Merci pour tout vos retours sur la première partie ! C'est énorme, je suis vraiment ravie ! Je répond aux reviews en fin de page :)


A Stevie – 01h32

Le gars du café m'a dit qu'il attendait de te voir en vrai pour te pardonner totalement.

A Bucky – 01h34

Il m'a pas déjà pardonné ?

A Stevie – 01h35

Il est un peu rancunier.

A Bucky – 01h35

A Bucky – 01h36

Est-ce qu'il serait d'accord pour me servir de modèle à nouveau ?

A Stevie – 01h36

Il pourrait ;)

A Bucky – 01h37

Samedi ? 20H ?

A Stevie – 01h38

Ton école sera ouverte à cette heure là ?

A Bucky – 01h38

Chez moi.

A Stevie – 01h39

Putain, le gars du café dit oui.

A Bucky – 01h40

Langage.

X

Bucky se leva de tard le samedi. Il passa la première moitié de l'après-midi à réviser, cherchant à calmer ses nerfs, trop pressé de revoir Steve. Vers 16h il sortit faire quelques courses, histoire de remplir son frigo. Au passage il se dit qu'arriver les mains vides chez Steve n'était peut-être pas fin, et prit deux trois choses pour le blond. Il ne connaissait pas ses goûts mais il le voyait bien préférer le salé.

De retour chez lui, il rangea ses achats et essaya de se remettre à ses cours. Sauf qu'il n'avait pas du tout la tête à ça. Il abandonna le régime stalinien sur son bureau et fila chercher une tenue décente -à traduire par mortellement sexy pour plaire à Steve- dans sa penderie. Il ne manquait pas de choix, et de toute façon, peut importe ce qu'il mettrait, il était sûr d'être séduisant.

Il opta pour un jean classique noir et un marcel blanc. Il mettrait sa veste en cuir en plus. Il tourna en rond pendant les heures suivantes, imaginant mille scénarios de la soirée, puis, il prit sa douche et s'habilla.

L'adresse de Steve n'était qu'à quelques quartiers de celle de Bucky. Le brun s'y pointa un peu avant l'heure prévu et hésita à sonner. Il préféra donner quelques coups secs à la porte. Il attendit, le cœur palpitant à 100 à l'heure. Il entendit une clé tourner dans la serrure, et la porte s'ouvrit.

Steve leva sur lui des yeux reconnaissant. Il devait être soulagé qu'il soit venu. Il ouvrit plus largement, invitant Bucky à entrer et ferma à clé derrière lui.

- Tu nous enfermes ? ricana le brun.

- Ma porte a du mal a rester fermée alors je suis obligé de la verrouiller si je veux pas qu'elle s'ouvre n'importe quand. Vas-y entre, met toi à l'aise.

Bucky ne se fit pas prier. Il retira ses chaussures, se retrouvant pieds nus sur le parquet, et suivit Steve. Le blond avait les cheveux humides qui lui collaient à la nuque. Bucky avait envie de passer ses mains dans ses mèches et emmêler tout ça.

La porte donnait sur un minuscule hall où Steve rangeait ses manteaux, vestes et chaussures. Puis, on passait deux portes en verre et on arrivait dans le salon jumelé avec la cuisine. Tout était très bien entretenu, la décoration assez discrète à l'image de Steve. Un des murs était recouvert par des étagères de livres. Contre un autre s'empilait du matos artistique -toiles, cartons à dessins, chevalet, etc. La pièce était toute petite. Une porte au fond donnait sur la chambre et une autre juste à droite sur la salle de bain.

- Tu veux boire quelque chose ? proposa Steve.

- J'dis pas non.

- Bière ?

- Si c'est si gentiment offert. Je t'ai amené deux trois trucs aussi.

Bucky déposa son sac de courses spéciales Steve sur la table et en tira 4 pizzas, deux paquets de chips et une bouteille de vin. Steve passa en revu les choix de Bucky et sourit largement.

- Tout ce que je préfère, dit-il.

Bucky s'accorda un soupir rassuré. Steve sortit deux bières du frigo et en tendit une à son invité. C'était une situation étrange. L'un comme l'autre semblait ne pas du tout vouloir aborder le sujet du coup de téléphone, mais tout les deux y pensaient forcément. Ils échangèrent quelques banalités -sur la météo, leur état de santé, leurs études et les deux semaines où ils ne s'étaient pas parlé- puis vint le temps de croquer.

Steve prépara son carnet à dessin pendant que Bucky s'installait sur le canapé. Il s'y allongea et ferma les yeux. Il savait comment il voulait finir la soirée. Et il avait le temps.

Steve commença à dessiner en silence. Les bruits de la rue comblèrent d'abord l'absence de discussion. Sauf que très vite, la langue de Bucky le démangea.

- Ton book avance bien ?

- Assez ouais. Je devrais atteindre mon quota avec quelques croquis aujourd'hui. Mes profs vont te voir partout, ils vont pas comprendre.

Bucky sourit à la plaisanterie. Il aimait l'idée d'être partout dans le book de Steve.

- Et toi tes cours ?

- C'est tranquille, assura Bucky. Je cherche un stage en ce moment.

- Un stage ?

- Ouais, pour valider mon année. En gros je dois faire un stage en rapport avec mes études.

- Avec du russe ?

- Grossièrement résumé.

Steve cala le bout de son crayon contre ses lèvres, pensif.

- Et ça peut être dans n'importe quoi ? demanda-t-il.

- Tant que c'est intéressant pour moi, ouais.

Bucky jeta un coup d'œil à Steve. Le blond avait posé ses pieds sur la table basse qui les séparait et son regardait était perdu dans le vague.

- Stevie ?

L'intéressé revint à lui d'un coup et s'excusa avant de se remettre à dessiner. Bucky aurait bien aimé savoir ce qui se passait dans sa petite caboche.

- Pourquoi le russe ? interrogea Steve après quelques minutes.

- J'sais pas. En sortant du lycée je cherchais quoi faire, et ça m'est tombé dessus comme ça. Je me suis dit pourquoi pas. Et toi ? Les arts ?

- J'ai toujours aimé dessiner. Si j'avais eu une meilleure santé j'aurais aimé m'engager mais mon physique est vraiment trop faible. Alors je me suis concentré sur le dessin. Ma mère a été soulagée aussi par ce choix, j'imagine que c'est ce qui a conforté ma décision.

