Attention : Yaoi et inceste, donc ceux qui n'aiment pas, je ne vous retiendrai pas plus longtemps… bye bye !

Rating : M progressif

Couple : itasasu

Disclamer : les personnages appartiennent bien évidemment à leur créateur, Masashi Kishimoto… je ne les empreinte que pour leur faire subir les actions toutes droit sorties de mon esprit tordu… pas de commentaire XD

Réponse à l'anonyme :

Guest : merci beaucoup pour ton commentaire, mon tout premier pour cette fic ouaaaaaiiiiis ! Comme tu le verras, cette fic sera exclusivement racontée du point de vue de Sasuke. Alors c'est vrai que ça peut sembler un peu exagéré que Sasuke veuille la mort de son frère, je me suis posée la question si je laissais la phrase ou non. Mais comme tu le verras par la suite, il ne le pense pas vraiment. Il était juste dans un moment de profonde frustration et ça lui a échappé. Certaines pensées ne sont pas forcément le reflet de nos réels sentiments. Elles peuvent être fugaces et juste être la cause d'un moment d'énervement (la phrase philosophique de la journée XD). Comme quand on est en colère et qu'on laisse échapper des paroles qu'on ne pense pas réellement. Oula, j'espère que mon explication tient la route. XD

Et alors oui, il y aura plus que de l'amour fraternel (comme je l'ai mentionné en haut). Mais ça ne sera pas avant un looooooooong moment, enfin disons plutôt qu'il faudra un looooooooong moment avant que Sasuke ne s'avoue ses sentiments pour son frère. Eh oui, j'adore les intrigues longues et bien ficelées grrrrrr… hem, bon on se calme XD

En espérant que tu apprécieras la suite !

Merci beaucoup pour les commentaires du premier chapitre, ça m'encourage beaucoup. Sans plus attendre, je vous laisse savourer la suite ! :)

Bonne lecture à tous !


On entend des bruits de pas hâtifs dans l'immense maison. Un enfant aux yeux noirs se précipite vers la porte d'entrée. Elle est là, la personne qu'il a attendue toute la journée. La petite silhouette se jette dans ses bras… des bras si grands, si forts… si chaleureux.

- Grand frère, grand frère, viens jouer avec moi ! C'était comment l'école ? Ça s'est bien passé ? T'as appris quoi ? Montre-moi !

Un garçon magnifique se penche vers l'enfant en lui souriant. Ses yeux sont sombres comme la nuit mais il ne connaît rien de plus doux. Le plus grand est comme le soleil et l'enfant ne veut qu'une chose, briller autant que lui.

- Désolé Sasuke, ça sera pour une autre fois. Je n'ai pas de temps à te consacrer aujourd'hui.

Le plus jeune fait la moue.

- Tu n'es qu'un menteur. Tu m'avais promis qu'on jouerait aux ninjas.

Un sourire indulgent se dessine doucement sur les lèvres de l'aîné. Puis le garçon se relève et il le voit partir… partir loin de lui. Et la lumière et la chaleur aussi. Elles partent, elles partent loin de lui. L'enfant ne veut pas rester seul. Mais le garçon aux yeux si doux se retourne et lui fait un grand sourire.

- Alors Sasuke, tu viens ?

Un sourire radieux prend place sur le visage de l'enfant alors qu'il s'élance à la suite de son grand frère…

Mes paupières se lèvent sur deux gouffres noirs. Aussi noirs que les tiens. Ça faisait un moment que je n'avais plus fait ce rêve. Tu es parti ce matin. Je sais que je ne te reverrai pas avant un bon bout de temps. Tu es retourné là-bas. L'enfant que j'étais n'a jamais voulu comprendre pourquoi tu étais parti loin de lui. Mais moi je sais. Je ne comptais pas autant que je le pensais pour toi. Alors je n'ai qu'à enterrer ces sentiments d'admiration et ne garder que le ressentiment qui me permettra de te battre et de prendre la place que tu m'as volée par ton éclat. C'est très simple d'occulter tout le reste quand tu n'es plus là. La haine vivace qui coulait dans mes veines hier encore va refroidir. Ne restera que cette haine glaciale. C'est elle et elle seule qui me permet de continuer à progresser malgré tout, à ne pas baisser les bras. Et c'est grâce à elle que je vais te battre !

