Bonjour à tous! Je suis vraiment navrée d'avoir pris autant de temps pour traduire ce 2ème OS de Coralyn, mais je n'ai vraiment pas beaucoup de temps pour l'avancer, bien que ça me tienne particulièrement à cœur. J'espère que vous passez tous de bonnes fêtes de fin d'année! Voilà en tout cas comment Hermione et Severus ont passé Noël, par Coralyn ;)

Titre original: Ein geschmackloser Trank

Viel Spaß!


- Fred ! Fred, réveille-toi enfin, par les couilles poilues de Merlin !

L'un des jumeaux sortait le deuxième d'un profond sommeil. Fred passa la main sur son visage et regarda son frère d'un air interrogateur.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

Mais Georges s'était déjà retourné et avait disparu de la chambre. Fred soupira. Il avait sûrement réussi à faire de nouveau sauter le laboratoire ou était en train de dépasser largement l'objectif qu'ils s'étaient fixé dans le développement d'un quelconque article de farce. Son enthousiasme fit pourtant sortir de son lit le jeune copropriétaire de la boutique Farces et Attrapes pour Sorciers Facétieux et l'emmena jusqu'au labo. Sa réplique se tenait fièrement devant une structure qui lui rappelait beaucoup le contenu de la boîte de chimie moldue de leur père.

- Tu avais bien dit que nous devions inventer des bonbons, avec lesquels on pourrait facilement se glisser dans la peau d'un autre afin de sécher les cours !

Fred se gratta la tête de manière très peu productive à cette remarque.

- Tadaaa !

Son frère lui tendit un gobelet en verre dont le contenu était transparent, incolore et sans odeur.

- De l'eau ? Rechigna Fred.

- Non espèce de fiente de dragon ! C'est du Polynectar !

Georges montra du doigt les ingrédients à côté des éprouvettes et des chaudrons.

- Ça n'y ressemble pas vraiment !

- Je sais, mais quand j'ai rempli les bonbons avec du Polynectar classique, ça a eu un goût dégoutant. Et ils ne seraient jamais passés au contrôle de Rusard à l'entrée du château avec cette odeur ! Il l'aurait immédiatement remarqué et confisqué. Mais avec ça, les élèves pourront les faire passer pour des bonbons tout à fait ordinaires.

Fred attrapa le petit récipient et l'agita quelque peu.

- Si c'est vraiment du Polynectar… alors tu es un génie Georges ! Comment est-ce que tu as fait ?

Son frère ricana et lui fit un clin d'œil.

- Secret !

- Ne dit pas de bêtises !

- Bon ok. Avec la distillation. En fait, ces moldus ont vraiment de bonnes idées parfois ! J'ai ici la vieille boîte de chimie de papa, celle qu'il ressortait toujours à Noël avant qu'il ne s'intéresse aux voitures de courses. Il y avait là-dedans quelques trucs très intéressants que j'ai utilisés et voilà, un étonnant Polynectar parfait !

Les deux frères se regardèrent en souriant :

- Nous sommes riches ! Chuchota Georges.

- Oui nous le sommes ! Répondit Fred.

Georges se gratta le menton.

- Nous devons le tester. Alors le principe est qu'il faut prendre le bonbon avec un cheveu de la personne dont on veut prendre l'apparence. Ce n'est certes pas très hygiénique mais c'est mieux qu'un ongle de pied. Seulement le problème est : qui va-t-on pouvoir utiliser pour le tester ?

- Personne ne voudra faire ça, tu sais bien ce qu'il s'est passé l'autre fois !

Une grimace traversa le visage de Georges à cette pensée.

- La pauvre Angélina, elle a passé une semaine à Sainte-Mangouste parce que son troisième bras ne voulait tout simplement pas arrêter de la câliner !

- Exactement, mais qui donc voudrait le tester volontairement ?

Georges jeta un regard de conspirateur à son frère :

- Qui a parlé de volontariat ?

~*~*~*~ Trois semaines plus tard à Noël, au 12, Square Grimmaurd ~*~*~*~

- Tu es sûre que ça ne te fait rien Molly, si personne ne t'aide pour les préparatifs ?

Hermione se tenait à la porte de la cuisine, nerveuse et regardait la plus âgée des deux sorcières cuisiner.

- Mais non, chérie. Va tranquillement voir les autres et discute avec eux. Vous ne vous êtes pas vu depuis des mois et je fais ça volontiers, le repas de Noël va être délicieux.