Bucky avait deviné que la mère de Steve était décédée. Mais il n'osait pas demander. Son silence dû intriguer Steve qui reprit la parole.

- Ma mère est morte quand j'avais 18 ans, expliqua-t-il.

- Je suis désolé.

Steve haussa les épaules.

- J'étais pas tout seul après ça. Peggy et Nat' m'ont épaulé.

- Et ton père ?

- Mort en service.

Bucky se mordit la lèvre. Il n'était vraiment qu'un boulet quand il voulait.

- J'étais tout jeune, t'inquiète pas, lui sourit Steve.

Bucky tourna la tête vers lui. Steve ne lui en voulait pas du tout.

- Ma mère s'est barrée avec un autre homme quand j'avais 3 ans, raconta Bucky. Mon père m'a élevé tout seul.

Le visage de Steve s'assombrit.

- Je suis désolé aussi.

Bucky fut touché qu'il se sente concerné par son passé. Il fixa le plafond, le cœur plus léger.

- Tu peux changer de pose, lui annonça Steve.
Bucky s'assit sur le bord du canapé et se demanda comment se réinstaller. Son regard tomba sur un carnet qui traînait sous la table basse. Il se pencha, le ramassa et l'ouvrit. Steve eut un brusque mouvement en avant et voulut lui arracher des mains. Bucky eu la présence d'esprit d'esquiver et se réfugia le plus loin possible sur le canapé.

- Pas celui-là, demanda Steve sur un ton gêné.

- Pourquoi pas ? ricana Bucky.

La réaction de Steve avait attisé sa curiosité, il n'allait pas le louper ce carnet. Steve contourna la table, rouge comme une tomate et tenta de reprendre son bien. Bucky lui échappa encore une fois. Steve revint à la charge et cette fois, Bucky choppa ses poignets, le fit tourner sur lui-même et l'attira contre lui. Il le ceintura avec ses jambes, bloquant totalement ses mouvements et appuya son bras en travers de son torse, plaquant ses mains dans le même temps. L'oreille droite de Steve frôlait la mâchoire de Bucky et cette position était hautement confortable pour l'un comme pour l'autre malgré les apparences.

- Buck, se plaignit Steve en essayant de se dégager.

Bucky l'ignora et ouvrit le carnet de sa main libre. C'était un recueil de nus. Steve avait de quoi être affecté. Les poses que les modèles avaient prise n'étaient pas toujours très conventionnelles. Bucky se sentit lui-même gêné à la vue de certaines esquisses. Des gens étaient vraiment capable de rester comme ça sans être mal à l'aise pendant plus de 10 minutes ?

Steve s'agitait dans les bras de Bucky à chaque page qui se tournait. Ses oreilles étaient écarlates et il semblait bien embêté. Bucky trouvait néanmoins qu'il n'y avait rien de honteux dans ce carnet. Il rendait compte de la virtuosité du trait de Steve et de son œil aiguisé.

- Il est ouf ce carnet Stevie, observa-t-il en le refermant.

Steve ne répondit rien. Bucky approcha ses lèvres de son oreille, joueur.

- Je peux poser nu si ça te tente.

Il sentit Steve se tendre contre lui. Satisfait de son effet, il embrassa légèrement l'oreille de Steve et continua.

- Tu aimerais que je pose nu pour toi Stevie ?

Steve essaya de lui échapper cette fois. Bucky le retint sans mal et le cala fermement contre son érection naissante. Steve glapit et cessa de bouger. Bucky mordilla son oreille tout en posant le carnet sur la table.

- Tu veux que je pose nu ?

Steve ouvrit la bouche pour répondre. Au même instant, la sonnette résonna dans l'appartement. Déstabilisé Bucky relâcha sa prise sur Steve qui en profita pour se lever et courut dans l'entrée. Bucky grimaça, contrarié. Il entendit Steve ouvrir la porte et parler avec quelqu'un, avant de le voir revenir dans le salon.

- La voisine a un problème avec sa télé, je reviens, annonça-t-il.

Bucky hocha la tête. Steve lui fit un signe de main maladroit et tourna les talons. Quand la porte claqua derrière lui, laissant Bucky seul dans l'appartement, l'humeur de ce dernier était vraiment à chier. Renfrogné, il se tassa dans le canapé et croisa les bras.

Soudain, son regard tomba sur le téléphone de Steve. Il était posé sur la table à manger. Tentateur. Bucky serra les dents. Il ne devait pas.

Comme pour le narguer, l'appareil vibra à ce moment là. Bucky jeta sa tête en arrière avec un soupir désespéré et se leva. Il déverrouilla le téléphone et tomba sur la conversation avec Nat' et Peggy.

''Nat' : Essais de pas le repousser cette fois.''

Bucky esquissa un sourire. Il remonta la conversation.

''Steve : Je vais bientôt vous lâcher, il va pas tarder je pense.''

''Peggy : Tu oublies pas, tu paniques pas hein !''

''Steve : Je vais faire de mon mieux…''

''Nat' : Y aucune chance que ça se passe mal. Si tu te rates pas, ça va bien se passer.''

''Steve : Je contrôle pas ma panique nat'… et j'ai encore du mal à réaliser que j'ai mes chances avec lui.. il est tellement.. lui et moi moi que je comprend pas ce qui peut l'attirer chez moi''

''Nat' : Reste juste toi-même et tout ira bien.''

''Peggy : Et puis t'es pas tout seul. Vu qu'il est aussi intéressé, normalement à deux vous devriez pouvoir vous sauter dessus.''

''Steve : Peggy sérieux… dis pas ça…''

''Nat' : Non mais elle a raison. Il quand même dit que tu étais sexy.''

''Steve : T'es sûr que t'as bien traduit ? Peut-être qu'il s'est trompé de mot''

''Nat' : Steve, je te jure que si tu doutes encore une seconde je mange ton chien.''

''Peggy : Ouhla je me dois de protester Natasha ! On touche pas à Cap' !''

Bucky fronça les sourcils à ces messages. Steve avait un chien ? Appelé Cap' ?

''Nat' : C'est une image pour dire que si Steve repousse encore son serveur, je garde son chien.''

''Steve : Laissez mon Cap' en dehors de tout ça !''