En me préparant, je repense à ce rêve. Ça m'énerve. Je me souviens qu'à cette époque tu étais déjà très occupé. Est-ce que Père te faisait déjà prendre de nombreux cours supplémentaires ? Rien n'est moins sûr. Pourtant, tu prenais tout de même du temps pour jouer avec moi.

Après avoir pris mon déjeuner et m'être préparé, le chauffeur me dépose devant le portail de l'école. J'aperçois une touffe blonde. Tiens, Naruto est déjà là. Jour à marquer d'une pierre blanche. Sa mère n'a pas dû apprécier que son fils rentre dans un tel état chez elle. Elle l'aurait seriné pour qu'il se lève plus tôt aujourd'hui ? Une chose est sûre : à voir sa tête, il a encore du mal avec les restes de la fête. Un rictus moqueur prend place sur mes lèvres. Il ne changera décidément jamais.

- Alors Usuratonkatchi, toujours pas récupéré ?

Il ne lui faut pas deux secondes pour se retourner violemment vers moi et combler la distance qui nous sépare. Visiblement j'ai parlé trop vite, vu la fouge avec laquelle il s'est approché. Il aurait apparemment plus récupéré que ce à quoi je m'attendais.

- Eh Theme, m'appelle pas comme ça !

Il a à peine fini sa phrase que je le vois tourner de l'œil et se rattraper contre le grillage qui entoure l'enceinte de l'école. Mmmh, finalement non, ma première idée quant à son état était la bonne. Mais son comportement ne fait que titiller ma fibre sadique.

- Je ne vois pas pourquoi je t'appellerais autrement. La fête a eu lieu hier. Y a vraiment que toi pour ne pas avoir récupéré.

Ça me fait du bien de pouvoir évacuer mon irritation de la veille. Visiblement je l'ai vexé, vu qu'il boude et qu'il ne répond rien. Du silence. C'est agréable. Ce n'est pas comme avec toi. Avec Naruto, rien que le fait qu'il ouvre la bouche m'énerve déjà.

- Salut vous deux !

Je tourne la tête et croise deux yeux verts. Sakura.

- Salut Sakura !

Mon regard dérive vers Naruto. Son sourire d'imbécile heureux est placardé sur son visage. Décidément, Sakura a une influence irréfutable sur son humeur positive.

- Naruto, tu as vu ta tête ? On voit que tu n'es pas bien à un kilomètre ! Ne me dis pas que tu n'as pas encore récupéré ?

Un sourire étire les lèvres de Naruto.

- Hé hé, tu t'inquiètes pour moi Sakura ? Je veux bien que tu prennes soin de moi.

Le poing de Sakura arrive sur la tête de Naruto. Prévisible.

- Imbécile ! Au lieu de dire de telles bêtises, tu ferais mieux d'aller à l'infirmerie !

C'est sûr qu'avec le coup qu'il vient de recevoir en plus de son aspect cadavérique, il ne risque pas d'être refusé. Et comme à chaque fois, ils continuent à se chamailler. Je me désintéresse vite de ses futilités. Mon regard dérive vers le ciel. A en croire sa couleur et les nuages qui le composent, il va faire beau aujourd'hui... à l'heure actuelle, tu dois être dans ton avion. Je dois arrêter de me faire distraire. Te revoir m'a fait revenir à la réalité. Il faut que je revoie mes objectifs. Je n'avance pas assez vite. Je travaille déjà énormément. Il faut donc que j'optimise davantage mon temps en évitant de le gaspiller inutilement.

- Et ton frère Sasuke ? Comment s'est passée cette soirée entre vous deux ?

La voix de Sakura me ramène à la situation présente. Je croise à nouveau son regard.

- Comme chaque année, rien de particulier.

Réponse succincte. Comme à mon habitude. Je n'aime pas m'étaler en phrases inutiles. Mais elle me sourit avant de porter ailleurs son attention pour saluer d'autres étudiants qui viennent d'arriver. L'adolescence lui a été bénéfique, ce dont je doute pour l'autre baka. Elle a gagné en maturité et n'est plus lourde comme elle l'était avant à me courir après sans arrêt. Il vous arrivait d'ailleurs d'avoir des conversations avant que tu ne partes dans cette école. Il faut dire qu'elle détient une intelligence certaine, même si quelques fois son niveau de stupidité égal facilement celui de Naruto.

- Et alors ? Il va bien ?