A ces mots, Molly poussa Hermione vers la porte et la referma devant elle.

La jeune fille soupira et se retourna. Elle n'avait pourtant pas vraiment envie d'aller se joindre à la foule compacte qui fêtait Noël dans le salon.

Elle pouvait de toute façon discuter encore pendant toute la semaine qu'elle passerait ici !

Ses pas la menèrent à la vieille bibliothèque de la maison. Les livres rangés là étaient vieux de plus de cent ans et d'une valeur inestimable. Exactement ce qu'il fallait pour le soir de Noël !

Hermione s'installa avec un bouquin particulièrement épais dans un fauteuil rouge, rapiécé et confortable qu'elle connaissait depuis son adolescence et se plongea dans le livre.

C'est ainsi qu'elle ne remarqua pas pendant un long moment qu'une assiette de gâteaux était apparue à côté d'elle. Ceux-ci sentaient bon et ce n'est que lorsque que leur odeur cassa sa concentration qu'elle leva la tête et que l'eau lui vînt à la bouche. Molly l'avais apparemment vu et lui avait envoyé quelques petites douceurs.

« Comme c'est gentil de sa part », pensa Hermione avant d'attraper l'un des gâteaux. Puis elle replaça son livre face à elle, grignotant avec plaisir.


Au même moment, un maître des Potions particulièrement grognon était assis dans un autre fauteuil. Pas un seul des invités n'avait échangé le moindre mot avec lui, ce qui était plutôt du non pas aux invités, mais à Severus Rogue. Il soupira. Pourquoi devait-on toujours le traîner à ce genre de fête ?

Il regarda d'un air ennuyé son plus vieil et meilleur ami, qui était dans un portrait accroché à côté de lui.

- Enfin, enfin cher Severus. Pourquoi as-tu l'air si grognon mon garçon ?

Severus soupira dédaigneusement et fit tourner de sa main droite son verre de vin rouge.

- J'ai presque quarante-six ans, et tu m'appelles encore et toujours « mon garçon ». Ne trouves-tu pas cela un peu niais ?

- Pas le moindre du monde ! Dit Dumbledore avec un sourire complice, avant de déballer dans son tableau un bonbon au citron dans un bruit de papier.

- Pourquoi ne t'amuses-tu pas un peu, regarde cette gentille mignonne auror là-bas, la blonde…

- NON ! Répondit véhément Severus, tout à fait horrifié.

- Pourquoi donc pas ? La voix d'Albus ressemblait au couinement d'un enfant.

- Parce que c'est la nouvelle conquête de Potter !

- Et la brune ?

- Celle de Weasley !

- Et la jeune femme habillée en violet ?

- Albus, c'est Tonks !

- Oh.

Le silence régna un moment et Severus s'appuya contre son dossier, mais son ancien mentor recommença à parler :

- Il n'y a donc ici aucun célibataire ?

- Non, et j'espère bien être le seul ou je devrais encore parler avec quelqu'un seulement parce qu'il est par hasard également célibataire !

Albus grimaça pensivement :

- C'est vraiment très déplacé. Personne ne devrait être seul à Noël !

Severus haussa seulement les épaules. Il aurait volontiers été seul à cet instant.

Peu de temps après, il avait fini son verre et se leva pour aller le reremplir au bar, provisoirement installé dans le couloir. Mais lorsqu'il arriva, toutes les bouteilles étaient complètement vides. Il monta l'escalier en grommelant. Il savait que Black cachait toujours une bouteille de vin sous son lit. Il l'avait surpris l'an passé, juste après que Susan, la collègue de Tonks, ait rompu avec lui.

Il pénétra dans la chambre sombre et abandonnée de l'homme qu'il avait haït pendant des années et dont il n'avait plus que pitié à présent.

Il s'agenouilla au sol, ce qui lui fit penser qu'il devenait urgent de venir faire la poussière ici, et souleva le lourd couvre-lit qui tombait jusqu'au sol. Sa main tâtonna dans l'obscurité incertaine de sous le lit et elle finit par buter dans un carton. Severus le tira rapidement à lui dans un bruit frémissant. Quelque chose heurta de l'intérieur la paroi du carton. Ses doigts se glissèrent entre le couvercle et la boîte et les écartèrent l'un de l'autre. Une bouteille reposait là, n'attendant plus que lui.

