Bonjour à toutes et à tous.
Merci beaucoup pour vos reviews ! Je pense avoir remercier tous ces que je pouvais, et je remercie également les revieuwes anonymes !
Voici le chapitre 1, comme promis plus long que le précédant et venus assez rapidement.
J'espère qu'il vous plaira !
Bonne lecutre.
Chapitre 1 : Le retour du survivant
Ron tournait en rond dans l'antique manoir de la famille Black. Sans même s'en apercevoir, il laissa ses doigts glisser le long de mur, cherchant dans ses souvenirs tous les moments heureux qu'il avait passé entre ces murs.
C'est ici qu'ils avaient passé plusieurs de leurs étés avec Harry et Hermione. Ici encore qu'ils avaient assisté, en secret, aux réunions de l'Ordre de phœnix, tachant de ne pas se voir de leurs parents, car après tout ils étaient bien trop jeunes pour ces combats. Là toujours qu'ils avaient préparé l'attaque final contre le Mage Noir avec leurs alliés. Et surtout c'était dans cette maison qu'ils étaient venus cacher Harry après le Grand Combat, pour lui laisser le temps de soigner ses blessures loin de toute sa gloire et de la foule qui réclamait à le voir, le toucher.
Perdu dans ses souvenirs, le rouquin monta le vieille escalier, sa main glissant nonchalamment sur la rambarde de bois.
Au sommet de cet escalier, ils avaient écouté les réunions de l'Ordre grâce aux oreilles à rallonges de Fred et George. Un jour, il avait fait la course à Patenrond qui venait de déchiqueter un de ses livres de cours et avait fait une lourde chute ici même. Harry l'avait regardé depuis le haut de l'escalier en riant. Ils étaient si heureux à l'époque…
Ses pieds le menaient seuls à présent. Sans le vouloir, il pénétra dans la chambre qu'ils avaient occupés ensemble. Au début il n'y avait que Harry et lui, chacun dans son lit. Bataille d'oreiller, secrets partagés… Puis, plus tard, quelques mois avant le combat final, Blaise et Draco étaient venus les rejoindre, dormant sur des lits de camps. Ce qu'ils avaient pu rire, une fois encore, à voir le grand prince des serpentards se battre avec son sac de couchage…
Plus de rire aujourd'hui. Plus de pleure non plus. Juste des souvenirs qui revenaient encore une fois le hanter.
Ron s'assit sur son ancien lit et attrapa la photo qui était toujours sur la table de nuit. Le groupe des six, peu avant le combat. Les deux serpentards se tenaient un peu à l'écart, comme s'ils ne voulaient pas qu'on les voit avec ces gryffondors. Hermione tenait fermement la main de sa petite sœur, sa Ginny. Et Harry et lui, riant comme des perdus, accrochés l'un à l'autre pour ne pas tomber.
Sa gorge se serra et les larmes vinrent une fois de plus à ses yeux.
« Harry. »
Ça faisait déjà cinq ans que Harry était parti, les abandonnant tous. Cinq ans qu'il n'avait donné aucune nouvelle.
C'était un an après sa victoire sur le Prince des Ténèbres. Les blessures avaient fini par cicatrisées et il ne gardait presque aucune trace du combat. Devant les autres, il faisait mine d'être heureux. Il participait aux banquets. Acceptait sans broncher les compliments des autres sorciers et souriait aux jeunes filles qui lui tournaient autour. Il était le sorcier le plus connu de sa génération et tous l'aimait. Et autour de lui, les autres continuaient de vivre leurs vies.
Blaise et Draco s'étaient achetés un appartement dans le centre de Londres, loin de la vie des sorciers. Ils disaient qu'ils voulaient faire leurs preuves, mais en vérité ils ne supportaient tout simplement plus les regards emplis de soupçon qu'on leur adressait quand ils allaient quelque part.
Hermione et Ginny avaient rendu leur relation publique. Après un mariage très simple elles étaient parties vivre toutes les deux dans un cottage à la campagne. Hermione continuait ses études pour devenir medico-mage alors que Ginny se consacrait à la culture de son jardin. Elle était toujours très fier de pouvoir dire que tout ce qu'elles mangeaient, elle l'avait elle-même fait poussé dans son petit bout de terre.
Ron vivait lui aussi à Londres, pas très loin de chez Harry. Ce dernier avait préférer garder la demeure de son parain. Il ne supportait pas de savoir ce lieu sans vie.
Et il souriait. Le survivant faisait mine que tout ça lui convenait, qu'il était heureux.