Tiens, l'imbécile a visiblement arrêté de bouder. A son tour de prendre des nouvelles. C'est vrai qu'il t'apprécie. Il y a d'ailleurs eu un temps où il lui arrivait de me dire d'un peu plus te ressembler en « arrêtant de prendre tout et tout le monde de haut comme un connard ». Mais il a vite arrêté car à chaque fois ça me mettait hors de moi et je finissais bien souvent par me jeter sur lui. C'est avec une certaine lassitude que je lui réponds.

- Comme d'habitude.

Non. En fait, tu étais un peu plus pâle que d'habitude. Je t'ai bien observé. Tu m'as demandé au bout d'un moment de te poser ma question. Tu n'as même pas eu besoin de tourner la tête. Mais quand je t'ai demandé si tu avais des problèmes de fatigue, tu m'as répondu d'un tond désinvolte que c'était dû à la longueur du voyage. Evidemment, dès que ça te concerne, tu réponds rarement à mes questions. Tes cours te prennent beaucoup d'énergie. Je sais que tu suis un cursus personnalisé, spécialement adapté à tes capacités. Un sourire ironique ourle mes lèvres l'espace d'un instant. Est-ce qu'à ton niveau il y a encore des personnes aptes à te donner des cours ? Ne serait-ce pas plutôt à toi de le faire ? …Je deviens paranoïaque, il faut que je me reprenne. Dire que tu es à peine resté deux jours et voilà l'état dans lequel je suis… Je n'imagine pas ce qui se passerait si tu revenais définitivement au manoir.

J'en suis là de mes réflexions quand la cloche sonne. Toute la journée et les suivantes sont bien semblables. Mon quotidien d'avant ton départ est revenu. Naruto et moi nous disputons toujours autant. Il faut dire que ce blond a une capacité certaine pour ce qui est de me pousser à bout. Ce qui n'est pas le cas de ses autres capacités intellectuelles qui sont nettement en dessous de la moyenne. C'est sûr que sans l'aide régulière de Sakura et Shikamaru, je ne sais pas comment il s'y prendrait pour passer l'année. Je lui ai déjà proposé mon aide mais comme il s'est autoproclamé mon rival depuis la maternelle, il n'accepte jamais… Non. Mon seul et unique rival, c'est toi.

Je consacre mon moindre temps libre à essayer de te surpasser. Le seul qui arrive à me faire sortir de mes études, c'est Naruto. Il faut dire que cet imbécile sait s'y prendre. Il se met sous ma fenêtre et crie jusqu'à ce que je lui hurle que je vais descendre. Ce que je fais assez rapidement avant que tout le voisinage ne soit ameuté. Les premières fois, il n'a pas réussi à éviter les projectiles que je lui lançais, mais ça ne l'empêchait pas de continuer. Ça m'est déjà arrivé d'appeler la police et il a même été embarqué une fois. Mais comme c'est un crétin fini, ça ne l'a pas empêché de recommencer.

J'ai beau passer un temps considérable à accroître mes connaissances et à être le meilleur de l'établissement, je n'arrive toujours pas à te dépasser. Et j'enrage. J'ai l'impression que plus je progresse, plus le gouffre entre nous s'agrandit. Lors des soirées mondaines auxquelles je suis obligé de participer, on ne tarit pas d'éloges sur toi. Oh oui. Le clan est si fier qu'un tel génie soit dans ses rangs. Mieux, que ce soit le fils aîné du chef. Ma haine à ton égard ne cesse de grandir. Tous les regards sont tournés vers toi. Tous. Tout le temps. Même celui de Père. Surtout celui de Père. Il me demande de temps en temps des nouvelles quant à l'avancement de mes études, mais ce n'est rien comparé à l'attention qu'il a à ton égard. Il n'y a qu'à l'entendre en parler devant la famille et ses connaissances.

Le sport que je pratique quotidiennement m'aide à ne pas craquer. Insulter Naruto aussi. Je crois qu'aussi imbécile qu'il soit, il l'a compris d'une certaine manière. Il a remarqué qu'après tes visites, j'étais très facilement irritable. Encore plus que d'habitude. Il me provoque sans cesse. Je pense que je peux le considérer comme un ami, ou en tout cas c'est la seule personne qui s'en rapproche le plus. Il y a aussi Sakura. Nous sommes dans le même établissement depuis notre plus jeune âge. Naruto fait partie comme moi d'une famille très riche et influente, il était normal qu'il finisse à l'école de Konoha, la meilleure du Japon. Sakura n'est pas issue d'une telle famille, mais ses capacités intellectuelles lui ont permis d'obtenir des bourses pour fréquenter cette école très jeune. Son talent a été confirmé en grandissant. Elle est l'une des meilleures élèves de l'établissement.

