-

_ Connard ? Proposa la blonde, dans l'expectative. Enfoiré de première ? Salaud ?

_ Oui, quelque chose dans ce style, dit-il, penchant la tête en haussant ses sourcils. Je ne l'aurai pas dit aussi crûment mais oui, je suis vraiment désolé, je l'ai tout de suite regretté mais je pensais c'était pour le mieux-

_ Pour le mieux ?!

Clairement pas la bonne chose à dire, nota Oliver, semi-paniqué.

_ Sortir avec moi ce n'est pas facile, Felicity, je suis plus vieux que toi et j'ai un lourd passé, je me suis demandé quel genre d'avenir on pourrait avoir en continuant quelque chose tous les deux, je pensais te protéger… je suis vraiment désolé, tu dois me croire.

_ Et quoi ? Tu regrettes maintenant, tu as changé d'avis ? Ta notion stupide de surprotection s'en est allé ?

_ L'âge et l'expérience ne sont pas si important, pas quand il s'agit d'une femme aussi incroyable que toi, j'ai mis du temps à le comprendre, je n'ai pas arrêté de penser à toi depuis que l'on s'est rencontrés. Au court des dernières semaines, j'ai de nombreuses fois voulu venir chez toi pour te parler et te présenter mes excuses… voir si tu accepterais de me donner une seconde chance. J'avoue que le courage de te confronter m'a manqué mais je veux vraiment essayer, si tu le veux aussi. On pourrait de nouveau dîner ensemble, recommencer à zéro… qu'est-ce que tu en dis ?

_ Est-ce que c'est parce que j'ai changé ma façon de m'habiller ? Je suis plus… présentable pour être au bras d'Oliver Queen ? Lança-t-elle avec hargne, la férocité brillant dans le bleu de ses yeux. Tu viens de me revoir différente et tu te dis pourquoi pas ?

Oliver secoua la tête presque trop vite, il refusait qu'elle pense ça. C'était faux. Complètement faux.

_ Non, Felicity, ce n'est pas ça, je me fiche que tu portes des guenilles ou des vêtements de marques ça ne change pas la femme incroyable qui est devant moi. C'est toi qui m'intéresse pas une apparence… même si tu es magnifique avec ou sans changement, je veux apprendre à mieux te connaître et je sais qu'il y a quelque chose entre nous deux alors… qu'en dis-tu ? Répéta-t-il, s'avança pour prendre ses mains dans les siennes. On pourrait y aller doucement en devenant amis d'abord.

Felicity le regarda durement la tête haute, il lui vint que peut-être il s'était grandement trompé à son sujet. Honteusement, Oliver avait été persuadé qu'elle était fragile et délicate mais… la femme devant lui rayonnait d'une force à toute épreuve et d'une fougue impressionnante, encore une fois, il l'avait jugée trop vite. Elle soupira lourdement et le regarda longuement, elle l'avait regardé de la même manière juste avant qu'ils ne couchent ensemble, comme si elle l'évaluait.

_ Je te pardonne parce que tu as l'air de sincèrement t'en vouloir, Oliver. Je ne devrais pas te l'avouer par orgueil mais tu m'as fait du mal en partant de cette manière, que tu me dises que tu ne cherches pas de relation sérieuse alors que Tommy m'a rabâcher les oreilles en parlant de ta soit-disant envie de te caser…

Elle s'arrêta de parler pendant une minute et détourna le regard. Oliver sentit son estomac se tordre de malaise et de culpabilité, sa prise sur ses mains se desserra brièvement.

_ Il ne m'a pas fallut être un génie, ce que entre parenthèse je suis, pour comprendre que de relation sérieuse c'était avec moi en particulier que tu n'en voulais pas, beaucoup de raisons me sont directement venues en tête, la plus logique était ma façon d'être et mon apparence pas assez glamour, ça m'a fait du mal, beaucoup, même si j'ai essayé de me dire que au moins je m'étais amusée… ça faisait longtemps que je n'avais pas couché avec un homme, tu as gratté la démangeaison, rit-elle, ironiquement. Et juste pour qu'on soit bien clair, je n'ai jamais eu honte de moi, je me contrefiche d'être habillée comme ça ou de porter mon pull bien confortable. Ce ne sont que des vêtements, ils ne font pas la personne que je suis.

_ Pourquoi ce changement alors, questionna-t-il, en désignant ses vêtements et ses cheveux. Et je le répète, je m'en contrefiche aussi, je pense que tu es géniale et belle et intelligente peu importe ce que tu portes.

Oliver remarqua ses pommettes rosirent légèrement et lui fit un sourire plein de dents.

_ Je l'ai fait pour donner un coup de pouce énorme à ma carrière et signer un contrat pour enfin mettre mon projet au service de ceux qui sont dans le besoin, finit par dire Felicity, avec fermeté mais passion. Les gens ne me prenaient pas au sérieux professionnellement, j'étais tout le temps reléguer comme la fille trop rêveuse et ça me rendait dingue. Ce qui est arrivé avec toi m'a fait comprendre que peu importe quoi, je serais toujours jugée et que je me dois de présenter un front professionnel impeccable. Un investisseur regarde d'abord le visage de son investissement avant toute chose, et ce visage c'est moi. Dans le grand schéma des choses c'est un petit prix à payer pour obtenir ce que je veux.

_ Je ne sais pas quoi te dire à part que je suis vraiment désolé, Felicity, ce n'était pas du tout mon intention de te faire du mal…

Felicity repoussa gentiment ses mains et tapota son bras.

