Petite note des auteurs: voici un nouveau chapitre haut en surprise ! A vrai dire, nous même avons été surprises par la tournure que prenaient les évennements, ne pensant pas avoir des tendances aussi...enfin, vous comprendrez assez vite !
Bref, l'écriture de ce chapitre à vite pris un tour assez...spécial !
Merci pour le reviews, surtout, continuez ! ^^
Bonne lecture, et surtout, rigolez bien !
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Ce que vous avez toujours voulu savoir sur les étranges habitants d'Azkaban
Aujourd'hui, notre reporter de La Gazette se trouve dans le lieu mythique rassemblant les plus vils ou plus stupides personnes de notre monde, lieu réputé pour ses gardiens, les aimables et accueillants détraqueurs. Dans ce numéro hors-série, nous visiterons la cellule d'un des malheureux emprisonnés qui, nous l'espérons, nous donnera moultes détails sur sa vie pleine de rebondissement dans cet enfer sur Terre.
Pour ce second numéro, et en raison d'un accident du travail malencontreusement arrivé à notre précédent reporter, nous avons la joie de vous annoncer que notre nouveau reporter (qui curieusement n'a pas tenu à garder l'anonymat) est le Grand, l'Unique, le Tout Puissant et charmant Gilderoy Lockhart. Titulaire de l'Ordre de Merlin, troisième classe, membre honoraire de la Ligue de Défense contre les Forces du mal et cinq fois lauréat du sourire le plus charmeur , décerné par les lectrices de Sorcière-Hebdo; cet ancien professeur de la grande école de Poudlard va maintenant nous faire re-découvrir ses talents d'écrivain, qui comme vous pouvez l'avoir lu dans Moi, le magicien ou encore dans Promenades avec les loups-garous sont immenses.
Aujourd'hui, il va encore une fois faire preuve d'un courage exeptionnel en pénétrant dans ce lieu maudit qu'est Azkaban, bravant à nouveau les pires dangers. Ainsi, pour vous, il interrogera un des plus grands criminels connus, Arsène Vaurien, voleur de très grande rennomée.
Interview:
Gilderoy Lockhart (avec son éternel sourire aveuglant, cherchant du coin de l'oeil la foule en délire) : Bonjour, BONJOUR ! (saluant la foule imaginaire d'un geste de la main)(puis, s'adressant enfin au prisonnier) Bien le bonjour très cher, comment vous portez-vous ? Ce séjour est-il agréable à votre personne ? (regardant d'un air dégouté la geôle) Il est vrai que les tons des couleurs de cette pièce manquent légerement de gaieté – un charmant bouquet de jonquilles ne serait pas de trop- néanmoins cette pièce apporte un confort largement suffisant pour une personne de votre espèce. (se parlant à lui-même, non sans avoir perdu son sourire charmeur -surement déstiné à une quelconque admiratrice se trouvant par hasard dans ce lieu-) J'ai toujours pensé que la société ne devrait pas s'embarasser des états d'âmes de pauvres détenus. C'est comme tous ces marginaux qui se croient tout permis sous pretexte qu'ils n'ont pas, comme certains (faisant un clin d'oeil à la foule inexistante) eu accés à une éducation assez poussée pour accéder aux hautes sphères de notre société...
Bref, ce n'est pas que ma vie ne soit pas passionnante, mais il faut bien que je vous pose une, ou deux minuscules questions, vous ne croyez pas ? Enfin, comment en êtes-vous arrivé à être assez misérable pour croupir en ce lieu de débauche ?
Arsène Vaurien (les yeux dans le vague) : Chambre 625...passer le portillon, faire trois pas, tourner une fois sur moi-même, retenir ma réspiration, lui couper la main, prendre la clé, avancer, avancer, ETRE RICHE !!! ...Chambre 625...passer le portillon...
Gilderoy Lockhart : (l'air navré pour cet être largement inferieur à lui)Certes mon ami, certes, les déboires de votre pitoyable tentative de vol à Gringotts doivent vous rester en travers de la gorge, vous n'êtes toutefois pas le seul à vous être ridiculisé de manière lamentable, il serait donc bienvenue d'essayer de me faciliter la tâche -qui, je vous l'assure est bien loin d'être simple en votre compagnie- en répondant, s'il vous plaît (prenant son air le plus généreux, ou plutôt le moins égocentrique possible), à mes questions !