Encore une journée de finie. Je rentre. Ni Père ni Mère ne sont là. Je vais m'asseoir sur le banc où nous avons mangé mon gâteau d'anniversaire. Cela fait deux mois que tu es venu me rendre visite. Pourtant, je n'ai pas reçu un seul appel de toi. Même s'ils sont plutôt rares, il t'arrive de me téléphoner pour prendre de mes nouvelles. Mes poings se serrent. Ta gentillesse me donne parfois envie de te frapper. Tu sais ce que je pense de toi. Tu le sais forcément ! Comme j'aimerais te détruire. Mais tu es si parfait et je ne te trouve aucune faiblesse. Je me déteste de penser de cette façon. C'est lâche, minable, pathétique. Il y a quelques années, je pensais que si je travaillais d'arrache-pied, j'arriverais à te rattraper. Que mon ressentiment à ton égard m'aiderait à te battre. Mais depuis quelques temps, il m'arrive de penser que je n'y arriverai pas. Comment est-ce que qu'on est censé dépasser la perfection ? Une douleur sourde me traverse. Merde ! Mes phalanges viennent de frapper durement le bois. Et je te déteste encore plus car je suis en train de douter. Surtout depuis ta dernière visite.

Je m'allonge en travers du banc et regarde le ciel. Des fois, il m'arrive de penser très brièvement que je suis las de cette situation. Las de toujours me battre. Je me déteste de penser d'une manière si pessimiste, ça ne me ressemble pas. Décidément, tes visites chamboulent toutes mes pensées.

Je me lève pour aller chercher mes livres. Notre professeur de langue étrangère nous a donné Andromaque de Racine à lire. Autant s'y mettre au soleil. Le thème : l'amour passionnel. Pfff, encore ces conneries. Ce n'est pas demain la veille que ça m'arrivera. Les minutes s'écoulent lentement au rythme des mots qui défilent sous mes yeux. Le niveau de vocabulaire est simple. Toute la subtilité vient de la formulation. Je termine le dernier vers au moment où un serviteur vient me signaler que le dîner est prêt. Une bonne chose de faite. Ce n'est pas avec de la tragédie du XVIIe siècle que l'on fait prospérer une entreprise sur le marché mondiale. Mais mes notes doivent être irréprochables.

Alors que j'allais poser le point final à mon commentaire de texte, mon téléphone sonne. C'est Mère. Que peut-elle bien vouloir ? Ce n'est pourtant pas son habitude d'appeler à une heure aussi tardive. Il est presque minuit. Bien qu'elle voyage beaucoup, elle fait toujours attention au décalage horaire.

- Oui allô ?

- Sasuke…

Sa voix tremble. Mon corps se crispe aussitôt. Elle semble fatiguée et angoissée… qu'est-ce qui a bien pu arriver ?

- Ton frère est à l'hôpital… Il… il a eu un accident sur la route. Une voiture l'a percuté de plein fouet. Il est au bloc… on ne sait pas s'il va s'en sortir. Oh, mon chéri !

Je l'entends éclater en sanglots. Je ne l'ai jamais entendue dans un tel état de choc. Je suis tétanisé. Toi ? Itachi ? Un accident ?

- Je te rappelle quand j'ai plus d'information.

- Oui.

Elle a raccroché. Je n'ai pas eu la force de prononcer autre chose. Je n'arrive pas à assimiler l'information. Toi ? Un accident ? C'est impossible… pas toi ! D'un coup, toute la rancune que j'avais à ton égard s'est envolée. Merde ! Je n'ai aucune pensée claire. Quel con ! Si tu venais à disparaître… Non ! Je ne peux pas l'imaginer. C'est impossible, pas toi ! Je prends soudainement conscience que tu n'es pas invincible, tu restes… humain. Et là, tu risques de… merde ! Une angoisse jamais ressentie auparavant m'étreint soudainement, à tel point que j'en ai le souffle coupé. Itachi, grand-frère, tu n'as pas intérêt à nous faire ce coup-là ! Tu n'as pas intérêt à me laisser encore une fois !


Oulala, quel suspens ! Moi ? Sadique ? Noooooon XD

Alors, que va-t-il arriver à Itachi ?