_ Je m'en doute, Oliver, et c'est pour ça que je te pardonne. Tu n'es pas quelqu'un de méchant, juste stupide.

_ Merci, sourit-il, malgré l'insulte. Je te promets que tu ne le regretteras pas-

Felicity ria doucement en secouant sa tête, elle le repoussa d'une main sur la poitrine et eut un sourire en coin. Le soleil se refléta sur elle, plus particulièrement dans ses cheveux blonds, lui rappelant cette matinée qu'il avait oh combien regretté et l'éblouit brièvement.

_ Je te pardonne certes, mais si tu veux une seconde chance de ma part, tu vas devoir la gagner, Oliver, je n'aime pas la facilité, tes excuses sont belles mais ça n'efface pas tout, tu as été un vrai connard et tu le sais, à toi de voir, susurra-t-elle, une lueur malicieuse brillant dans ses yeux bleus. Je sens qu'on va se revoir et très vite.

Frappé de stupeur, Oliver la regarda partir d'un pas presque joyeux, bon sang ce qu'elle était sexy et… elle venait de le défier, très bien, si c'était ça qu'elle voulait… il était prêt.


Après cette rencontre, Oliver eu l'impression qu'il voyait Felicity partout, au travail, à sa boutique de café favorite, dans la rue, au restaurant et même chez ses parents. Elle était absolument partout, ne calmant pas du tout son obsession pour elle.

Malgré toutes ses rencontres, ils ne se parlaient presque jamais, elle se contentait de lui sourire en demi teinte et s'en allait la plus part du temps. Oliver avait du mal à comprendre ce qu'il devait faire, Felicity lui avait dit qu'il devait gagner sa chance mais comment pouvait-il faire cela lorsqu'elle l'évitait pratiquement tout en se pavanant devant lui ?

Oliver comprit ce qu'il se passait après une énième rencontre, c'était une sorte de jeu, celui du chat et de la souris, elle lui donnait des occasions et lui, parce qu'il était un imbécile, ratait sa chance à chaque fois.

Il lui fallait intensifier son jeu, sinon il allait perdre avant même d'avoir commencé, Oliver décida donc de lui envoyer un cadeau en guise de premier pas… bien sûr, il se fustigea juste après avoir eu cette idée. Il ne la connaissait pas assez pour savoir ce qu'il lui ferait réellement plaisir, et c'est en réfléchissant longuement qu'il se souvient que lors de leur dîner, elle lui avait brièvement parler de son amour inconditionnel pour les pandas.

Immédiatement, il chercha sur internet tous les sites qui vendaient des objets à l'effigie de ces créatures duveteuses. En passant commande, Oliver se moqua de lui même, il était ridicule, quel genre d'homme offre un coussin en forme de panda à la femme qu'il veut séduire ?

Eh bien ce n'est pas une femme ordinaire, il lui faut donc un cadeau qui sort de l'ordinaire, se réconforta-t-il, en payant les vingt dollars.

Il éclata de rire en voyant qu'ils vendaient des culottes pandas. C'était plutôt sexy, prit de folie il en commanda une, il eut un moment de doute pour la taille mais il fut dissipé rapidement, Oliver se souvenait de sa peau sous ses mains comme si c'était hier, chacune de ses courbes étaient mémorisées dans ses souvenirs et contre ses mains.

Oliver soupira en fermant son ordinateur et se cala confortablement contre le dossier de son fauteuil, ses yeux se fermèrent lentement et Felicity apparut habillée de la même manière qu'il y a deux jours dans un couloir de QC, une minuscule jupe blanche qui serrait parfaitement la rondeur de ses fesses, ses cheveux ondulés caressant ses épaules et surtout son sourire brillant qui illuminait tout son visage… soudainement au lieu de sourire aux visages inconnus qui l'accompagnaient, elle lui souriait à lui en lui faisant signe de se rapprocher, ce qu'il fit sans tarder.

Elle changea de nouveau devenant la femme qu'il avait d'abord rencontrée, son sourire devint timide et nerveux… ses vêtements la quittèrent et ses joues devinrent rouges… Oliver se sentit tomber en avant alors qu'il se penchait pour l'embrasser-

Il grogna en se relevant du sol, l'embarras nageant dans son ventre, il avait vraiment passé l'âge de tel fantasme.


Six jours plus tard.

Oliver sourit aux nombreux clients qui s'amusaient dans l'espace VIP du Verdant, ça pouvait sembler étrange mais il se sentait plus fier de son club que de l'entreprise dans laquelle il travaillait depuis prés huit ans, pratiquement tous les jours et presque pas vacances. Peut-être parce qu'il l'avait créé… c'était son œuvre, ses idées qui avaient pris vie, son travail acharné… et à Tommy bien sûr, son meilleur ami était indispensable mais… c'était son idée, son bébé, faute d'un meilleur terme.

Son cœur se gonfla de fierté en voyant les dizaines de personnes qui dansaient sur la piste de danse, le DJ faisait un très bon boulot, pensa-t-il, en dodelinant sa tête au rythme de la musique.

Il descendit les escaliers et salua le videur qui ne laissait monter que les clients privilégier, deux femmes l'agrippèrent en lui proposant de boire avec elles à leur table dés qu'il posa le pied dans la partie basse du club, Oliver eut du mal à se défaire de leurs prises, elles étaient fortes mine de rien, il refusa aussi poliment que possible. Déçue mais pas sans espoir, l'une des deux lui glissa un morceau de papier avec son numéro écrit dans la main.