Lorsqu'il la souleva et l'examina, son regard tomba sur un petit paquet qui gisait sur le lit de Sirius. Il fut surpris : qu'était-il écrit dessus ?

« Propriété de Sirius Black ! Bas les pattes ! »

Il secoua simplement la tête à ce mauvais jeu de mots et prit le paquet après avoir de nouveau repoussé le carton.

Il se laissa ensuite tomber sur le lit et, curieux, déballa le paquet. Que pouvait bien avoir le chien comme sombres petits secrets que personne…

Oh ! Il s'était attendu à plus qu'une simple tablette de chocolat. Sirius avait-il muté en une petite écolière barricadant la sucrerie en prévision d'un coup de barre ?

Un petit rictus vicieux s'installa sur le visage de Severus. Puisqu'il avait déjà le vin, il pouvait bien manger aussi le chocolat de Sirius. Il cassa un carreau avec plaisir et le fourra dans sa bouche. La masse brune fondit sur sa langue et il se lécha les lèvres : ce chocolat était excellent !

Lorsqu'il se releva, il tenait la bouteille de vin de la main droite et froissait le papier argenté du chocolat avec la gauche. Il l'avait rapidement fait disparaître. Sirius allait s'énerver. Et même si Severus savait que ce comportement était puéril, cela lui procurait une joie diabolique que d'énerver le chien chaque jour qu'il passait ici.

Il sortait tout juste de la chambre lorsqu'il vit brusquement Molly en face de lui qui le fixait d'un air surpris.

- Que fais-tu donc là ?

Il allait ouvrir la bouche pour répondre quand la femme vit la bouteille de vin dans sa main.

- Ah d'accord, étais-tu en train de retourner avec dans la bibliothèque ?

Il fronça les sourcils. Il n'avait pourtant pas été dans la bibliothèque…

- Mais promet moi que tu redescendras encore un peu ce soir pour t'amuser avec nous avant de manger, chéri !

Molly fit demi-tour et le laissa là, sans voix. Chéri ? Depuis quand l'appelait-elle ainsi ? Et depuis quand l'empêchait-elle ainsi de parler ?

Elle avait au moins eu une bonne idée : la bibliothèque !


Hermione était assoupi dans son fauteuil et son livre était à présent posé sur son ventre. Elle entendit un bruit fort qui l'effraya si bien que son livre tomba à terre. Mais elle ne fit aucune considération de ce fait car quelque chose de plus grave avait attiré son attention. Elle se voyait elle-même face à elle !

Deux yeux marrons la fixaient d'un air choqué, puis elle se regarda, c'est-à-dire que l'autre Hermione se regarda et lâcha un ci perçant.

- Merlin !

Hermione se leva et repoussa des cheveux noirs de son visage. Un instant… des cheveux noirs ?!

Elle prit une mèche et la fixa, paniquée, puis elle se regarda et découvrit qu'elle était bien plus loin du sol que d'habitude, et qu'elle était, pour changer, habillée de robes noires. Que se passait-il ? Elle se précipita hors de la pièce vers la première chambre venue en passant devant elle-même. Un miroir était accroché à un mur et elle alla anxieusement se placer en face. Ce ne fut que lorsque qu'elle fut juste devant qu'elle osa ouvrir les yeux. Pour la deuxième fois ce soir-là, elle vit quelque chose d'encore plus grave que son livre tombé à terre!

Elle vit le professeur Rogue qui la fixait, choqué, à travers le miroir. Elle leva alors un bras et le professeur fit la même chose. Elle entendit la porte s'ouvrir derrière elle et elle-même apparut à ses côtés dans le miroir, avec une expression si meurtrière qu'elle n'aurait même pas pu avoir elle-même. Soudain, la voix du professeur Rogue sortit du corps qu'elle aurait en fait du avoir.

- Que se passe-t-il, est-ce vous Miss Granger ?

Elle hocha la tête et sentit les cheveux de Rogue caresser ses joues, ou plutôt celles de Rogue, mais qui étaient maintenant les siennes. Embrouillée par le fil de ses propres pensées, elle se secoua puis le professeur Rogue, qui avait son apparence, se retourna.

- Je n'ai aucune idée de ce qu'il s'est passé, monsieur !

Il fronça les sourcils.

- Je dirais que ceci est le résultat d'un Polynectar, je sais cependant que je n'en ai pas pris ces derniers temps, je l'aurais senti !

