Chapitre II
- Marlène ! Hurla ce dernier, attirant l'attention de la fillette.
Prudent, il courait vers elle. Une fois suffisamment proche, il lui saisit une main tremblante et la tira en arrière. Il se plaça devant elle, comme pour la protéger. Tenant une arme de fortune, un grand bâton qui paraissait peu solide, il lui demanda de rester derrière lui. Pendant ce temps, l'étrangère suffoquait, elle finit par s'écrouler de tout son poids au sol, juste à côté de son arme destructrice. Après plusieurs secondes interminable, Marlène brisa le silence.
- Tu crois... tu crois qu'elle est morte ?
- J'en sais rien...
Le garçon vint se place sur sa droite, cachant de sa vue le spectacle de l'homme éviscéré quelques mètres plus loin. Cependant, la fillette n'était absorbé que par une chose, vérifier l'état de cette femme au sol.
- Marlène, revient, reste pas près d'elle...
- Attends Denzel, lui répondit-elle sans lui jeter un regard, je dois vérifier avant... on dois la sauver, on peut pas la laisser mourir.
- Mais.. mais, elle aurait pu te tuer...
- Non, tu te trompes... elle m'a sauvé.
Abasourdi par ce que disait son amie, Denzel ne sut que répondre et s'approcha lui aussi doucement du corps sans vie qui gisait à leurs pieds. Hésitante, Marlène se baissa et tenta d'imiter les gestes que « les grands » faisait. Elle plaça deux doigts de sa main droite sur le cou de l'inconnue et plaqua son autre main sur ses côtes. Elle avait vu Cloud le faire une fois sur un enfant atteint du Geostigmate. Elle sursauta lorsque le corps esquissa un réflexe. Reprenant courage et avec plus d'assurance, elle compta jusqu'à dix, tentant de sentir des battements de c?urs avec ses doigts. Mais rien.
- Je sens rien, prononça-t-elle à l'adresse de Denzel.
- Mais c'est normal, c'est pas comme ça, pousse toi.
Il plaça son index et son majeur sur le cou, juste sous la mâchoire et les enfonça de quelques millimètres. Il compta lui aussi jusqu'à dix et se tourna vers la petite.
- Je sens un pouls mais il est plutôt faible, il faut prévenir quelqu'un.
- On est trop loin du bar de Tifa... attends, peut être qu'elle a un téléphone !
Mêlant le geste à ses paroles, elle entreprit de chercher un petit combiné dans les nombreuses poches de la veste qu'elle portait. Tapant contre quelque chose de dur, elle ouvrit la petite fermeture et en sortir un objet léger et rectangulaire.
- Trouvé ! Déclara-t-elle, plutôt fière d'elle.
- Aller, appel !
- Mais qui ?
- Ben, Cloud évidemment !
- D'accord.
Elle composa le numéro qu'elle connaissait par coeur désormais, une, deux, trois sonneries retentirent.
- Il est peut être occupé ? Déplora-t-elle, plus pour elle-même que pour Denzel.
Cinquième sonnerie et enfin une voix d'homme décrocha à l'autre bout.
- Livraisons Strife, à votre service.
- Cloud ! Crièrent ensemble les deux enfants.
- … Marlène ? Denzel ? Vous m'appelez d'où ? Demanda-t-il, plus inquiet.
- C'est son portable, enfin, à elle ! Et... Et il y a du sang, elle va mourir, faut que tu viennes vite ! Se précipita Marlène, complétement affolée.
- Quoi ? Je comprends rien, qu'est-ce qui se passe, vous allez bien ? Vous êtes pas blessé ? Répondit un Cloud bien angoissé.
- Non, nous ça va mais elle a perdu beaucoup de sang, on est à l'église, vient, dépêche !
- Je... bon, très bien, dit-il résigné face à l'angoisse incontrôlable de la fillette, bougez pas de là-bas, compris ? J'arrive.
- Okay, répondirent encore une fois les enfants en coeur.
Le blond raccrocha. Les sueurs froides venaient de lui monter à la tête. Il avait déjà failli les perdre quelques temps auparavant, il n'avait pas su les protéger à l'époque. Il se hâta en direction de sa moto, délaissant la livraison qu'il aurait dû effectuer. Il fit demi-tour et dans un vrombissement sourd ainsi qu'un crissement de pneu, la Fenrir décolla.
