Bonsoir! Tout d'abord, désolée pour l'heure tardive à laquelle je publie, j'ai eu un problème d'internet. J'ai poireauté pendant près d'une heure pour avoir de nouveau accès à internet, c'est long...

Merci beaucoup à ceux qui ont laissé un commentaire, et aussi à ceux qui ont lu, ça fait vraiment très plaisir de voir que ma nouvelle fic vous plaît, je n'étais pas sûre de ce que vous en penseriez, elle est assez différente des précédentes. Bon retour à ceux qui me suivaient sur une, ou les deux, de mes autres fics et bienvenue aux autres.

Pour ceux que ça intéresse (comme ça m'a été demandé dans un commentaire), je ne sais pas encore si je vais inclure de la romance dans cette histoire. Je dois dire que personnellement, je n'y connais rien, mais j'apprécie beaucoup de voir Harold et Astrid se tourner autour, donc il se pourrait qu'il y ait du Hiccstrid.

En ce qui concerne les ennemis dans cette fic, c'est tout simple : puisque les dragons sont les alliés des vikings, j'ai dû en trouver d'autres. Donc, vive la solution de facilité! Des démons. Simple et efficace, personne ne cherche à faire ami-ami avec des démons, surtout que ceux-là sont horribles. Honnêtement, je n'ai aucune idée d'où ils sortent. J'ai une peur absolue des films d'horreur (ou des histoires), mes démons me font presque peur. Je suis une grande trouillarde et je l'avoue. Donc n'attendez pas trop de détails, je risque de me planquer sous ma couette si vous me demandez une description plus poussée ou des scènes où les démons passent à l'action. Je vais rester dans l'abstrait.

Assez de bla-bla. Merci pour votre soutien et vos commentaires. Bonne lecture!


L'attaque sur le village dure à peine deux heures mais les dégâts la suivant sont considérables. Les dragons ont bien aidés, comme à leur habitude. Cependant, leurs flammes si efficaces pour chasser les Souffles du froid ne s'accordent pas vraiment avec les maisons en bois. Ce qui signifie que plus d'une dizaine de maisons sont en besoin de réparations urgentes, et deux sont à reconstruire entièrement. Quand le soleil se lève, de longues heures après le repli des démons, les villageois se rassemblent dans le Grand Hall, comme il est coutumier après une attaque. Les dragons se sont déjà retirés dans la forêt, n'ayant plus d'ennemis à combattre. Les rares reptiles à rester sont les représentants des différentes espèces. Lorsque Harold arrive dans le Grand Hall, il se glisse doucement entre les tables et atteint un coin sombre et inoccupé, priant pour ne pas être vu. Il s'installe contre un mur, caché derrière l'un des piliers, et écoute les villageois qui discutent en attendant l'arrivée du chef.

- Ma maison est en ruines! Mon épouse va accoucher d'un jour à l'autre et je n'ai pas de toit à offrir à mon enfant!

- Quand le mur s'est effondré, ma sœur était devant la porte, elle a reçu une écharde de bois dans le bras. La pauvre ne peut même plus utilise son bras maintenant.

- nous avons un trou béant dans le toit, comment on va faire s'il pleut? Et l'hiver arrive, on va mourir de froid si nous ne pouvons pas réparer le toit rapidement!

- Ça doit encore être la faute d'Harold, j'en suis certain. Les dégâts sont toujours pires quand il ne reste pas à la forge sous la surveillance de Gueulfor.

- Tu as raison, je ne l'ai pas vu à la forge cette nuit. Il devait être en train de courir dans le village, persuadé qu'il peut combattre.

- Ah! Lui, combattre?! Il réussira à détruire un démon quand les yaks auront des ailes!

Harold cesse d'écouter quand il constate que tout le monde commence à rejeter la faute des dégâts nocturnes sur lui. Un bruit se fait entendre en provenance du groupe assemblé et le jeune viking relève la tête, curieux de savoir ce qui se passe. Un viking d'âge moyen, blond, avec des prothèse à la jambe droite et à la main gauche, vient de cogner l'un des villageois grâce au crochet qui remplace sa main.

- Tu vas fermer ton gouffre à bêtises, pauvre yak croisé de troll?! s'indigne le viking en élevant suffisamment la voix pour être entendu dans le Grand Hall tout entier. Harold n'a rien à voir avec les destructions des démons. Ni cette nuit ni les précédentes!

