Bon, la suite de Dérangeant. J'ai été vraiment ravie avec vos reviews, bien souvent complètes, qui m'ont vraiment fait chaud au cœur. Je ne le répèterai jamais assez, j'adore quand vous me dites tout ce que vous pensez de ma fic, surtout avec vos estimations.

Ce chapitre va un peu plus bouger, surtout du côté de la « réalité »… Mais j'ai besoin de cela pour arriver là où je veux venir. J'espère que vous apprécierez néanmoins.

Sans plus attendre, je vous laisse lire le chapitre.

« Je préfère l'incinération à l'enterrement, et les deux à un week end en famille avec ma femme. »

Woody Allen


Le lendemain, Harry retourna sur son nouveau lieu de travail. Pour la première fois, il en nota l'enseigne attractive qui surplombait toutes les fenêtres. Ainsi donc le lieu s'appelait le « Chat Doré ». Harry n'y prêta qu'un regard vague, avant de tourner dans la petite ruelle et de pénétrer le bâtiment par l'arrière. Il était un peu plus de cinq heures de l'après midi, et on avait décidé qu'il devait venir tôt pour régler les dernières modalités.

Spencer lui avait également demandé de réfléchir à un pseudo. Un nom qui le caractériserait, et attirerait le regard des clients. Une enseigne pour son propre corps.

Harry avait longuement hésité sur le nom. A chaque fois qu'une idée lui venait en tête, aussitôt un autre nom se superposait à elle, et l'effaçait totalement. Draco. Voilà le nom que lui murmurait son subconscient. Mais il ne voulait pas de ce nom là. Ce n'était pas le sien, il en avait l'intime conviction.

Au bout d'un certain temps de négociations, il avait choisit de se prénommer Harry, de ne pas changer de nom. Il en avait le droit, même si c'était déconseillé. Mais il ne trouvait aucun nom digne de retenir l'attention d'un noble.

En entrant dans la pièce, la lourde odeur de parfum parvint aussitôt à ses papilles et le fit frissonner de dégoût. Et presque aussitôt une jeune femme aux cheveux bruns et au visage anguleux s'approcha, visiblement curieuse.

« Tu es Harry ? demanda-t-elle sans le saluer.

-Oui…

-Je m'appelle Pansy, ici on me surnomme Amortia. Tu commence ce soir ? Spencer nous a beaucoup parlé de toi…

-Oui, je commence cette nuit… Tu sais où est Spencer ?

-Il n'arrivera pas avant une bonne heure au moins ! Il t'a dit quelle serait ta salle ?

-Ma salle ?

-Oui, Harry, ta salle ! Cet établissement est séparé en deux parties, représentées par deux salles. Il y a la bleue et la rouge.

-Ah, oui… Je crois bien être dans la bleue. »

La dénommée Pansy s'interrompit net, fronçant les sourcils, comme si Harry venait de dire la plus grosse bêtise au monde.

« La bleue ? Spencer a dû faire une erreur, tu devrais être dans la rouge… Demandes lui réellement quand tu le verras, c'est impossible que cet idiot se soit trompé, il est peut être Moldu, mais il sait reconnaître les siens, quand il les voit.

-Euh… excuses moi, tu as bien dis, Moldu ?

-Oui , Et ?

-C'est quoi, un Moldu ? »

De nouveau, Pansy fronce les sourcils, avant soudainement de sembler comprendre quelque chose. Elle regarde Harry, les yeux ronds, avant de se détourner précipitamment en murmurant.

« Bon sang, c'est pas vrai ! »

Puis elle se ressaisit et toussota discrètement, avant de relever ses yeux sombres vers Harry.

« Ca n'a pas d'importance. T'en fais pas pour ça, Harry…

-Mais…

-Non, non, ne dis rien. Vas te préparer, en attendant, tu es dans la chambre 12, premier étage, chambre du fond à gauche. »

Et elle partit, sans un mot de plus, disparaissant derrière un petit rideau de fils rouges qui tombaient jusqu'au sol. Harry se retrouva seul, interloqué par cette étrange discussion. Il secoua la tête, décidant de laisser pour le moment ces drôles de paroles de côté, et d'y revenir plus tard. Harry monta alors jusque dans sa chambre, montant les escaliers de bois jusqu'à arriver dans un long couloir vide, dont les innombrables portes fermées témoignaient du nombre d'occupants dans cette demeure.

