Carl a l'air d'avoir des reproches à l'encontre du « paperboy » Higgins.
Voici la suite !
Bonne lecture !
Partie 2 :
Sitôt la navette repartie vers le vaisseau « Valley Forge », en orbite autour de Tophet, les troopers quittèrent leurs armures et apprécièrent de pouvoir respirer sans leurs casques.
Gossard, Doc et le sergent Brutto se retirèrent dans la salle des machines et le lieutenant Razak alla faire son rapport dans ses quartiers. Higgins fila vers sa salle de communication où il finaliserait ses images et son reportage.
Carl, muré dans son silence, rentra dans le dortoir où il s'assit, les jambes pendantes, sur sa couchette. Il manifesta sa contrariété, par un air renfrogné, à Johnny et Dizzy qui l'avaient suivi, bien déterminés à savoir le fin mot de l'histoire.
« -Je ne suis pas stupide, Carl. Fit Rico, décidé et d'une voix ferme. Quelque chose t'agace au sujet de notre journaliste. »
Carl essaya de le dissuader de continuer sur ce domaine, en s'affalant sur le lit et en détournant la tête vers le mur. Mais Johnny, obstiné, s'approcha du jeune télépathe et nullement découragé ou intimidé par l'hostilité de son ami, le força à rencontrer son regard.
Dizzy, les bras croisés, en faisait de même.
« -Je ne suis pas fan de coïncidences. S'expliqua Rico, exposant ses idées. Ces jours-ci, Higgins a été souvent l'objet d'attaques des arachnides, de riffleurs et des skinnies. Je ne compte pas le nombre de fois où il aurait pu être tué mais non, les insectes tentent de l'enlever. Vivant. »
Carl daigna, enfin, accorder son attention à ses amis et se redressant, il soupira, contrit et résigné :
« -Robert et moi, nous sortons ensembles. J'ai promis à Higgins de tenir notre relation secrète et nous nous sommes montrés très discrets. Mais je n'ai pas pensé aux conséquences ! Je ne suis plus capable de le protéger ! Les Arachnides veulent m'atteindre à travers Higgins ! »
…..
La souffrance et l'impuissance de Jenkins transparaissaient à chaque mot et le jeune blond, honteux de s'être ainsi épanché, se cacha le visage sous ses mains.
Dizzy s'installa aux côtés de son ami et avec gentillesse, lui entoura les épaules de ses bras. Elle fut remerciée par un sourire de gratitude et las de Carl qui n'osait regarder Johnny.
« -Pourquoi ne nous avoir rien dit ? Reprocha Rico, vexé du peu de confiance de son meilleur ami. Tu as cru que j'allais te juger parce que tu sors avec un homme ? Je vaux mieux que ça, Carl. »
Carl perçut la déception de Johnny dans le ton de sa voix, sentant la culpabilité l'envahir.
« -Pardon. S'excusa-t-il, penaud. Mais j'avais promis à Higgins… »
Johnny ne désira pas accabler plus son ami et se détendant, il déclara, bravement et souriant :
« -Dorénavant, tu n'auras plus de soucis à te faire ! Higgins est un Roughneck et l'un des notres. On veillera sur lui et gare aux insectes qui oseront s'en prendre à lui ! »
Dizzy approuva, avec un clin d'œil :
« -Compte sur nous, Carl ! Les Roughnecks s'entraident ! »
Un plaisir et une fierté immense d'avoir de pareils amis emplirent le jeune blond qui sourit, rayonnant de soulagement. Après une ultime tape dans le dos du télépathe, Johnny et Dizzy se rendirent au mess.
…..
Higgins, timidement, pénétra dans le dortoir. Incertain de l'accueil de son petit-ami, il fut soulagé de le voir sourire chaleureusement à son entrée.
« -Viens, Robert. Appela Carl, tendrement et en tendant la main. C'est dingue ! Cela fait deux mois qu'on est ensemble et tu es toujours aussi timide ! »
Le jeune brun rougit et vint se blottir sur les genoux du blond. Il riva ses yeux marrons dans ceux, clairs et si limpides, du télépathe et murmura :
« -Tu n'es plus fâché après moi, Carl ? Je ferai des efforts pour mieux me défendre. Je te promets de ne plus être un fardeau pour toi. Mais ne me demande pas de rentrer sur Terre, s'il te plait ! »
Abasourdi par cette supplique, Carl demeura sans réaction une longue minute puis il comprit. Il lut de la crainte, de l'angoisse dans les yeux si beaux de Robert et ému, il posa un doigt apaisant sur les lèvres du journaliste.
« -Je n'étais pas en colère après toi. Confia-t-il, désolé. Excuse-moi si je me suis montré si froid tout à l'heure. J'étais énervé contre moi-même : Je n'ai pas su te protéger. A cause de mon conflit avec la reine des Arachnides, tu es en danger. Tu es ma faiblesse, Higgins… »
Sur ces mots, Carl embrassa, fougueusement, Higgins et l'allongea sur sa couchette.
« -Personne ne nous dérangera. » Assura-t-il, en sondant les esprits de ses camarades.
Robert, avec un sourire coquin, le ramena à lui…
A suivre.
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