Chapitre 2
Maudit?...Pas tant que ça!
On accoste à Palmacosta vers minuit trente, la traversée s'est bien passée. A la sortie du bateau, une hôtesse vient nous conduire à l'hôtel et un groom prend nos bagages. L'hôtel est immense. Je n'ai jamais rien vu de pareil. Un châteaux de luxe orné par un grand jardin, des piscines et même un terrain de golf. La plage pas loin rend le tout encore plus paradisiaque. Après avoir marcher sur la grande allée, nous arrivons dans le hall. Une pièce gigantesque où le plafond surplombe d'une fierté colossale un grand escalier de marbre, menant à plusieurs étages, situé au centre du hall. De sublimes peintures datant de la renaissance parcourent les murs, rigoureusement délimitées par les épais bords dorés des fresques dont elles font parti. Un lustre titanesque est accroché en plein milieu du plafond. D'autres, plus petits, sont fixés le long des murs donnant un éclairage parfait à cette salle divine. Émerveillé, je m'avance pas à pas, balayant la salle du regard, pour me présenter au réceptionniste.
-Bonsoir, je suis Roy Mustang, annonçais-je. Le généralissime Bradley nous a fait réserver des chambres pour la semaine.
-Ah oui c'est vrai. Il vérifie ses registres. Chambre 215 et 216, continue-t-il, c'est cela?
-Euh il doit y avoir une erreur, nous sommes six en tout et il devrait y avoir une chambre pour chacun.
Il fouille dans sa paperasse.
-Non pas d'erreur possible, la secrétaire du généralissime Bradley a bien appelé il y a une semaine pour réserver deux chambres, dit-il.
Mais il se fout de nous Bradley, on va pas dormir à six dans deux chambres. Ça a beau être un hôtel de luxe on tient un minimum à notre intimité et à notre espace vital. On s'est fait avoir.
-Bon et elles coutent combien vos chambres? On peut peut être en prendre d'autres.
-Alors pour une nuit, le montant d'une chambre s'élève à 250 000 cenz, monsieur, déclara-t-il poliment.
-Quoi? Mais c'est du vol! M'exclamais-je, je faillit m'étouffer à l'annonce du prix.
-Écoutez tant pis, on va se serrer pour cette nuit et on verra ça demain, me dit Havoc.
-Et comment on fait? je demande.
-S'il y a des canapés on peut dormir dessus, ajouta Riza.
-Ouais, aller va pour cette nuit, soupirais-je. On prend les chambres, dis-je en me retournant vers le réceptionniste.
L'hôtesse nous emmènes à l'étage et nous indiques nos chambres avant de prendre congé. Le bagagiste quant à lui dépose nos valises aux seuils de nos portes avant de suivre sa collègue.
-Bon alors qui dort avec qui? demandais-je, Au fait, où est le Fullmetal?
-Il vient de partir au restaurant avec ses amis, m'informa Havoc.
-Non mais c'est pas vrai, il aurait pas pu attendre celui la!
-Calmez vous, me dit Riza, on à qu'à leur donner une chambre et nous on prend l'autre.
-Bonne idée, répondis-je.
-Et pas de coups tordus colonel, j'ai encore mes deux colts sur moi.
-Qu'est ce que vous allez vous imaginez, je dis en souriant.
J'ouvre la chambre qui nous est destinée. C'est vraiment spacieux. Il y a un lit double accoté à la façade opposée à la porte d'entrée. Un canapé est disposé au milieu de la pièce, devancé par une table basse. Un petit bar se trouve dans le coin droit de la pièce en entrant, et une salle de bain à gauche. Tout dans le luxe, je commence à en comprendre le prix. Havoc se jette sur le lit.
-Ah que j'aime les grand lits avec des coussins bien moelleux, déclare-t-il tout joyeux.
-Ouais ba en tous cas tu vas en sortir, je dis, parce que les moins gradés ça dort part terre.