Il trouva bien vite son numéro de chambre, et entra dans la pièce. Il ferma les yeux, appréciant immédiatement l'odeur d'encens qui y régnait.

Puis Harry rouvre les paupières, l'odeur ambrée bien vite remplacée par celle d'eau de javel et de médicaments. Il est de nouveau dans le rêve, et ses yeux s'ouvrent sans aucun problème.

Près de lui, le rouquin est assit. Il a cessé de pleuré, mais à présent, la maigreur a remplacé ses sillons de larmes. Il est seulement abattu, il n'en peut plus. Harry ne comprend pas pourquoi. S'il aimait la brunette, il aurait pu pleurer un moment, oui, mais maintenant, il aurait dû continuer sa vie, non ? Et si elle s'était suicidée, c'était que quelque chose n'allait pas entre eux…

Harry referme les yeux, avant de les rouvrir et de regarder son visiteur d'un air curieux. Celui ci s'aperçoit de son regard, et tente un maigre sourire qui se termine en grimace.

« L'infirmière m'a dit que tu comprenais ce que l'on disait… C'est un bon signe, Harry, tu sais… On a peut être une chance de te guérir. »

Le guérir ? Mais le guérir de quoi ? Il n'est que dans un rêve à l'odeur étouffante.

« Est ce que tu te souviens de ce qui t'es arrivé, Harry ? »

Harry bat deux fois des paupières. Non. Comment aurait-il pu se souvenir de quoi que ce soit, ce n'est qu'une illusion !

« Ah… Ca veut dire non ? Je… Je préviendrai les médicomages à ce sujet là, on verra s'ils peuvent faire quelque chose. Il faut que tu guérisses, Harry, il le faut. Pour nous, en mémoire d'Hermione, il faut que tu te relèves. »

Mais se relever de quoi ?

Harry rouvrit les yeux dans sa chambre, son cœur battant étrangement la chamade. Ces rêves à répétitions l'inquiétaient beaucoup. Ils étaient irréguliers, mais montraient toujours la même chose… Tout semblait si réel là bas, qu'il craignait un jour de s'y perdre… Que ferait-il dans son rêve le jour où il serait maître de ses mouvements ? Aujourd'hui déjà, il avait réussit à serrer les draps avec sa main gauche.

Il secoua la tête, essayant de penser à autre chose, et son regard passa sur l'horloge murale. Il était six heures, Spencer devait être arrivé. Rapidement alors, il fit volte face, sortant de la pièce pour descendre dans le salon bleu.

Comme il s'y attendait, le dirigeant était là, accueillant un client arrivé trop tôt. Harry resta debout à l'entrée de la pièce, ne sachant s'il devait aller les interrompre. Mais rapidement l'homme quitta Spencer pour aller s'asseoir dans un canapé, et ce dernier se retourna, apercevant enfin Harry. Un sourire éclaira aussitôt ses traits, et il s'avança vers lui avec un air enjoué.

« Ah, Harry ! Amortia m'a prévenu que tu étais arrivé ! Tu as vu ta chambre ? J'espère que ça te convient ! »

Amortia… Ah, oui, la fille qui l'avait accueillit à son arrivée. Harry sourit poliment, gardant les mains derrière son dos, et répondit le plus joyeusement possible.

« Tout se passe bien, merci. Par contre, Amortia m'a parlé d'une chose… Il existe deux salons ici, et elle avait l'air de croire que je devrais aller dans le salon rouge…

-Le rouge ? Tu es certain qu'elle a dit ça ?

-Oui… Qu'a-t-il de spécial ?

-Si tu ignores sa spécificité, je ne crois pas qu'il soit bien mesuré de te laisser y aller… Harry… Je vais te poser une simple question, qui déterminera ton salon, même si je suis persuadé déjà de ta réponse.

-Je vous écoute…

-Oh, tu peux me tutoyer, ici, je préfère qu'il y ait une bonne ambiance entre les membres. »

Entre les membres. Entre les putes, oui.

« Je t'écoute.

-Sais tu qui est Albus Dumbledore ?

-Non. »

Harry avait répondu sincèrement. Ce nom là ne lui disait rien du tout, même pas une vague idée. Il fronça les sourcils devant l'air soulagé de son patron.

« Bien, tu restes dans le salon bleu.

-Qui est-ce, ce Dumbledore ?

-Quelqu'un de très célèbre pour les admis au salon rouge. Ne te préoccupes plus d'eux, à présent.

