Mise à jour : 13 avril 2007
J'ai supprimé l'utilisation des 'La Préfète en Chef' et 'Le Maître des Potions', conformément aux actes suivant et ai ainsi allégé le texte.
Disclaimer : voir chapitre / acte I.
Note de l'Auteur : Ici, alternance entre Hermione et Snape néanmoins, les pensées en italiques sont toujours présentes. BONNE LECTURE.
Acte II
Les yeux d'Hermione s'ouvrirent lentement. Elle était encore faible et la lumière l'aveuglait. Elle finit par s'habituer et ouvrit de grands yeux ronds. Elle se trouvait dans un des lits de l'infirmerie ; une bouffée de bien être l'envahit. Elle était en vie et grâce à Snape... Son coeur manqua un bond au souvenir de son sauvetage et ses joues prirent une belle tinte rose au souvenir plus que troublant de son étreinte avec son professeur.
Elle se redressa et s'appuya lourdement contre son oreiller. Elle chercha l'infirmière du regard, mais ne la vit pas.
« Madame Pomfresh ? »
L'infirmière arriva directement.
« Eh bien, Miss Granger. Vous avez l'air d'aller mieux ! »
« Oui, Pompom ; je manque encore d'énergie mais ça va. »
« Vous aviez de sérieuses blessures ! Mais n'en voulez pas à Hagrid, je sais qu'il est gentil, mais il n'aurait pas dû accepter la requête de Snape... »
« Quoi ?! De quoi parlez-vous ? »
« C'était le Professeur Snape qui avait demandé à Hagrid de vous laissez vous débrouillez seule... »
« Madame Pomfresh, m'autoriseriez-vous à sortir de l'infirmerie ? Il faudrait que j'aille tuer quelqu'un si vous voyez ce que je veux dire... »
« Hermione ! » Fit l'infirmière retenant tant bien que mal la jeune femme qui s'extirpait déjà de ses couvertures. Elle se plaça devant elle, l'empêchant ainsi de se lever et l'obligeant à la regarder.
« Si le professeur Snape a fait ça c'est que vous avez dû faire quelque chose de très mal ! »
« Mais... »
« Mais je reconnais que sa requête était complètement irresponsable et il n'aurait jamais dû faire ça. Ne vous inquiétez pas, il a déjà été sermonné fermement ; cela vous aurait fait rire : il a baissé la tête comme un enfant prit sur le fait ! »
Hermione sourit.
« Mais sachez qu'il a été le premier à se proposer pour aller vous chercher et c'est lui qui vous a sauvée ! »
« Je sais... »
Hermione baissa la tête.
« Pompom, puis-je tout de même quitter l'infirmerie ? »
« Si vous arrivez à marcher, oui. »
Hermione se leva et parcourut quelques mètres difficilement mais finit par se réhabituer. Elle revint vers l'infirmière, le pas assuré cette fois.
« Je vais chercher vos vêtements Miss Granger. »
« Merci Pompom... »
« Néanmoins, promettez-moi de ne pas tuer Snape avant que Dumbledore ne lui trouve un remplaçant, il me fabrique tout de même des potions bien utiles... »
Elles rirent toute deux de bon coeur et l'infirmière partit chercher les vêtements d'Hermione.
Une demi heure plus tard, habillée et coiffée, Hermione sortit de l'infirmerie. L'immense horloge de la tour de Poudlard sonna midi et Hermione sentit son estomac gargouiller. Elle se hâta de se rendre à la Grande Salle.
Il est temps que je reprenne un peu de poids !
Lorsqu'elle s'était rhabillée, Hermione avait pu contempler la maigreur de son corps dû à une hospitalisation durant laquelle elle n'avait pas mangé. Elle mourrait de fin et poussa presque un soupir de soulagement en franchissant les portes de la Grande Salle et en sentant les bonnes odeurs s'échappant des plats préparés par les elfes de maison se profiler subtilement jusqu'à ses narines. Elle s'avança vers la table des Gryffondors et salua plusieurs de ses camarades au passage. Elle arriva derrière Ron et s'approcha lentement, marchant à pas feutrés, ce qui était purement inutile vu le brouhaha qui régnait dans la Grande Salle, mais qui décochait des regards malicieux de la part des élèves installés en face de Ron et à qui Hermione faisait le geste du doigt leur demandant de ne rien dire. Elle se plaça juste derrière Ron et prit le ton de Snape :
« Alors comme ça, on a voulu me faire une farce Weasley... »
Ron sursauta de peur et devint tout pâle ; tout ceux ayant assisté à la scène éclatèrent de rire, y compris Hermione. Ron se tourna vers elle la mine boudeuse.