-Eh non, y a deux places dedans et un canapé, lança-t-il faisant une moue boudeuse.
-Oui dans le lit il y a une place pour moi et l'autre pour caser mon égo, quant au canapé il est pour Hawkeye, dis-je fièrement.
-Et ben vous ne faites pas dans la galanterie Môssieur l'Egoïste! Vous ne laissez même pas le lit à une femme.
-Aller tous les deux, je prends le canapé et vous vous partagez le lit, fit Riza calmement .
-Ou sinon je peux virer mon égo et lieutenant vous dormez à côté de moi, dis-je avec un sourire malin.
-Même pas en rêve colonel, répond-elle, je vais prendre une douche.
-Oh je suis pressé de vous voir en petite nuisette, continuais-je.
-Désolée de vous décevoir mais ce sera un simple pyjama.
Toujours aussi froide, mais une bonne douche devrait la réchauffer j'en suis sûr. Riza s'enferme dans la salle d'eau et je me tourne vers Havoc. Je ne sais pas ce qu'il fout mais il empile des oreillers.
-Euh, je peux savoir ce que tu fais? demandais je intrigué.
-Je fais ma réserve, ici c'est mon côté du lit et vous n'avez pas le droit de le dépasser, m'annonça-t-il le plus naturellement possible.
-Je veux pas dire mais c'est toi qui as pris tous les oreillers et presque toute la couette.
-Eh, un supérieur doit savoir s'occuper de ses subordonnés, non? Un sourire taquin déformait ses lèvres.
-Ouais ben en attendant tu vas aller me faire une course et ça c'est un ordre. Tu vas porter les clés de l'autre chambre au nabot et compagnie.
-Pourquoi moi?
-Parce que tu es mon subordonné non? Tiens, je dis en lui envoyant les clés, lui renvoyant son sourire moqueur.
Il grogne gentiment et sort de la chambre. Puis il repasse la tête dans l'embrasure de la porte.
-Et vous voulez pas un café et des petits gâteaux secs temps que j'y suis?
-File crétin.
Je m'étale à mon tour sur le lit. Épuisé. Quelques minutes s'écoulent et Riza sort de sa douche. Avertis par le grincement de la porte je tourne mon regard vers elle. Je déglutis. Elle ne portait pas de nuisette mais elle était encore plus sexy avec ce qu'elle avait sur le dos. Elle était vêtu d'un débardeur rouge très décolleté et d'un short qui lui arrivait mi-cuisse. Ses long cheveux de blé encore humide gouttaient le long de ses épaules. L'ensemble la rendaient comment dire...Très attirante.
-Hum c'est pas une nuisette mais ça vous va tout aussi bien, lâchais-je ravi.
-Qu'est ce que vous voulez dire? répond-elle sans me regarder, penchée pour ramasser sa valise qu'elle avait laissé près du lit. Je ne veux pas de commentaires, je ne pensais pas qu'on dormirai dans la même chambre et je n'ai pas prévu autre chose, nous sommes tout de même en plein été.
Je sentis une faible gêne dans ses paroles. En même temps je comprends, se retrouver en tenue plus que légère dans la même chambre que deux hommes peut être tout ce qu'il y a de plus embarrassant. Mais moi ce n'est pas pour me déplaire, bien au contraire.
Elle se penche, sans faire attention, juste en face de moi, me découvrant une très jolie vue sur sa poitrine. Je rougis, non, plutôt autre chose. Je n'avais jamais remarqué à quel point elle était ravissante. Elle pose son bagage au pied du canapé et y range ses affaires. Je me lève pour aller discuter un peu.
-Vous ne prenez pas de douche? me demande-t-elle.
-Non je suis trop fatigué, je verrai ça demain matin. On est en vacances après tout.
-Oui, j'espère qu'elles vont bien se passer, lâcha-t-elle enjouée.