''Peggy : T'inquiète pas je le protège ! ;) ''

''Steve : :')''

''Nat' : On en reparlera кекс.'' *cupcake*

''Steve : Je crois qu'il est là !''

''Peggy : Bon courage !''

''Nat' : Essais de pas le repousser cette fois.''

Bucky reverrouilla le téléphone et le reposa à son exact place sur la table. Il mourrait d'envie de rencontrer les amies de Steve. Il reprit sa bière et la termina. Il savait ce qu'il allait faire quand Steve reviendrait. Il avait hâte.

Il se posta à la fenêtre et regarda la rue. Le jour avait décliné et les lampadaires s'étaient allumés. Bucky repensa à la conversation qu'il venait de lire. Il parcourut du regard l'appartement, et tomba sur un coin avec un panier. Il l'avait raté en entrant dans la pièce mais maintenant c'était plutôt clair que Steve avait un chien.

Steve revint un quart d'heure plus tard.

- Désolé ! lança-t-il à la volée. J'ai prit plus de temps que prévu.

- Pas de soucis, mentit Bucky. C'est réglé ?

- Totalement.

- Cool. Alors, on en était où ?

Bucky apprécia la tension qui marqua le visage de Steve à ses paroles. Il l'ignora et passa à côté de lui pour aller vers la chambre. En chemin, il retira sa veste et la jeta sur le canapé. Steve le suivit en silence, triturant son carnet avec nervosité.

La chambre de Steve était somme toute banale. Son bureau était étonnement en désordre. Des vêtements s'empilaient sur le dossier de sa chaise. Son armoire était à moitié ouverte, et une paire de chaussette se faisait la malle d'un des tiroirs. Le lit était fait et les rideaux étaient tirés. Bucky sourit de plus belle.

Il croisa son reflet dans le miroir accroché à l'armoire et vit Steve qui le regardait sans vraiment savoir où se mettre. Joueur, Bucky attrapa le bas de son marcel et fit passer le vêtement par dessus sa tête avec une lenteur calculée, faisant jouer ses muscles sous sa peau. Un coup d'œil sur Steve lui indiqua qu'il faisait son petit effet. Le blond ne le lâchait pas des yeux, la bouche ouverte comme celle d'un poisson.

Bucky tourna sur lui même et le fixa avec intensité. Steve ne savait visiblement pas quoi dire. Bucky commença à déboutonner son jean sans le lâcher des yeux.

- T-tu n'es pas obligé de poser nu, dit précipitamment Steve en réalisant ce qui se passait.

- J'en ai envie, répondit Bucky avec un sourire lubrique.

Il fit tomber son jean sur ses chevilles et le jeta sur le côté d'un coup de pied rapide, s'exposant dans son plus simple appareil. Parce que oui, Bucky ne portait rien en dessous de son jean.

Cette fois Steve fut trop gêné pour oser le regarder et sa tête parti sur le côté. Bucky ne put se retenir de rire. Il le trouvait adorable avec ses réactions prudes. Il se laissa tomber sur le bord du lit et attendit que Steve se décide. Son pied cogna contre un objet sous le matelas. Intrigué, il le porta à la lumière. C'était un vieux bouclier en fer, peint grossièrement aux couleurs du drapeau américain. Bucky le tourna vers Steve avec un énorme sourire.

- Tu m'expliques ?

Le regard du blond passa du bouclier à Bucky avant de revenir sur le bouclier.

- Un vieux jouet fait maison, dit-il en riant. Du temps où je rêvais de protéger mon pays.

- Il est sympa ! Je veux le même.
Steve éclata de rire. Bucky content de sa trouvaille décida de la garder et la posa entre ses jambes de sorte que son sexe était caché par le bouclier, soulageant certainement l'esprit ''pur'' et ''innocent'' de Steve.

Cela sembla convenir au blond qui ferma la porte et s'assit dos à elle. Son crayon courut sur le papier, et le gratt-gratt sonore qu'il produisait plaisait beaucoup à Bucky.

- Stevie, dit-il finalement.

- Hum ?

- Tu sais que tu dois encore te faire pardonner.

Le gratt-gratt se stoppa. Steve releva doucement la tête et plongea son regard dans celui de Bucky.

- Me mettre mal à l'aise n'est pas suffisant ?

Bucky secoua la tête avec sérieux.

- Lève ton joli p'tit cul et viens donc m'embrasser.

Steve resta de marbre. Un muscle de sa mâchoire tressauta. Puis il reprit son esquisse là où il l'avait laissé, ignorant royalement l'ordre de Bucky. Le brun grimaça, déçu, mais n'insista pas. Steve termina le croquis quelques dix minutes plus tard et le montra à Bucky.

- Woha ! Je suis à tomber !

- C'est peu dire, railla Steve.

Le regard de Bucky s'assombrit à cette réponse. Steve posa le carnet sur le sol avec son crayon et se leva. Il s'approcha de Bucky et posa ses mains de part et d'autre de son visage. Bucky se laissa faire. Le contact de leurs peaux lui fit un bien fou.

- Je dois t'embrasser pour me faire pardonner ? questionna Steve.

- Et plus si affinité.

Steve esquissa un sourire. Il se pencha et posa ses lèvres sur celles de Bucky. Le brun écarta le bouclier et attrapa Steve par la taille, l'attirant contre lui. Très vite, il insinua sa langue dans la bouche de Steve et creusa leur échange, cherchant tout les bienfaits que cela pouvait leur apporter.

Il l'entraîna et l'allongea totalement sur lui, ses mains sur ses fesses. Steve se laissa faire. Il réprima un gémissement maladroit quand Bucky appuya sur ses fesses pour coller leurs bassins.
Il se montra plus lascif et surprit Bucky en avançant de lui-même pour chercher plus.

Ce dernier perdit ses mains dans les cheveux blond, décoiffant à volonté, recoiffant, et re-décoiffant. Très vite, Steve se retrouva sans tee-shirt et sans jean. Bucky le fit passer sous lui avec un sourire carnassier et déposa des dizaines de baisers papillons sur ses épaules. Le torse de Steve se soulevait précipitamment, comme un appel à la luxure adressé à Bucky. Le brun ne se fit pas prier et attaqua tour à tour les tétons de Steve avant de recouvrir chaque parcelle de sa peau blanche de ses lèvres. Steve avait la tête rejeté en arrière, les yeux clos et la bouche largement ouverte, illustrant tout le désir et le plaisir qu'il éprouvait.

