Auteur : toujours moi et mon esprit tordu
Disclaimer : toujours comme d'habitude, toujours aussi déprimant...
Marre des blabla alors "enjoy" !!
Dans le noir, des dents blanches se dévoilèrent. Le jour allait se lever, il allait se divertir. Mais pour s'amuser avec l'extérieur, il fallait pouvoir intervenir… Et pour avoir ce pouvoir, il fallait se faire un ami. Ou tout du moins, un bourricot à qui dicter ses ordres. C'était très rentable de se faire des amis un peu idiots !
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Kanda descendit à l'hôtel qu'on lui avait assigné. L'ordre de mission arriverait sûrement plus tard, il allait en profiter pour se reposer un minimum.
La chambre, située à l'étage le plus haut, était très luxueuse. Un lit double, des lavabos dorés et d'autres petits détails tout aussi chers. Qui aurait dit qu'il gagnait sa vie en en enlevant d'autres ?
Soudainement lasse, le tueur se laissa choir sur la couche aux draps de soie. Qu'allait-il encore lui tomber dessus ?
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Il était grand temps de bouger. Enfin bouger, façon de parler, bien évidemment. Pour rien au monde, il n'irait remettre un pied là-haut. Depuis son écran, il entra un numéro de téléphone. Celui de la ligne directe de la chambre 412...
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Le téléphone sonna, réveillant Kanda de son sommeil réparateur. « Etrange », se dit-il. Pourtant sa sage pensée ne l'empêcha pas de décrocher.
- Moshi moshi ?
- Tout homme est animal, mais peu d'animaux sont vraiment Hommes.
- Nani ?
- Dans les temps à venir, de chien tu t'élèveras…si tu m 'écoutes bien entendu.
- Qui êtes-vous ?
- Watashi wa Shinigami desu (je suis un Dieu (de la mort)).
La tonalité résonna aux oreilles d'un être mi-énervé, mi-confus. Dans quoi s'était-il encore embarqué ? Il était dans une ville qu'il ne connaissait pas, avec une mission non-communiquée et un taré non-identifié venait de le perturber. Décidément l'ignorance décime les peuples…
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Dans l'obscurité, un corps s'échauffait. Il lui fallait prouver sa valeur pour se faire obéir. Il lui fallait être Dieu pour s'amusait, car on ne pouvait rire en étant manipulé. Il se faisait un devoir de conserver sa place de marionnettiste. Il se lança donc sur les traces de toutes les personnes pouvant lui être utiles. Bientôt, chaque habitant de la ville ne sera plus que probabilités et bases de données. Ils ne seraient plus que les grains de sable qu'il utilisait pour bloquer les engrenages à sa guise. Pour lui, le Monde n'était qu'un très vaste terrain de jeu.
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Dans sa chambre de pacha, Kanda alluma son ordinateur. Il voulait l'identité de cette étrange personne. Il s'était déjà infiltré dans les registres de l'hôtel et remontait la liste d'appels de l'heure. Les multiples numéros de téléphones défilaient avec lenteur sous ses yeux. Les chiffres continuaient de monter lorsqu'il se rendit compte d'une chose…ça n'y était pas. Il n'y avait aucune trace de l'appel, pas même un quelconque numéro caché. A croire qu'il avait hallucinait ! Peut-être l'avait-il fait après tout ? Mais son cerveau était-il seulement capable d'imaginer ce genre de scénarios ? Il devait vraiment penser à se reposer, il y avait trop de questions sans réponses et si peu d'énergie à y consacrer…
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De son côté, un mystérieux individu bénissait intérieurement le génie qui créa le premier virus. Que d'utilité dans cette invention dite malsaine, qu'il maîtrisait à la perfection ! Ainsi, il ne laissait aucune trace où qu'il aille. Il pouvait détruire, suspendre ou encore remettre à zéro n'importe quel programme de son choix. Il aurait pu, s'il le voulait, causer un bug d'ordre international confortablement installé dans son fauteuil. Il pouvait en un claquement de doigts faire s'arrêter la Terre de tourner…sauf pour lui…
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Le réveil qu'il avait programmé sur 6h30 sonna. Kanda s'étira tel un fauve, espérant que tous les évènements passés ne fussent que cauchemars. Chassant ses pensées douteuses, le tueur se leva avec la ferme intention d'aller se restaurer. En costume cravate, les cheveux lustrés, le teint frais, il appuya tranquillement sur le bouton de l'ascenseur. Une sonnette retentit et il y entra. Cela faisait une minute qu'il regardait les étages passait. Il descendait, descendait, il ne descendait plus…?? Son masque d'impassibilité tomba, laissant place au doute…encore. Pourquoi l'ascenseur s'était-il arrêter en plein milieu d'un étage? Pourquoi toutes les lumières s'étaient-elles subitement éteintes? Pourquoi alors qu'il n'y avait manifestement plus de courant, le haut parleur grésillait-il ?
- Ohayo gozaimasu ! Kanda-kun !
- …
- Je ne suis pas une manifestation de ta conscience refoulée, ni la preuve de ta fatigue. Je ne suis pas non plus qu'un simple plaisantin qui s'amuse à bloquer des ascenseurs. Non, je suis juste venu te proposer un marché.
- Qui es-tu d'abord?
- Je sais plus…mais je peux te montrer ce que je peux faire.
- Et qu'est-ce que tu peux faire ?
- Je peux te sortir de ce guêpier dans lequel tu ne t'es pas encore fourrer, ou alors te donner l'argent dont tu as besoin, au choix.
- Comme tu veux, après tout, demain à 11h45 lorsque tu sauras ce qu'il t'arrive, tu changeras d'avis. En attendant, tu ne veux pas l'argent?
- …Après tout, pourquoi pas ?
- Sugoï ! Bon, demain matin, le bus de 8h25 en direction de La Gare, l'arrêt La Halle. Rend-toi au distributeur. Bon, maintenant, je te dépose…au fait, le restaurant c'est le premier étage et non le rez-de-chaussée !
Le brun était perplexe…en plus il s'était trompé d'étage ?!
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Que s'était drôle de déstabilisé les gens. La tête qu'ils faisaient ! Mais fini rigoler. Tiki arrivait en ville et il lui fallait tout préparer, tout calculer, tout fouiner. Connaître les moindres détails. Il avait jusqu'à 11h30 demain pour ça. Pourquoi 11h30 ? Tout simplement parce que le bus aura 1h30 de bouchon dans Road Island. Que s'était pratique de tout savoir !
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Quelle plaie ces embouteillages ! Ca faisait 30minutes déjà et il n'en voyait toujours pas le bout ! En plus, il avait faim maintenant ! Ah la la, quelle chienne de vie !