Se dirigeant vers le bar, Oliver commanda au barman un verre d'eau, cela faisait partie d'une des règles qu'il respectait sans incartade, il ne buvait jamais d'alcool au Verdant, il n'était après tout pas là pour s'amuser… du moins pas comme la plus part des autres gens présents dans le club.

_ Ollie ! Hurla la voix tout à fait reconnaissable de son meilleur ami. Mon pote !

Oliver se retourna lentement en secouant sa tête, vingt-cinq ans qu'il connaissait Tommy et ce dernier n'avait pas changer d'un pouce, toujours le même gars bruyant et excentrique mais avec le cœur à la bonne place.

Il se figea en remarquant la femme à laquelle Tommy était fermement accroché… Felicity. Magnifique et sexy Felicity. Cette robe avait été faite spécialement pour elle, pensa Oliver, les yeux grands ouverts. Sa mâchoire se décrocha alors qu'il la regardait de haut en bas, dorée et pailletée ainsi que terriblement courte et moulante, des petites fentes se trouvaient sur le haut de ses cuisses. Ses jambes légèrement halées paraissaient longues à l'infini et parfaitement galbées grâce à ses sandales à talons hauts en cuir métallisé, sa taille si fine qu'il aurait facilement pu l'entourer de ses deux mains seulement. Le tissu voilé remplis de paillettes ne laissait que peu d'imagination à l'esprit tout en laissant juste ce qu'il fallait de mystère, Oliver l'avait vue nue et se souvenait de chaque détails de son corps pourtant ce fichu mystère était sur le point de le rendre fou.

Elle était tout bonnement magnifique. A couper le souffle.

_ Hey, dit-il, légèrement étranglé.

_ Bonsoir Oliver.

Felicity lui sourit avec ce petit air de malice incroyablement sexy qui lui donna encore plus chaud, il tira sur le col de sa chemise en soufflant, c'était vraiment injuste.

_ … la première fois que Felicity vient, je lui ai fait faire le tour du club, disait Tommy avec animation. Elle adore la décoration, tu savais que le vert c'est sa couleur préférée… tout comme toi, Ollie, c'est fou toutes les choses que vous avez en commun, n'est-ce pas ?

_ Le club est vraiment très beau, complimenta Felicity, en ignorant royalement Tommy. Les lumières vertes qui illuminent les murs sont spéciales, j'adore l'effet industriel, ça donne un genre un peu rebelle.

_ C'était le but, tous les autres clubs se ressemblent, noirs ou rouges, velours ou modernes… je voulais quelque chose de-

_ Différent ?

_ Exactement, acquiesça Oliver, lui souriant. J'aime ce qui est différent, c'est mon truc.

Elle leva un sourcil en penchant la tête sur le côté, le mouvement tout à fait adorable lui rappela leur première rencontre. Son corps se déplaça, attirant la lumière jaune des lampes suspendues au dessus du bar, elle étincela de milles feux et la bouche d'Oliver s'assécha.

_ Je vois ça, fut sa seule réponse.

_ Patron ! Appela un des employés, en venant vers eux précipitamment. Patron, on a un souci, des clients VIP veulent prendre dix bouteilles de champagnes, le plus chère… mais on en a pas autant en stock, qu'est-ce qu'on doit faire ?

_ Ah les riches, soupira Tommy avec dépit. Ils veulent toujours se faire mousser, je m'en occupe, Dan, arrête de paniquer comme ça.

_ Merci patron, vous êtes un sauveur !

Dan le serveur s'en alla tout aussi vite qu'il était venu, Tommy se tourna vers Felicity et tapota son bras.

_ Je m'occupe de ça et je reviens, ok ?

_ Oui vas-y, tu n'as pas à t'inquiéter pour moi, je vais bien, Tommy.

_ Oh mais je m'inquiète, contra Tommy, secouant sa tête. Dés que je vais m'éloigner les vautours seront là en moins de deux… avec la paire de fesses que tu as, ils vont même se battre entre eux, j'en suis sûr.

_ Tu sais qu'un frère n'est pas censé remarquer les attributs de sa sœur, non ? Ni même les tâter…

Qu'es-ce que… ? Oliver regarda les deux amis se chicaner avec stupeur, Tommy avait fait quoi ? Un horrible filet de jalousie se faufila à travers lui, sa prise sur son verre d'eau se resserra douloureusement.

_ Heureusement, je ne suis pas ton vrai frère et j'étais obligé de toucher, c'était pour la science ! Se défendit son meilleur ami en levant les mains au plafond dramatiquement. Ollie reste avec Felicity et fait fuir n'importe quel idiot qui veut la draguer, je compte sur toi, mon pote ! Comme si c'était Thea.

_ Je n'ai pas besoin qu'on me surveille, s'indigna la blonde, tapant du pied brusquement avant de se rendre compte de ce qu'elle avait fait et de rougir, ce qui la rendit encore plus adorable aux yeux d'Oliver. C'est à moi de décider si je veux me faire draguer ou pas !

_ La dernière fois que je t'ai laissée seule à une fête, tu as finie à l'hôpital après avoir manger un brownie aux noisettes et tendrement fourré au cannabis Felicity, alors excuse-moi si je suis méfiant.

_ Je n'ai plus dix-neuf ans Tommy, je suis une femme adulte et indépendante, parfaitement capable de prendre soin d'elle-même !

_ Je vais rester avec elle mon pote, coupa Oliver avec un hochement de tête, il se tourna ensuite vers la blonde. Parce que j'ai envie de discuter avec toi, on pourrait boire un verre, j'ai un excellent rouge que je garde précieusement pour les clients spéciales, alors ?

