Chapitre second
Épines de chardon.
Elle émit un long soupir de frustration, faisant tomber sa tête entre ses deux mains. Ses joues se teintèrent d'un léger rose cerise. Elle leva les yeux en même temps que sa tête, alors qu'elle posait un regard sur la personne en face d'elle. Un jeune homme du même âge qu'elle, un manga dans la main ainsi que des écouteurs dans les oreilles. Il n'était pas vraiment beau à regarder... Des lunettes opaques sur le nez, une peau qui luisait à la lumière, quelques boutons par ci par là et un ventre un peu boudiner.
Elle tourna sa tête pour regarder les personnes présentes dans le métro. Tous avaient à peu près quelques choses à faire, ce que elle, non. Pourquoi une riche héritière se trouvait dans le métro ? N'allez pas chercher très loin ! Cela s'appelle plus un caprice de bourg. Non... C'est vrai. En le prenant, elle espérait secrètement voir un certain Roi des monstres. Même si, juste à penser à lui, elle se rappelait de son ''entrée'' magistral et cela, lui faisait faire certain bruit et geste bizarre. Trop embarrassée pour s'en empêcher.
Se ne fut que quand elle vit un uniforme noir qu'elle tourna rapidement son visage, soudainement très timide. Elle regarda quelques secondes le paysage pour après tourner machinalement son visage vers le groupe de corbeau. Et alors, remarquée qu'il ne s'agissait pas de Tamao Serizawa.
Elle laissa un autre soupir passé la barrière de ses lèvres, cette fois, déçu. Avant de se reprendre bien vite. Mais que lui arrivait-elle ? Elle posa un doigt sur son menton en faisant une expression qui montrait sa réflexion. Même si, elle avait déjà la réponse. Elle n'était pas amoureuse du garçon, c'était bien trop tôt pour le dire. Mais peut-être était-elle attirer par lui ?
Elle se sentit soudainement mal. Comme si un poids c'était abattu sur ses épaules. Si s'était vrai qu'elle ressentait de l'attirance pour Serizawa, elle devrait très vite l'enterrer. Ne voulant pas s'attirer la colère de Riko.
« Station Ebizu-Nord. Station Ebizu-Nord. Le métro s'arrête ici. Merci de votre présence et n'oubliez rien dans le wagons. Merci et bonne soirée. » Une voix féminine sortit de l'haut-parleur.
Barbie écarquilla les yeux, se levant d'un bond. Venait-elle bien d'entendre Ebizu ? A trop pensée, elle avait raté sa station et s'était retrouvé dans le quartier des corbeaux. Comment va t-elle expliquée ça à ses parents ?
Elle s'immobilisa une seconde fois. Son portable... Elle tapota rapidement sur les poches de la jupe, de sa chemise avant d'écarquiller les yeux et de sortir un juron impropre à sa classe sociale. Elle avait oublié son portable dans son casier. Elle soupira en sortant du wagon, qui repartit presque aussitôt pour aller ''dormir''.
Ne trouvant aucune solution, elle alla vers la carte d'Ebizu pour trouver une solution. Elle passa un rapide regard sur le plan et vit trois autres gares dans le quartiers. Une au Sud, une à l'Ouest et la dernière à l'Est. Justement, celle à gauche terminait sa route dans son quartier, et arrivait à la gare à 18H05.
Elle tourna la tête vers la pendule de la gare. 17H45, il fallait qu'elle se dépêche !
Ni une, ni deux, elle dévala les escaliers, sous les regards surpris des lycéens qu'elle avait prit pour le groupe de Serizawa, et sortit de la gare. Un regard à gauche, un regard à droite, aucun taxi. Pas le temps dans attendre, elle traversa la route et courut autant que ses jambes le pouvaient.
Elle s'arrêta tout de même à un passage piéton, attendant que le petit bonhomme deviennent vert. Levant l'avant-bras pour regarder sa montre, elle remarqua aussi que le soleil commençait à décliner. Laissant place à la nuit. Cela lui fit ce rappeler d'une légende japonaise, on raconte que les démons errent dans les rues lorsque le crépuscule est sur le point de passer en nuit. Et ces démons sèment la duplicité et la confusion.
