Colinou : Il a pas encore l'habitude, le pauvre Merlin, à la maison il est encore obligé de se cacher après tout !

elisabeth49 : Je ne te le fais pas dire, toute l'équipe est excitée !

titesouris : En meme temps tu as un faible pour Uther, tu es pas objective :p

Bergonis : Ouais Kilgharrah a beau dire, il EST basiquement son cheval lol

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Chapitre 2: Alliance ~Partie 2~

Jancine était partie, et il avait mangé la nourriture qu'elle avait fait apporté pour lui. Le temps s'écoulait lentement, les serviteurs du manoir vaquant à leur affaires au rez-de-chaussée. Il l'avait vu quand il avait utilisé l'eau dans sa coupe comme une surface de vision impromptue, mais les fenêtres de la pièce où il était, n'aurait pas pu lui montrer ces choses.

Elles semblaient surplomber une petite cour, probablement au centre des bâtiments du manoir où elle serait plus facilement défendue. Il pouvait hasarder une supposition que les chambres appartenant au Seigneur Tarven et à Dame Jancine donnaient aussi sur cet espace, les larges fenêtres dominant un des cotés du rez de chaussée ressemblaient beaucoup à une petite salle à manger privée. Une autre fenêtre, du premier étage sur le mur à sa gauche, montrait des bibliothèques et une carte murale, ainsi que le haut dossier d'une chaise. Cela semblait être une étude, appartenant très certainement au Seigneur d'Ulwin.

Le reste des fenêtres aurait pu être n'importe quoi, de ce qu'il pouvait apercevoir à travers certaines, elles n'étaient que des chambres d'invités. Le petit jardin dans la cour d'en dessous n'avait que trop peu pour le distraire de ses pensées actuelles : sa première participation à une fonction sociale en tant qu'Emrys. Un avant-goût de ce qui deviendrait son quotidien une fois qu'il assumerait pleinement le rôle de Sorcier de la Cour, pour autant cela ne signifiait pas qu'il aimerait ça. Un jour viendrait où Albion saurait qui était vraiment Merlin Emrys et quand ce jour viendrait, Merlin devrait en faire une habitude.

Il s'éloigna de la fenêtre, s'asseyant dans le fauteuil près du feu et le fixa pendant qu'il réfléchissait. Il était presque la moitié de l'après-midi maintenant, ce qui signifiait qu'il en avait encore pour un moment à attendre si les chefs la Conspiration dînaient à l'heure tardive de l'après-midi qu'engendrait de telles choses. Sur le temps d'une autre heure qui s'était écoulée, il s'était de nouveau déplacé à la fenêtre pour regarder le ciel d'hiver s'obscurcir avec la tombée de la nuit tombant plus tôt du fait de la saison. À partir de demain, les jours commenceraient à s'allonger de nouveau, et le printemps arrivé, la prise glaciale de l'hiver serait de l'histoire ancienne pendant une autre année.

Il se tenait encore là quand il y eut un coup sur la porte, et sans se tourner, il l'interpella simplement comme Arthur ou n'importe quel noble l'aurait fait.

"Entrez."

La porte s'ouvrit, faisant entrer une femme qui semblait du même âge que Dame Jancine. Elle était en train de porter une pile de vêtements pliés, et elle lui fit une révérence soignée. Au moins elle n'agissait pas de manière nerveuse, la bénissant du fait qu'elle était présentement inconsciente de qui il était.

"J'ai apporté les vêtements que Dame Jancine a requis pour vous. Elle arrivera pour vous escorter à la salle à manger dans une heure."

Merlin hocha la tête, adouci.

"Merci. Vous pouvez les laisser au pied du lit."

La servante, Clara, fit ce qui lui était ordonné, faisant à nouveau une révérence avant de partir vivement et de fermer la porte derrière elle. Merlin ne bougea pas jusqu'à ce qu'elle soit partie, laissant seulement alors échapper un long soupir et allant se changer avec ce qu'elle avait apporté. Il y avait un pantalon d'un gris anthracite, légèrement plus court que la longueur entière de ses jambes, montrant qu'il était fait pour entrer dans des bottes. Il y avait aussi une chemise de la même couleur, à peine plus clair de quelques tons, et enfin une longue tunique sans manche d'un bleu foncé profond, comme la couleur d'un ciel crépusculaire quand il y avait un voile de brume. Ils étaient tous fait dans un tissu extrêmement fin, de la qualité des tissus dont les meilleures affaires d'Arthur étaient faites, mais avait encore un poids qui lui disait que le tissu avait été tissé pour être assez résistant pour ne servir qu'occasionnellement.