-Je…

-S'il te plait, Harry, ne me fais pas me répéter.

-Bien.

-Maintenant, remontes dans ta chambre, et prépares toi, il y a des vêtements dans la penderie, je pense avoir prit la bonne taille, et du maquillage dans la salle de bain. Si tu as besoin d'aide, demande à Ethan, ton voisin de chambre, de t'aider, il en sera ravit enchanté ! Mais frappe avant d'entrer dans sa chambre, c'est un conseil ! »

Harry opina rêveusement du chef, indécis. Il allait à présent devoir s'habiller comme une prostitué, et même se maquiller. Etrangement, l'idée ne le dérangeait pas. Peut être juste mettre du maquillage, mais sinon, il n'en ressentait aucune honte… Il retourna vers sa pièce, qu'il trouva cette fois ci sans problème, notant tout de même la présence de la chambre 11, communicante la sienne. Celle d'Ethan, donc.

Il referma la porte de sa chambre derrière lui, et se dirigea immédiatement vers la petite armoire qui contenait tous ses nouveaux effets. Il contempla quelques secondes l'intérieur, avant de saisir un pantalon noir et un haut rouge vermeil. Puis il se sentit partir.

Le rêve, de nouveau. Cette fois ci, quand il ouvrit les yeux, il était seul dans la pièce. Seuls des voix retentissaient dans le couloir, très largement audibles pour lui. Il connaissait les propriétaires de ces voix, qui étaient, à n'en pas douter, deux hommes.

« Comment va-t-il ? demandait le premier, avec un timbre rauque.

-Il dort, mais de temps à autres, il ouvre les yeux, et nous comprend.

-Ca je le sais, Weasley. Je veux dire : Y a-t-il une amélioration, un espoir ?

-Toutes les blessures sont cicatrisées, mais les médicomages ignorent s'il reviendra un jour à la raison… Si tu veux plus de renseignements, demande leurs toi même.

-Ils ne m'ont jamais aimés. Pour eux, je ne suis qu'un petit péteux sans avenir qui a juste ramené son pire ennemi à l'hôpital. Ils rêvent de me voir à Azkaban. Heureusement que les infirmières sont sensibles à la flatterie, sinon, je ne pourrais même pas être ici.

-Pour ce qui est du petit péteux, ils ont raison, mais bon, quand même pas Azkaban.

-J'apprécie ton sens de la solidarité, Weasley, vraiment. Tu as beaucoup maigrit, par contre, tu devrais manger plus.

-Tu sais bien que c'est impossible, sans Hermione.

-Tu connais mon avis sur la question.

-Malfoy ! Elle est morte ! Elle m'a écrit une lettre, j'ai vu son corps !

-Elle ne peut pas être morte, elle est trop intelligente pour ça. Un suicide, c'est stupide. »

Puis les voix se turent. Non, plutôt, Harry sombrait. Il sentait qu'il revenait dans la réalité. Seulement, il voulait écouter encore. Il voulait savoir de quoi parlait réellement ce rêve. Il voulait des réponses à ses questions. Alors, dans un ultime effort, il appela le premier nom qui lui vint à l'esprit.

« Draco… »

Harry ne sut pas si quelqu'un l'entendit, car à peine ces mots s'échappèrent de sa bouche qu'il se réveillait, totalement habillé, et avec un khôl à la main, tentant maladroitement d'en mettre sur sa paupière inférieure.

Son reflet lui envoya l'espace d'une seconde une étrange image. Celle de lui même, souriant machiavéliquement, avec un regard meurtrier.

Il cligna des paupières une fois, deux fois, et tout disparu. Il redevint lui même, avec son air perdu, et ses yeux trop verts. Il soupira, et s'appuya sur le lavabo quelques secondes ayant de relever les yeux. Il n'aimait pas les illusions, cela lui faisait encore plus froid dans le dos que la perspective de vendre son corps.

Il acheva son maquillage, hésitant longtemps sur l'utilité de certains outils. Un homme, même prostitué, ne devait pas avoir à mettre du fard à paupière, ou alors de la poudre orange sur les pommettes… Il en ignorait même le nom.

En revenant dans sa chambre, Harry eut la surprise d'y trouver un homme aux cheveux blonds et au regard bleu, assit tranquillement sur son lit, avec l'air de l'attendre. D'ailleurs dès qu'il vit Harry, il se leva d'un bond, et vint l'enlacer chaleureusement sans que le brun n'ait eu le moindre moyen de le repousser.

