Bonjour ! Comme beaucoup d'entre vous le souhaitaient, voilà une suite. Je vous offre même mieux : une fiction ! Je ne sais pas combien de chapitres il y aura (certainement pas cinquante !) ni mon délai de publication. Un chapitre chaque semaine tant que j'ai de l'avance.

En ce qui concerne ce chapitre, je n'y connais rien en mode, en grands créateurs…, il risque donc d'y avoir quelques incohérences.

Remerciements : CamilleR Logi16 CeriseBella Mlca66 Cichon LolaMiSweetlove Celine68990 Birginie Nina (Je crois que tu as ta réponse maintenant ! Merci pour ton commentaire :D) ; Julieintheheaven Ninie38 Juliette (Merci pour ta review, voilà la suite que tu espérais !) ; Bella-lili-rosecullensister Frimousse30 Meggie Sue Mamanlily Zayrra (Merci pour ton commentaire ! Comme beaucoup le souhaitait, voilà une suite mais la scène que tout le monde attend n'est pas pour ce chapitre.) ; SoSweetySoCrazy Erika Shoval Ely142 Alexa27 Elizabet Mary Masen.

Et bien sûr, merci encore une fois à Sophie, la meilleure bêta au monde !

Bonne lecture !

Action ? Ça tourne !

Chapitre 2

Quelques semaines s'étaient écoulées depuis la fin du tournage. Eleazar m'avait convoquée à plusieurs reprises pour refaire certaines prises en post-production.

D'ailleurs, un de ses collègues, auquel il avait montré une ou deux scènes, avait été enchanté par mon travail. Il en avait profité pour me proposer de faire la voix d'une petite fée dans un dessin animé. J'avais sauté sur l'occasion pour deux raisons. La première était que j'avais pris goût à la comédie pendant le tournage de Twilight. L'ambiance, le travail toujours différent… Tout cela m'avait plu. La seconde raison était plus en rapport avec le fait que je n'allais que prêter ma voix. Ça me permettrait de continuer le cinéma mais en même temps je garderai une part d'anonymat au cas où mon rôle dans Twilight soit un véritable fiasco.

En tout cas, ce fut une agréable surprise. Je ne pensais pas avoir du talent. J'avais accepté l'offre, au départ, uniquement pour croiser Edward Masen…

Ah si je le revois celui-là ! Je n'avais plus jamais eu de contact avec lui depuis… enfin vous savez ! J'avais juste eu quelques nouvelles via les magazines people. Il venait de terminer le tournage du fameux film dont il m'avait parlé et selon les rumeurs, il avait déjà reçu d'autres propositions.

Sinon, plus personnellement, ma vie était devenue un enfer. Je ne pouvais pas sortir de mon appartement faire une course sans être assaillie par une demi-douzaine de paparazzis. Lorsque nous étions encore en tournage, je n'avais pas saisi la folie qui entourait cette saga. Nous étions presque confinés sur le plateau ou dans nos chambres d'hôtel. Je me sentais protégée. Mais maintenant que j'avais quitté ce milieu et que j'étais de retour dans la réalité, je vivais un vrai cauchemar.

J'avais gardé contact avec Alice et Rosalie et elles m'aidaient comme elles le pouvaient à surmonter cela. Elles venaient parfois me rendre visite ou on essayait de se rejoindre dans un restaurant discret.

Voilà, en résumé comment s'étaient déroulées les dernières semaines. Nous étions mercredi et dès samedi, nous serions dans la première ville qui accueillerait notre tournée de promotion. Los Angeles.

Je devais avouer que je commençais d'ores et déjà à paniquer. Je ferai ma première apparition publique officielle, même si tout le monde savait qui j'étais. Et puis… j'allais revoir Edward. Je ne sais pas comment j'allais réagir lorsque je me retrouverai face à lui.

Le temps était passé et ma colère s'était estompée, laissant place à de l'amertume. Il m'avait voulue, il m'avait eue et il m'avait jetée.

De plus, cela avait été ma première expérience sexuelle et je ne savais pas encore dans quelle catégorie allais-je la ranger. Bon moment ? Mauvais moment ? D'un côté, l'acte en lui-même avait été parfait. Il avait pris soin de moi et avait été attentionné. C'est surtout le lendemain qui me laissait un goût amer dans la bouche. Le cauchemar avait remplacé le rêve.

Je préférai mettre de côté ces sombres pensées et me concentrai sur l'arrivée imminente des filles. Elles avaient décidé de me traîner dans les différentes boutiques de luxe afin de me trouver les tenues idéales pour la tournée. Cette journée serait sûrement très longue…

La sonnerie ne retentit guère plus de cinq minutes plus tard. J'eus juste le temps d'enfiler une paire de converses, sous les yeux horrifiés d'Alice, et j'étais déjà dans le coupé cabriolet de Rosalie. En route pour la boutique Christian Dior. (N/A : J'ai changé par Dior parce que Sophie n'aime pas Louis Vuitton :P)

Ce grand créateur avait acheté un grand building à Seattle où il avait installé sa première boutique au rez-de-chaussée, son atelier et ses appartements dans les étages supérieurs. Alice l'avait donc contacté afin qu'il consacre un peu de temps à la conception de nos trois robes. Elles étaient importantes car nous les porterions à Los Angeles, la première date. C'était la plus médiatisée et elle serait même retransmise sur une chaîne câblée. Nous nous devions donc d'être irréprochables.