Bucky descendit jusqu'à l'entre jambe de Steve sans le lâcher des yeux et attrapa l'élastique du boxer entre ses dents. Steve se redressa d'un coup, les yeux écarquillés par la panique. Bucky le recoucha doucement et commença à lui retirer son dernier vêtement. Leurs regards restèrent ancrés l'un dans l'autre tout au long du processus, jusqu'au moment où Bucky se redressa, le boxer de Steve pendant fièrement entre ses dents. Le blond rougit brusquement et cacha son visage sous ses bras. Bucky se débarrassa du boxer et éclata de rire.

- C'est mort, je veux te voir !

Il agrippa les poignets de Steve et lutta quelques secondes avant de les bloquer au-dessus de sa tête. Le blond était mort de honte mais il planta ses yeux dans ceux de Bucky, le bravant avec toute la volonté qu'il avait. Bucky ne put s'empêcher de sourire face à ça. Steve ne lui laissa pas l'occasion de se moquer. Il se souleva et l'embrassa vivement. Il s'éloigna trop vite pour que Bucky ne le rattrape.

Le brun se rua sur ses lèvres avec appétit. Il lâcha ses poignets et l'empoigna par les cheveux, sans violence, juste pour le pousser à approfondir leur baiser. Les mains de Steve enserrèrent le torse de Bucky et ses paumes s'aplatir sur ses omoplates.

Bucky avait faim de Steve. Il avait beaucoup de mal à réaliser ce qui se passait. Il avait peur que ce ne soit pas réel ou qu'à chaque instant, Steve le repousse. Heureusement, le blond était loin d'y penser. Il s'accrochait toujours un peu plus à Bucky. Il réclamait toujours plus d'attention.

Bucky chassa toutes ses pensées et se réfugia dans l'étreinte chaleureuse de Steve.

Sans cesser de l'embrasser, il fit glisser ses mains le long de ses côtes jusqu'à venir caresser ses hanches. Steve glapit sous lui et rejeta sa tête en arrière. Bucky se jeta sur la gorge offerte en même temps qu'il attrapait leurs érections.

Steve se contracta et ses jambes se refermèrent contre les cuisses de Bucky. Le brun en attrapa une avec sa main libre et la pressa contre son flanc, tout en revenant à la charge pour l'embrasser.

Il exerçait de plus en plus de va et vient rapides sur leurs sexes, se repaissant des gémissements de plus en plus audible de Steve. Lui même ne retenait plus ses grognements.

Une course effrénée s'opérait dans son corps, dirigeant tout son sang vers son bassin. Il ne pouvait pas retenir ses coups de rein. Ses caresses se firent pressantes.

L'orgasme atteignit d'abord Steve. Ses doigts se crispèrent, ses ongles griffèrent le dos de Bucky alors qu'un cri de plaisir lui échappait. Bucky se colla contre lui. Il se fit faucher par son orgasme en déposant un baiser mouillé sur la clavicule de Steve.

Il resta immobile de longues minutes, son souffle s'écrasant sur la peau de Steve. Le blond ne bougeait plus. Ses yeux clos s'agitaient sous ses paupières. Bucky se décala sur la droite et ramena Steve tout contre lui, profitant au passage pour lui voler un baiser.

- Ça va ?

Sa voix était incroyablement grave. Entêtante. Steve hocha la tête, un sourire faible étirant ses lèvres. Bucky se souleva et l'admira.

Steve était allongé sur le côté, ses jambes légèrement repliée, son torse toujours agitée par sa respiration rapide. Bucky caressa son épaule, puis son bras, puis son ventre. Sa main s'arrêta sur la zone érogène et il la titilla. Steve grogna et ouvrit les yeux.

- Toujours pas pardonné ?

- C'est la partie plus si affinité là…

Steve rit doucement. Il passa ses bras autour du cou de Bucky et l'attira à lui. Bucky écarta ses jambes et s'installa pour la suite. Le corps de Steve était tendu comme une corde de violon.

- Et après la partie plus si affinité on a quoi ? demanda vicieusement Bucky.

- Si tu me prends pas là maintenant je te jure que tu pourra aller te faire voir pour te faire dessiner la prochaine fois, siffla Steve.

Bucky éclata de rire. Il vola un baiser à Steve et passa ses mains sous ses fesses pour les poser sur ses cuisses. Il s'appliqua à utiliser le sperme qui couvrait leurs corps comme lubrifiant et enfonça deux doigts en Steve. Le blond grimaça méchamment.

- Bu-ck…

- On peut attendre Stevie…

- Non, coupa vivement Steve. Non, vas-y.

Buck embrassa le front de son blondinet et bougea ses doigts. Il fixait le visage de Steve avec le plus grand sérieux, faisant attention à ses moindres mimiques. Doucement, le jeune homme se détendit et le plaisir remplaça la douleur. Il poussa un gémissement alangui en se mordant la lèvre ce qui excita Bucky, le poussant à venir chercher ses lèvres. Il ajouta un troisième doigt et accéléra son va et vient d'une main experte. Quand Steve ferma les yeux et rompit le contact visuel, Bucky n'attendit plus.

Il retira ses doigts et se guida entre les cuisses de Steve. Sa peau n'était plus que braise, et ses pensées ne demandait que Steve, Steve, Steve. D'un coup sec, il le pénétra. Steve se cambra en lâchant un petit cri peu virile -mais ce n'était pas Bucky qui allait s'en moquer. Au contraire, il s'agrippa à ses hanches et lécha avidement le torse luisant de son blond.

Steve était incroyablement serré. Bucky avait peur de lui faire mal si jamais il osait bouger. Il se contenta de retracer les muscles si discrets de Steve du bout des lèvres, sans esquisser le moindre mouvement.

- B-bouge, réclama Steve.

Bucky hésita. Il leva les yeux vers Steve. Le blond respirait fort et semblait presque sur le point de pleurer.

- Putain Buck, bouge ! maugréa Steve, une main sur son épaule.

Bucky eut un sourire en coin.

- Langage, rappela-t-il.