« Très drôle Hermione ! »
« Ca je peux te l'assurer ! » Renchérit Harry.
Ron lui tira la langue et Hermione s'installa le sourire aux lèvres à côté de lui.
« Alors Hermione, ça va ? » Dit Harry.
« Pas trop mal. »
« Tu sais, » dit Ron, « toute l'école parle de ta mésaventure dans la Forêt Interdite. C'est vrai que c'est à cause de Snape que c'est arrivé ? »
« S'il vous plait, les gars, on ne pourrait pas parler d'autre chose... » Dit-elle en remplissant son assiette.
« Mais Hermione... » Insista Ron.
« A l'origine, c'est de votre faute, » s'énerva Hermione, « Si vous ne m'aviez pas envoyée chez Snape, tout ça ne serait pas arrivé. Franchement, c'était si important que ça cette foutue potion ?! Et puis, elle n'aurait jamais été prête pour aujourd'hui ! »
« Ne t'énerve pas Hermione, » fit Harry tout pâle face à la colère soudaine de son amie, « On ne pouvait pas savoir... »
« Ah mais oui ! » Cria Hermione si bien que tout les regards convergèrent sur le Trio, « C'est moi le cerveau alors il faut que je pense à tout ! Mais qui c'est jeté dans la gueule du loup en faisant confiance à ses amis. Hein ? QUI ? »
N'y tenant plus et rouge de colère, elle se leva et prit son assiette ainsi que ses couverts et sa serviette.
« Maintenant si vous voulez bien m'excuser, je vais aller me nourrir dans un endroit plus calme ou de soit disant amis ne viendront pas m'embêter avec leurs questions ! »
Elle quitta la Grande Salle et Ron, suivant Hermione des yeux, souffla :
« Mais qu'est-ce qu'elle a ? »
Hermione avançait à pas rapides et saccadés, marquant clairement sa colère. Elle passa trois fois devant ce mur qu'elle connaissait si bien et entra par la porte qui venait d'apparaître. Enfin à l'intérieur, elle observa la pièce exactement comme elle l'avait imaginée : la pièce était entièrement composée de bois fins et aux couleurs profondément indéfinissables de par le panel de nuance de brun qui les composaient. Dans un coin, il y avait une table accompagnée d'une chaise en bois sans accoudoir ; dans un autre, il y avait un tas de poufs beiges s'étendant sur quelques mètres carrés et qui promettait un confort plus que grand ; enfin, sur l'autre moitié de la pièce régnait une atmosphère de bibliothèque, tout le long du mur du fond s'étendait des tonnes de livres de tout genre, il y avait également un petit bureau munit d'une lampe à huile, d'un encrier, d'une plume et de quelques parchemins, le tout accompagné d'une chaise à coussinets moelleux. Elle s'installa à la petite table et dévora littéralement son repas. Ceci fait, elle se promit de ramener sa vaisselle aux cuisines, afin de ne pas donner du travail en plus aux elfes de maison. Elle s'approcha de la bibliothèque et observa amoureusement chaque livre soigneusement classé par type et toutes les reliures, affichant à chaque fois, un titre plus qu'accrocheur. Elle avait une envie prenante de lire tous ces livres qui s'offrait à elle et dont elle n'avait dû en lire que le dixième. Elle décida d'en lire un dans l'immédiat pour se calmer. Son premier choix fut "Transformation Animagus : comment réveiller l'animal qui est en vous". Elle retira précautionneusement le livre des étagères et se laissa mollement tomber au milieu de tous ces poufs beiges en cuir qui jonchaient le sol. Le temps passa et les pages défilaient ; Hermione était fascinée, toute la transformation était décrite et il était simple d'apprendre à ce transformer.