Il savait qu'elle ne pouvait pas refuser un bon verre de rouge, c'était son pêcher mignon, elle le lui avait dit. Effectivement, un regard d'envie passa dans ses yeux et elle eut l'air terriblement indécise avant de capituler avec un gémissement quand il lui mima le nom du vin.

_ D'accord mais seulement pour le vin, pas pour que tu puisses me surveiller.

_ Promis juré, Felicity.

Oliver regarda Tommy s'éloigner avec contentement. Il ne s'était pas attendu à voir Felicity aujourd'hui mais c'était une sacrée bonne surprise et l'avantageait certainement.

Il héla le barman en lui disant d'aller chercher le vin de grande valeur dans la réserve à l'arrière, ce dernier leur servit deux verres pleins du liquide rouge carmin en laissant la bouteille de Lafite Rothschild juste sur le côté. Il lui donna le verre, Felicity amena la lunette à son nez et renifla le vin avant de le faire tourner d'un mouvement pratiqué, il regarda avec attention le vin couler entre ses lèvres brillantes, elle gémit savourant clairement le goût exquis, Oliver respira profondément en trempant ses propres lèvres dans son verre. Étant donné l'occasion unique, ce n'était pas grave si il enfreignait sa règle. Pour cette femme, il était prêt à en enfreindre des règles.

_ Alors…

_ Merci pour le coussin… je l'adore, avoua-t-elle, d'un air étrange, ses yeux bleus braqués sur lui. Je ne m'attendais pas à un tel cadeau réfléchi de ta part ou même un cadeau tout court, mais je te pensais plus… cliché.

_ Cliché ?

_ Oh tu sais, des fleurs, de la lingerie ou même des chocolats… quoique si tu veux m'envoyer du chocolat hyper chère ne te retiens pas, parce que j'adore ça.

_ D'accord je le garde en tête mais je suis content que le coussin te plaise, je me suis creusé la tête pour trouver le cadeau parfait… je voulais que ça soit quelque chose que tu aimes toi, pas-

_ Ce que n'importe quelle femme peut aimer ?

_ Oui.

Ils se regardèrent un long moment buvant leurs verres dans un silence relatif qui n'était heureusement pas gênant, la musique battait son plein en arrière plan, son regard tomba à ses lèvres couleur pèche dont quelques particules dorées brillaient de manière hypnotique, qu'est-ce qu'il ne donnerait pas pour les embrasser juste encore fois. Par moment, Oliver avait l'impression d'avoir encore le goût de ses lèvres sur les siennes. Son cœur se mit à battre plus rapidement en entendant une musique plus lente et sensuelle, c'était le bon moment, court et simple.

Felicity, veux-tu danser avec moi ?

Parfait.

_ Felicity, veux-tu... tu voudrais danser ? Avec moi ? Parce que c'est ma chanson préférée... hum, du moment.

En théorie seulement, apparemment. Ce n'était pas sa chanson préférée, du moment ou tout court. Il la regarda avec anticipation et puis nervosité, d'accord, elle allait dire non, il le sentait. Felicity semblait incroyablement surprise par sa demande et restait silencieuse, confortant son sentiment et la gêne pointa son nez. Mais alors qu'il allait se rétracter et trouver une excuse, elle lui attrapa la main et se dirigea vers la piste de danse avec une rapidité étonnante étant donné les talons vertigineux qu'elle portait.

Ils se cognèrent contre les nombreux corps en sueurs qui se frottaient les uns contre les autres, des mains les touchèrent brièvement d'autres les attrapèrent, Oliver repoussa sans ménagement le bras d'un homme autour de la taille de Felicity et la serra contre lui, faisant barrage de son propre corps. Rapidement la musique, la chaleur et l'atmosphère eurent bon d'eux et leurs corps se mouvèrent, d'abord timidement, Oliver ne savait pas trop où il devait et pouvait mettre ses mains et elle était plutôt raide, se balançant doucement en rythme avec la chanson.

Puis quelque chose changea parce que Felicity se retourna, elle prit ses mains et les plaça sur ses hanches avant de bouger plus fort et surtout plus sensuellement, elle leva ses bras et fourra ses doigts dans ses cheveux courts, imitant les gens autour d'eux, Oliver la suivit sans plus tarder et balança ses hanches contre les siennes. Sa lente et douce torture commença de cette façon, avec ses fesses se frottant sur le devant de son pantalon de plus en plus fermement, les mouvements s'accentuèrent encore plus quand son corps se mit à répondre à la stimulation intense, c'était plus fort que lui, il ne pouvait pas se retenir, pas quand la femme qui l'obsédait se mouvait comme ça contre lui.

Et Felicity, eh bien, elle en profitait clairement pour le torturer. Décidé à ne pas trop se laisser faire et porté par la musique électrique, Oliver lâcha ses hanches et pressa son bras sur son ventre tandis que son autre main taquinait l'ourlet de sa robe, il approfondit vivement le mouvement de son bassin pour mieux correspondre avec elle.

Sa soit-disant chanson préférée se termina mais aucun d'eux ne prit la peine de le remarquer ou même de s'arrêter.