Espérons, qu'elle ne tombe sur aucun démon sur sa route.
Elle commença à ralentir le pas lorsqu'elle arriva à un petit parking assez sinistre. Sa peur, multiplier par la semi-obscurité, ne l'aidait pas du tout. Laissant son ventre se tordre et ses jambes trembler finement. Le parking était absolument vite et entourer par des murs de bétons, complètement taggés de tout sorte d'absurdité. La place était plutôt petite, ne comportant surement qu'une vingtaine de rangement. Mais Barbie ne préféra pas compter pour son propre plaisir. Les lieux étant assez peu accueillant pour qu'elle y reste plus longtemps.
« Hey, salut poupée ! »
Elle sentit un frisson remonter son échine. Et, plaquant son sac en cuir contre sa poitrine, elle se retourna doucement. Espérant de tout son fort intérieur que se soit juste un passant qui lui demande le chemin. Mais se ne fut pas le cas, car elle se retrouva devant un grand homme, qui puait l'alcool comme pas deux. Il devait bien faire 1m80 et portait des vêtements amples. Il lui fit alors un sourire et elle vit une rangée de dents noirs dont les deux de devant cassés.
« Qu'est-ce que fait une jolie petite fille comme toi ici ? » Il attrapa son menton, avec plus de douceur qu'elle aurait cru qu'il en soit capable. « C'est dangereux ici, mignonette. Sa te dirais de venir dormir chez moi ? Comme cela, tu ne te fera pas embêtée ! »
Barbie avec beau être naïve, elle n'était pas aussi bête. L'ivrogne lui parlait de ne pas être importunée mais c'était lui qui le faisait. Qui plus est, si elle restait plus longtemps ici, elle allait ratée son métro et devoir rester dans les quartiers d'Ebizu. Sans aucune connaissance ici qui pourrait l'héberger. A part Tamao Serizawa mais elle n'était même pas sûr qu'il se rappelle d'elle ou encore, qu'elle le rencontre. Mais là, maintenant, elle aimerait beaucoup le voir débarquer en mode super héros.
« Je suis désolé, j'ai un train à prendre. Je vais être en retard. » Elle préféra jouer la carte de la prudence et ainsi, envoyé gentiment le garçon balader.
Retirant doucement ses doigts de son visage, elle ne fit pas plus de cérémonie et partit. Enfin, elle aurait voulu. Si l'homme ne lui avait pas sauvagement attraper et jeter contre le mur. Qu'elle n'aurait jamais cru aussi près d'elle.
L'ivrogne sortit alors un coutelas, qu'il passa sans y réfléchir à deux fois sous la chemise blanche. Il donna un bref coups, qui fit voler tout les boutons et créa une coupure vertical à son nombril.
Était-elle en train de se faire violer ?
« Non ! » Elle posa ses mains sur son crâne pour tirer la tête de l'homme, alors qu'il léchait son ventre où perlait des gouttes de sang. « Arrêtez ! »
Était-elle en train de se faire violer ?
« La ferme ! » Elle se prit une violente baffe, et alors qu'elle aurait dut tomber, l'homme la rattrapa pour la coller contre son torse et ainsi, s'afférer à lui enlever la jupe ou lui malaxer les fesses. Un rire rauque s'échappant de sa gorge.
Était-elle en train de se faire violer ?
Mais alors qu'elle s'imaginait perdre sa pureté de femme, elle sentit toute pression partir. Ainsi que le bruit distinct d'un pied frappant un corps. Barbie ne prit pas le temps de regarder se qu'il se passait et préféra descendre tout doucement pour poser ses fesses sur le sol. Les yeux fermés et encore le corps fébrile.
« Relève toi. »
Entendit-elle accompagné d'un mot disgracieux qu'elle ne préférait pas prononcer. Mais, ce qui la fit relever le visage fut le timbre de la voix. Rêvait-elle ? Non... Elle avait bien trop mal à la joue pour rêver. Mais alors...