- Moi non plus monsieur, j'en suis sûre !

Il renifla et se tourna un instant vers le miroir, et la jupe remonta quelque peu le long de son corps.

- Monsieur ! Couina Hermione, en colère.

- Comme cette chose est inconfortable ! Il secoua la tête ce qui fit balancer ses boucles.

Hermione savait qu'elle avait maintenant la chance, pour une fois, de se contempler vraiment. Elle recula de quelques pas et regarda rapidement son corps par derrière. Son ex-petit ami avait toujours critiqué son derrière mais elle trouvait qu'il n'y avait pourtant pas grand-chose à en redire.

- Êtes-vous en train de fixer votre propre derrière, miss Granger ? Siffla Rogue, en colère.

Hermione détourna le regard comme si elle avait été mordue.

- Ecoutez miss Granger, j'ose espérer que vous ne laisserez pas mon corps prendre également part à cette expertise ! Je.

Il s'approcha d'un pas.

- Ne.

Encore un.

- Le.

Encore plus proche !

- Vous.

Il se tenait à présent très près d'elle.

- Conseillerais.

Encore plus près.

- Pas !

Beaucoup trop près ! La pointe de son nez, ou plutôt de son nez à elle, touchait à présent son torse, ou plutôt son torse à lui. Elle fit la moue un instant. Elle était elle et il était lui. Point final ! Elle baissa le regard vers lui.

- Ce n'était pas prévu monsieur !

- Nous devrions rechercher comment nous allons faire pour inverser le processus et pouvoir ainsi en déduire qui nous avons à remercier pour cette misère !

C'est à ce moment là que la porte s'ouvrit et que Tonks et Remus se retrouvèrent devant eux.

- Oh, nous euh… nous ne voulions pas déranger !

Rogue s'éloigna immédiatement d'Hermione.

- Nous ne savions pas que vous deux… enfin… que vous… eh bien ! Continua de balbutier Remus, tandis que Tonks ricanait.

- Expose donc ta pensée, loup-garou ! Lui cracha Rogue en passant devant lui, ce qui fit audacieusement flotter la jupe.

Lupin le regarda partir, lui qui avait le physique d'Hermione mais lui avait parlé avec la voix de Severus.

- Euh...

- Je vous expliquerai plus tard ! Dit Hermione avant de suivre son corps.

Lupin et Tonks se regardèrent, sans voix.

- Severus avait-il à l'instant la voix d'Hermione ?

- Et Hermione celle de Severus ?

Les deux hochèrent la tête et se mirent également à courir derrière le professeur et l'élève.

Severus surgit dans le salon, en colère, et vînt dangereusement s'y planter au milieu. Ou en tout cas, il avait toujours eu l'air dangereux ainsi avec son apparence normale, mais cela avait l'air si étrange avec le corps de miss Granger pour les autres que l'ensemble des conversations s'arrêta.

- Hermione, que s'est-il passé ? Demanda Arthur, choqué.

- Je ne suis pas miss Granger ! Souffla Severus, et il reçut quelques regards surpris, horrifiés, bluffés ou encore incrédules.

- Mione ! Pourquoi as-tu la voix de Rogue ? Vociféra immédiatement Ron et Severus roula des yeux.

- Je ne suis pas miss Granger, je suis juste je ne sais comment entré en possession du corps de miss Granger !

Un halètement de choc traversa la foule. La porte s'ouvrit soudainement de nouveau et miss Granger, qui avait toujours son apparence, entra. Elle passa la main dans ses cheveux d'un geste automatique et mis la main devant sa bouche. Ce qui, dans ce corps, sembla plus que saugrenu.

- Un instant, si tu n'es pas Hermione mais Severus, es-tu… Hermione ? Demanda prudemment Molly à l'Hermione qui avait l'apparence de Severus.

Celle-ci hocha seulement la tête.

- Oh Merlin, comment est-ce possible ?

Un ricanement qui devînt vite un grand rire s'éleva dans la pièce et les deux jumeaux Weasley se tapèrent l'un l'autre sur l'épaule.

- VOUS !

Severus s'approcha en colère des deux plaisantins.

- Qu'avez-vous fait ?

- Polynectar ! Répondit l'un.

- Chocolat ! Compléta l'autre.

Severus fut stupéfait. Mais… Il n'avait mangé que d'un seul chocolat aujourd'hui et…

- Il n'y avait pas de polynectar dans ce chocolat, je l'aurais senti !