Il appuya son visage contre sa nuque après avoir balayer ses cheveux ondulés sur le côté, il respira profondément son parfum tout en essayant de ne pas céder aux électrochocs de plaisir qui le parcourrait, c'était la même odeur délicieusement fruité qui lui avait retourné le cerveau lors de cette fameuse nuit ce qui, en toute honnêteté, ne l'aida vraiment pas. Oliver laissa son souffle entrecoupé se répercuter sur son oreille pour qu'elle entende l'effet qu'elle lui faisait après avoir abandonné sa retenue. Felicity frissonna et des halètements étranglés s'échappèrent de sa bouche alors qu'elle rejetait la tête en arrière, tirant sur ses cheveux et lui tendait son cou, il ne se fit pas prier et embrassa sa peau offerte avec une lenteur qui contredisait l'urgence qu'ils ressentaient tous les deux à l'intérieur d'eux.

Mais alors qu'Oliver s'apprêtait à glisser sa main sous sa robe, il vit Tommy venir vers eux et se mettre à danser aussi, complètement ignorant de ce qu'ils étaient entrain de faire, et lui voler Felicity, qui sembla totalement l'oublier et se jeta sur son meilleur ami avec un rire joyeux. Sa déception fut si grande qu'il arrêta de bouger et resta planté au milieu de la piste de danse comme un piquet, il était sur le point de partir retrouver son bar et sa bouteille de vin scandaleusement chère quand Tommy passa son bras sur ses épaules et le poussa contre lui tout en continuant de se balancer, Felicity de l'autre côté de lui.

_ Je suis tellement heureux d'être ici avec mes deux personnes préférées dans le monde, hurla Tommy, serrant son bras autour de son cou avec trop de zèle et d'enthousiasme. Je vous aime, les gars !

Oliver lui lança un regard de pur abattement et secoua sa tête.

Quel idiot.


Quelques jours plus tard.

_ Je veux que tu fasses attention, Oliver, le mit en garde son père, sévèrement. C'est important que tu ne gênes pas la réunion comme la dernière fois.

_ Ça risque pas, grommela Oliver, lui jetant un sale regard dés qu'il eut le dos tourné.

Son père et lui s'entendaient parfaitement bien… en dehors de l'entreprise uniquement, parce que à l'intérieur, c'était la guerre, Oliver ne savait même pas pourquoi, Robert détestait chacune de ses décisions et le réprimandait à chaque fois en trouvant toutes les failles possibles à ses idées.

Oliver n'avait pas la moindre idée de quel était son fichu problème.

Les membres du conseil arrivèrent doucement et s'installèrent dans leurs chaises respectives discutant entre eux. Oliver, à la gauche de son père, regardait tout ce petit monde d'un air profondément ennuyé, il ne comprenait pas l'exacte but de ses réunions, ils parlaient tous du même sujet à chaque fois sans exception. Pourquoi pas faire une réunion tous les trois mois ? Ça serait beaucoup plus malin et causerait moins de perte de temps inutile. Surtout pour lui.

Oliver se redressa en voyant que la porte se fermait, ça allait commencer visiblement mais une chaise restait vide… qui n'était pas encore arrivé ? Il regarda les membres et les compta, ils étaient tous là, alors qui… ?

Son souffle se bloqua dans sa gorge en voyant Felicity marcher à travers les murs vitrés à vive allure, sa queue de cheval était de retour ainsi que ses lunettes qu'elle ne quittaient plus ces derniers temps, une piles de dossiers sous le bras, elle entra en s'excusant de son léger retard et illumina toute la salle de son humble avis. Elle s'assit rapidement rangeant ses dossiers alors que la réunion démarrait, les voix monotones des membres du conseil d'administration fondirent dans l'arrière plan alors qu'Oliver la regardait du coin de l'œil.

Il ne l'avait plus revue depuis la soirée au club, même si elle avait encore moins quittée ses pensées et ses rêves la nuit, cette danse avait ravivé un feu en lui qui ne voulait pas s'éteindre, Oliver pouvait encore la sentir contre lui, hanches contre hanches, ses mains dans ses cheveux et son parfum. Inexplicablement son regard tomba sur ses mains, observant chaque détails des doigts fin et agile, ses ongles étaient colorés en bleu ciel, elle possédait de très belles mains, pensa-t-il, distraitement, en imaginant les toucher, embrasser ses phalanges.

C'est en l'entendant parler qu'il reprit contenance et se concentra, il avait raté le début de la conversation et avait du mal à comprendre l'étrange tension qui régnait désormais dans la salle de conférence.

_ Mademoiselle Smoak, soupira doucement son père, en secouant la tête d'un air paternaliste. Je pense que votre jeune âge vous rends clairement naïve, ce projet est impossible économiquement… il est impossible tout court.

_ Je pense, commença Felicity, sèchement. Que c'est au contraire votre âge plutôt avancé qui vous bloque… économiquement et tout court.

Son père ria mais c'était clairement forcé, Oliver sentit l'admiration grimper en lui, ses lèvres s'élargirent d'elles-même en un sourire impressionné.

_ OST est rempli de sang frais avec des idées neuves et ingénieuses, continua la blonde dans sa lancée. Un de nos meilleurs ingénieurs, Curtis Holt, a créé cette puce miraculeuse, une puce qui peut permettre à une personne paraplégique de remarcher si sa colonne vertébrale n'est pas entièrement cassée. Ce miracle a été créé tout en respectant la nature et à un budget incroyablement léger par apport au travail accompli. Ce résulta provient de plusieurs années de travail acharné et de recherches, c'est ce projet qui a donné vie à la batterie qui tous s'arrachent actuellement.

_ Très bien, Mademoiselle Smoak, je trouve ce projet incroyable mais comment savons-nous si cela marche réellement ? Demanda Walter Steele, avec un sincère intérêt. Avez-vous une preuve ? Des résultats ?