- Tu ne peux nier que les dégâts sont plus importants quand il est dans les parages, Gueulfor.

- Oh si, je peux le nier. Pour commencer, le petit était enfermé chez lui la nuit dernière, il n'en est pas sortit jusqu'à ce que son père rentre chez lui ce matin. Et dès qu'il a été dehors, le gamin s'est tout de suite rendu à la forge pour commencer à faire des clous et préparer des outils. Tout est prêt pour commencer les réparations immédiatement.

- Bon, d'accord, ce n'était pas de sa faute la nuit dernière, mais les autres fois, si!

- Non. Comme vous le savez tous, Harold n'a pas la moindre capacité offensive. Il ne pourrait pas faire un trou dans un mur s'il le voulait, alors en abattre un ou détruire une maison, ce n'est pas dans ses qualifications. Et pour répondre à vos accusations, sachez que les dégâts sont toujours moins importants quand Harold n'est pas dans la forge lors des attaques. Il consolide les bâtiments endommagés pour les empêcher de s'écrouler. Vous savez ce qu'il peut faire, et vous êtes bien contents de l'avoir sous la main pour les réparations. Alors arrêtez de tout lui mettre sur le dos. Si vous voulez savoir qui cause des dégâts en dehors des attaques, allez voir les jumeaux.

Sans un mot de plus, Gueulfor rejoint Stoïck qui vient de prendre place près de la table circulaire se trouvant au centre du Grand Hall. Le chef réclame le silence et l'obtient presque immédiatement.

- Comme vous avez pu le constater, nous avons de nombreux dégâts. Si nous ne perdons pas de temps à nous chamailler, nous pourrons réparer les maisons d'ici à ce soir. Pour les deux qui ont été détruites, nous nous en occuperons demain. Les familles seront logées dans le Grand Hall en attendant. La maison de Hérik sera la première reconstruite, l'arrivée de son premier-né exige qu'il ait une maison le plus vite possible. Estimons-nous heureux qu'il n'y ait eu aucune perte. Les dragons nous ont bien aidés, encore une fois, ils s'en sont tous sortis indemnes eux aussi. L'entrepôt a été épargné, grâce aux feux de prévention installés par Gueulfor il y a quelques jours. C'est une excellente idée et le Conseil va l'étudier pour savoir si elle peut être appliquée à d'autres structures, voire les maisons. Mais au moins, nous n'aurons pas à craindre la famine pour cet hiver. Nous allons nous séparer en deux groupes : un pour les réparations et un pour continuer à engranger des provisions. Les jeunes resteront au village et aiderons sur les maisons. Aussi, suite à une réunion du Conseil hier, il a été décidé que de nouvelles recrues vont être entraînées pour nous aider à combattre. Astrid, Rustik, Varek, Kranedur et Kognedur commenceront leur formation dès après-demain.

- Et Harold, ajoute Gueulfor.

- Non, dit Stoïck, Harold ne prendra pas part à l'entraînement.

- C'est moi qui m'occuper de former les recrues, Stoïck, objecte Gueulfor. Et si Harold n'est pas parmi les gamins, tu devras trouver quelqu'un d'autre pour leur montrer comment monter des dragons et combattre les démons.

- Tu n'es pas sérieux?

- Si.

- C'est n'importe quoi! s'exclame un villageois. Harold n'a pas sa place dans l'entraînement. Pourquoi priver nos jeunes d'une chance d'apprendre à se battre pour permettre à un inutile de les rejoindre et de les gêner?

Des murmures d'assentiments s'élèvent de l'assemblée avant que Stoïck ne parvienne à ramener le calme.

- Silence! Le Conseil a voté contre l'intégration d'Harold parmi les recrues, dit Stoïck, il ne prendra donc pas part à l'entraînement.

- Alors bonne chance, souffle Gueulfor. Les jeunes vont en avoir besoin pour trouver un autre professeur aussi bon que moi.

- Harold n'est pas fait pour le combat, tu le sais aussi bien que moi. Il est tout juste utile à t'aider à la forge, soupire Stoïck.