Mais pourtant, Ron n'étai pas dupe. Cette vie n'était pas pour lui. Harry n'avait pas fait ça pour la gloire, mais uniquement parce qu'il le devait. Il soufrait de ne plus voir ses amis aussi souvent qu'avant. Il était triste… Et chaque nuit des cauchemars venaient le hanter.
Puis un jour, le 25 mars pour être plus exact, il était parti. Ron avait rendez-vous avec lui, ils devaient se rendre chez Blaise et Draco qui les avaient invité à dîner. Mais quand il était arrivé au 12 square Grimmaurd, il avait trouvé la porte grande ouverte et personne à l'intérieur. Harry était parti.
Il avait laissé derrière lui toutes ses affaires, n'emportant même pas sa baguette. Ses vêtements étaient bien sagement rangés dans l'armoire. Sa valise à sa place, sous son lit. Ses affaires de toilettes dans la salle de bain, comme toujours.
Mais nul trace de Harry. Il avait envoyé un hibou à leurs amis, les prévenant qu'ils seraient sans doute en retard. A ce moment là, Ron ne voulait pas encore croire que son meilleur ami était parti sans le prévenir, comme un voleur.
Il l'avait attendu dans le salon pendant des heures. Alors qu'il allait perdre espoir, la porte s'était ouverte. Le cœur du gryffondor s'était emballé et il avait sauté sur ses pieds et courut à la rencontre du nouveau venu.
« Harry, mais où étais-tu… »
La fin de sa phrase était morte dans sa gorge en voyant que ce n'était pas Harry qui venait d'entrer, mais les deux serpentards qui avaient fini par s'inquiéter.
N'y tenant plus il était tombé à genoux devant eux et s'était mis à pleurer. Depuis ce jour il ne l'avait plus jamais revu.
Depuis ce jour sinistre, Ron revenait tous les ans au square Grimmaurd, à la même date. Sans doute espérait-il voir son ami revenir, même s'il savait que cela avait peu de chance d'arriver. Après cinq ans…
OoOoOoOoOoOoOoO
Le carillon de la porte retentit. Ron délaissa ses souvenirs pour quelques instants et sortit de la chambre en soupirant. Les pieds lourds, il se traînait jusqu'à l'entrée où il ouvrit la porte. Sans même un regard pour les nouveaux venus, il se dirigea vers le salon, ses amis sur les talons.
Tout les ans, Draco et Blaise venaient pour soutenir leur ami. Parfois les filles arrivaient en même temps qu'eux, comme c'était le cas aujourd'hui, parfois elles arrivaient un peu plus tard. Jamais encore elles n'étaient parvenues à arriver avant les deux serpentards qui, malgré les années, étaient toujours au rendez-vous.
Les six amis s'installèrent dans le salon en prenant bien garde à ne pas regarder vers le fauteuil vide, celui là même qu'occupait Harry quand il était encore parmi eux.
Blaise laissa son regard parcourir le corps de Ron. Comme à chaque fois, il le trouva trop pâle, et trop maigre. Tous les ans, à la même période, le rouquin perdait entre cinq et huit kilo. Il perdait l'appétit pendant plusieurs jours, voir plusieurs semaines.
Ses si beaux yeux, dans lesquels il aimait tant se noyer, étaient cernés de noir. Il faut dire que Ron dormait très mal durant cette période, enchaînant les cauchemars. Blaise avait souvent insisté pour qu'il vienne dormir chez eux au mois de mars, mais son ami avait toujours refusé.
Dans ces moments là, Blaise haïssait véritablement Harry de leur faire subir ça. Il aurait au moins pu donner des nouvelles, ne serrai-ce qu'à Ron. N'avait-il pas été son meilleur ami, son frère ?
Ron… Depuis que Draco et lui était passé dans le camps de l'Ordre, et qu'il avait ainsi pu apprendre à le connaître vraiment, il se sentait attirer par lui. Pour être vraiment honnête, c'était bien plus que de l'attirance. L'amour qu'il ressentait pour le gryffondor le torturait, car il le savait non réciproque.
Mais sa douleur n'était rien comparée à celle de Draco. Car son meilleur ami aussi était amoureux. Qui aurait pu croire que le Prince de Glace puisse un jour éprouver ce sentiment ? Mais l'heureux élu n'était plus là… Car Harry était parti en faisant fi de tous les sentiments, autant l'amitié de Ron que l'amour du blond.