Rosalie se gara dans le parking souterrain. Nous prîmes donc l'ascenseur jusqu'au deuxième étage, lieu de notre rendez-vous. Une assistante, blonde, pas aimable pour un sou, nous accueillit. Elle décrocha son téléphone et annonça notre arrivée.

A peine quelques secondes plus tard, le célèbre créateur pénétra dans le hall.

« Ah les filles vous voilà ! Je suis ravi de vous rencontrer. »

Alice était hyper heureuse. Elle souriait jusqu'aux oreilles et était en totale admiration devant lui.

Après avoir échangé quelques banalités, il nous entraîna dans les profondeurs de son atelier. C'était immense. Il y avait des portiques remplis de housses partout. Enfin, on arriva dans un espace aménagé avec des canapés, une table et un petit coin cuisine.

« Bien. On ne va pas s'éterniser sur des futilités. Nous avons du travail. J'ai décidé de créer trois nouvelles robes que j'ajouterai à ma collection printemps/été de l'année prochaine. Ça me permettra ainsi de lancer ma promotion, avant le défilé de Milan. »

Il commença son travail avec Rosalie. Sa robe était rouge, la moulant parfaitement. Elle s'évasait à partir des genoux. Il n'y avait pas beaucoup de retouches et ce fut vite à mon tour. La mienne était bleue. Mais pas d'un bleu classique. Un bleu saphir d'après Christian Dior. Elle était magnifique. Je me sentais bien dedans et je n'éprouvais pas de gêne à être si exposée. En effet, elle était dos nu et avait un décolleté prononcé. Celle d'Alice était majoritairement blanche et verte. Le blanc se dégradait jusqu'à devenir un vert émeraude soutenue. Il est clair que nous allions faire fureur ainsi vêtues à la soirée.

Une fois les achats terminés dans cette boutique, Alice nous entraîna dans une dizaine d'autres. Après cette journée, nous avions chacune toutes nos tenues pour la tournée. Cet après-midi avait été épouvantable pour moi qui n'aime pas le shopping mais j'essayais de me réconforter en me disant que j'en serai dispensée pour les semaines à venir.

En rentrant chez moi, nous nous arrêtâmes au chinois au bas de ma rue et nous commandâmes à emporter. Les filles allaient sûrement rester toute la soirée avec moi. Heureusement, j'avais refait le plein de glace la dernière fois que j'étais allée faire des courses. Nous faisions souvent cela, après une journée de ce type. On trouvait un truc à grignoter et on passait la soirée devant des films à l'eau de rose à se gaver de cochonneries.

Cependant, cette soirée ne se déroula pas comme d'habitude. Tout d'abord, Alice refusa qu'on ouvre le moindre paquet de sucreries. Selon elle, il ne fallait pas qu'on prenne un seul gramme afin que nos robes restent parfaites sur nous. Enfin, cette soirée me servit de débriefing sur la tournée. J'appris le programme, les attitudes à adopter, les gestes à éviter… J'étais totalement parée pour samedi. A mon plus grand malheur, elles étaient parfaitement d'accord en me disant qu'il fallait que je sois toujours avec Edward. Nous étions le couple phare et nos photos ensemble seraient les plus demandées.

Elles quittèrent mon appartement vers une heure du matin et je partis me coucher directement, épuisée.

Chaque matin, je me levais en ôtant un jour à mon décompte mental. Je sais, c'était pathétique de compter les jours jusqu'à son retour. Je vous rassure, je ne comptais pas les jours pour le revoir, mais parce que chaque matin me rapprochait un peu plus du moment où je me retrouverai face à mon dernier cauchemar en date. Bon ok, je joue sur les mots. C'était bien les jours pour le revoir que je comptais.

J'appréhendais ma réaction. Allais-je mettre le coup de pied que j'avais envisagé de lui donner ? Allais-je être heureuse de le revoir ? Après tout, il restait mon idole. Ou pire encore, allais-je vouloir recommencer ma monumentale erreur ? Je ne pouvais nier qu'il savait y faire.

C'était surtout ces interrogations qui me faisaient paniquer. Nous étions jeudi matin et il ne me restait même pas quarante-huit heures avant le moment fatidique. En effet, nous nous étions donnés rendez-vous le vendredi soir chez Emmett afin de nous retrouver à l'abri des curieux et de grouper nos arrivées à l'aéroport. On apparaîtrait tous ensemble et donc le mouvement de foule serait unique et par conséquent plus vite terminé. Nous ne voulions pas poser de problèmes supplémentaires au service de sécurité.