- Ne parle pas de ce que tu ne connais pas, contre Gueulfor. Et puis, pense à une chose : si j'entraîne les gamins, qui surveillera Harold?

Le silence tombe brusquement dans le Grand Hall. Harold, dans son coin, a du mal à retenir un rire et adresse un clin d'œil à Gueulfor qui est le seul à savoir où il se cache. Le viking blond lui envoie un sourire confiant et retourne son attention vers le chef du village.

- Très bien, concède Stoïck. Tu peux le prendre à l'entraînement. Mais veille à ce qu'il ne fasse pas de bêtises et ne gêne pas les autres. Et évite de le mettre en contact avec les dragons.

- Ça risque d'être difficile si je dois lui apprendre à en monter un.

- Certains vikings combattent au sol, tu n'as qu'à lui enseigner comme ça.

- J'enseignerais comme j'en ai envie, dit Gueulfor. Personne n'est jamais mort durant une de mes leçons, n'est-ce pas?

En posant sa question, le forgeron se tourne vers l'assemblée. Les villageois échangent des regards mal à l'aise mais refusent de répondre.

- Revenons à nos affaires, annonce Stoïck pour diffuser la tension. Gothi veut voir tous les jeunes de moins de vingt ans dans l'après-midi pour examiner leurs dons, ce qui veut dire que nos futures recrues devront laisser les réparations. Mais les jeunes reviendront aider par la suite, il est hors de question de quiconque se prélasse au lieu de donner un coup de main. Ce sera tout pour aujourd'hui. Faites les deux groupes et au travail!

Les villageois sortent du Grand Hall pour commencer la longue journée qui les attend. Harold parvient à se glisser jusqu'à la forge sans être vu et se remet à réparer des outils. Les premiers vikings en besoin de clous ne tardent pas à arriver. Étrangement, ils n'adressent pas le moindre mot au jeune forgeron, ce qui le surprend, habitué comme il est à entendre des commentaires désagréables. Quand Gueulfor arrive à son tour et se met au travail, Harold lui accorde un bref coup d'œil.

- Je t'avais bien dit que tu entrerais dans l'entraînement, dit Gueulfor.

- Tu as un peu forcé la main à mon père, et au reste du village.

- Bah, ton père est aussi têtu qu'un troupeau de yaks! Un trait familial, d'ailleurs. Mais je le connais bien, je sais comment le persuader.

- J'appellerais plus ça de la menace, mais on ne va pas discuter des détails.

- Menace? Juste parce que je leur ai dit que tu serais en liberté non-surveillée? Je ne vois pas en quoi cela constitue une menace.

Maître et apprenti rigolent un petit moment, appréciant leur victoire de la journée.

Le lendemain, les jeunes sont regroupés dans une clairière, dans la forêt. Gueulfor les fait s'installer sur des rochers et commence sa leçon.

- Bon, voyons un peu l'état de vos connaissances. On ne peut pas aller se battre sans savoir ce qu'on affronte. Que pouvez-vous me dire sur les Souffles du Froid?

- Ce sont des démons, répond Rustik.

- Ils sont froids, ajoutent Kranedur.

- Et moches, enchérit Kognedur.

- On est bien avancés avec ça, soupire Gueulfor. Astrid?

- Ce sont des démons originaires de Niflheim qui envahissent notre monde et nous attaquent sans aucun raison.

- Au moins tu sais d'où ils viennent. Varek?

- Les Souffles du Froid sont l'incarnation de la mort la plus froide qu'on connaisse. Ils se nourrissent de la chaleur des humains, les tuant en glaçant leur corps lentement, et sèment le chaos partout où ils passent.

- Exactement. Mais ça, c'est juste ce qu'ils font. Je vais vous raconter l'histoire toute entière.

- Pourquoi tu n'interroges pas Harold? questionne soudainement Astrid.

- En quoi ça te concerne?

- Nous avons tous été interrogés, ça fait partie de la leçon. Harold n'a rien à faire là mais il est présent quand même. Le moins qu'il puisse faire pour ne pas nous gêner serait de s'intéresser à ce qu'on fait. Je trouve donc injuste que tu ne l'interroges pas pour voir l'état de ses connaissances.

- Si je ne l'ai pas interrogé, c'est parce que je n'en ai pas besoin, répond Gueulfor en souriant. Mais puisque tu insistes, Harold va répondre. Ça me fera une pause. Harold, c'est à toi.