Elle stoppe son rangement pour s'assoir sur le canapé. Mais à peine s'y est-elle posée, que celui ci s'effondre. Je veux la rattraper mais n'intervint pas à temps et nous tombons en avant. Je me retrouve affalé par terre sur le dos, Riza assise sur mon bassin. La porte de la chambre s'ouvre sur l'instant. Havoc apparait et nous sort un des ses plus grands sourires.
-Ben colonel, fallait me le dire si vous aviez juste envie de passer un peu de temps avec notre lieutenant, dit-il.
-Havoc c'est pas ce que tu crois, bafouillais-je en me relevant, comme un enfant prit la main dans le sac.
-Le canapé s'est effondré et le colonel a essayé de me retenir, répliqua Riza, toujours aussi impassible.
-Ouais, ouais, c'est ce qu'on dit, et dans deux jours je vous retrouve dans le lit.
Le bruit d'un claquement sec résonne dans la pièce. Mon subordonné vient de se prendre une de ces baffes par Hawkeye. Il l'avait pas volée celle-la. Il y a un minimum de respect à laisser entre nous tout de même. N'empêche quand le vieux disait que l'île était craignos, il avait pas tort. C'est ce quatre étoiles qui est maudit. Il nous manques des chambres et voilà que le canapé flanche. Tu parles d'un hôtel de luxe. Enfin bon, ça va peut être me donner une occasion de dormir avec ma Riza. Ma Riza? Tiens qu'est ce qu'il me prend de penser comme ça.
-Bon ben sans le canapé je ne vois plus qu'une solution, je dis, on dort tous les trois dans le même lit.
-Pardon? Je ne tiens pas à dormir entre deux pervers comme vous, vous ne savez même pas vous montrez respectueux envers vos collègues, et le fait que nous soyons en vacances n'est pas un prétexte, fait mon lieutenant d'un ton sec.
-Ça va on est adulte, tout à l'heure je rigolais, lui répondis-je non surpris de sa réaction.
-D'accord, mais je vous préviens j'ai la fâcheuse habitude de gardez un colt sous mon oreiller, je verrai donc cette nuit si vous êtes effectivement capable d'un minimum de courtoisie, dit-elle souriante.
-Promis, je sais quand arrêter de plaisanter et j'ai peur des représailles, je dis.
Havoc s'est déjà endormi sur le lit. Quel paresseux celui la. Enfin tu me diras, moi aussi je suis mort. Je vois Riza se glisser sous les draps, tout en faisant attention de ne pas être trop proche d'Havoc, puis elle glisse soigneusement son arme sous coussin. Je m'allonge à côté d'elle. Elle est entre moi et le ronfleur.
-Colonel, je peux me mettre sur le bord du lit? osa-t-elle.
-Ah non j'ai besoin de la table de chevet pour poser mes gants, on sait jamais. Et puis vous aurez plus chaud comme ça.
-C'est bon, pas besoin d'excuses.
J'éteins la lumière. Avant de me coucher j'avais retiré mon lourd pantalon, j'ai besoin d'un peu de confort pour dormir. Chose que ma subordonnée n'avait pas trop apprécié, quoi que... Je sens son corps tout chaud à côté du miens. Puis sa douce et lente respiration dans mon coup, elle s'est endormie. Je reste figé. Qu'est ce que je donnerais pour que nos corps soient un peu plus proches. Cette proximité si rare entre nous que j'aimerais avoir plus souvent, j'aimerais avoir tellement plus d'elle. La demoiselle Hawkeye pourrait se vanter de m'avoir fait plus qu'un simple effet aujourd'hui. Et comment je vais fermer l'œil de la nuit avec ça.
Voilà un deuxième chapitre de publié :)
Ça vous plait toujours?
Je remercie ceux qui m'ont mis dans leurs suivis ou leurs favoris.
Et s'il vous plait cette fois j'aimerais bien un peu plus de reviews, ça encourage vraiment, j'accepte tout même les critiques ;)
A la prochaine!