_ Bien évidemment, Monsieur Steele, sinon pourquoi aurais-je pris cette peine ? La preuve est devant vous, je suis la première personne à avoir utilisé la puce, elle est la raison pour laquelle je marche aujourd'hui devant vous.

Pour prouver ses dires, Felicity se leva et ouvrit un des dossiers, elle sortit une dizaines de feuilles qu'elle donna à tous les membres du conseil, Oliver ne prit pas la peine de regarder le tas de feuilles posé sur la table, non, son regard ne pouvait pas quitter la femme devant lui. Il l'écouta raconter son histoire le cœur battant sourdement dans sa poitrine, elle avait été renversée par un chauffard ivre en pleine matinée, l'accident avait été très grave et elle n'en était pas ressortie indemne. Des lésions à la colonne vertébrale paralysait ses jambes, irréversible selon les médecins. C'était écrit noir sur blanc dans le dossier médical en face de lui.

Si il l'avait trouvée incroyable auparavant, il était maintenant coi d'admiration pour elle. D'après les dates, Felicity avait été paralysée à tout juste vingt et un ans, ça avait dû être tellement dur de voir sa vie prendre une telle tournure tragique pourtant elle était là, la tête haute et prête à se battre pour améliorer la vie d'autres gens.

_ Mon ami et collègue, Curtis Holt, a travaillé d'arrache-pied durant plus d'un an pour trouver une solution à mon malheur, cela fait un an et demi que je suis de nouveau sur mes deux jambes, je veux faire profiter ce miracle à d'autres gens. Je suis là pour donner vie à ce projet avec l'aide et les ressources du Queen Consolidated, pour changer et améliorer la vie des gens, uniquement cela. Dans le cas contraire, Monsieur Queen, il est bien stipulé dans notre contrat que je peux facilement rompre notre accord sans dommage et intérêt pour moi.

Son père se renfrogna, la colère brillant dans son regard, il regarda un à un les membres du conseil, la plus part avaient l'air indécis. En revanche, d'un autre côté, Felicity sembla grandir de plusieurs centimètres sous les regards fixes. Oliver sourit brièvement en décidant d'y mettre son grain de sel, au diable les réprimandes de son père, ce projet valait le coup et pas seulement pour l'intérêt de QC, ça passait clairement au second plan. Si cela pouvait aider des personnes désespérés, il devait faire quelque chose pour l'appuyer.

_ Personnellement, je pense que c'est l'un des projets les plus incroyables qui a déjà été présenté ici, intervient Oliver, en se redressant. Nous avons devant nous une réussite flamboyante avec un projet unique, si cela marche et je sais que c'est le cas étant donné que nous avons la preuve, la réputation du Queen Consolidated ne sera plus à refaire. Peut-être que nos principales bénéfices ne viendront pas de là mais je n'ai aucun doute qu'on sera encore plus riche que maintenant mes amis, finit-il sur une note d'humour, sachant pertinemment que c'était cette partie qui allait convaincre une bonne majorité.

Son intervention dérida plusieurs membres indécis qui hochèrent la tête, prêt à donner leurs accords pour lancer la procédure, Oliver sentit plus qu'il ne vit la rage de son père sur lui parce que ses yeux étaient concentrés sur Felicity qui l'observait, la surprise brilla sur son visage mais rapidement ses yeux ses plissèrent suspicieusement, elle finit par accorder son attention à Monsieur Jones dont le frère était en fauteuil roulant depuis des années.

Le vote fut rapide, sur les seize membres du conseil douze votèrent oui, dont le précieux Vice-Président de son père, Ray Palmer, cet idiot arrogant qu'Oliver détestait et non il n'était absolument pas jaloux du grand amour que vouait Robert à cet imbécile. Bien sûr que non, pour quelle raison le serait-il ? Après tout, ce n'était pas comme si son père prenait un malin plaisir à toujours faire passer l'avis de Palmer avant le sien ainsi que ses projets…

La réunion se termina et tous se levèrent, quelques poignées de mains s'échangeant dans la foulée, en dehors de la salle Oliver se retrouva face à Felicity qui tenait ses dossiers devant sa poitrine d'une manière défensive, elle semblait prête à se battre et Oliver regarda derrière lui pour chercher avec qui mais ne trouva personne, visiblement c'était lui son problème.

_ Est-ce que tu as soutenu mon projet parce que tu le trouves vraiment incroyable ou c'est parce que tu veux coucher avec moi ? Attaqua-t-elle, sans détoure.

L'indignation se manifesta en lui immédiatement.

_ J'ai déjà couché avec toi, rétorqua-t-il, en croisant ses bras sur son torse. Et pour qu'on soit clair, Felicity, je ne soutiendrais jamais un projet juste pour du sexe, j'étais sincère dans mon enthousiasme parce que je comprends ton envie, ton besoin, de changer la vie des gens, c'est pour ça que je suis encore ici, la seule et unique raison.

Ses épaules s'affaissèrent et elle se dégonfla en détournant le regard, Oliver enfonça ses mains dans ses poches la déception rampant en lui, il ne s'attendait pas à ce qu'elle ait une si mauvaise opinion de lui.

_ Je suis désolée Oliver, c'était… vraiment stupide de penser ça… désolée.

_ Excuses acceptées, mais à une condition !

_ Laquelle ?

_ Tu viens boire un café avec moi maintenant… ?

_ Ça me semble équitable, dit-elle, en riant. Montre le chemin.

_ Tu as un don pour détruire les hommes à l'ego surdimensionné, gloussa Oliver, buvant une gorgée de son café noir brûlant. La tête qu'a fait mon père… si j'avais pu j'aurai pris une photo pour immortaliser ce moment glorieux.