Arrivée à la fin de l'ouvrage qui comportait pratiquement un millier de pages, Hermione sortit enfin de sa torpeur : la nuit était tombée. Elle jura : elle avait raté son cours de Botanique, un cours de Potions ainsi que deux heures de Défense Contre les Forces du Mal (1), ce dernier dans lequel, elle pensait avoir le moins de compétence. Mais là n'était pas son seul problème : elle était à des kilomètres de la Tour des Gryffondors, la nuit était tombée et elle n'avait pas la cape d'invisibilité pour passer inaperçue ! Elle regarda tristement sa vaisselle qu'elle s'était promise de rapporter aux cuisines et, livre sous le bras, se tourna vers la sortie.
Elle ouvrit précautionneusement la porte de la salle sur demande et passa sa tête dans l'entrebâillement : rien sur la droite... rien sur la gauche... Elle sortit et le plus silencieusement possible, referma la porte ; une chance qu'elle n'ait pas grincé !
Bon, maintenant, il suffit de rester vigilante et silencieuse...
Elle se rappelait encore des paroles de Maugrey Fol-Œil : "Vigilance Constante !" Elle sourit à cette pensée, puis avança lentement le long du couloir.
Voyons le côté positif de la chose : j'ai tout de même emprunté un livre très intéressant, pensa-t-elle ironiquement. Reste à savoir si je vais encore faire perdre une foule de point à Gryffondor, ça, c'est beaucoup moins positif...
Pendant qu'elle arpentait les couloirs, elle laissa son esprit vagabonder. Elle pensa à Snape et à son sauvetage. Puis, elle repensa à ses lèvres, douces et chaudes, qui l'avaient envoûtée l'espace d'un instant. Elle se disait que finalement, la pire chose qui pouvait lui arriver cette nuit, c'était de tomber sur le professeur en question.
Encore quelque couloirs et je serai dans la Salle Commune ! Je ne peux pas prendre le risque d'aller jusqu'à mes appartements et encore moins d'aller me ravitailler aux cuisines !
Elle arriva à l'angle d'un couloir et tourna. Soudain, elle percuta de plein fouet quelque chose de grand, mou et sombre (NdA : moi, perverse ? c'est vous qui avez l'esprit mal tourné !). Elle fit quelques pas en arrière avant qu'un Lumos ne l'illumine, l'empêchant de voir qui elle avait percuté.
« Encore vous Miss Granger... » Soupira l'homme.
Elle frissonna en reconnaissant la voix de son Maître des Potions...
Depuis le sauvetage d'Hermione dans la Forêt Interdite, Snape n'arrêtait pas de penser qu'il n'aurait jamais dû faire cette requête insensée à Hagrid. Lorsqu'il avait été convoqué au bureau du Directeur et qu'on lui avait expliqué qu'Hermione était perdue dans la Forêt, il s'était déjà vu dans un tribunal du Ministère de la Magie plaidant la "folie passagère". A cet instant, il s'était sentit s'emplir de remords : il était responsable de la probable futur mort d'une élève. Il n'avait alors pas abandonné et s'était précipité, au grand étonnement de ses collègues, de proposer d'aller la rechercher.
Lorsqu'il avait vu ce loup l'attaquer, il avait pris sa forme d'animagus et s'était jeté sur lui : il avait été sans pitié pour le pauvre mammifère qui avait osé s'attaquer à son élève. Il l'avait littéralement déchiqueté, enfonçant avec vigueur ses griffes dans la chair de l'animal. Puis, il s'était dirigé vers elle ; elle l'avait regardé s'avancer, son regard reflétant peur, incompréhension et surprise. Il s'approcha d'elle et s'accroupit afin de l'examiner. Elle était dans un sale état. Il lui murmura doucement une parole de réconfort et la souleva, lui demandant de s'agripper à lui. Son prénom était sortit tout seul, le mot Granger aurait sans doute été trop froid et distant alors que la jeune Gryffondor avait tellement besoin de chaleur et de réconfort. Il avait sentit son coeur s'accélérer lorsqu'il avait sentit son petit corps tremblant se presser contre lui. Dans d'autres circonstances, il aurait pu croire à une femme amoureuse... Mais il avait été ignoble et savait pertinemment que ce n'était pas le cas. Et sur le chemin du retour, elle s'était évanouie, laissant son corps s'affaisser lentement.
