A TRAVERS MES YEUX
Depuis la fin de la guerre qui a opposé Lord Voldemort à Harry Potter, mon mari a toujours été considéré comme l'héritier d'une famille de lâches et de pleutres, de Mangemorts qui n'assumaient pas leurs positions ni leurs opinions et préféraient se faire passer pour des victimes plutôt que pour de bon perdants.
Mais dans une guerre, il n'y a jamais de bons perdants. Juste des gagnants et d'autres qui devront s'écraser et s'humilier parce qu'ils n'ont pas été les plus puissants.
Après la guerre, Poudlard n'a plus jamais été pareil et je me souviens des histoires qui circulaient sur tout un chacun et notamment Harry mais aussi Draco. J'avais pris sa défense parce que, à mon sens, il n'avait pas eu tellement le choix. Il avait cherché à s'opposer à Voldemort mais il avait été menacé. En tout cas c'était ainsi que j'imaginais les choses.
Et il s'avérait que je les imaginais bien.
Draco est souvent distant, parfois froid. Il se met facilement en colère et il aime parler de lui, il aime qu'on l'admire et qu'on lui porte de l'intérêt. Mais ce n'est qu'un masque. Et aujourd'hui, alors qu'il serre notre fils nouveau-né dans ses bras, j'ai la preuve qu'il est lui-aussi capable d'amour et de sensibilité. Ses yeux brillent, son sourire est celui d'un père et d'un mari comblé.
Que les mauvaises langues à son sujet aillent donc se faire voir !