Il commença à les mettre, remplaçant ses vêtement grossièrement filés par la parure qui lui avait été donnée, utilisant sa propre ceinture pour ajuster la robe à sa taille quand il décida qu'il n'aimait pas la voir pendre. Il marcha alors vers le long miroir près du paravent pour se regarder dedans.

Se tenant là, se fixant, il dut regarder un seconde fois pendant un moment vers l'étranger solennel qui le regardait. Sur une impulsion, il alla prendre son bâton et retourna devant, trouvant qu'il ne pouvait voir aucune trace d'un certain serviteur maladroit qu'il y avait vu pendant tout ce temps. Il ressemblait à un grand et puissant sorcier, assez pour presque l'effrayer. Si c'était ainsi que Jancine l'avait vu quand elle était entrée ici, c'était ainsi qu'il l'avait subtilement prévenue qu'il ne voulait plus être espionné. En lui exprimant son réel niveau d'irritation, il l'avait probablement terrifiée.

Cela fut suffisant pour l'effrayer encore plus, jusqu'à ce qu'il se dise qu'il ne devait pas réagir comme ça juste parce qu'il portait un ensemble différent de vêtements. Le sourire qui vint sur son visage à cette pensée brisa l'illusion, le faisant toujours ressembler à un sorcier mais un peu plus gentil et plus doux. Voyant cela, il réalisa alors les deux visages que sa magie possédait. Le coté qu'il montrait à ses amis, le coté qui cherchait à guérir les peines et à soulager les souffrances des plus démunies, et le coté qui le protégeait, le coté qui restait fort et qui se battait quand il le fallait. Cela donnait à réfléchir.

Il retourna à sa veillée près de la fenêtre, le ciel à présent presque entièrement noir, un geste paresseux et un sort murmuré allumant les chandelles de la pièce. Il resta là jusqu'à ce qu'un autre coup soit porté à la porte, mais cette fois elle s'ouvrit sans qu'il ait à parler.

Dame Jancine se tenait là, s'arrêtant vraiment dans son élan quand elle le vit habillé comme il l'était, et sachant que l'incertitude de son expression solennel pouvait déclencher maintenant, il le brisa en un petit sourire.

"Les vêtements tombent bien, Merci de me les avoir prêtés."

Elle lui retourna son sourire après que son hésitation se soit effacé, hochant la tête.

"De rien. À présent si vous veniez, tout le monde attend."

"Montrez-moi le chemin."

Merlin la suivi hors de la pièce, attrapant son bâton tandis qu'il passait devant, réticent à le laisser sans surveillance même si c'était totalement inutilisable pour quiconque d'autre que lui-même. Elle le conduisait à travers les couloirs à l'intérieur du manoir, le long du périmètre de la petite cour centrale et descendit vers la petite salle à manger qu'il avait correctement deviné au rez de chaussée. Ce fut là qu'elle le fit attendre dans la petite antichambre qui était à son entrée, avant qu'elle ne pénètre à l'intérieur pour s"adresser à ceux qui étaient assis à l'intérieur.

Tarven était à la tête de la table, les chaises à sa droite et sa gauche vide. Son siège était celui sur la gauche, et à coté était assis un Forwin légèrement crispé., suivi de Timothé et de Clara. Sur la droite, à coté de la chaise vide de ce coté, était Fyren et à coté de lui se trouvait Nellan et Tabar.

Quand ils la virent, elle parla.

"Sans aucun doute ceux d'entre vous qui ne savez pas se demandent pourquoi il y a une place supplémentaire à table."

Fyren sourit, avec une trace de moquerie.

"Oui, je l'avoue, je me demande ce qui justifie le déplacement du dernier chevalier d'Escetia de son poste habituel. Pour qui m'avez-vous fait déplacé ?"

Forwin lui jeta un coup d'oeil préventif après la remarque, mais le petit secouement de tête de Jancine le prévint de toute réprimande tandis qu'elle commençait à expliquer.

