Stiles réussit difficilement à ouvrir les yeux. Il avait encore passer la soirée sur son ordinateur à faire des recherches pour son père. Policier au sein de la ville, celui-ci essayait d'élucider une série de meurtre qui avait touché la cité. Les cadavres retrouvés avaient tous le même point commun. De larges marques semblables à des griffures au niveau du torse, recouverte de sang coagulé, probablement du au temps que les policiers les retrouvent. C'était d'ailleurs l'odeur qui permettait de retrouver les corps des disparus. Mais ce n'était pas tout. Les corps portaient également des traces autour des poignets. Le genre de trace profonde qu'une corde laisserait sur la peau après un temps important de frottement. Presque comme si les victimes avaient été attacher et suspendus par les poignets et qu'elles auraient dû se soulever pour pouvoir reprendre leur souffle. Jusqu'à ce qu'elles n'y arrivent plus. Stiles dans tout ça ? Et bien, comme à son habitude, il fourrait son nez là où il ne le devrait pas, malgré les avertissements de son père. L'adolescent se redressa lentement pour pouvoir s'asseoir dans son lit. Il s'étira avant de faire rouler doucement ses épaules alors que les coups répétés de son père se faisaient à nouveau entendre sur le bois solide de la porte de sa chambre.
-Oui, papa, je me lève ...
Le shérif passa sa tête dans l'entre-bâillement de la porte et adressa un léger sourire à son fils, presque penaud:
-Je vais rentrer tard ce soir .. Pour l'enquête.
-Justement, j'ai trouver quelques trucs et je-..
Stiles se fit couper par un soupire de son père qui ferma les yeux un court instant.
-Stiles .. Qu'est-ce que je t'ai dit ?
Ce fut au tour de Stiles de pousser un soupire alors qu'il passait sa main dans ses cheveux.
-De ne pas m'en mêler, mais pap-..
-Il n'y a pas de mais, Stiles. Tu vas en cours, fin de l'histoire. On se voit probablement demain matin.
Et le shérif referma la porte pour pouvoir ensuite quitter la maison. L'adolescent attendit d'entendre la porter d'entrée claquer pour finalement se lever de son lit pour se diriger vers la salle de bain. Il y prit une longue douche chaude pendant laquelle il repensa à tout ce qu'il avait trouvé la veille. Il y avait bien quelques cas semblables, mais la plupart de ces tueurs avaient été arrêtés. La seule différence que Stiles n'avait trouvée dans aucun des autres cas, c'était la présence des marques de griffure. Il s'était donc penché sur cette partie de la question. Il avait découvert que des marques de cet ampleur n'avait pu être exécutées que par un animal tel que le loup ou un pas. Hors il n'y avait pas de nombreux animaux de ce genre dans la région. Ils étaient presque inexistants. Et puis, ça n'expliquait en rien la présence de marques retrouvées sur les poignets des victimes. Un peu découragé, le jeune homme était néanmoins tombé sur une page qui traitait des lycans et des loups-garous, créatures de la nuit qui arboraient souvent l'apparence d'un humain ordinaire, mais qui pouvait également avoir l'allure d'un hybride mi-loup, mi-humain. Et quand on avait moins de chance .. On tombait sur la forme lupine en entier. Malgré la température élevée de l'eau de la douche, le jeune Stilinsky fut parcourut d'un frisson lorsque les images qu'il avait vu la veille lui revinrent en tête. Stiles n'était pas particulièrement trouillard en général, mais il n'avait pas spécialement envie de faire face à une créature dans le genre de la bête du Gévaudan qui avait terroriser la France des centaines d'années plus tôt. L'adolescent se fit sortir de ses pensées au contact de l'eau froide contre sa peau. Avec empressement, il termina de se laver et de sortir de la douche. Une fois fait, il essuya l'eau qui perlait sur sa peau avant de se diriger vers sa chambre, vêtu d'une serviette, pour aller enfiler de vrais vêtements. Dès qu'il entra dans la chambre, son regard se posa sur son réveil-matin.
-Merde !
Il lui restait à peine dix minutes pour se rendre jusqu'au lycée. Stiles jeta sa serviette au sol et enfila les premiers vêtements propres qui lui tombèrent sous la main puis il descendit les escaliers en trombe, attrapa une pomme dans le bol de fruits sur la table de la cuisine. À peine une minute plus tard, il était derrière le volant de sa vieille Jeep, affectueusement surnommée Roscoe, et roulait vers son établissement scolaire. Il appuya plus fort sur la pédale d'accélération et réussit à se garer alors que la sonnerie des cinq minutes retentissait. Il sortit donc de son véhicule et se dirigea vers sa classe après avoir franchit la porte d'entrée du lycée. Au moment où il mit pied dans la classe, il remarqua l'absence de son professeur principal. Bizarre. .. Bon, de toute façon, ce n'était pas comme si il appréciait réellement ce professeur, mais normalement, celui-ci était toujours là. Stiles finit par chercher son meilleur ami du regard et le vit qui lui faisait signe de venir s'asseoir à sa place, devant lui, ce qu'il fit. Il devait rapidement lui raconter ce qu'il avait découvert. Même si Scott était un peu bizarre depuis quelques temps, Stiles savait que lui l'écouterait.
-Scott, j'ai fais des recherches hier et tu devineras jamais ce que j'ai trouvé.. Je sais pas si c'est vraiment réaliste ou quoi que ce soit, mais .. de toute façon, mon père ne veut pas m'écouter et .. Tu sais, c'est à propos de son enquête sur les meurtres dans la ville ..
Le dos tourné vers l'avant de la classe pendant qu'il parlait, il ne vit pas que le professeur-remplaçant avait pénétrer dans la classe. Il ne vit pas non plus que le fameux remplaçant cherchait son nom sur sa liste d'élève.
-M. ... Stilinsky ?
Bien entendu, malgré que sa discussion se fasse à voix basse, Stiles était tellement absorbé par ses découvertes qu'il n'entendit absolument rien. Ni la cloche, ni la voix du professeur.
-M. Stilinsky ? Répéta alors la voix grave du professeur.
-Stiles .. Le prof te parle .. ,murmura Scott en lui désignant discrètement le professeur.
Le fameux Stilinsky fronça un peu les sourcils avant de lentement se tourner vers l'avant pour poser son regard sur le perturbateur de sa conversation importante.