_ Je te dirais bien que c'est naturel mais ce n'est pas le cas, ton père n'est pas le premier crétin sexiste et arriéré auquel j'ai dû faire face durant ma carrière, c'était pire lorsque j'étais en fauteuil roulant.

Malheureusement, Oliver n'avait aucun mal à l'imaginer, les hommes dans le monde des affaires étaient des porcs dominés par leurs orgueils et leurs arrogances, une femme comme Felicity jeune et mignonne n'avait pas sa place dans leur monde selon eux, surtout pas une idéaliste pleine d'ambition.

_ Je t'admire, Felicity, malgré ce que tu as traversée, tu es là, à te battre pour rendre le monde meilleur, ton courage et ta force sont impressionnant.

_ Merci, murmura-t-elle, ses yeux s'humidifiant légèrement. Ce n'est pas facile tous les jours mais ça en vaut la peine, c'est très important pour moi.

Elle se détourna et prit une profonde inspiration, Oliver lui tendit le biscuit qu'il avait acheté pour lui avec un sourire réconfortant, Felicity semblait être le genre de personne qui était mal à l'aise d'afficher ses émotions devant autrui, il la comprenait parce qu'il n'était pas bien différent, avec le temps cependant, il avait appris que certaines fois il était bon de dire ce qu'on ressentait réellement sans faire semblant de toujours aller bien.

Ne voulant pas qu'elle soit mal, Oliver changea de sujet et comme lors de leur rendez-vous la discutions s'entama facilement, son sourire s'agrandit en la voyant s'animer joyeusement en parlant de ses collègues qui étaient aussi ses amis même si ils ne se voyaient pratiquement jamais. Chacun avait sa propre vie à vivre après tout, lui dit-elle, en s'éteignant doucement mais elle se reprit rapidement et lui raconta l'une des mésaventures qu'elle avait subie dans un laboratoire il y a quelques temps.

_ Ta chemise a pris feu ? S'écria-t-il, incrédule. Mais… tu n'as pas été blessée ?!

_ Non, dieu merci, non, un vrai coup de chance mais j'ai dû enlever ma blouse blanche et ma chemise devant tout le monde, c'était comme… tu sais quand tu fais ce rêve que tu te retrouves nu devant tes collègues sans aucune raison et que tu meurs de honte ?

_ Ça a dû être le plus beau jour de leurs vies à ces pauvres gars.

_ Tu n'es qu'un idiot, se moqua Felicity même si elle hocha la tête, un peu à contrecœur. Bon je dois avouer que j'ai eu de nombreuses propositions ce jour-là.

Ils se sourirent lentement, se perdant dans le regard de l'autre, est-ce qu'ils avaient un de ses… moments ? Oliver était sûr d'en avoir entendu parler à la télé dans un film ou une série romantique que Thea regardait durant son adolescence, il n'en avait jamais fait l'expérience avant aujourd'hui. C'était une sensation intéressante. En bien, vraiment bien.

La conversation reprit après que leur concours du regard le plus intense ce soit fait interrompre par un groupe d'adolescentes qui crisaient sur un dénommé Charlie et son regard de braise. La discutions se concentra principalement sur l'implant vertébrale. Oliver était sincèrement curieux de connaître les détails sur la procédure, même si il ne comprenait pas tout ce qu'elle disait, certains mots lui étaient même inconnus.

Elle lui donna des détails plus intimes sur son accident, lui parlant de la dureté des jours post-opération, ça avait été les plus durs pour elle. Sa mère, qui avait fait le déplacement de Vegas, avait été encore plus désespérée qu'elle et n'avait pas réussie à l'aider et la soutenir. Felicity parla à contrecœur de son ex petit-ami qui était parti du jour au lendemain en lui tournant le dos, ne supportant pas sa nouvelle situation. Oliver avait tenu sa main dans la sienne en signe de soutien, essayant de faire reculer la colère qu'il ressentait pour cet homme.

Si ça avait été lui son petit-ami, il ne l'aurait jamais abandonnée, peu importe le fauteuil roulant.

_ Tommy a été le seul à ne pas me faire sentir encore plus mal, il m'a dit que j'étais la fille la plus forte qu'il connaissait et que si quelqu'un pouvait s'en sortir avec la tête haute c'était moi. Il m'encourageait et poussait mon fauteuil en faisant semblant que c'était une sorte de moto tout terrain. Je peux dire honnêtement que sans son soutien et son amour, je ne serais pas devenue la même femme. Il est mon frère dans tout sauf le sang.

_ Il est génial, même si des fois j'ai envie de l'étrangler, avoua Oliver, en riant tout en étant ému.

_ Tu es génial aussi, tu sais… pas beaucoup de gens apprécient de parler d'un sujet aussi lourd, merci de m'avoir écoutée, ça fait du bien.

Le sourire qu'elle lui fit lui donna l'impression qu'il était sur le point de s'envoler de son tabouret, elle était tellement jolie lorsqu'elle souriait de cette façon, surtout quand s'était dirigé vers lui. La joie et l'émerveillement sur son visage en lui racontant ce qu'elle avait ressenti en sentant ses orteils bougés pour la première fois en deux ans, une semaine après l'opération pour lui implanter la puce, l'avait fait sourire de tendresse, son cœur se gonflant d'affection face à son bonheur.

_ Je ne peux qu'imaginer le sentiment incroyable que ça doit avoir été.