- Non… Nous l'avons fait… incolore… Rit Fred, comme s'en doutait Severus.

- Inodore, ainsi qu'insipide !

- Insipide et le bon mot pour décrire ceci ! Tonna Severus en voulant attraper les deux par le col, quand il vit ses nouvelles petites mains et grogna d'un air frustré.

Cela pouvait-il donc être vrai ?

Hermione avait assisté à toute la scène et s'approcha. Ces robes noires étaient vraiment chaudes et lourdes !

- Et pour moi… ?

- Gâteaux !

Georges essuya une larme de ses yeux et la regarda d'un air désolé.

- Pardonne-nous Hermione, mais quelqu'un devait bien tester les nouveaux bonbons !

- Mais pourquoi précisément … Le professeur Rogue et moi ?

Les deux frères jumeaux se regardèrent puis revinrent à elle à nouveau.

- Eh bien parce que vous êtes les seuls célibataires et qu'ainsi il n'y a pas de confusion, ou en tout cas moins !

Hermione inspira profondément, terrifiée.

- Annulez ça tout de suite ! Fulmina le professeur Rogue, à présent à côté d'elle et elle vit qu'elle avait l'air plutôt niaise en étant énervée.

- Euh… Enfin, euh… Balbutia Fred, tout de même un peu nerveux.

- Ce n'est pas possible ?

- Comment cela « pas possible » ? Siffla Rogue en incendiant les jeunes hommes du regard.

- Nous… n'avons pas eu besoin d'antidote, mais vous pourriez sûrement tout simplement…

Rogue se retourna brusquement et Hermione vit ce geste pour la première fois sur elle.

- Non je ne peux pas tout simplement, cela durerait un mois de brasser cette potion !

- Oh, Fit l'un des jumeaux Weasley.

- ça ne vaut pas le coup, le Polynectar perd son effet après quelques heures ! dit Hermione.

- Espérons-le ! Grogna encore Rogue. Puis il abandonna la pièce.

Hermione était à présent au centre de l'attention et Sirius vînt vers elle.

- Alors, Comment est-ce d'être à l'intérieur du corps de Servilus ? Te sens-tu sale ? Ou… Opiniâtre ?

- ça semble ardemment t'intéresser dis-moi ! Cracha Hermione avant de suivre son professeur pour disparaître dans sa chambre.

Hermione n'avait pas envie de participer au repas de Noël et elle ne pouvait de toute manière pas retourner chez ses parents avec cette apparence. Elle devrait donc passer la soirée bon gré mal gré dans sa chambre. Elle prit un livre et voulu se jeter sur son lit mais les robes lui firent faire un trait sur cette pensée. Elle trébucha et tomba en avant de tout son long. Elle tira en colère sur le tissu noir et celui-ci tomba soudainement.

Lorsqu'on ingère du Polynectar, on obtient bien le corps de l'autre mais pas ses vêtements. Les Weasley avaient amélioré la potion et apparemment couvert les gâteaux d'un sort qui lui avait aussi donné les vêtements de Rogue.

Elle jeta sans ménagement les robes au sol et voulu se coucher.

Lorsqu'elle sentie la pression sur sa vessie, le rouge lui monta au joue. Comment devait-elle faire ça maintenant ? Elle essaya de se retenir une demi-heure, mais cela commençait à lui faire mal et elle devait vraiment uriner !

Alors elle se leva et alla dans la salle de bain. Elle resta un instant debout devant les toilettes, indécise, puis serra les dents et enleva le pantalon en même temps que le boxer. Elle ne voulait en aucun cas toucher 'ça' ! Elle posa donc les mains contre le mur au-dessus des toilettes, regarda fixement sur le côté et espéra qu'elle y arriverait. Elle l'entendit clapoter et tira de nouveau le pantalon vers le haut avec les yeux fermés. Elle soupira, soulagée : ça marchait en fait très bien !

Lorsqu'elle voulu quitter la salle de bain, elle se retrouva face au miroir. Elle se regarda et du admettre que sans robe, le professeur Rogue semblait bien moins furieux. Il avait toujours eu une stature imposante, mais dans le sens intimidante, pas dans le sens attirant ! Mais à présent, oui, il était attirant, on ne pouvait pas le dire autrement.

Il avait les épaules larges, un visage mince encadré par des cheveux noirs et ses jambes semblaient être musclées. Sûrement grâce aux nombreuses et interminables rondes faites au château !