Vendredi matin arriva sans que je voie la journée de jeudi s'écouler. A mon plus grand regret, je savais que cette journée passerait aussi vite que les autres car du travail m'attendait. En effet, je devais boucler ma valise, passer chez mon père afin de lui remettre les clés de mon appartement (il viendrait relever mon courrier et arroser mon unique plante verte) et j'avais rendez-vous chez le coiffeur afin de rafraîchir ma coupe. Alice disait que je ne pouvais pas me présenter ainsi face aux caméras.

Autrement dit, pas le temps de chômer. Je fis un saut par la salle de bain afin de faire ma toilette et de m'habiller. Je m'étais levée un peu à la bourre et si je ne partais pas maintenant, je serai en retard chez le coiffeur. Je ne pris donc pas la peine de déjeuner, embarquant avec moi une pomme et une barre de céréales.

Heureusement pour moi, il y avait très peu de monde sur la route et je pus arriver à temps à mon rendez-vous. Je n'aimais pas trop me rendre dans ce genre d'endroit. Je trouvais que ça durait bien trop longtemps pour si peu. Et puis les coiffeuses et les autres clientes adoraient commenter les derniers potins people. Et maintenant, avec ma nouvelle notoriété, c'était devenu un enfer. Mais il fallait se rendre à l'évidence, cette fois-ci je ne pourrai y échapper, Alice me truciderait. Elle aurait été capable de me couper les cheveux elle-même et, après quelques secondes de réflexions, le coiffeur était une petite torture par rapport à celle-ci.

Une fois fait, je repartis à toute vitesse en direction de mon appartement. Je m'arrêtais en chemin au pressing pour récupérer quelques vêtements que je souhaitais emmener. Je n'avais jamais été adepte du repassage et maintenant que j'avais suffisamment d'argent, je laissai mes fringues au pressing. Hop ! Débarrassée de cette corvée !

Nous n'avions que quelques dates de promotions, dix pour être exacte, mais elles étaient toutes dispersées aux quatre coins du pays et du monde. Les samedis étaient consacrés au film, les autres jours de la semaine étaient des sortes de vacances. On pourrait visiter les différentes villes et prévoir des activités plus divertissantes. Enfin si on pouvait échapper aux appareils photos… Il me fallait donc une très grosse valise et de nombreuses housses de rangement pour mes robes. Je ne repasserai pas par mon chez-moi avant trois mois.

Heureusement que nous ne voyagions pas sur un vol commercial. Nous avions beaucoup trop de bagages à transporter. Enfin bref, je remplis ma valise de toutes les choses nécessaires à mon voyage. Je l'apportai vers ma porte d'entrée, le chauffeur qui viendrait me chercher ce soir la prendrait. Je fis de même avec les housses.

Je fis un brin de ménage et partit chez mon père.

Les adieux furent déchirants. Nous n'avions jamais été très proches l'un de l'autre mais on se voyait chaque semaine. Trois mois semblaient être une éternité. Je lui laissais le double de mes clés et les dernières recommandations avant de le quitter.

A peine arrivée à mon appartement que mon chauffeur sonna pour m'emmener chez Emmett. Il commença à charger mes bagages pendant que je bouclai ma maison. Je fermais tous les volets, les fenêtres, coupais l'électricité, l'eau, le gaz… Une fois fait, je pus partir sereinement.

Le trajet se fit relativement vite. J'étais la première, sûrement dû à la conduite sportive de mon conducteur. Je laissai mes sacs dans un coin de l'entrée, n'en ayant pas besoin ce soir puisque j'avais tout ce dont j'avais besoin dans mon bagage à main.

J'étais ravie de revoir Emmett. Je ne l'avais pas vu depuis la fin du tournage et nous profitâmes de ce moment seul pour nous raconter nos péripéties des dernières semaines. Bien sûr, je n'avais pas évoqué la partie concernant Edward, ne voulant pas m'épancher sur mes problèmes.

La sonnette retentit et cette fois-ci, Alice, Rosalie et Jasper firent leur apparition. Nous étions vraiment tous heureux de nous retrouver et la soirée promettait d'être très agréable. Esmée et Carlisle arrivèrent quelques secondes plus tard et les embrassades continuèrent encore. Il ne manquait plus qu'Edward et personnellement ce retard me donnait un peu de répit.

Nous nous installâmes au salon et Esmée prit les commandes de la cuisine. Il ne fallait pas compter sur Emmett pour nous nourrir !

Nous profitâmes de ce moment au complet pour faire la répartition des chambres – les absents ont toujours tort. Esmée et Carlisle seraient ensemble puisqu'ils sont en couple dans la vraie vie, Alice et Rosalie dormiraient dans des lits jumeaux. Emmett nous avait avoué que c'était la chambre pour son neveu et sa nièce lorsqu'il venait quelques jours. Jasper aurait le canapé et moi dans la dernière chambre de libre.

J'avais vraiment espéré qu'Edward ait disparu de la circulation mais mes rêves furent détruits quand la sonnette retentit pour la dernière fois de la soirée. Il était arrivé. J'allais le revoir. Oh mon dieu !

La suite dimanche prochain !