« Ah ! Harry, je suis siiiii heureux de te voir !! »

Il se recula enfin, observant Harry de haut en bas, avant d'avoir un sourire satisfait.

« Tu es une perle, effectivement, Spencer n'avait pas mentit. On va enfin pouvoir tenir notre revanche au salon rouge. Ils ont toujours les plus beaux gosses, mais avec toi, et moi, on va pouvoir se venger ! A nous les riches héritiers !

-Euh, excuses moi…

-Oui, chéri ?

-Qui es tu ?

-Oh, je suis Ethan, ton voisin de chambre ! J'ai pensé qu'il serait de bon goût de venir t'accueillir ici. Asseyons nous un instant, veux tu, j'aimerais vraiment faire connaissance avec toi ! »

Harry le regarda un instant, interloqué. Il n'y avait pas de doute, cet individu là, était plein de vie… Et résolument efféminé, à en voir son vocabulaire, et ses mimiques qu'il ne cessait de faire. Il prit néanmoins le temps de l'observer avec plus de précision, avant d'aller s'asseoir avec lui.

Ethan était grand, très grand même, son allure était élancée, presque androgyne, même si au travers de sa chemise blanche, on devinait des courbes absolument masculines. Il arborait un sourire parfait, ses lèvres fines se trouvant accentuées par un simple piercing en bas à gauche.

En prenant place près de lui Harry se rendit également compte d'une chose. Le regard de cet homme était tout sauf idiot.

« Bien, donc comme tu es nouveau, je suis sûr que tout le monde s'est fait un plaisir de t'expliquer seulement à moitié le fonctionnement de cet endroit…

-Euh, j'ai croisé seulement Spencer et Amortia.

-C'est une peste, celle là… Ma plus grande rivale, elle réussirait à rendre hétéro même les Village people. Enfin, elle ne les connaît pas. Il faut que tu saches un truc, Harry… Les gens du salon rouge sont… Un peu fêlé.

-Comment ça ?

-Ils… Je diraient qu'ils ne vivent pas dans le même monde que nous. Ils ont des discussions plus qu'étranges, des personnalités totalement inversées…Bref, aucun d'entre nous ne les comprend. J'ai l'impression qu'en fait, ils font partie d'une sorte de secte… Enfin, tant qu'on ne se mêle pas à eux, il n'y a pas de soucis…

-Tu me parlais d'une rivalité…

-Oui, dans les clients… Nous, le salon bleu, nous rêvons d'avoir certains de leurs clients… Mmmh, c'est Amortia qui les prend à chaque fois, mais ils sont siiii sexy, je te jure, je me damnerais pour les avoir entre les cuisses !

-Oh… Comment sont ils ?

-Beaux. Indéniablement. Et jeunes. Et riches. Un peu le contraire de ceux qui viennent ici habituellement. Quoiqu'on est quand même chanceux. Nous sommes des petits poules de luxe… »

Et tandis qu'Ethan continuait, Harry déconnecta, et son rêve revint devant ses yeux.

Harry ouvre les paupières, et retrouve comme toujours le plafond. Le même, à chaque fois, avec la même petite lézarde en haut à gauche. Il tourne les yeux, et croise un regard gris sur le siège réservé aux visiteurs. Le blondinet est là, et le fixe gravement.

« Salut, Harry. »

Harry ne répond rien, mais cligne une fois des yeux.

« Comment tu te sens ? Mieux ? »

Il ne fait rien. Il ne sent rien, comment pourrait-il répondre à cette question ? Le blond ne se décourage pas, et relance.

« Toutes tes blessures physiques ont été guéries. Tu sais, tu manques à beaucoup de monde. Tu devrais te réveiller, maintenant, le médicomage risque de venir avec un seau d'eau. Mais bon, cela ne marchera pas. Je sais ce que tu as. Tout le monde le sait, mais personne n'ose le dire réellement. »

Harry cherche à froncer les sourcils, mais son geste est trop rapide pour pouvoir être interpréter, aussi le blond continue.

« C'est un blocage. Comment le plus puissant des sorciers se protège-t-il ? Tu étais déjà comme ça à ton arrivée… C'est à toi seul de remédier à cette situation. Toi seul peut te sortir de là. »

Les lèvres du brun bougent toutes seules, et il prononce, presque imperceptiblement.