Draco ne s'était jamais déclaré, c'est vrai. Il n'avait jamais trouvé le courage de le faire. En vérité, c'était pour cette raison qu'ils les avaient invité cinq ans plus tôt. Se donnant du courage mutuellement, ils avaient décidé d'avouer leurs sentiments à leurs amours lors du repas. Ils avaient tout prévu, tout planifier… Mais Harry n'était plus là, et Blaise ne pouvait se résoudre à avouer son amour à Ron alors que son meilleur ami ne pouvait plus le faire.
Un lourd silence s'abattit sur le petit groupe. Personne n'osait le briser. Dans le canapé, Ginny essuya ses larmes provoquées par la nostalgie de cet endroit. Hermione passa un bras autour de ses frêles épaules et l'attira à elle pour la bercer.
Draco se pencha vers la table base et attrapa le journal qu'avait amené Ron le matin même. Il achetait toujours la « Gazette du sorcier » dans l'espoir d'avoir des nouvelles de son ami, mais il était toujours déçu.
Le blond le déplia et parcourut rapidement la première page avant de pousser un profond soupir. Oui, bien sûr, il avait entendu des rumeurs à propos de ça, mais il n'avait pas voulu y croire.
Sous ses yeux, s'étalait en gros le titre :
« Massacre de sorcier près de Londres,
Dans une communauté de sorcier du nord de Londres, dans un tranquille quartier résidentiel, ce matin une dizaine de corps de sorciers ont été découverts.
Les victimes se trouvaient à leurs domiciles à l'heure du drame. Elles ont toutes été exécutées d'une balle dans la tête, comme lors des règlements de compte moldu.
Au nom de la rédaction de la gazette, nous souhaitons toutes nos condoléances aux familles des victimes. »
S'en suivait la liste des victimes : un couple avec leurs deux enfants âgés de six et huit ans, des grands-parents avec leurs trois petits enfants, respectivement âgés de deux, cinq et dix ans, ainsi que deux jeunes étudiants actuellement en vacances.
Mais il y avait un fait que le journal n'avait pas mentionné, mais que chacun ici connaissait. Le si chaleureux couple avec deux enfants s'étaient trouvés du côtés de Voldemort pendant la Grande Guerre, et les deux sympathiques étudiants étaient des fils de mangemorts. Alors quoi ? S'agissait-il d'un règlement de compte ? Alors, pourquoi avoir tuer les deux grands-parents ?
« Ça fait peur, » commenta Blaise en lisant l'article par-dessus l'épaule de son ami. « Qui peut s'amuser à tuer les sorciers de la sorte ? »
« Ils ne tuent pas n'importe quels sorciers… Même si certaines victimes n'ont rien à voir avec la guerre, il paraît que la majeur partit d'entre elles étaient des adeptes de… de Voldemort, » fit remarquer Hermione qui se tenait au courant de l'affaire depuis le début des massacres, voilà déjà une semaine.
« Vous devriez faire attention tous les deux quand vous vous promenez, » murmura Ron depuis sa place en fixant le journal comme s'il était le seul responsable.
« Tu fais dans le sentimental maintenant Weasley ? Tu n'aimerais pas qu'il nous arrive quelque chose ? » ricana Draco qui, malgré les années, ne pouvait s'empêcher de le taquiner quand il le pouvait.
« Non, je n'aimerais pas, » répliqua froidement le rouquin en défiant l'autre du regard. « Perdre un ami m'a suffit. »
Draco allait répondre, juste pour le plaisir de le taquiner, et parce qu'il se sentait troubler que le gryffondor le classe dans ses amis ouvertement, quand le bruit d'une voiture se garant devant la maison, puis celui de la porte d'entrée s'ouvrant les firent sursauter.
D'un bond, Ron se leva. Il voulut courir vers l'origine du bruit, pour savoir qui osait ainsi entrer dans la maison, mais il était comme paralyser. Cette maison n'était plus garder par le secret et tout le monde pouvait la voir, c'est vrai, mais ils n'attendaient plus personne.
Le rouquin tremblait. Ce ne pouvait pas être…
Harry entra dans le salon et se figea sur le seuil de la pièce. Ses poings se fermèrent et il parcourut la pièce d'un regard mauvais. Son regard rencontra finalement celui de Ron qui se trouvait face à lui et qui tremblait toujours.
« Bonjour, » murmura le rouquin sans bouger de sa place.
Voilà c'est tout pour aujourd'hui. Si vous le voulez, le chapitre 2 dans deux ou trois jours.
J'espère que ça vous a plus.
Une review pour l'auteur ?
Merci de m'avoir lu :)
