Bonjour/bonsoir à tous, c'est encore moi, Sérénade bleu, qui est de retour avec Kirango pour vous présenter une autre merveille en slam. Ladies and gentlemen, le premier était rappeur, le premier était clasheur, le premier était geekeur...mais voici venir un autre artiste/sportif tout aussi doué! Il a travaillé son texte avant de nous le réciter avec le punch d'un match entre les supporters d'Ajaccio et de Bastia...après une égalité! (ok ok ok je commence pas les blagues foireuses!)

Bref, son texte est tout simplement excellent de mon point de vu (vous, lecteurs, serez seuls juges). Je dois dire qu'à cette période, ceux ayant participé au concours de slam avaient eu des idées originale et poignantes. Je précise qu'il y a une autre battle de slam cette année, et nos deux slameurs en herbe vont peut être faire un duo. Sinon, je vais essayer de négocier les droits d'auteurs des artistes de cette année pour vous faire profiter de leurs œuvres. Passez un agréable moment!


Soyons poète, restons Charlie:

Je crois qu'je suis parti pour faire un p'tit slam

Ce que j'vais dire ici, c'est pour atteindre ton âme

Je n'prétends pas forcément qu'mon texte soit très haut d'gamme

Mais ce dont je suis sûr, c'est qu'ce slam est une arme.

J'voulais t'rappeler un évènement, que dis-je, un drame notoire

Ce souvenir, c'est sûr, tu l'as gardé en mémoire,

Je ne vais pas résumer ça en te faisant un dessin,

Je n'voudrais pas devenir cible de certains assassins.

Tu vois d'quoi j'veux parler si t'as su lire entre les mots,

J'suis juste venu t'rappeler l'attentat d'Charlie Hebdo.

Après la souffrance que notre pays a endurée

J'dirais à la France qu'il faut tout d'suite se relever

Mais j'pense que dans nos têtes le message est bien passé

On s'est couché moins bête, plus sage, avec nos libertés.

Mais le combat continue il n'est jamais terminé

C'est une lutte sans pitié sur un terrain miné

Des journalistes et des artistes, la satire au bout d'la mine

Au nom d'la liberté, ont sauté sur d'autres mines.

Nos adversaires sont téméraires,

Ils prônent la censure contre notre liberté si chère,

Et explosent du sang sur les murs d'une épicerie kasher.

Nous connaissons notre ennemi : des hérétiques, des réfractaires à l'humanité.

On pourrait en faire une longue liste de ces terroristes, intégristes et autres extrémistes,

Mais au fond ce sont tous les mêmes : des antihumanistes.

On pourrait tous les mettre dans l'même sac de la Barbarie leur barbe a ri, moi non.

Ce p'tit jeu d'mot résonne peut-être comme un cliché, mais non.

Sache que dans ma tête ça s'applique à la tâche pour éviter qu'tu t'fâches, alors du calme !

J'te rappelle que j'tape quand même dans une certaine gamme

Dans mon esprit j'fais attention : je n'tombe pas dans l'amalgame.

Cette guerre contre le Terrorisme, c'est la troisième mondiale,

On peut penser que contre eux on n'se bat pas à arme égale

Perso j'pense que c'est faux, on a tous une arme géniale :

Moi par exemple, elle tire des cartouches d'encre en rafales,

Leur calibre n'est pas défini, libre à moi d'le définir

Et j't'assure que sans censure, un stylo ça peut sévir,

En tout cas c'qui est sûr, c'est qu'tout seul ça n'va pas suffire

C'est seulement si l'on s'aide qu'on pourra en finir.

Alors levons-nous tous et battons-nous à l'arme blanche

Bien entendu je parle de stylos et de feuilles blanches

Soyons tous au moins un jour artisan d'la Liberté,

Et que règne pour toujours ce sentiment d'Unité.

J'vais maintenant m'adresser à ceux qui n'auraient pas capté,

Qui se demandent encore comment s'y prendre pour en finir ?

J'ai envie d'leur dire : c'est simple, il suffit d'écrire.

Alors à nos crayons, nos stylos, tout c'qui nous permettra d'écrire,

Mettons des mots sur des maux, n'ayons pas peur de la satire,

Ecrivons sur un coup d'tête tout c'qui nous passe par la tête

N'attendons pas la tempête et l'orage qui nous guettent

Gardons la tête sur les épaules, prenons notre courage à deux mains,

C'est en écrivant aujourd'hui que l'on pourra changer demain.

J'espère que ce slam entêtant restera longtemps dans ta tête

S'il n'y a qu'ça qui puisse permettre que tu capte le but de ma requête,

Alors tant mieux, je reste poète, faut surtout pas qu'je m'arrête.

Maxence Bodin, Soyons poète, restons Charlie, 20 février 2015


Hello braves camarades! Ici Kirango kin l'inimitable et mirifique propriétaire des lieux (Quand je disais dans ma description que ma caboche était peu modeste c'était la vérité!).

Pour donner le mot de la fin, et en réplique à ma chère soeur, je dirai que les supporters d'Ajaccio et de Bastia se sont bien baffés sur la gu**le aujourd'hui tellement ces textes m'ont fait vibrer du fond de mes tripes! (car je n'étais pas là lors de la précédente publication).

Vraiment Corentin et Maxence ont fait de l'excellent travail et on leur souhaite tous de réussir (nous mais aussi les copains de l'école).

Par la suite il ne sera pas impossible que des écrits d'autres auteurs soient publiés ici et j'attend avec impatience de les recevoir, ils méritent d'être vus!

Sur-ce bonnes continuations amis lecteurs et écrivains et à la prochaine!