Elle grimaça. Il traversait déjà le château comme une chauve-souris du temps de sa scolarité ! Puis elle continua son observation… Mais pouvait-elle s'y risquer ? Elle lutta contre elle-même, le devait-elle vraiment ? Ses joues prirent feu, c'était si tentant… Il ne le saura sans doute jamais. Et c'est ainsi qu'elle ouvrit les boutons de la chemise, et lorsqu'elle libéra le dernier trou, l'ouverture de la chemise montra une image qu'elle n'aurait jamais imaginée. Un tatouage resplendissait sur le ventre musclé du maître des potions. Un serpent noir, ça passait on ne peut mieux avec le personnage, trouva Hermione. Elle passa respectueusement la main dessus et rit un peu nerveusement. Toucher son professeur à cet endroit… elle-même en fait mais… crotte de dragon, c'était si déroutant !

Elle laissa tomber la chemise au sol sans réfléchir plus longtemps et chercha dans le miroir d'éventuels autres tatouages en se tournant et se retournant. Mais à part la Marque des Ténèbres, qui était presque entièrement effacée et difficile à reconnaître, n'ayant plus brûlé depuis des années, depuis la mort de Voldemort, il n'y avait rien d'autre. Elle ne savait pas trop si elle devait en être déçue. Finalement, elle trouvait que les tatouages allaient extraordinairement bien à Rogue. Qu'est-ce que ce serait s'il en avait sur les jambes… Elle devait le savoir, il avait tout de même été son professeur pendant des années ! Et elle n'avait jamais remarqué un tatouage ! Peut-être qu'il ne les avait même pas encore à l'époque. Elle ouvrit donc de nouveau le bouton de son pantalon et le laissa glisser à terre, avant de l'enlever. Elle ne put trouver aucun tatouage sur ses jambes de face, elle se tourna donc un peu sur le côté, mais tout était pâle et sans dessin, même derrière. Son regard s'égara légèrement plus haut… jusqu'à son derrière très, très, très bien formé. Un homme de 46 ans avait-il seulement le droit d'être aussi beau ? Elle soupira et laissa traîner les vêtements par terre. Elle voulait aller dormir !


A l'étage du dessous, la lumière d'une des chambres était également allumée, puisque son occupant ne ressentait aucune envie d'aller manger. Quel incroyable merdier ! Severus était assis sur son lit dans le corps de Miss Granger et se creusait la tête pour trouver comment annuler plus rapidement le changement, mais rien ne lui venait à l'esprit. Il soupira et se laissa tomber en arrière, quand quelque chose le pinça anormalement fort à un endroit sensible.

Il se releva. Qu'était-ce ? Severus mit une main désinvolte à son derrière, en réalité celui de Miss Granger, et sentit… un string ! Il haleta, cette petite Miss Je-Sais-Tout portait un string ? À Noël ? Pour une fête de famille ? Que devait-il en conclure ? Et bien pire, comment pouvait-il dormir avec cette maudite chose ? Ou même avec cet inconfortable soutien-gorge et cette jupe ! Il allait devoir se débarrasser de ces choses-là ! Une grimace sournoise s'installa sur son visage et il pénétra dans sa salle de bain pour venir se poster devant le grand miroir mural. Il fit passer la chemise blanche par-dessus sa tête et la jupe noire devant sa féminité. Il regarda ensuite sans aucune gêne dans le miroir. Elle avait un petit ventre et quelque peu de hanches mais au fond, il trouvait ça mieux que les top-modèles anorexiques…Il secoua la tête et lança la main dans son dos mais il ne parvînt pas à attraper correctement l'agrafe du soutien-gorge. Enervé, il alla chercher sa baguette, s'il ne pouvait le faire ainsi, il utiliserait donc la magie ! Il laissa le soutien-gorge disparaître, et inspira fortement : ses seins étaient parfaits !

Il avait bien sûr souvent remarqué qu'elle n'était plus la petite fille aux dents de lapins et aux cheveux broussailleux d'autrefois, mais qu'en dessous de ses vêtements sages se cachait cela… qui l'eut crû ? Il leva la main, mais la laissa finalement retomber. N'était-ce pas peut-être anormal ? Il se tourna légèrement pour s'observer de profil, et lorsqu'il vit le derrière, il déglutit difficilement. Elle était diaboliquement sexy, comment est-ce qu'une jeune femme qui fut son élève la plus énervante pouvait être aussi chaude ? Il glissa ses doigts sous l'élastique du string. Il ne voulait pas regarder au départ, mais… Il ne pouvait en détacher ses yeux, même s'il trouvait quelque part qu'il était étrange de s'observer soi-même ainsi. Mais ce n'était de toute façon pas vraiment lui. Il regarda donc vers le bas de son corps et il se figea. Il était mouillé !