Arrivé à Poudlard, ses collègues lui avaient littéralement sautés dessus et il avait vu la jeune fille disparaître vers l'infirmerie. Elle n'en était ressortie que deux jours plus tard, et lorsqu'il l'avait vu pénétrer dans la Grande Salle, son coeur avait raté un battement ; elle semblait faible et était très pâle mais affichait un sourire radieux.
Il l'avait vu d'abord rire avec ses amis et ensuite quitter la Salle, furieuse. Il avait évidemment entendu la fin de la conversation et avait soupiré à l'évidence de la stupidité de Potter et Weasley. Ces deux cornichons n'étaient décidément pas très doués.
Il ne l'avait pas vue du reste de la jouée et avait donné cours à une classe de Poufsouffles et de Serdaigles de troisième année ainsi qu'à une classe de Gryffondors et de Serpentards de sixième année ; elle ne s'était également pas présentée à son cours avec les Serpentards et Gryffondors de septième année et cette heure de cours lui avait parue passablement longue. Il s'était rendu compte avec dédain à quel point les élèves étaient incompétents en potions. Il soupira de lassitude en repensant qu'au moins, avec Hermione, il avait toujours des potions parfaites.
Il s'était présenté au souper, maussade, et avait à peine touché à son repas. Il était ensuite directement partit faire sa ronde, en espérant pouvoir se vider un peu l'esprit.
Il était tard quand il passa pour la douzième fois devant le tableau de la Grosse Dame. Il ne se méfiait que trop bien des élèves de Gryffondor et espérait à chaque tournant en coincer au moins un. Mais encore une fois, il songea que les Gryffondors semblaient avoir décidés de ne pas faire perdre de points à leur maison cette nuit.
C'est alors qu'au tournant d'un couloir, il percuta une chose menue et molle (NdA : toujours sans arrière penser, bien évidemment). Il grogna légèrement et sortit prestement sa baguette, aveuglant la "chose", chose se trouvant être Hermione Granger.
« Encore vous Miss Granger... » Soupira-t-il.
Il la vit frissonner dans la pénombre au son de sa voix et se demanda un instant ce qu'il allait bien pouvoir faire de cette chère Miss Granger...
« Eh bien, que faites-vous ici, Miss ? »
Il essaya tant bien que mal de cacher son trouble en sa présence et adopta son ton sarcastique habituel.
« Heu, je... C'est-à-dire que... »
« Seriez-vous devenue bègue ou êtes-vous incapable de terminer la moindre phrase ? »
C'est ça, reste fidèle à toi-même Severus : sarcastique et sans pitié ni compassion.
« En fait... Je me suis endormie à la bibliothèque, ce qui explique ce livre. »
Elle lui montra le livre qu'elle avait sous le bras et il put lire avec difficulté : "Transformation Animagus : comment réveiller l'animal qui est en vous".
« Je vois... 20 points seront retirés à Gryffondor pour votre promenade nocturne et 5 autres car vous ne savez pas mentir Miss Granger. Maintenant, veuillez me suivre... »
« Professeur... Il est tard et j'aimerais allez dormir... »
« Votre petit somme à la bibliothèque ne vous a pas suffit ? Cessez de geindre et avancez ! »
Il l'entendit murmurer quelque chose, sûrement pas très gentil mais il préféra perdre le moins de temps possible. Après tout, il méritait bien de se faire insulter...
Ils parcoururent les couloirs jusqu'aux cachots et entrèrent dans le bureau de Snape. Il s'assit à son bureau et lui indiqua une chaise devant lui. Elle s'assit lentement, le regardant fixement et serrant le livre contre sa poitrine.
« Bien. Maintenant Miss Granger, puisque vous sortez de l'infirmerie : comment allez-vous ? »
Il n'avait pu s'en empêcher, c'était sa faute après tout si elle était passée près de la mort. Elle le regarda, ne comprenant rien.
« Vous vous inquiétez bien beaucoup de ma santé... pour quelqu'un qui m'a envoyée à la mort ! »
Et voilà, elle était énervée.
« J'avoue que je n'aurais jamais dû faire ça, j'en suis conscient. Maintenant veuillez répondre à ma question... » Elle était rouge de colère, « Je suis désolé. »
Elle sembla légèrement se calmer et puis s'affaissa sur sa chaise, semblant accepter son excuse.