"Nous avons un invité inattendu mais estimé avec nous ce soir, et je vous informe que notre groupe et organisation sont maintenant alliés avec lui … Il est venu ici aujourd'hui spécifiquement pour rechercher cet arrangement."

Nellan, haussant les sourcils, réagit un peu surpris à ça.

"Un nouveau allié? Qui?"

Jancine fit un pas sur le coté, faisant un geste vers la porte de l'antichambre pour signaler à Merlin d'entrer dans la pièce. Il le fit, après une pause pour reprendre une respiration plus calme, et elle l'introduit tandis qu'il entrait en vue et s'arrêtait à coté d'elle nerveusement.

"Permettez-moi de vous introduire le Seigneur Merlin Emrys."

Il y eut un chorus d'halètement de la part des cinq individus qui n'avaient pas été prévenus, seul Tarven et Forwin se levant en respect pendant que le reste restait assis et abasourdis.

Tarven exécuta une demi-courbette, son ton prenant un profond respect.

"C'est un honneur de vous avoir ici, et de recevoir votre requête pour obtenir notre aide en assurant le futur d'Albion."

Cela incita les autres, qui se levèrent hâtivement et s'inclinèrent aussi. À ce moment Merlin se sentit vraiment mal à l'aise, bien que curieusement il réussit à ne pas bégayer.

« C'est bon, il n'y a pas besoin d'en faire tant. Je … »

Il soupira.

"Je trouve que c'est fatiguant quand des gens que je connais à peine font un tel cas de ce que je suis. Je n'ai jamais demandé à être Emrys, mais je ne peux changer ça, aussi, je ne veux pas… "

Sa façade de sérénité se brisa un peu, et Jancine se porta à son secours en parlant aux autres.

"Il a l'habitude d'être traité comme une personne normale, par ses amis et ceux qui l'aiment qui savent qui il est. Ne le mettons pas sur un piédestal."

Elle le mena à son siège à la droite de Tarven, lui prenant prudemment son bâton et le calant contre le mur derrière lui avant de prendre sa place à la gauche de son fils. Merlin s'assit pendant qu'elle faisait ça, sentait tous les yeux encore sur lui et se forçant à résister à l'envie de se tasser dans l'intention de devenir invisible.

Il y eut après ça presque une minute de silence inconfortable dont Fyren cassa la tension, posant son coude sur la table tandis qu'il se tournait sur son siège pour regarder le sorcier à coté de lui.

"Alors, peux-tu me dire maintenant ce que tu as vraiment fait avec cette statue de chien ?"

Merlin tressaillit et le fixa, voyant le sourire sur le visage du chevalier avant de soudainement éclater de rire. Il ne pouvait pas se retenir, toute sa composition et la tension se diluant dans la joie, pendant qu'autour de lui tout le monde continuait à se relaxer et à glousser devant sa réaction. Réussissant finalement à se reprendre assez pour parler, il secoua la tête.

"Eh bien c'est une question à laquelle je ne m'attendais pas. Si tu veux savoir, je l'ai animée, et j'ai utilisé le même sort pour faire en sorte que les serpents du bouclier de Vaillant se révèlent d'eux-même, et j'ai ensuite passé tout mon temps du jour suivant à chercher un sort dans mon livre pour le faire redevenir de la pierre. Une fois que j'ai réussi, je l'ai animé à nouveau, l'ai fait descendre par lui-même jusqu'à l'endroit où je l'avais pris, et retransformé en statue. Je ne voulais pas le reporter jusqu'en bas avec tous ces escaliers."

Fyren renifla à cette pensée, riant encore pour lui-même.

"Je ne devrais même pas y penser. C'était assez lourd quand on était deux à le porter jusqu'à la tour."

Nellan se pencha en avant pour qu'il puisse voir de l'autre coté de Fyren, appuyant une main sur la table pour obtenir l'attention de Merlin.

"Alors, comment avez-vous su que vous étiez Emrys ? L'oracle de Mon clan Gallye, est toujours extrêmement vague et il garde beaucoup de choses pour lui sans qu'il puisse nous les dire. Je n'ai pas de doute qu'il puisse me les dire, mais je doute qu'il le ferait."