- Ta gueule, par pitié…

Bucky approcha doucement son visage de celui de Steve et lui murmura à l'oreille.

- Langage Stevie.

Steve geignit. D'un mouvement brusque, auquel Bucky ne s'attendait pas, il mordit son lobe d'oreille. Bucky recula vivement, et ne put rater la lueur de défi et le sourire joueur de Steve.

- Bouge.

Bucky ne se fit pas prier plus longtemps et obéit. Il se mit à bouger lentement, et d'une main vint masturber Steve. Le rythme se fit de plus en plus rapide. Leurs peaux claquaient à chaque coup de rein de Bucky. Steve ne pensait plus. Il s'était totalement abandonné au plaisir, les mains au-dessus de sa tête, agrippée aux draps. Bucky se mordit les lèvres en le voyant ainsi offert.

Il n'était plus à tomber. Il était à mourir. Un besoin maladif de le marquer s'insinua dans le cœur de Bucky. S'autorisant à y répondre, il s'attaqua au cou de Steve, mordillant, suçant, apposant sa marque sans vergogne. Il laissa des traces de son passage sur son torse également, partout où il pouvait. Il ne laisserait pas de doute sur le fait que Steve était à lui.

Steve referma ses bras autour de son cou alors qu'un nouvel orgasme se faisait pressentir. Bucky accéléra la cadence, intensifiant ses coups de boutoirs. Steve ramena le visage de Bucky vers lui et ne se priva pas de l'embrasser avec passion. Cette fois, Bucky le laissa mener la danse.

Avec un râle profond, ils atteignirent leurs paroxysmes ensemble. Bucky se déversa en Steve sans regret alors que Steve éjaculait dans sa main.
Bucky continua ses aller et venu en Steve même après que l'orgasme soit retombé, puis, se sépara de son blond et les allongea plus confortablement, ramenant un morceau de drap sur eux. Il tint Steve étroitement serré près de lui, lui prodiguant des caresses tendres. Steve souriait béatement.

- Ну, конечно, я люблю тебя, как... невероятно. *je t'aime comme… pas possible.*

- Quoi ?

La voix de Steve était vacillante, enrouée. Tentatrice. Bucky le serra amoureusement contre lui.

- Rien.

Steve n'insista pas, trop fatigué pour commencer une vrai discussion. Il s'endormit rapidement, le nez dans le cou de Bucky. Le brun le regarda dormir un peu puis ferma les yeux à son tour.

C'était sûr, putain, il aimait ce blondinet. Il l'aimait du plus profond de son être.

X

Bucky se réveilla avant Steve, tard dans la nuit -ou tôt dans la matinée, ça dépendait toujours du point de vu. Il regarda autour de lui, d'abord un peu perdu. Un grognement contre son torse et la douceur d'une chevelure lui rappela sa soirée. Il posa un regard attendrit sur Steve. Le blond dormait paisiblement. Bucky se dégagea le plus délicatement possible et ramena tout le drap sur son amant avant de le contempler debout.

Il avait soif. Il passa dans le salon et marcha à pas de loup vers l'évier. Il trouva un verre qui traînait sur le comptoir et se servit à deux reprises. L'appartement était plongé dans l'obscurité, simplement éclairé par la lueur faible des lampadaires extérieurs. Bucky posa le verre dans l'évier et s'apprêta à retourner s'allonger près de Steve.

Son regard s'arrêta sur le téléphone de ce dernier en chemin et il se figea. Il inspira profondément. Foutue curiosité. Il jeta un coup d'œil à la porte de la chambre de Steve, puis attrapa l'appareil. Il le déverrouilla et se mit à fouiller.

Les dernières conversations avec Nat' et Peggy tournaient majoritairement autour de lui -ce qui ne manqua pas de flatter son orgueil. D'autres discussions avec d'autres amis étaient nettement plus banales. Sauf celle avec un certain Sam qui abordait des délires que Bucky ne comprenait pas. Il ferma l'onglet facebook, n'appréciant pas trop de lire la bonne humeur de Steve dans ces messages pour Sam. Évidement il avait des amis. Évidement Bucky n'était pas le centre de son monde. Mais bon, quand même. Il ne voulait pas lire ça.

Il appuya sur l'onglet de la galerie un peu au hasard. Il y trouva une photo de Steve, souriant, épanoui, encadré par deux jeunes femmes. L'une était une jolie rouquine, au sourire moqueur. L'autre une brunette aux lèvres pulpeuses et rouges. Les deux avaient un regard qui disait ''Steve est notre bébé''. Ce devait être Nat' et Peggy.

Bucky se mordilla les lèvres. Il n'aimait pas ce qu'il était en train de faire, mais il était horriblement intrigué. Quelle genre de personne était Steve ? Quel type de photos avait-il dans son téléphone ?

Il passa d'un album qui classait ses travaux artistiques, à un autre plus personnel. Il contenait des photos prises lors de sortie ou de soirée avec ses meilleures amis entre autre. Sur toutes, Steve arborait un sourire magnifique. Un sourire que Bucky n'avait jamais vu.

Un bruit derrière lui le fit sursauter. La lumière l'aveugla l'instant suivant. Il reposa précipitamment le téléphone et fit volte face. Mais c'était trop tard.

Steve le regardait la mâchoire serrée et les sourcils froncés.

- Stevie…

- Sors de chez moi.

Bucky perdit ses couleurs. Le ton de Steve était glacial. Il se leva et voulu s'approcher. Steve lui tourna le dos et disparu dans sa chambre. Bucky se précipita vers la porte, mais se heurta à Steve au moment où il voulut entrer. Le blond lui jeta ses vêtements au visage.

- Sors de chez moi, répéta-t-il froidement.

Bucky n'eut pas l'occasion d'en placer une. Steve lui claqua la porte au nez.

- Stevie, laisse moi t'expliquer.

Le silence lui répondit.

- Stevie, je veux pas parler à une porte. Ouvre.

Une angoisse atroce lui réprima la gorge. Steve ne voulait pas lui parler. Il aurait pu s'expliquer là maintenant, et peut-être cela aurait-il réglé les choses, mais ses pensées s'emmêlaient. Il n'arrivait plus à être cohérent. Une boule se forma dans son ventre. Accablé, il tenta une dernière fois d'atteindre Steve.

- S'il te plaît…

Seul le bruit lointain d'une moteur lui parvint.

