Disclaimer : Mathieu Sommet, Antoine Daniel et Nyo ne m'appartiennent pas (je le regrette tous les jours un peu plus). Pas plus que Richard, Samuel et les différentes personnalités de Mathieu. De plus, si cette fiction les dérange, je l'effacerai.

Antoine angoissait. Son collègue arrivait dans quelques minutes. Il ne supporterait pas de le voir. Bien sûr, pour les conventions, ils allaient devoir se parler. Cependant, il espérait avoir le temps de se préparer mentalement. Là, c'était tellement proche. De plus, il était encore défoncé. Il allait dire plein de conneries, ou pire : la vérité.

Il avait accepté ses sentiments lors d'une soirée de travail chez son collègue. Ils avaient discuté devant des bières. Après avoir dépassé la quantité d'alcool acceptable pour travailler, ils avaient voulu s'amuser un peu avec des paris... complètement idiots. Ils avaient fini par se mettre au défi de montrer une de leur ancienne vidéo présente sur le net. Le grand montra « Les Voleurs Globe-Trotters », alors que le petit montra « Fenêtre sur la Nuit Bleue ». Au moment du baiser de Mathieu, son ami sentit un sentiment très étrange lui monter dans la gorge. La jalousie. Il avait mis ça sur le dos de l'alcool. Or, même sobre, il avait la même réaction. Il ne savait plus quoi penser. Il demanda conseil à Nyo. Le jeune dessinateur avait réussi à le faire se décider. Même si celui-ci le poussait à révéler ses sentiments, il devait les garder cachés.

La sonnerie retentit. Il se traîna jusqu'à la porte et l'ouvrit. Sous ses yeux apparu Mathieu. Il était plus beau que jamais. Après un mois sans le voir, il fut de nouveau choqué par sa taille. Puis, ses yeux marrons rencontrèrent ceux de son collègue. Il fut emporté par le lac, d'un bleu paisible que formaient les deux prunelles de son ami. Il réussit, au prix d'un immense effort, à s'en détacher pour s'écarter et laisser entrer son collègue.

Sitôt arrivés dans le salon, Antoine s'affala sur un siège, tandis que Mathieu s'installa sur le canapé. Le grand brun scruta son aimé. Il remarqua, avec un étonnement teinté de crainte, que son ami était habillé en Patron. En revanche, contrairement à son habitude, les lunettes du criminel se trouvaient dans la poche de sa veste.

- Heu Mathieu c'est bien toi ? interrogea calmement Antoine. Il ne fallait jamais montrer sa peur au criminel.

- Ouais. J'ai dû m'habiller comme ça pour rentrer dans le bordel, dit-il gêné. Je peux faire apparaître le Patron dans ton salon ?

Antoine hocha de la tête. Le présentateur de « Salut les Geeks » lui tendit tout abord Richard, qui commença alors à insulter son maître. Puis, il regarda, fixement, la place à côté de lui. Il y apparut le criminel. Sans lui laisser le temps de parler son créateur dit :

- Si tu essayes de t'enfuir, tu retournes dans mon cerveau. Compris ?

- Qu'est-ce que t'es chiant gamin. T'inquiète, je pars pas. Il se tourna vers Antoine. Ça va la tête ? J'en n'ai pas trop mis ?

- T'es un vrai connard Patron. Et non, ça va pas, mais ça c'est un peu amélioré.

- Cool ! Si t'avais fait une overdose, le gamin m'aurait tué, dit-il avec sa voix rocailleuse.

Le silence s'installa. Tous les deux savaient ce qu'ils allaient se dire, mais personne ne voulait faire le premier pas. Mathieu se jeta à l'eau.

- Antoine, qu'est-ce que je t'ai fait ?

- Tu viens de me sauver la mise en allant chercher Richard, répondit-il en faisant un pauvre sourire.

- Ça fait un mois que l'on se voit plus. Après la publication de tes épisodes, tu te remets au travail sans faire une seul pose ! Sa voix tremblait, comme s'il allait pleurer. Il se reprit. Il n'était pas Le Geek. Je sais que tu m'en veux pour quelque chose. Dis moi au moins ce que j'ai fait.

Antoine n'en croyait pas ses oreilles. Mathieu se pensait coupable. Coupable d'être le plus bel homme au monde sûrement, car autrement il n'avait rien fait. Son rival semblait être à la torture attendant la réponse, tel un condamné son exécution. Il fallait lui dire. Il se leva majestueusement.

Le grand brun sentit sa poitrine se serrer. Sa tête tournait. Sa peau brûlait. Ses pieds le soutenaient à peine. C'est donc ça l'amour, se dit-il.

- Mathieu tu n'as rien fait. C'est moi, je...

L'homme sentit ses jambes se dérober sous son poids. Il tomba dans un bruit sourd. Il était inconscient et secoué de spasmes. Mathieu avait l'impression de voire Le Hippie. Il jeta un regard fébrile au Patron en lui criant.

- Qu'est-ce que tu lui a donné ?

Il l'attrapa par le col. Étrangement, le criminel ne réagit pas. Il savait que quand son créateur était comme ça, il pouvait être encore plus terrifiant que lui. Il était quand même né de son esprit !

- Qu'est-ce que tu lui à donné ? Répond ! Continua-t-il.

- Un peu de Kétamine. Ça lui à foutu quelques hallucinations, avant de le faire dormir. D'habitude, on finit pas comme ça avec une dose.

Le présentateur perdit le reste de sang froid qui lui restait.

- Tu. Lui. As. Donné. Un. Anesthésiant. Pour. Cheval.

Mathieu, épouvanté de voir son ami ainsi, lâcha Le Patron, avant de s'écarter. Le criminel sentant la menace s'écarter ne pu s'empêcher de dire.

- Pour aussi mal tenir la drogue, ça ne peut être qu'une tarlou...

Il fut coupé par le poing de son créateur, qui le laissa inconscient.

Voici la fin du chapitre. J'ai essayé de faire le Patron moins dangereux que Mathieu. Dite moi ce que vous en pensez dans les reviews ^^