_ Indescriptible, pour les autres gens ça semble stupide de se mettre dans un état pareil pour seulement une sensation… quand mon gros orteil a bougé, j'ai éclaté en sanglots… des sanglots hystérique. Je riais et pleurait en même temps, mon ami a voulu qu'on me donne un calmant tellement il était effrayé par moi.

Après presque une heure son téléphone sonna et elle dut s'en aller, la déception était clairement écrite sur son visage, réjouissant partiellement Oliver, qui lui aussi était déçu de son départ. Il l'avait regardée partir, sentant la solitude pesé sur lui à chaque pas qu'elle faisait loin de lui. Que diable lui arrivait-il ? Il soupira et contempla son café-

_ Bouh ! Hurla une voix familière derrière lui.

Oliver sursauta violemment et renversa son café désormais froid, il porta sa main à son cœur qui battait à tout rompre.

_ Non mais ça va pas la tête, jura-t-il avec colère. T'es dingue ou quoi ? J'aurais pu avoir une crise cardiaque merde alors !

_ Je peux savoir ce que tu fais, Oliver ?

_ Je bois un café.

_ C'est ça prends moi pour une imbécile, ironisa Joanna, la petite-amie de Tommy. Qu'est-ce que tu faisais avec Felicity ?

_ Je buvais un café avec une amie.

_ Bien sûr, prends-moi pour une idiote, je te connais, Oliver, et je connais aussi ce petit sourire séducteur que tu lui as donné.

_ Je ne vois pas de quoi tu parles Jo, je souris à tous mes amis de la même manière.

_ C'est faux ! Tu veux clairement la séduire mais pourquoi ? Je croyais qu'il n'y avait rien entre vous, que c'était juste… comment déjà ? Ah oui, amicale ! Est-ce que c'est parce qu'elle a changé ? S'empourpra-t-elle de colère, ses cheveux bruns volant sauvagement autour de son visage. Tu n'es qu'un-

_ Pourquoi tout le monde pense ça directement ? Je suis si superficiel que ça ? Non, je ne veux pas être avec elle parce qu'elle a changé, j'aimais la personne qu'elle était pas sa manière de s'habiller, je l'apprécie Jo, j'aime son rire surtout le grognement de cochon, c'est adorable. Son sourire est…

Oliver arrêta de parler un instant, son regard se perdant dans le vague, lorsque Felicity lui souriait il se sentait comme l'homme le plus fort de la planète, il se sentait heureux et fier même pour le plus brève des sourires lancé dans sa direction.

_ Oh mon dieu, j'y crois pas ! Oliver Queen est mordu ! C'est un miracle et la justice divine, enfin.

_ Non, je ne suis pas mordu, s'offensa Oliver, le regard sombre. Pas du tout, c'est juste que… je l'aime bien.

_ D'accord, Oliver, je vais faire semblant de te croire. Quand Tommy va savoir ça-

_ Il ne va rien savoir, Joanna ! Tu ne dois pas lui dire, s'il te plaît.

_ Tu veux que je mente à mon petit-ami… pourquoi je ferai ça ? Renifla Joanna en posant deux doigts sur son menton.

_ Parce qu'il est surprotecteur avec Felicity et je ne veux pas qu'il me tue pour avoir couché avec sa presque petite-

Merde, ce n'était pas ça qu'il avait voulu dire, les yeux gris de Joanna s'agrandirent comme des soucoupes et elle cogna son bras avec force.

_ Attends quoi ? Vous avez couchés ensemble ? Oh bon sang… quand ?

_ Le soir de notre rendez-vous, avoua Oliver, se fustigeant mentalement d'avoir laisser échapper ce gros détail.

_ Oh non, ne me dit pas que tu lui as fait le fameux coup de la note le lendemain matin ?

_ Elle s'est réveillée avant que je puisse le faire… je lui ai dit que je ne cherchais pas de relation sérieuse et je suis parti.

_ Et Felicity t'a pardonné ? Et donné une seconde chance ? Demanda-t-elle dubitativement, levant un sourcil.

_ Eh bien... oui et non, elle m'a dit qu'elle me pardonnait mais que je devais gagner ma seconde chance si je la voulais vraiment, c'est que je fais.

Joanna soupira lourdement et posa sa main sur son épaule.

_ Oliver, je… écoute, je ne devrais pas te le dire en soutien à mon amie à qui tu as, sans doute, brisé le cœur mais tu es aussi mon ami, Felicity est… tu ne la connais pas, elle est vraiment rancunière et elle ne pardonne pas, surtout ces choses là. Recule maintenant avant que ça ne soit ton cœur qui soit brisé, conseil d'ami.

_ Tu te trompes Jo, elle me pardonne d'avoir été un idiot et je sais qu'on peut avoir une bonne relation tous les deux, déclara Oliver, empli de conviction et écartant les inquiétudes de son amie d'un simple geste de la main. Tout va bien se passer.

Et il en était absolument convaincu, Oliver savait que ce qu'il y avait entre eux, c'était réel, vraiment très réel.


Ouff, c'était long lol j'espère que, malgré la longueur monstre, vous avez aimé ce chapitre deux, n'hésitez pas à me le dire. Le prochain ne devrait pas être aussi long normalement, avant de poster je passe toujours dessus et finit par rajouter des morceaux et encore d'autres morceaux, ce qui donne ça, donc je ne promets rien.

Je suis curieuse de savoir si vous pensez que Felicity cherche vraiment à se venger ou si elle est honnête avec Oliver ou si... j'en dis pas plus, vous le saurez dans le dernier chapitre.

A bientôt et bon week-end !