Mal à l'aise sous le regard froid d'Astrid, le jeune viking se redresse contre le tronc de l'arbre sous lequel il est assis, se racle la gorge et donne sa réponse, non sans jeter un regard de reproche à Gueulfor qui se contente de hausser les sourcils.

- Les Souffles du Froid sont des êtres originaires de Niflheim, un monde de glace, qui se trouve en-dessous du nôtre, Midgard, sur l'arbre d'Yggdrasil. Bien qu'ils vivent dans un monde où le froid règne, ils sont attirés par la chaleur. Nôtre monde étant le seul habité par des dragons, des créatures fortement liées à la chaleur, nous sommes leur cible de choix. Le monde de feu, Muspellheim, leur est inaccessible car ils ne peuvent y survivre plus de quelques battements de cœur. C'est pourquoi ils nous attaquent. Notre monde n'est pas trop chaud, ce qui leur permet de se matérialiser ici et de nous attaquer pour se nourrir. Lors de leurs premières apparitions, ils s'en prenaient uniquement aux dragons mais réussissaient rarement à en abattre un. Ils se sont alors tournés vers les humains et ont découverts que notre chaleur corporelle, bien que différente de celle des dragons, leur convient tout aussi bien. Ils ont décimés des populations entières en très peu de temps. Notre extinction n'a pu être évitée que grâce à l'intervention des dragons qui sont venus à notre défense. Depuis lors, dragons et vikings combattent côte à côte pour repousser les démons. Dans une preuve de pitié, Odin a octroyé aux humains des capacités spéciales, qui varient d'un individu à l'autre. Chaque humain possède entre une et six capacités. Ingol le Béni en possédait huit, d'où son nom puisqu'on pensait qu'il était béni des dieux. De plus, ses capacités étaient toutes d'une grande puissance, jamais vue depuis lors. La puissance dépend de l'individu, mais en règle générale, un humain peut, à l'aide de ses capacités, soulever la Pierre de Révélation au-dessus de sa tête. La Pierre est un artefact gardé par l'Ancien, ou Ancienne, de chaque village, qui permet d'identifier les capacités et de jauger leur puissance. Plus la Pierre s'élève, plus la personne est puissante. Les Souffles du Froid font beaucoup moins de ravages depuis que les humains peuvent se défendre et répliquer, en plus de l'aide des dragons. Le nom des démons vient de leur capacité à souffler un brouillard si froid qu'il entoure sa victime et la gèle lentement mais sûrement jusqu'à la mort, tout en donnant la chaleur volée au démon. Les points faibles des Souffles du Froid sont toutes les flammes et certaines parties de leur corps. La tête, l'abdomen et leurs griffes. Ils ne possèdent qu'une intelligence modérée, à peine plus qu'un animal, mais leur cerveau leur est nécessaire. Leur abdomen est là où se trouve leur centre vital. Ils n'ont pas de cœur ni de sang, leur température n'étant pas adaptée. Mais ils possèdent une sorte de boule de glace dans leur abdomen qui leur confère leur énergie vitale. Leurs griffes leur servent à attaquer et sont extrêmement dures, très difficiles à briser. Cependant, si jamais ils se trouvent privés de leurs griffes, ils semblent devenir complètement fous et se gèlent eux-mêmes. Très peu de personnes sont parvenues à détruire des griffes de Souffles du Froid, donc c'est un point faible pratiquement impossible à exploiter. Pour finir, ils attaquent indifféremment de nuit comme de jour, bien que leurs attaques de jours soient plus courtes que celles de nuits. La fréquence de leurs attaques est aléatoire, donc impossible à prévoir.

Les jeunes, au début peu intéressés par ce que Harold raconte, restent silencieux. Ils regardent le jeune viking avec des yeux ronds, semblant surpris.

- Et voilà ! annonce Gueulfor. Harold en sait tout autant que moi sur les Souffles du Froid, il m'a aidé à mettre le Manuel des Démons à jour. Inutile de l'interroger. Maintenant que vous savez contre quoi nous nous nous battons, passons à la suite. Il est temps d'apprendre avec qui nous combattons. Aujourd'hui, vous allez faire connaissance avec les dragons et trouver votre partenaire.