Merlin sourit ironiquement, au druide qu'il avait rencontré il y avait toutes ces années, le lendemain après qu'il ait tué le griffon.

"J'ai su que j'étais destiné à protéger Arthur longtemps avant que je vous rencontre ce jour, mais j'admet que je n'ai appris mon nom de druide que plus tard. Et quand je pense à quel point vous étiez impressionné que j'ai choisi de moi-même que je devais protéger Arthur. Je déteste briser vos illusions, mais Kilgharrah m'avait dit pourquoi mon destin m'avait mené à Camelot, deux jours après que j'y sois arrivé."

Jancine parla à présent, son expression emplie de curiosité au nom qu'il venait de dire.

"Kilgharrah? Vous l'avez mentionné plus tôt. Qui est-ce ?"

Merlin lui clarifia la situation avec un petit sourire.

"Le Grand Dragon. Il attend dans les bois au sud de la ville pour le moment. Il me ramènera à Camelot une fois que j'aurais fait ce que j'ai à faire ici."

Tout le monde le fixa, le silence lui répondant jusqu'à ce que Tarven fronce les sourcils de confusion.

"Mais le Grand Dragon est supposé être mort."

Merlin le regarda surpris.

"Alors vous ne savez pas vraiment tout. C'est un soulagement."

Ses yeux devinrent plus sombre pendant un moment, assombri par un chagrin qui revenait à sa mémoire.

"Balinor, le dernier des dragonniers, il était mon père. Avec sa mort, j'ai hérité de ses pouvoirs pour commander à Kilgharrah. Je suis le dernier dragonniers à présent."

Nellan se remit vite de sa surprise, l'empathie pour cette tristesse se marquant dans son expression.

"Vous avez notre sympathie pour votre perte… Et puis-je demander, pouvez-vous nous dire ce que vous avez appris d'autres depuis tout ce temps ? Nous sommes, je l'admets, curieux."

Merlin les regarda tour à tour, se sentant une fois encore comme si leurs yeux étaient braqués sur lui. Ils étaient en train de commencer à devenir plus à l'aise en sa présence, mais ils ne le connaissaient pas assez pour ne pas être gênés s'il en révélait trop.

"J'aimerais vraiment ne pas parler de ça. Cela effraie même mes plus proches amis, quand ils se prennent à y réfléchir. J'ai toujours le sentiment qu'il y a beaucoup de ma magie que je ne connais pas encore, et ce que je sais m'effraie aussi sûrement que cela effraie les autres. Je sais que je ne suis pas normal et que je ne le serai jamais, mais cela ne veut pas dire que je veut que les autres me traite avec peur. Spécialement les amis."

Tarven s'éclaircit la gorge pour briser le silence qui suivit, attrapant et faisant sonner une petite cloche pour signaler qu'ils étaient prêts pour que la nourriture soit amenée.

"Ne parlons plus de tout ceci. Je serais un hôte terrible si je permettais qu'on continue de discuter de ce qui afflige mon plus important invité"

Merlin dirigea un regard de gratitude vers lui, pour son veto contre une nouvelle vague de questions de ce genre. Il était en train de commencer à voir le coté de Tarven qu'il n'avait pas vu auparavant pendant les courtes rencontres qu'il avait eu avec lui. Il était en train de voir le coté que le seigneur montrait à ceux qui faisaient part de la Conspiration qu'il menait.

Le repas continua après ça, Merlin réussissant avec succès à détourner toutes les conversation de lui-même et à la place concentrer sur les histoires et faits d'armes de la Conspiration. Il apprit beaucoup de choses sur leurs premières années, sur comment le clan de Nellan l'avait surveillé à Ealdor au travers de leur route cachée. Il apprit aussi beaucoup de choses sur les chevaliers Aering et comment ils opéraient. C'était certainement intéressant d'avoir Fyren lui confirmer que c'était lui qui avait fait route en arrière vers Camelot, cette fois où Morgane avait été crue enlevée par les druides.

Au moment où le repas dut finir, quatre heures étaient passées aussi rapidement que si cela n'avait été qu'une seule. Merlin s'était trouvé honnêtement déçu lorsque tout le monde commença à se retirer, ceux portant des vêtements fantaisistes pour remettre des vêtements plus sobres, et ceux déjà habillé de manière appropriée suivant Tarven dans les niveaux inférieurs du manoir.

