Titre : Incubes et succubes canadiens.
Rating : K+.
Pairing : Ottawa/Londres, mention de CanBec.
Warning : Langage un peu coloré, sous-entendus.
Summary : On sait tous que ses apparences angéliques, Canada est un incube des plus latins. Et ce comportement très séducteur s'est répandu à ses provinces et ses villes... au grand malheur de leurs confrères et consoeurs du Vieux continent!
Disclaimer : Les provinces et les villes sont à moi, les nations sont à Hidekaz Himaruya.
Personnage(s) : Bryan/Ottawa | Henri/Londres | Arthur/Angleterre. Mention de Matthew/Canada | Francis/France | Samuel/Québec.
M/A : Je vous présente maintenant Bryan, alias Ottawa! Un vrai petit chou... quand il fait pas une crise de nerfs. Car quand il en fait une, c'est pas joli à voir. Et c'est pas facile de le calmer... Mais par chance, il n'y en aura pas, dans ce chapitre!


Incubes et succubes canadiens
Deuxième chapitre : Petit-déjeuner à l'anglaise

Il pleut.
C'est la première constatation que fait Arthur, en ouvrant les yeux. Comme ça, sans exaspération ou surprise. C'est une température assez normale, chez lui.
Fonctionnant au radar, comme à l'habitude quand il est chez lui, il fait sa toillette matinale, s'habille puis descend à la cuisine, pour se préparer un bon petit-déjeuner.
En arrivant à sa destination, toutefois, il est figé sur place.
Qu'est-ce que Canada fait ici? Avec Henri? En train de déjeuner comme s'il était chez lui, tout en discutant très calmement avec sa capitale?
Qu'est-ce qui se passe, en fait?
« C'est vraiment lourd, vos déjeuners! », rit le Canadien. Sa voix étonne Angleterre; elle est plus forte, mais toujours aussi douce.
-Tu manges pas comme ça, chez toi? , s'étonne Henri, assis en face de lui, sirotant tranquillement une tasse de Earl Grey.
-D'habitude, je déjeunes pas. J'ai jamais faim, le matin.
-Mais là, tu manges.
-Après que tu m'es vidé la veille, c'est sûr et certain que je dois reprendre de l'énergie! , commente Matthew, en prenant à son tour une gorgée de sa boisson -probablement du café. Toutefois, Arthur est resté bloqué à la dernière phrase. Il n'a pas l'esprit aussi tordu que France, mais il a quand même une certaine connaissance dans le domaine. D'ailleurs, pas besoin d'être un génie pour comprendre ce qui se passe.
Et la réponse le fait frissonner d'horreur.
Comment s'était possible? Comment Canada pouvait... tromper Samuel... avec Londres?!
En moins de temps qu'il ne lui en fallait d'ordinaire pour faire ce même genre de sort, la nation britannique fit apparaître des cordes de chanvre et les fit s'enrouler autour de la source de sa soudaine colère, le faisant couiner de surprise.
« PUTAIN, MAIS IL SE PASSE QUOI, LÀ?! »
Tiens, il n'avait jamais entendu Matthew crier, avant... Surtout en français. Mais cette question n'empêche pas Angleterre de sortir de sa pseudo-cachette pour s'avancer dans la cuisine, fier comme un paon, avant de s'exclamer;
« Pris en flagrant délit d'adultère, à ce que je vois! »
Les deux jeunes hommes dévisagent le pays humanisé, perplexes.
« Comment ça, "adultère"? Comment je peux tromper Henri avec Henri? », questionne le Canadien.
-Hein? , croasse Arthur, perdant aussitôt de son superbe.
-Crétin de sorcier à la con, c'est Ottawa! Mon petit-ami! , crie la capitale anglaise. En effet, en regardant plus attentivement, Arthur remarque que malgré de nombreuses ressemblances, la personne devant lui n'est pas Canada. Certes, les traits du visage sont les mêmes, mais ils sont plus ronds et plus jeunes. Les yeux, également lavandes, ne se trouvent pas derrière des lunettes. D'ailleurs, chose étonnante, il n'avait même pas remarqué que ce garçon avait des cheveux noirs, bien qu'ils soient aussi ondulés et mi-longs que ceux de la nation canadienne.
-Oh... je... je suis désolé..., bafouille l'Anglais, troublé. Je... j'ai cru que c'était Matthew...
-C'est pas grave..., soupire Bryan, très ennuyé. J'ai l'habitude.
Un silence gêné s'installes, puis l'ancien Empire déclare qu'il va au restaurant, avant de s'en aller. Le couple reste silencieux un moment, jusqu'à ce que la porte de l'entrée indique que Angleterre est parti. Londres soupire à son tour, puis va aider son petit-ami à se défaire des liens.
« Quel crétin! Il est pire que Francis, celui-là! », grogne le brun, une fois les cordes défaites et sur le plancher. « Encore désolé... »
-Pas grave, fait l'Ottavien. Même Harper me prend pour mon grand frère.
-À ce point?
-Ouais. Le seul qui s'est jamais trompé, c'est Québec. Ce qui est pas vraiment étonnant, vu qu'il est marié à Matthew.
-... Ç'a du sens, en effet, approuve le Londonien, en retournant à sa place. Un nouveau silence prend place, rapidement brisé par Bryan, qui déclare;
-Bah, au moins, je pourrais dire à mes frères que j'ai essayé le bondage sans faire exprès.
Henri, surpris de la déclaration, s'étouffe avec sa gorgée de thé.
« Ça va pas la tête, dire des trucs pareils à table?! »


M/A : Désolé, mais c'était trop facile à faire, comme blague.
En fait, le gros problème de Bryan (en plus d'avoir une fratrie incompétente), c'est qu'il ressemble trop à Canada. Résultat; des incidents de ce genre, ça lui arrive assez fréquemment, au Parlement canadien (où il passe trois quart de son temps).
Le prochain, c'est Jamie, alias Victoria, la capitale de la Colombie-Britannique.