Disclaimer : Hellsing, tout ça m'appartiennent pas, je ne touche pas d'argent dessus et je me dit que je devrais pourtant.

Comme un lundi…

Integra Hellsing sortit de son bureau, un cigare à la main. On l'avait appelé au niveau du service médical. Elle se sentait de bonne humeur, et cela durait depuis près d'une semaine. Les vampires avaient quasiment cessé toute exaction depuis la fin du groupe Millénium et quand quelques uns se montraient, les soldats les exterminaient généralement sans aucune perte pour eux. Il y avait aussi plus de facilité maintenant que la Reine avait publiquement reconnu l'existence de l'Organisation Hellsing et imposé des services de coopération de la police avec eux.

Elle traversa le grand hall et arpenta d'un pas nonchalant la galerie vitrée. Elle pouvait voir à l'extérieur les soldats et les Wild Geese qui s'entraînaient avec application. Ils étaient devenus plus calmes et plus disciplinés depuis la fin de la bataille contre le Millénium. De plus, ce qui avait sans doute joué dans leurs obéissance au maximum, c'était la main de fer de Seras qui les dirigeait au doigt et à l'œil. Seras aussi avait changé. Elle avait enfin accepté sa condition de vampire et devenait chaque jour plus forte et tellement dévouée à son Maître, c'est à dire à Sir Hellsing. C'était un pur bonheur de voir la jeune vampire vociférer toutes dents dehors sur les hommes terrorisés qui s'empressaient de lui obéir.

Intégra sourit pour elle même et continua son chemin. Elle s'arrêta à hauteur d'un des salons dont la porte était ouverte et fit un signe de tête à Walter.

Le majordome était tranquillement installé dans un fauteuil et lisait le journal.

« Bonjour Sir Hellsing, que puis-je pour vous ? fit-il.

- Rien du tout Walter. A part me dire si votre apprenti est en bonne voie de rédemption. »

Walter lança un coup d'œil à Enrico Maxwell qui dépoussiérait laborieusement une étagère de bibelots en les soulevant précautionneusement un à un. La reine avait eu une si bonne idée pour que l'ex-archevêque retrouve une humilité digne de ce nom : Le forcer à des travaux d'intérêt général chez celle à qui il en avait le plus voulu.

« Il est en bonne voie Sir Hellsing, répondit Walter. Oh, il marmonne encore un peu de temps en temps, mais dans ce cas j'appelle Mr Anderson pour qu'il lui lise un prêche pendant quelques heures. »

Intégra acquiesça. « Bien, très bien. »

Maxwell se retourna, son plumeau à la main et avec une certaine raideur, lui fit une courbette de salut. Le tablier blanc à franges lui allait si bien qu'on se demandait pourquoi il n'avait pas embrassé la carrière de femme de ménage plus tôt.

Sir Hellsing continua son chemin d'un pas toujours plus léger. Elle arriva au service médical et entra dans la salle principale. Le spécialiste en chef vint la saluer et l'amena plus près de son sujet de préoccupation :

« Bonjour Sir Hellsing. Je vois que vous avez reçu mon message.

- Oui, alors que se passe t-il ? vous avez trouvé ?

- Pas encore Madame, mais cette affection est très rare chez les vampires, on arrive pas à en déterminer la véritable origine. »

Elle s'approcha plus près d'Alucard qui était assis sur une chaise au milieu de la salle médicale avec un air profondément furieux mais retenu. On sentait sa colère à distance mais il se contentait de rester là, bras croisés et fusillant tout le monde du regard.

« Et qu'est-ce que ça fait exactement ?

- Et bien, Milady, outre le mutisme aussi bien physique que mental dont il souffre, il semble que ça ait aussi affecté ses capacités à phaser à travers les murs et les portes.

- Et vous avez une idée de combien de temps ça va durer ?

- Pas pour l'instant Milady, lui répondit le jeune médecin. Mais ça dure déjà depuis un bout de temps et je pense que ça va durer encore un moment…

- Bon et… »

Alucard avait relevé la main. Il tenait un carton, visiblement préparé à l'avance, où était écrit en écriture soignée :

« Mais ça ne m'empêche pas de pouvoir me battre. »

Elle acquiesça et dit du ton qu'on réservait aux enfants :

« Mais bien sur, je n'ai jamais dit qu'on t'empêcherait de te battre. Bon et bien je vous laisse, vous avez encore beaucoup à faire. »

Intégra quitta la pièce en marchant sur des nuages. Si elle avait su comment faire, elle aurait entamé une chorégraphie du Lac des cygnes pour exprimer combien elle était heureuse. Cette journée était tout à fait parfaite, vraiment. Il ne manquait plus que…

Son téléphone sonna. Elle décrocha et entendit la standardiste du manoir :

« Sir Hellsing, un appel pour vous, c'est le Père Anderson.

- Passez le moi. »

Une voix masculine prit le relais :

« Allo ? Integra ?

- Oui ?

- C'est moi. Je reviens de vacances et je suis tout bronzé, tu veux que je vienne te montrer ça ? »

Quelque chose de froid lui percuta l'oreille et elle sursauta :

« Bronzé ?

- Euh.. non Sir Hellsing. Pardon de vous réveiller. Je disais que les Wild Geese ont encore voler l'hélicoptère hier soir et qu'ils l'ont planté. Pourriez vous venir voir ? »

Intégra regarda autour d'elle. Elle était dans son lit et elle tenait son téléphone portable d'une main. De l'autre elle agrippait désespérément son oreiller.

Oh non. Un rêve, un foutu rêve.

A l'autre bout du fil elle entendit les braillements étouffés d'une bande de mercenaires aussi saouls que des cochons qui chantaient « I believe I can fly ».

« J'arrive. » fit-elle d'un ton morne. Elle soupira et se leva. Le doux rêve de la nuit s'estompa pour laisser place à l'horrible réalité : C'était lundi matin. Si au moins une chose avait pu être vraie, une chose…

« Good morning, Integra. Et non, je ne suis pas devenu muet au cours de la nuit. » fit une voix grave qui provenait de nulle part précisément. Integra Hellsing maudit tous les lundis matins.

Héhé, Pauvre Integra, je me demande tout de même si de temps en temps elle n'aimerait pas rester couchée et rêver à un Anderson non catholique et torse nu. Faites plaisir à la petite frenchie et commentez!