Abattu, il se rhabilla et alla chercher ses chaussures. Au moment où il allait poser sa main sur la poignet de la porte, il jeta un dernier regard vers la chambre. Il soupira et revint vers la table basse du salon. Il prit un des crayons qui traînait et inscrivit un message sur un morceau de papier.

''Предупреждаю: спойлер... Я тебя люблю. Ну, конечно, я люблю тебя, как... невероятно.'' *Alerte spoiler… je t'aime. Je t'aime comme… pas possible.*

X

Steve ne répondit à aucune de ses tentatives pour reprendre contact. C'était la pire chose qu'il ai jamais vécu. Il avait raconté à Rhodey et Tony ce qui s'était passé -sans les détails- et comment Steve l'avait jeté de chez lui, et ses amis, bien qu'ils auraient préféré lui trouver des excuses, ne purent que comprendre la réaction de Steve.

- Tu fouinais dans sa vie privée, avait dit Rhodey. Pas étonnant qu'il l'ai mal prit.

- Je voulais simplement en savoir plus sur lui, se défendit piteusement Bucky.

- Tu aurais pu attendre qu'il se réveille pour lui demander de te raconter sa vie, répliqua sévèrement Tony. Je veux pas être méchant Buck, mais ton comportement a du lui faire peur. Tu es passé pour un stalkeur ou un truc du genre.

- Je sais que j'aurais pas dû, mais je pouvais pas m'en empêcher !

- Nous on le sait, mais lui non, dit doucement Rhodey qui ne voulait pas envenimer la conversation. On sait que tu es compulsif et possessif, mais lui pas du tout. C'est pas comme si il pouvait le deviner.

Bucky se prit la tête dans les mains.

- Je fais quoi maintenant ?

- Tu attends qu'il te recontacte, supposa Tony.

- Et si il me recontacte pas ?

Tony n'avait pas répondu à cette question.

Depuis, Bucky avait cette impression qu'une corde serrait sa gorge à chaque seconde. Il n'arrivait plus à avaler quoi que ce soit de solide, et son humeur était terne. C'était impensable qu'un gars à peine assez grand pour faire les manèges à sensation forte ai à ce point influencé son état psychologique. Sauf que… c'était de ce gars que Bucky était amoureux. Vraiment amoureux. Et ce constat ajouté à l'idée de l'avoir déçu lui retournait l'estomac.

Néanmoins, il ne pouvait pas rater son année pour ça -même si l'envie n'était pas loin-, et encore moins lâcher Clint.

C'est l'esprit ailleurs qu'il prit son poste le lundi en début d'après-midi. Il ne prêtait pas vraiment attention à ses clients, se contentant d'arborer son sourire marketing le plus convaincant.

Pietro l'assistait à la préparation des cafés tandis que Wanda s'occupait de la caisse. Il l'entendit vaguement convier les nouveaux clients à aller vers lui. Pietro lui montra les commandes et il s'exécuta. Quand il eut fini et se retourna pour les donner, il se figea. Pietro fronça les sourcils en voyant sa réaction.

- Tu fais quoi ? Tu les sers ou bien ?

Bucky se ressaisit et posa les commandes sur un plateau. Pietro ajouta trois pâtisseries et tendit le tout au trio.

- Merci beaucoup, lança Peggy en attrapant le plateau.

Bucky l'observa s'éloigner avec Nat' et un troisième homme -l'ami qu'il avait vu sur les photos de Steve. Pietro lui donna un coup dans les côtes.

- T'as quoi la pieuvre ? râla-t-il. Reste pas les bras ballants.

Bucky ne répondit rien. Wanda jeta un regard sévère à son frère qui n'avait pas saisit le problème. Elle s'approcha de Bucky et posa une main sur son épaule.

- Prend ta pause, décréta-t-elle.

- Quoi ? N-non pas besoin.

- Buck. Prend. Ta. Pause.

Le ton de Wanda était sans appel. Bucky se massa la nuque et abandonna la lutte. Il se réfugia dans les vestiaires et s'affala sur une chaise. Il ne savait pas comment interpréter la présence des amis de Steve. Sans Steve. Le fait qu'ils soient tout proche le stressait nettement. Il aurait été plus en ''sécurité'' à rester dans le vestiaire mais il avait besoin d'air. Il retira son tablier, choppa son portefeuille et sortit dans le café.

- Je vais faire un tour, lança-t-il à Pietro.

- Okay, à tout' !

Son collègue devait s'être fait remonter les bretelles par sa sœur pour ne pas le vanner ou le taquiner. Pour ça, il lui était reconnaissant. Il traversa le café d'un pas rapide. Il sentait venir la liberté à mesure qu'il se rapprochait de la sortie, mais une tignasse rousse lui barra la route. Évidement.

- Bucky je présume, déclara Nat' d'une voix strict.

Bucky planta son regard dans le sien. Il n'était pas effrayé.

- Et tu es ?

- Tu sais très bien qui je suis. Ramène tes fesses punk.

Et elle retourna vers ses amis. Bucky pensa à s'enfuir, se mettre à courir dans la rue et lui échapper. Mais il l'imaginait très capable de le rattraper et de le mettre KO. Il soupira et la suivit. Elle lui indiqua une chaise. Il s'installa à côté de Peggy.

- Bucky Sam. Sam, Bucky, présenta rapidement Nat'.

- Salut.

- 'Lut.

Au moins, Sam semblait plus amical que les deux femmes.

- Tu as blessé Steve, lâcha Peggy sans détour.

- Sans déconner, siffla Bucky.

- Tu as l'air d'en être conscient au moins c'est bien, railla Nat'.

- Écoutez, peu importe pourquoi vous êtes là. Si je dois m'expliquer, je le ferais, mais avec Steve.

- Tu n'espères tout de même pas qu'on te laissera le voir ? s'énerva Peggy.

Bucky contracta sa mâchoire. Il jeta un regard noir aux deux amies de Steve, puis à Sam.

- Woh, je suis hors de tout ça, prévint ce dernier. Elles m'ont traîné ici.

Bucky haussa un sourcil.

- N'exagère rien, râla Nat'. Tu étais aussi inquiet pour Steve que nous.

- Oui, et maintenant que je vois sa tête, je suis à peu près certain qu'il s'en veut pour ce qu'il a fait.

