Rhaaaa, mais quelle nulle !

Oui, oui, je sais c'était sensé être un one shot, mais … je me suis aperçue que j'avais laisser passer un truc énorme, genre qui mériterait que j'aille me coincer les oreilles dans la porte du four,et que j'ai la flemme de corriger pour tout vous avouer …

Bon…l'objet du délit… (toute rouge) humhum… un café… avec un carré de chocolat noir à coté… ouaip… au Japon ? heu…

Alors après vous pouvez me trouver plein d'excuse si ça vous amuse, mais sur ce coup là, franchement, j'ai un peu honte --

Donc, pour me faire pardonner (alors que tout le monde s'en fout puisque personne à lu cette fic, dans la mesure où je l'ai publié sur une catégorie où il n'y a personne), je vous fait un mini chapitre bonus totalement dépourvu d'intérêt…

Chapitre bonus qui se passe plus tard, je tiens à préciser… je veux dire, pas le lendemain matin, un autre matin… Ben voui, c'est que j'y tiens à ma gentlemanerie, moi

ooo

Yamato arriva dans la cuisine les yeux à peine ouverts, les cheveux en bataille, et en traînant sa couette derrière lui. Bref c'était le matin…

- El chalu, Koh…

- Heu… bonjour, Yamato… tu… hum… on … ne t'a pas réveillé, hier soir ? demanda Koh en essuyant de se cacher derrière sa tasse de thé.

Yamato, parce qu'il avait encore quelques difficultés avec la langue, et parce qu'il était trop jeune, trop innocent, et pas assez réveillé, ne releva pas immédiatement le 'on'.

- Dam', t'es rentros tard ét t'as fos plin ed bri… répondit-il innocemment en bâillant (1)

Koh vira au rouge brique et essaya, sans grand succès, de se cacher sous la tasse, cette fois-ci… Alors le commandant se dit que rester caché plus longtemps ne serai qu'une preuve de lâcheté -d'ailleurs il n'était pas caché, il était debout à coté de l'évier, mais bon, le matin, pour peu qu'on ait un réveil un peu difficile, on ne remarque pas forcément ce genre de petit détail… Il vint s'asseoir en face du jeune garçon en essayant de ne pas avoir l'air trop embarrassé…

- Hum… bonjour Yamato…

Yamato renversa du lait à côté de son bol, et resta un instant en clignant des yeux.

- Ah… el chalu, commandant…

Puis il posa la bouteille de lait et prit son bol sans cesser de dévisager le militaire avec des yeux gigantesques.

« Bloody hell, ça y est, il va me détester. Son frère est la seule personne qu'il ait au monde, et il va penser que j'essaye de lui dérober… Il va me haïr, moi et tous les militaires, et tous les américains, et tous les êtres humains… »

« Par Artémis, Sélène et Hécate, je viens de traumatiser mon petit frère. Moi qui devais être pour lui un exemple irréprochable, puisque nous ne sommes plus que les deux unique êtres célestes sur Terre, sous ses yeux je laisse ma vertu en pâture à un humain (un humain bien sous tout rapport, beau, intelligent, cultivé, attentionné et diablement bon au lit, certes, là n'est pas la question…) Coyolxauhqui, pardonne-moi, je viens d'en faire un intégriste en puissance… ou un futur décadent…Ah, Phoebé ! J'ai voué mon peuple à l'opprobre ! »

« Cha alors, ché trange, chuis là é qu'a toujours el chev'lure bian collé vers l'derrière, l'commandant, ben, la toutes les maches qui pontos ed partout … Ché musant, chta… »(2)

Puis Koh décida que le mieux serait peut-être d'en parler tout de suite, que plus il laissera passer de temps, plus le sujet sera dur à aborder, et plus la rancoeur de son frère sera grande. Oui, mieux valait crever l'abcès immédiatement.

- Yamato… Je comprends… que ça te choque… mais…

- Ed quoi qu' tu parlois, Koh ? demanda le garçon sur le ton de la candeur même.

Koh et son amant échangèrent un regard. Oui, c'est vrai, Yamato était encore si jeune, peut-être croyait-il que son grand frère et le commandant avaient passé la nuit à mettre au point l'opération sur Kabuchi, ou à jouer au mah-jong … Le dilemme était cruel : fallait-il lui expliquer ce qu'il en était en réalité, avec tout ce que ça impliquait, ou fallait-il lui mentir, avec tout ce que ça impliquait ?

Yamato le résolut lui-même. Oui, parce que Yamato, quand même, savait très bien, même à son âge, que quand deux personnes qui se sourient tout le temps sans raison, s'enlacent dans les coins sombres, et rougissent simplement quand on leur dit le nom de l'autre, s'enferment dans une chambre au milieu de la nuit, même s'il ne connaissait pas trop les détails, c'est pas forcément pour travailler ou jouer au mah-jong…

- Ed que vous avios fé plin ed câlins chte nuit, chta ?(3)

Le commandant trouva soudain essentiel d'examiner avec attention l'esquisse accrochée sur le mur (qui représentait, comme par hasard, deux jeunes filles à la chevelure interminable chastement enlacées…)

- Ca… te dérange ? souffla Koh, à la limite de l'apoplexie.

- Ben… cha pieu pon m'dérangeos : ché ton amanreux ! (4)

Après un double soupir de soulagement, le commandant dut se mordre la langue pour ne pas sortir une ânerie du genre « La vérité sort de la bouche des enfants… » et Koh, qui lui ne trouva rien à dire, se contenta d'ébouriffer les cheveux de son petit frère avec un sourire radieux de reconnaissance et de fierté…

Ché mon chtit frère, chta !

ooo

traduction Yamatoin-terrien(ouaip, je vais devenir expert en patois lunaire XP) :

(1)« Si, t'es rentré tard et t'as fait plein de bruit… »

(2)« Ca alors, c'est bizarre, d'habitude il a toujours les cheveux tout bien plaqué en arrière, le commandant, et la il a des mèches qui rebique dans tout les sens… C'est marrant… »

(3) « Que vous ayez fait des câlins toutes la nuit, c'est ça ? »

et (4) « Ca peut pas me déranger : c'est ton amoureux ! »

Pour info, Artémis, Sélène et Hécate sont les déesses grecques respectivement de la lune montante, de la pleine lune et de la lune descendante. Coyolxauhqui, elle est la déesse aztèque de… ben de quoi à votre avis… (celui qui répond 'du soleil' va au coin…)

Ah, oui, encore une chose, je sais que c'est pas évident quand on lit cette fic mais il semblerai que 'le commandant' ai un nom… Je me demande si c'est pas Fujiwara, ou un truc dans ce goût (oui, je sais, pour un américain… on a qu'à dire japo-américain, hein…) mais comme je suis pas sûre et que j'ai la flemme de vérifier…Ahh, mais qu'éch qu'il est biau, cht'homme !