« Mais ce n'est qu'un rêve… »

Le blond ne comprend pas. Il fronce les sourcils, sort un bâton de bois de sa poche, et murmure quelques mots. La phrase de Harry se retrouve répétée et amplifiée sous le regard surpris de son auteur. L'autre fronce alors les sourcils.

« Mais non, ce n'est pas un rêve… Pourquoi dis tu cela, Harry ? »

Mais il s'interrompt soudainement en entendant une petite mélodie s'échapper de sa poche. Il sort un portable, et, après quelques secondes à regarder bêtement l'écran, il le remet dans sa veste, l'air perdu. Puis il se lève, et murmure.

« Je dois filer… Je reviendrai plus tard. »

Harry ne veut pas le voir partir. Cet homme là détient des réponses et peut lui parler presque normalement. Il réunit toutes ses forces, et juste au moment où le blond s'éloigne, lève la main et la tend dans la direction.

« Draco, non ! »

Puis il se réveille, la voix d'Ethan retentissant à ses oreilles.

« Oui, je trouve qu'un pseudo est bien mieux quand on utilise un simple prénom… Enfin, je veux dire qu'il y a toujours un doute, mais… »

Harry tenta tant bien que mal de reprendre la conversation, notant mentalement le fait que malgré son rêve, il avait dû interagir dans la réalité, Ethan ne semblait pas homme à dialoguer trop longtemps sans attendre de réponse. D'ailleurs, il tournait déjà ses yeux clairs dans sa direction.

« Hum ? Tu as les yeux verts maintenant ?

-J'ai toujours eu les yeux verts…

-Ils étaient noirs il y a un instant… Bah, ce devait être un reflet, ou une ombre, laisse tomber.

-OK… Tu sais à quelle heure nous commençons ?

-Très bientôt. Tu entendras une sonnerie, ne t'en fais pas. Spencer t'a choisis déjà un client pour le début de soirée. Un homme banal, sans trop d'histoires, qui vient seulement là pour une partie de sexe peinard. Je l'ai déjà eut, il ne demande rien d'autre que du bon temps. Parfait pour les débutants… Ah, mais au fait, j'y pense…

-Quoi ?

-Tu n'es pas vierge, au moins ?

-Non, bien sûr que non !

-Ah ouf, je t'avoue que pendant une seconde, j'ai douté… Bon, je vais regagner ma chambre. Reposes toi en attendant, tu as des cernes monstres, et la nuit ne fait que commencer ! »

Sur ces belles paroles, le blond se leva et quitta la pièce. Harry resta longtemps assit sans bouger sur le lit, les yeux dans le vague. Bien entendu, ici c'était la réalité, pourquoi ce rêve lui mettait-il des doutes dans l'esprit ? Et puis, ce blond… Il lui permettait à chaque fois de repousser ses limites de mouvement dans le rêve. Peut être qu'un jour, il réussirait à parler…

Oui, mais toujours la même question survenait alors à son esprit. S'il parlait, s'il parvenait à se lever. Que ferait-il alors ? Et le blond ? Qu'adviendrait-il de lui ?

Il s'allongea sur le lit, les bras étendus en croix, et fixant le plafond blanc.

Tiens, là aussi, il y avait une lézarde, en bas à gauche.

Il ferme les yeux, et quand il les rouvre, l'infirmière est face à lui, avec un sourire désolé. Elle tient un couteau dans sa main, et s'apprête à trancher la gorge de Harry.

Drôle de rêve, décidemment, son cœur bat encore plus vite que dans la réalité tandis qu'il sent une lame froide se poser contre sa peau.

bam bam bam bam...


Voilàà

Oui, je suis coupable de suspense à la fin, comme d'habitude ! Mais que celui ou celle qui n'a jamais fait cela dans ses fics me jette le premier poignard ! Héhé, je vais pas en recevoir beaucoup, vous êtes toutes des sadiques, après, y en a juste qui ne s'assument pas… ;)

Alors maintenant, que va-t-il arriver avec l'infirmière ? ( 3 L'infirmière pleure ? 4, je l'aime … Oups), et comment l'histoire va-t-elle avancer ?

Je prédis une confrontation entre Harry et Draco dans la « réalité »… Avec un petit lemon, mais quant à savoir le reste… Je veux bien des idées, sait-on jamais !

Seulement, je préviens, je vais essayer de poster un chapitre avant la rentrée (8 septembre), mais après, je ne posterai plus très souvent, les études passent avant le reste.

Hanakaya

Septembre 08