(Tellement désespéré qu'il s'adresse aux détraqueurs) Vous, sieurs, vous rendez-vous compte de cette situation bigrement scandaleuse ?! Moi, dans un élan d'énorme générosité, j'ai passé du temps à la rédaction de ce questionnaire -bien que, d'après moi, les prisonniers de si petite envergure ne devraient pas avoir la possibilité d'être interrogés par une célébrité telle que moi !-, j'ai gaspillé de précieuses miettes de mon temps pour une... une (arquant un sourcil et se pinçant le nez) personne ? Ca ? Pour ça, et ça n'arrive même pas à comprendre mes questions, vous rendez vous compte ?
(S'adressant à nouveau au voleur) Le mon-sieur te de-man-de qu'est ce qui t'es arrivé ! Non, plutôt, simplifions, simplifions, moi vouloir savoir ce que toi faire avant ici ! Toi comprendre ?
Arsène Vaurien: J'y étais presque, vous savez ?! J'allais toucher une montagne de gallions...mes doigts frôlaient le métal, je pouvais sentir le doux parfum épicé de la richesse, du succès, de la gloire...
Gilderoy Lockhart (dans un petit rire incrédule): Mon pauvre ami, vous êtes encore bien trop crédule...La Gloire, la Gloire avec un grand G, n'est pas à la portée de tous... (Dans un soupir d'aise, retirant se gants afin de mieux contempler ses longs doigts manicurés) Ah ! …Poursuivez donc, poursuivez...
Arsène Vaurien: De toute manière, personne n'a jamais reconnu le talent qui était en moi ! Depuis la naissance, mon frère était le préféré (une grimace déformant son visage) c'était le chouchou de ma mère, pff... Ma mère. Aussi moche que pauvre, elle me haïssait pour ma ressemblance avec mon père. Pas étonnant que celui ci ait préféré l'alcool et l'héroïne à elle !
Quand enfin je suis entré à l'école, ce fut seulement pour subir les moqueries de mes camarades, j'étais la risée de ma maison... J'ai bien essayé de mettre fin à mes jours en me jetant du haut de la tour d'astronomie mais un buisson a amorti ma chute et m'a ainsi rendu handicapé pendant une année entière, j'étais maintenant connu sous le nom de l'estropié. Nette amélioration me direz-vous, du boutonneux, au cachalot en passant par le raté. Avec «l'estropié», j'avais enfin le sentiment d'être accepté pour ce que j'étais... (Souriant d'un air mélancolique)
Puis, n'ayant aucune autre possibilité d'avenir, je suis devenu voleur...et quel voleur ?! Qui n'a jamais entendu parler d'Arsène Vaurien ?!
Gilderoy Lockhart: Tsss, navré de vous enlevez vos dernières -et bien piètres- illusions, mais croyez moi, moi même qui suis une célébrité dans ce monde, je ne puis vous laisser croire à de telles sottises !
Après tout, tout le monde sait qu'aujourd'hui, une personne célèbre ne peut l'être qu'après avoir côtoyé le Grand, le célèbre Harry Potter ! (avec un sourire faussement, mais alors très faussement, modeste) Vous ai-je déjà dit que j'ai été l'un de ses professeurs ? Et pas n'importe lequel, son préféré sans aucun doute ! Bien qu'il ne l'ait jamais avoué en public, j'ai toujours su qu'il me vouait un véritable culte ! Quoi de plus naturel après tout pour l'adolescent perturbé en mal d'amour qu'il était alors ? Il voyait en moi comme un père je crois, même ses retenues, il voulait les passer avec moi...Je n'avais pas le coeur à lui refuser cette faveur, pour tout dire, je lui ai même fait l'immense honneur de m'aider à dédicacer des photos, ma générosité n'est-elle pas grande ? D'ailleurs, en parlant de photos dédicacées, je vois bien que vous êtes timide et que vous n'osez m'en demander, alors voici pour vous ! (puis, dans un grand geste théâtral, sortant une pile de photos déjà signées, et se dirigeant vers les détraqueurs)
(Faisant le tour de la pièce en donnant une photo à chacun, en accrochant même au mur) Et voilà, un peu de moi dans cette pièce et tout paraît plus chaleureux ! Ah... (Avec, encore une fois, un soupir d'aise) N'est-ce-pas magnifique ? Ne suis-je pas magnifique ? … Question de pure rhétorique bien sur !