Elle finit par ouvrir les yeux, trouvant d'abord des pieds accompagner de sandales rayé rouge et jaune. Remontant doucement les yeux, elle suivit du regard les traits des muscles sur les mollets du garçon, avant qu'il soit caché par un bermuda à multiple poche. Une main se tenait dans l'une des poches, puis une chemise noir avec des fleurs rouges et blanche. Elle laissa son regard divagué sur son torse, surtout sur ses bras d'une musculature fine, et son teint qui semblait mate. Elle sentit son cœur sauté quelques bonds au fur et à mesure qu'elle passait ses yeux sur le cou du jeune homme.
Plus de doute. C'était Tamao Serizawa. Tamao Serizawa était juste devant elle. Avec son air élancé et son charisme sauvage.
« J't'ai dit de te relever. » Finit-il par dire, avec une même voix mais qui laissait imaginer toute sorte de chose obscure.
L'ivrogne ne se fit pas prier. Il se releva, difficilement, alors qu'il titubait à moitié. Un rire plus aigu que le dernier sortit de sa bouche, alors qu'il posait une main sur ses côtes. Surement l'endroit qu'avait frappé le Roi.
« Ne pense pas que je vais être clément avec toi car t'étais bourré, s'pèce d'ordure. » Il agrémenta ses dires en sortant ses mains de ses poches, levant une pour faire signe à ''l'ordure'' de venir.
« Tu vas le regretter ! »
L'homme devait bien faire 20 centimètres de plus que Serizawa et pourtant, alors qu'il fonçait vers lui comme pour faire un tacle, son adversaire lui donna un jolie coups de genoux au visage. Le stoppant net et le faisant tombé sur les fesses.
Mais alors qu'elle pensait que Tamao ordonnerais encore une fois qu'il se relève, de sa voix si envoutante, il le prit par le col. Et, le relevant vers lui, il projeta son visage vers l'arrière pour lui asséner un franc coup de boule. L'ivrogne aurait voulut tomber mais le Roi des monstres en décida autrement. Le tenant encore fermement par le col, il lui donna un coup de genoux dans le ventre, puis un second et un troisième, un autre encore et un suivant. Tellement que Barbie vit une ligne de sangs sortir de la bouche de la brute.
Elle se leva alors d'une force qu'elle ne se serait cru capable en ce moment, alerter par la situation.
« A... Arrête ! Tu vas le tuer ! » Elle empoigna la manche du corbeau.
« Tu protège celui qui as voulut te violer ? »
Il arrêta ses mouvements pour poser un regard légèrement énervé sur elle. Qui se changea en une mou surprise aux mots de la jeune fille.
« Ce n'est pas lui que je protège ! Si... Si il meurt, tu risque d'avoir des problèmes. Et même si tu clame l'auto-défense, les chances que tu est une peine minime frôlent le zéro pour cent. » Elle ferma les yeux et les posa sur son agresseur encore tenu par le délinquant. « Aller, s'il-te-plait, laisse le ici. Je suis sûr qu'il ne recommencera pas après ce que tu lui as fais... »
Elle vit l'homme tomber au sol alors que son sauveur le lâchait. Puis, une main douce vint pousser ses mains tenant encore la manche de l'homme. Il posa alors un regard sur elle, ou plus précisément, sur sa poitrine.
« Mouais. » Entendit-elle alors qui fit volte-face pour partir vers la rue principal.
Barbie cligna plusieurs fois des yeux avant de comprendre l'origine de cette désapprobation. Elle posa rapidement ses bras autours de sa poitrine, en émettant un petit cri aigu.
« Viens. » Entendit-elle de loin, provenant de son sauveur.
Elle leva son visage vers lui, alors qu'il était arrêté et la regardait comme s'il attendait qu'il la rejoigne. Ce qu'elle fit après quelques secondes de réflexion. Et alors qu'elle arrivait à coté de lui et qu'elle pensait qu'il lui indiquerait un lieux où trouver un haut. Il commença à marcher et Barbie le suivit.
« Hey, en fait... » Il s'arrêta pour se retourner vers elle. « Tu serais pas la fille du bar ? »
Barbie sentit soudainement ses joues prendre une teinte rosée.