Bucky ne sourit pas mais il sentit la boule dans son ventre se dénouer un peu pour la première fois depuis sa nuit avec Steve. Il aimait bien Sam.

- Je suis d'accord, admit Nat'. Sauf que j'aimerais comprendre pourquoi tu as écris ça.

En parlant, elle sorti le mot que Bucky avait laissé à Steve. Il la dévisagea sans comprendre où elle voulait en venir. Visiblement, elle attendait une réponse oral, pas un jeu de regard.

- Tout est dit dans ce que j'ai écrit, dit-il posément.

- Tu es sincère ?

Bucky se pinça l'arête du nez.

- Si je ne l'étais pas je ne l'aurais pas écrit.

- Bof, ça dépend de ce que tu voulais de Steve.

Bucky eut un brusque mouvement en avant qui tendit Nat'.

- Tu peux penser ce que tu veux de moi, mais je t'interdis de dire que j'ai pu vouloir Steve juste pour passer le temps.

Sa voix était tranchante. Violente même.

Peggy posa prudemment sa main sur son épaule et le força à reculer.

- Ce qu'on veut savoir c'est pourquoi tu fouillais dans son téléphone.

Bucky se renfrogna. Il ne voulait pas le dire tout haut. Surtout pas dans le café où il travaillait. Déjà que si il haussait le ton, tout pouvait déraper. La pression sur son épaule le gêna et il se débarrassa calmement de la main de Peggy.

- J-je suis curieux.

- Comme tout le monde, claqua Nat'.

- Pas comme tout le monde justement, siffla Bucky. C'est un peu plus chiant quand on est dans ma tête.

- Oh, souffla Peggy. Tu as un besoin compulsif de faire irruption dans la vie des autres ?

- Pas des autres, corrigea Bucky. Juste de Steve… je sais que je devrais pas… j'arrive juste pas à me contrôler.

Il détestait le dire à haute voix. Il détestait l'avouer. Il ne l'avait formulé qu'une fois auparavant. Quand ça l'avait prit les premières fois. Il l'avait dit à Tony et Rhodey. Au début, ses amis avaient été un peu surprit, mais ils avaient été tolérants. Ils lui avaient laissé la possibilité de fouiller dans leurs téléphones ou leurs ordinateurs. Avec le temps -très rapidement en fait- la curiosité de Bucky s'était assagit jusqu'à disparaître.

Sa plus grande peur avait été que ça le reprenne. Et ça n'avait pas loupé avec Steve.

- Tu lui as dit ? demanda Sam.

- Non.

- Alors commence par ça. Steve est tolérant et compréhensif. Il a juste été effrayé. Il a cru que tu allais disparaître après ça.

Bucky fronça les sourcils.

- Steve manque cruellement de confiance en lui, raconta Peggy. Il est complexé par son physique et n'a jamais eu de vraie histoire avant.

- Il n'en a jamais eu, précisa Sam.

- Bref, il tient énormément à toi, conclut Nat'. Il faut juste que… je sais pas que tu prouves que ce que tu as écrit sur ce papier est vrai.

Bucky fixa la feuille qu'elle secouait dans la main.

- Tu lui as traduit ?

Nat' hocha gravement la tête.

- Ведёшь себя как придурок идиот, ajouta-t-elle. *Tu te comportes comme un crétin.*

- Потому что я... я идиот. *Parce que je suis un crétin*

Peggy et Sam échangèrent un regard remplit d'incompréhension.

- Il est chez lui, annonça Nat'.

Bucky se leva d'un coup.

- Quoi on en a fini là ? s'étonna Peggy.

- Tu nous offres même pas la conso pour nous remercier ? rajouta Sam.

- Je vous revaudrais ça, promit Bucky.

Il sortit en courant du café et sprinta jusqu'à l'appartement de Steve.

X

A Stevie – 15h34

Je t'aime.

A Stevie – 15h 35

Je suis devant ta porte.

X

Steve ouvrit la porte à demi. Bucky avait le cœur qui battait la chamade. C'était pire qu'attendre les résultats des partiels. Steve ne le laissa pas entrer tout de suite. Il leva son téléphone. L'écran affichait l'avant dernier message de Bucky.

- Qu'est ce que ça veut dire ?

- Ce que ça veut dire.

Steve fit la moue.

- Je t'aime, déclara Bucky. Je sais pas comment ça se fait. J'ai jamais ressenti un truc pareil pour personne avant. C'est comme si j'avais attendu toute ma vie pour te rencontrer.

Ses mots firent rougir Steve. Il s'en moquait. Il voulait les dire.

- Je suis mort de peur à l'idée de jamais te connaître. Je veux tout savoir de toi. Je veux être la personne qui te connaît le mieux. Je supporte pas d'ignorer des trucs à ton sujet. Je suis curieux. Je suis possessif. Et je suis un boulet. C'est mes défauts. J'y peux rien, ça va avec la notice de fabrication. J'ai peur de te perdre si j'en sais pas assez sur toi, mais je réalise bien que la façon dont je m'y suis prit pour te découvrir était la pire.

Il se coupa le cœur au bord des lèvres. Steve le dévisageait en silence. D'un coup, il cacha son visage derrière la porte.

- Tu es vraiment le pire Bucky…

- Qu- pourquoi ? s'inquièta le brun, prit de panique.

Steve réapparut, une moue adorablement agacée peignant son visage. Il attrapa Bucky par le col et le tira à l'intérieur pour l'embrasser.

Le poids sur les épaules de Bucky disparu comme par magie. La boule dans son ventre se transforma en chaleureux foyer. La corde autour de sa gorge se dénoua miraculeusement. Le baiser fut court, intense, sauvage. Quand ils se séparèrent, Steve tirait toujours la tronche, et Bucky était au paradis.

- Tu aurais dû le dire à la porte ce soir là, grinça le blond en verrouillant l'entrée.

- J'ai pas trop d'expérience avec les objets, répondit Bucky.

Steve se tourna pour lui faire face.

- Je comprend pourquoi tu as fouillé dans mon téléphone. Si tu avais demandé, je t'aurais donné accès à tout ce que tu voulais dedans.

- Maintenant je m'en rend compte, souffla Bucky.

Steve posa sa main sur la joue de Bucky et la caressa doucement.