Allons donc, voilà qu'il me vient l'idée –sans doute un peu saugrenue- de vous poser une question ! Alors, quels sont vos projets d'avenir ?
Arsène Vaurien: (un filet de bave coulant de ses lèvres pourtant à peine entrouvertes) Je veux...je veux être...ETRE RICHEUUUUUH !!!
Et une fois que j'aurais ma fortune, que j'aurais pour moi tout les grands bâtiments de ce monde, que Poudlard sera ma résidence d'été et que le ministre viendra manger chez moi tout les dimanche midi; une fois que tout ceci sera fait, (les yeux sortant d'une manière inquiétante de leur orbite) je me vengerais !!! (Niark niark niark) Ma vengeance sera terrrrrrrrrrrrrrrrrrrrible !!!
Gilderoy Lockhart: Mais enfin, contre qui donc, Vaurien, peut donc être dirigée autant de haine ? Moi, par exemple, je ne me connais aucun ennemi à ce jour, ce qui est normal, après tout, qui pourrait ne pas m'aimer ?! Je suis tellement magni...
Arsène Vaurien (les yeux à présent injectés de sang, une écume flottant autour de sa bouche): Ce gobelin, cet horrible gobelin... Je le trouverais...d'abord, je l'attacherais sur une planche, complètement à ma merci, et alors là, là … (les yeux étincelants d'une lueur perverse) je prendrais une fourchette, non une petite cuillère! Et je découperais sa chaire putride en des morceaux sanguinolents, je les mettrais dans des bocaux, et ces bocaux, je les placerais en haut de ma cheminée afin de pouvoir les contempler tout mon saoul. Et quand la chair sera moisie, alors, alors je la donnerais à manger au sinostros moooouaahhahh (rire démoniaque).
Ou alors, je l'attraperais, je l'assomerais, je le ligoterais, puis j'attendrais qu'il soit réveillé pour commencer. Là, (faisant craquer ses phalanges) je lui ouvrirais l'abdomen, je prendrais ses tripes, je les étalerais sur le plancher et je sauterais dessus ! (avec un air d'épanouissement intense) Puis, quand la matière ne sera plus assez moelleuse pour rebondir, j'en ferais du pâté que je donnerais à manger à son épouse, avec un mot, «Votre chair et -très- tendre» ! Niark niark niark …
Gilderoy Lockhart (d'une incroyable couleur verte):euuh...urg...gloups (desserrant son nœud papillon rouge à pois roses d'une main mal assurée) bleurg... (S'étalant de toute sa splendeur sur le sol crasseux, en laissant en cadeau une trace de vomi vert, pas à pois roses, mais virant vers le marron)...
Arsène Vaurien (ne se rendant compte de rien, dans un autre univers): Qu'est ce qu'il croyait ce gobelin ! Qu'il pourrait m'envoyer à Azkaban et s'en sortir comme ça, lui qui m'a pris la main dans le sac ! C'est qu'il me connaissait mal, trèèèès mal … (grand sourire sadique)
(Entrée fracassante d'un brancard, de deux aides-soignants et de trois infirmières)
Infirmière 1 (se penchant sur le corps inconscient de Lockhart): Par merlin, je crois qu'on le perd !
Infirmière 2 (examinant avec une moue dégoûtée la coulée verdâtre): Vous croyez qu'il a mangé des choux-fleurs à midi ?
Aide-soignant 1: Du calme, du calme Mesdemoiselles ! Surtout, ne paniquons pas ! (après avoir observé avec un haut-le-cœur) Beurk...
Infirmière 3: Mais, vous rendez vous compte ? C'est Gilderoy Lockhart, prenons une photo ! A trois, faîtes cheese !
Tous en coeur (autour d'un corps pour le moins étrange ayant quelque peu perdu de sa superbe et de son glamour): 1, 2, 3 ...CHEEEEEEEEEEESE !!!
Cet article vous a été présenté par La Gazette des Sorciers, dans le cadre de son numéro spécial mensuel « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les étranges habitants d'Azkaban ». En espérant que ce numéro aura été à la hauteur de vos attentes, et ceci malgré une fin quelque peu originale, très chers lecteurs, lectrices, à dans un mois ! Surtout, n'hésitez à exprimer votre opinion ou à poser des réclamations par reviews sur cet article !
P.S: toutes nos excuses aux âmes sensibles qui auraient eu du mal à supporter cet écrit pourtant éclatant de vérité !