« Je suis faible mais ça va. »
« Et vous êtes toujours aussi curieuse à ce que je vois... » Dit-il en pointant le livre.
Elle lui fit un maigre sourire.
« Oui, la transformation animagus m'intéresse vraiment. Qui vous a appris à vous transformer, professeur ? Si je peux me permettre... »
« Vous pouvez ; c'est le Professeur McGonagall, lors de ma cinquième année. »
Hermione ouvrit sa bouche d'admiration.
« Mais c'était une exception bien sûr... » Hermione se rembrunit et il évita de préciser que c'était parce qu'il venait de recevoir la marque des Ténèbres « Aucun élève n'apprend cette discipline dans cette école avant sa septième année. »
« Oh ! Et quels professeurs l'enseigne ? »
« Les professeurs Xyr, McGonagall et moi-même. »
« Vous ? »
Elle avait l'air réellement surprise et cela le renfrogna un peu.
« Oh pardon. Je ne voulais pas vous vexer... »
« C'est le poste du professeur Xyr, McGonagall et moi-même nous voyons rarement attribuer cette tâche. Ce n'est que pour des cas relevant de l'exception... »
Hermione sembla plongée dans ses pensées. Il sentit que cela l'intéressait : elle semblait déjà se demander si elle pourrait intercaler ce nouveau futur cours dans son horaire déjà bien remplis. Alors, surpris lui-même par ce qu'il disait, il lui dit simplement et d'une voix légèrement traînante :
« Je peux vous l'enseigner si vous voulez... »
Elle releva la tête d'un coup, surprise.
« Vous... Vous feriez ça ? »
« Je pense que vu ce que je vous ai fait endurer, une petite compensation s'impose... Pas que je doive vous endurer, Miss Granger, mais je pense que je vous dois bien ça... »
Plus il parlait, plus sa bouche s'ouvrait tout en essayant de rester discrète, mais peine perdue : il l'avait remarqué.
« Je... Merci professeur ! »
« Bien, maintenant je pense qu'il est temps pour vous de rejoindre votre lit. Nous en reparlerons plus tard. »
Il s'était levé et elle en fit de même. Elle le remercia une dernière fois puis, passant la porte, elle lui dit quand même :
« Bonne nuit professeur... »
Il avait été surpris et n'avait eu le temps de répondre, elle était déjà partie alors qu'il murmurait « Bonne nuit Miss Granger... ».
Le coeur battant à la chamade, Hermione parcourut les couloirs jusqu'à son appartement. Elle ne pensait plus que c'était insensé, elle pensait tout le temps à ce que Snape venait de lui proposer : lui donner des cours sur la transformation animagus. Elle aurait voulu lui sauter au coup mais s'était vite ravisée ; après tout, c'était son professeur et il l'avait envoyée à la mort. Néanmoins, il était revenu, avait pris de ses nouvelles... Il avait paru sincèrement désolé pour tout... Regrettait-il ? Décidément, que de questions sans réponse...
Hermione passa devant le tableau de ses appartements sans s'en rendre compte tout de suite ; elle fit rapidement demi tour et prononça son mot de passe : 'Puteus scientiae' (2). Le tableau protesta quelque peu au sujet de l'heure à laquelle elle rentrait, à savoir deux heures. Hermione prétexta qu'elle avait bossé comme une dingue à la bibliothèque puis entra, entendant son tableau maudire les professeurs de donner tant de devoirs.
Hermione sourit et monta, se dirigeant directement dans sa chambre rouge et or. Elle enclencha à contre coeur son réveil magique pour le lendemain et, ne prenant même pas le temps de se déshabiller, s'endormit, repensant aux paroles de son professeur qu'elle verrait le lendemain à son cours.
(1) A l'époque, je n'avais pas établit d'horaire pour cette fic car ce n'était pas nécessaire, mais « elle avait raté son cours de Botanique, un cours de Potions, une heure d'Arithmancie ainsi que deux heures de Défense Contre les Forces du Mal, » ça fait un peu beaucoup en une après-midi, lol. (Cf. mise à jour)
(2) 'Puteus scientiae', ce qui veut dire 'Puit du savoir' en latin. Je n'ai pas pu m'en empêcher... lol
Biz,
DoC