Il se sauva de la salle de bain, horrifié, retourna dans sa chambre et fouilla avec empressement dans son armoire à la recherche d'un boxer propre et l'enfila dès qu'il en eu trouvé un. Puis il se jeta sur son lit et tira la couette sur lui, ou plutôt sur le corps d'Hermione.

Zut ! Depuis quand était-elle devenue simplement Hermione ?


Hermione s'étira. S'était-elle endormie si rapidement ? Elle ouvrit les yeux et rejeta la couverture, puis se figea de nouveau. Ça, ce qu'elle voyait là, elle l'avait bien vu plusieurs fois, mais encore jamais sur elle-même... ou chez Rogue ! Une érection matinale ? Pouvait-ce être vrai ? Elle bondit hors du lit en couinant et couru dans la salle de bain où elle examina le renflement du pantalon plus attentivement. Il était… Elle le trouvait… plutôt gros !

Hermione baissa le short, elle voulait absolument savoir maintenant, et déglutit difficilement. Oh Merlin, cet homme était bien monté !

Mais avant qu'elle puisse s'examiner de plus près, un fourmillement parcouru son corps et l'obscurité se fit un moment. L'instant suivant, elle se retrouva de nouveau dans le bac à douche dans un caleçon noir bien trop grand pour elle. Seulement quelques secondes plus tard, le court cri d'une voix masculine traversa le 12, square Grimmaurd. Elle se leva tout en essayant de garder le caleçon près de son corps et se précipita dans sa chambre où quelqu'un se tenait déjà : Rogue. Rogue dans son chemisier en lambeaux, sa jupe explosée et… avec son string dans la main. Oh Merlin, Circé et tous les dieux, elle avait complètement oublié ça… Pourquoi avait-elle donc mis cette horrible chose ? Ah oui, pour qu'on ne voit pas de bord à travers la jupe… !

Il se tenait dans sa chambre et la regardait sans mot dire. Elle était… à moitié nue. Et il ne pouvait détacher ses yeux de sa poitrine depuis longtemps. Puis il leva la tête et vit son regard. Qui détaillait son ventre de la même façon. Il se regarda : son tatouage semblait la fascinée. Il jeta le string à terre.

- J'aimerai récupérer mes robes ! dit-il d'une voix rude.

Elle acquiesça et se retourna, mais elle perdit le caleçon qu'elle avait oublié de retenir. Il la voyait à présent complètement nue de dos et il devait admettre qu'elle n'avait pas perdu de son charme depuis la veille au soir. Il s'approcha d'elle, qui était comme paralysée, puis caressa son dos jusqu'à sa nuque. Il vit que la chair de poule s'installait au passage de sa main et il grimaça d'un air satisfait.

- Et, avez-vous également fait ce que j'avais dit ? murmura-t-il dans ses cheveux.

- Que… que voulez-vous dire exactement, monsieur ?

- Ne m'avez-vous fait subir aucune expertise ?

Elle se raidit.

- Non… je n'ai rien vu ! Mais sa voix trahit son mensonge.

Il la caressa de nouveau jusqu'à son derrière qu'il empoigna. La jeune fille poussa un petit cri.

- Quel âge avez-vous, Miss Granger ?

- 27 ans.

- Et vous pensez avoir le droit à 27 ans d'observer sans aucune gêne un vieil homme de 46 ans ? J'ai de plus été autrefois votre professeur le plus détesté !

- C'est faux !

- Ne mentez pas si effrontément ! Il la pinça encore une fois et elle cria de nouveau.

- Je… Je ne voulais pas dire que je ne vous avais pas observé. Je parlais de la haine ! Je ne vous ai pas détesté!

- Si vous l'avez fait ! Il souriait diaboliquement, il avait veillé à cela.

- Peut-être un petit peu, monsieur !

- Me hais-tu toujours ?

Elle déglutit et il le vit très bien car il était à présent près de son cou, très près !