Pour la première fois de sa vie, le sorcier avait été avec plusieurs partisans de la magie, capable de parler et d'en discuter d'une manière dont il n'avait jamais eu la chance avant. Gaius était présent pour ça dans une certaine mesure, mais il avait peu d'intérêt ou de temps pour discuter de choses comme les subtilités des illusions magiques… Un sujet qui avait commencé quand Nellan lui avait demandé comment il avait réussi à s'infiltrer en ville sans être repéré, et qui avait été fermement écarté par une requête de Fyren particulièrement ennuyé à un certain point à mi chemin du dessert.

À présent dans les entrailles du manoir, Merlin était en train de voir un autre coté de ces gens. Il était en train de les voir prendre place devant un autel dans la petite chambre qu'ils avaient choisi pour cela, observant pendant que les herbes étaient brûlées comme encens, et prendre part à des prières pour l'année à venir qui étaient faites dans l'ancienne langue… Quelque chose, il semblait, que la plupart d'entre eux faisaient régulièrement.

Quand la cérémonie fut finie et qu'il retourna vers sa chambre d'invités pour aller dormir, Merlin le fit avec un sentiment de paix qu'il n'avait jamais ressenti auparavant.. C'était ce que Camelot, et Albion serait un jour. Une place où la magie serait respectée, chérie et utilisée avec fierté.

Après s'être changé pour une chemine de nuit qui avait été laissée dans sa chambre d'invité pour aller dormir, il se glissa sous les couvertures du lit et ferma les yeux avec un soupir. Il était content d'être venu ici et d'avoir fait ceci, malgré l'épreuve nerveuse que cela avait été. La récompense qui lui avait été faite le valait largement.

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Le lendemain matin, les yeux bleus s'ouvrirent vaguement pour regarder avec perplexité les drapés des rideaux du lit autour de lui, il fallut à Merlin plusieurs secondes pour se souvenir où il était. Le lit était bien plus doux que tout ce sur quoi il ait jamais dormi auparavant, et il était vrai qu'il était réticent à en sortir quand il savait qu'il n'avait pas de corvées ou de boulot à faire aujourd'hui. Mais l'habitude de se lever à l'aube était tellement ancrée en lui, qu'après avoir jeté loin de lui l'épaisse couverture, il abandonna et en sortit pour s'habiller.

Il mit ses vêtements habituels de serviteur cette fois, jetant un coup d'oeil à la pile de vêtements pliés qu'il avait porté la nuit dernière. D'une certaine manière tout ceci ressemblait à une sorte d'étrange rêve, mais des petites choses comme son estomac grondant lui rappelait que c'était définitivement réel. Il était Emrys, la Conspiration existait vraiment, et hier il avait fait une alliance avec eux et dîner avec leurs dirigeants. Il y avait eu une camaraderie entre eux, une profonde confiance qui l'avait rassuré. De bien des manières, ils lui rappelaient la Fraternité de la Table Ronde, un groupe d'amis qui avait été rassemblé par les épreuves et un but commun.

Il sourit à cette pensée, tirant sur ses bottes, quand la porte s'ouvrit doucement et Tabar entra prudemment en tenant un plateau de nourriture. Il s'inclina devant Merlin, avant d'aller vers la table et de le déposer.

"Seigneur Emrys. Seigneur Tarven requière votre présence à son étude, quand cela vous conviendra."

Merlin retint un soupir au fait d'être appelé 'Seigneur Emrys', hochant la tête une fois tandis qu'il finissait de fixer ses botes.

"Dites lui que je serai là bientôt."

Tabar s'inclina à nouveau et partit, Merlin secouant la tête devant la formalité, et se mettant à manger sa nourriture. Tabar était de retour en train d'attendre à l'extérieur quand il émergea de la chambre d'invité un moment plus tard, prenant la tête de Merlin et le guidant vers la pièce qu'il y a moins de deux ans appartenait au fondateur de la Conspiration. L'étude qui avait appartenu au Seigneur Hargren, mais qui était à présent présidée par Tarven, son fils.

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Je rappelle que dans le prochain chapitre, ce sera Abeille qui répondra à vos reviews (Abeille : pense à me transmettre tes réponses d'ici dimanche que je puisse les ajouter au chapitre)