Il gagna rapidement le Secteur 5 et arrêta l'engin juste devant les grosses portes de bois qu'il connaissait bien. Coupa le contact, il ouvrit le compartiment d'armes dans la calandre de sa moto et mis au fourreau plusieurs de ses épées. Il tendit l'oreille, prêt à détecter le moindre bruit suspect. Il descendit et se hâta en direction du parterre de fleurs. Il poussa un soupir de soulagement lorsqu'il vit les enfants sains et sauf au milieu de la bâtisse en ruine. Ces derniers, se tournant vers lui, se mirent à courir dans sa direction. Cloud se baissa pour les accueillir à bras ouvert. Ils plongèrent leurs têtes dans le chandail de leur tuteur et pleurèrent bruyamment.
- Ca va aller les enfants...
Il plaqua sa main droite à l'arrière de leur tête, formant un arc de protection autours d'eux avec son bras. Il essaya de les calmer rapidement car leurs tremblements incontrôlables arracheraient bientôt ses vêtements. Il décrocha leurs petites mains agrippées à sa veste noir et se releva. On n'entendit bientôt plus que les reniflements des bambins. Cloud observa plus attentivement les lieux, essayant de retracer ce qui venait de se dérouler. L'odeur de sang était prenante, il se concentra un peu plus. À deux mètres environs, un homme quasiment coupé en deux ce qui lui valut un haut le coeur tant la scène était horrible. La traînée de sang derrière lui indiquait la puissance de l'attaque. Les fleurs immaculées autrefois n'était plus que de pâles copies de jolies roses grenats. Il remonta la piste jusqu'à la masse sombre effondré au milieu de ce qui restait d'un ancien socle d'autel. Il plaça les enfants derrière lui et avança dans sa direction, sortant une épée de son fourreau de cuir. Il s'accroupit non loin et leva la lame au dessus de son oreille, prêt à répondre au moindre signe d'hostilité.
- Non ! Cloud ! L'arrêta Marlène, posa ses mains innocentes sur le bras du guerrier. Tu dois la sauver ! Pas la tuer !
- Mais... Marlène, l'interrogea le jeune homme, sans vraiment comprendre. Je dois vous protéger avant toute chose, c'est ça le plus important, maintenant, laisse moi regarder, je te promets que je ne lui ferais pas de mal, insista-t-il, rassurant.
Dans un hochement de tête, l'enfant montra qu'elle lui faisait confiance et le laissa approcher un peu plus. Cloud répéta les gestes de Denzel, il plaqua ses doigts, avec plus d'expérience, sur le cou pâle de la jeune femme. Refusant de lâcher son arme, il plaqua ensuite cette même main sur ses côtés, sentant une respiration, certes faible mais bien là, il jeta un regard soulagé aux enfants.
- C'est bon, elle est vivante...
Marlène lui sourit. Il regarda l'étrangère plus attentivement. Elle devait avoir à peu près son âge. Il recula une mèche de cheveux noirs qui cachait une bonne partie de son visage. Elle paraissait complétement inconsciente. Il rangea son épée et passa un bras sous ses deux jambes, le calant sous ses genoux. Ensuite, il passa l'autre bras sous ses épaules et exerçant une légère pression avec sa main. Il se redressa, portant son nouveau fardeau. « Légère... » évalua-t-il intérieurement. Il jeta un dernier coup d'oeil sur l'ensemble et remarqua la tâche sombre qui s'étalait sur la ceinture argentée. « Une balle ?... ». il regarda près du reste de l'homme plus loin et ne vit aucun pistolet. Il baissa les yeux et fit demi tour. D'un geste de la tête, il invita les enfants à passer devant et à grimper derrière lui sur la moto. Il tenait fermement le corps inerte contre lui, autan pour ne pas qu'elle tombe que pour lui transmettre un peu de sa chaleur, l'autre bras guidant doucement la puissante moto vers le bar de Tifa.
Il sentait la force de l'inconnue diminuer à l'intérieur de lui. Il trouvait ce sentiment très étrange. Un peu comme si elle vivait en lui. Plaquant sa main sur ses cheveux noirs, resserrant l'autre autours de la poignée d'accélération. Il augmenta un peu la cadence.
"Voilà pour le second chapitre, j'espère avoir quelques minuscule review car sans avis, je ne saurais ce qu'il faut améliorer ou non. Je posterai la suite dès que possible. Bye ;)"