- Non. Murmura-t-elle avant de se retourner, de sorte qu'il la fixait à présent du regard. Il reconnu une étincelle coquine dans ses yeux, et leva un sourcil.

- Mais tu as peur de moi, n'est-ce pas ?

Elle secoua la tête et grimaça lorsqu'elle l'observa.

- Pas dans mon chemisier et ma jupe !

Il tira sa baguette et fit tout disparaître. Ils se tenaient à présent face à face, nus. Elle déglutit. Il déglutit.

Leurs bouches se rencontrèrent en un éclair de seconde et les peaux nues se pressèrent l'une contre l'autre. Elle gémit contre sa bouche lorsque sa masculinité tapa son ventre. Elle l'attrapa et il tressaillit brièvement entre ses mains.

- Sale bête !

- Bâtard ! répondit-elle.

Cela sembla l'animer et il la jeta dans les règles sur le lit, qui craqua dangereusement. Il fut sur elle peu après. Ses yeux semblaient vouloir avaler Hermione et elle se plongea dans les deux lacs noirs. Il referma ses lèvres sur son téton et massa l'autre de la main gauche. Puis il échangea et elle poussa un petit cri aigu lorsqu'il la pinça. Ses lèvres se baladèrent ensuite jusqu'à son nombril autour duquel il fit tourner sa langue plusieurs fois avant d'en lécher l'intérieur rapidement. Il reçu pour cela un tremblement de sa part et continua sa route jusqu'à son sexe. Il y enfonça très doucement un doigt et elle se mouva sous lui. Il commença, d'un rythme douloureux et modéré, à l'habituer avec son doigt et elle s'agrippa à ses cheveux.

Il sembla finalement en avoir eu assez car il remonta de nouveau à sa hauteur. La regarda. Elle le fixa en retour et il se positionna devant son entrée. Son gland en velours dispersait son humidité et elle voulu fermer les yeux mais il lui appuya un court baiser sur sa bouche et murmura contre ses lèvres :

- Regarde-moi.

Elle ouvrit les yeux de nouveau et ils se regardèrent ainsi dans les yeux, tandis qu'il pénétrait lentement en elle et la remplissait. Il attendit ainsi un court instant, puis commença soudainement avec un rythme rapide. Le bruit des peaux claquant l'une contre l'autre et des gémissements emplit la pièce, pendant qu'il s'enfonçait toujours plus rapidement et sans pitié en elle.

Hermione haleta lorsqu'il la mordit en plus dans le cou. Elle fit monter ses reins, il enfonça une main dans ses épaules et elle n'en sentit pas la douleur. Ses genoux commencèrent à tressaillirent et ses muscles se resserrèrent fortement autour de sa queue. Elle vînt alors dans un cri libérateur qui le fit venir aussi. Il s'enfonça une dernière fois en elle avant d'envoyer la chaude semence en son sein. Il s'allongea sur elle d'épuisement, tandis que la poitrine de la jeune femme se soulevait et redescendait rapidement.

Puis il y eu une forte explosion et avant qu'elle ne comprenne ce qu'il s'était passé, il avait roulé à terre et se tenait à présent un bon mètre plus loin, tandis qu'un Remus terrifié et une Tonks encore plus horrifiée se tenaient à la porte.

- Oh non ! Molly ? Molly ? Je crois que quelque chose à mal tourné avec ces deux-là, ils sont tout rouges, nus et ils suent de douleur! Je pense qu'il y a des effets indésirables au Polynectar de tes garçons !

Hermione les fixait tout deux, sans voix devant tant de méprise. Mais Severus balaya seulement une mèche de cheveux de son visage, alla jusqu'à la porte et dit aux deux autres tandis qu'il la refermait :

- eh bien vous avez exceptionnellement le droit aujourd'hui d'envoyer vos pensées au fossé ! Bonne journée !

Il se retourna ensuite vers elle et elle vit alors la lueur brillante dans ses yeux. Hermione inclina la tête et regarda son ancien professeur d'un air provocateur.

- Le vieil homme est-il déjà prêt pour un nouveau tour ?


J'espère que vous avez aimé, en tout cas, je transmettrai chacune de vos reviews à Coralyn! Je pense mettre moins de temps pour traduire le suivant, d'une part parce qu'il est plus court, mais aussi parce que j'arrive déjà mieux à traduire. Mais je ne peux vraiment rien promettre, désolée!

à bientôt! Tschüss!