Bucky réalisa alors qu'il avait beau être le dominant au lit ou en général, Steve aurait toujours le dernier mot en toutes circonstances. Cette idée lui arracha un sourire.

- Pourquoi tu ris punk ?

- Parce que je suis amoureux.

Steve passa de rouge vif, à rouge écarlate. Bucky éclata de rire et le prit dans ses bras. Steve s'accrocha à lui et cacha son visage dans son tee-shirt.

Un ''waaf'' jovial les sépara. Bucky se pétrifia en reconnaissant le chien de Steve. C'était Captain. Son chien disparu un an et demi plus tôt.

- Tu- c'est ton chien ? demanda-t-il à Steve.

- Ouais, répondit joyeusement Steve en s'asseyant sur le parquet pour laisser son animal lui lécher le menton. Je l'ai trouvé dans la rue. Ça fait plus d'un an maintenant. J'ai voulu le rendre à son propriétaire, mais le collier donnait juste le nom du coup je l'ai jamais retrouvé.

- Barnes, dit Bucky avec un grand sourire.

Steve lui lança un regard étonné.

- C'est ça ! Comment tu le sais ?

- Parce que je m'appelle James Buchanan Barnes. Et que Captain était mon chien.

Le visage de Steve se décomposa sous la surprise.

- C-c'est ton chien ! répéta-t-il. Oh je suis désolé, je savais pas, je-

- Hé Steve c'est bon, assura Bucky. Il est là où il doit être.

Steve était quand même mal à l'aise. Bucky pressa sa main sur sa nuque.

- Je t'assure. Il vit avec l'homme que j'aime. C'est le meilleur endroit pour lui.

Un sourire timide se forma sur le visage de Steve.

- Je t'aime aussi, avoua-t-il.

Les mots touchèrent Bucky en plein cœur. Une chaleur incroyablement agréable se répandit en lui.

- Steve Rogers et James Barnes, sourit-il. Steve et Bucky. Putain ça sonne bien.

- Langage, gronda Steve faussement contrarié.

Il ne laissa pas le temps à Bucky de se moquer. Il se releva et le tira vers la chambre.

- C'est une invitation ?

- Tu dois te faire pardonner. Et j'ai encore besoin de croquer mon serveur canon.

Bucky souleva Steve et écrasa ses lèvres sur les siennes. Il claqua la porte du bout du pied et porta Steve jusqu'au pied du lit.

- Buck…

- Quand tu prends cette voix je sais que je dois te mettre au lit, grogna amoureusement Bucky dans son cou.

X

A Bucky – 00h54

Tu te souviens du gars du café ?

A Stevie – 00h55

Le beau gosse ? Qui a un corps de dieu et que tu fais plier à chacun de tes gémissements ?

A Bucky – 00h55

Je vais faire comme si tu n'avais rien dit.

A Stevie – 00h55

Je m'en souviens :p qu'est ce qu'il a encore fait ?

A Bucky – 00h56

Rien étonnement ! Je l'aime c'est tout.

A Stevie – 00h56

я так тебя люблю.

A Bucky – 00h58

Fais pas ton russe avec moi.


Grand Two-Shot fini :D

J'espère que ça vous a plu ! Je dois dire que depuis que je l'ai écrit je me sens moins oppressée et je peux me remettre à mes autres fics XD

Pwoper Banana-fish : Oui je me suis dit que c'était un bon juste milieu d'arrêter au coup de tél, et qu'au moins y avait un semi lemon, toi même tu sais.

J'imagine tellement Fury qui les interrompt mais sans même y penser quoi dans la première part.

Ouais Pepperony all the way. Putain on dirait une marque de pâte. Italienne... mon dieu je crois qu'on tient un autre truc pour notre fic' de cet été !

Derien, moi ça m'a fait très plaisir de te convertir à ce ship, tu t'en doutes :')

Laukaz - The Lab : J'ai rien fait ! Je suis innocente ! C'est pas moi c'est le Stucky :')

J'avoue que cette fic' donne pas trop envie vu le résumé, mais bon, c'est pas un truc de fou XD J'espère que la deuxième partie t'aura plu !

Angelyoru : J'avoue, ça me traînait dans la tête depuis un moment, le phone sex. J'ai trouvé le couple qui s'y prêtait, je me suis un peu emballée XD

Très contente que ça t'ai plu en tout cas, et merci pour ton petit message :3

Riordann : Merci :D

Pourtant y a "plein" d'autres fics Captain America sur ff. En tout cas je suis flattée :3 Je trouve qu'écrire le point de vu de Bucky est plus drôle, plus facile et carrément plus ouvert que celui de Steve.

Mad Eater : Merci bien :D Génial je sais pas, mais si ça t'a plu :')

Eleb : Je pense toujours prendre Bucky en POV principal (sauf cas rare). C'est plus amusant.

J'espère que tu n'as pas trop attendu pour cette suite !

Je pense comme toi pour les reviews, du coup, merci beaucoup !

Maeva Cerise : Haha, tant mieux x)

Alors non c'est pas mon clavier qui a disjoncté. C'est que quand on poste sur ff, le site a la mauvaise habitude de censurer des passages, et je peux pas savoir lesquels. Je peux pas non plus le corriger. Donc bon, c'est chiant, mais ça vient pas de moi.

Le Spleen du Kiwi Bleu : Déjà, +1 pour ton pseudo .

J'écris comme je parle donc je sais pas si c'est gratifiant ou non, mais je vais prendre ça comme un compliment XD

On est d'accord pour le Pre-Serum Steve :') C'est l'incarnation de la pureté et de l'adorable *mzqgvfdsvebd mmwpswvugmoiq* ! Je pourrais écrire un 40s!Stucky je pense, mais faudrait que je sois sûre de mon scénar', mais ça pourrait se faire. Je trouve plus simple d'écrire des AU, parce que je peux vraiment gérer les personnages comme je veux, tout en respectant (surtout pour Steve) le personnage d'origine, haha.

J'espère que ça t'a plu quand même ! Et que la deuxième partie aussi :3

Victorica Lawford : Merci beaucoup :D T'inquiète, OUI, je vais écrire d'autres Stucky. C'est une certitude :')

Je vous remercie très beaucoup d'avoir lu ! A bientôt peut-être !