Bonjour /Bonsoir à tous. Merci beaucoup de suivre cette première fanfiction! (oui, vous ne vous en rendez pas compte, mais à chaque fois que je reçois un mail qui me dit que j'ai un nouveau Follower /une review/autres, je saute de joie et les gens autour me prennent pour une folle.)

Je tiens aussi à remercier : adenoide, Alycia Panther, TeZuKa J, megaminx et stormtrooper2 pour leur reviews qui m'ont fait vachement plaisir !

Pour répondre un peu aux interrogations, oui Ron et Hermione sont un peu louches, mais vous verrez plus tard pourquoi ~

Bon, bien évidemment, je ne détiens pas les droit de Harry Potter et je ne me fais pas d'argent dessus, tout cela revient à J.K Rowling.

Ensuite, chose que je n'avais pas pensé marquer en début de chapitre, il y aura dans cette fanfiction des couples homosexuels comme je l'ai précisé dans les pairings : HP/DM et SS/SB, même si ils se mettront ensembles dans looongteeemps, donc homophobes ou personne n'appréciant pas, s'abstenir !

CHAPITRE DEUX.

Un esprit étrangement partagé.

(ou comment apprendre à Tom Riddle que celui-ci vous a envoyé un Avada auquel vous avez survécu.)

« Passes de bonnes vacances Harry !, saluèrent Ron et Hermione qui partaient en direction de leurs familles respectives.

-Salut, à bientôt. » répondit évasivement le jeune homme qui lui se dirigeait vers un couple mal assortit : homme embourbé et une femme tout maigre.

L'entrain n'y était pas. Comment pourrait-il l'être ? Trop de mauvais sentiments s'engonçaient dans tout son être. Le désespoir lui serra le cœur. Il n'avait aucune envie de retourner vivre chez eux. Il en voulait franchement à Dumbledore de l'envoyer encore là-bas. Il savait que cela faisait parti de sa sécurité mais la protection du sang et les sortilèges du vieux directeur fonctionnaient-ils réellement contre les Mangemorts ? Il avait eu envie au cours de l'année de demander au directeur si il n'y avait pas d'autres solutions mais il ne parvenait jamais à formuler de la bonne manière ses questions pour avoir une réponse claire. Parce que bien sur le directeur faisait son possible pour répondre aux questions un peu sérieuse de Harry par d'autres interrogations, des réponses vagues, et autres tactiques toutes aussi agaçantes les unes que les autres. Il soupira une nouvelle fois en songeant à sa famille. Ceux-ci étaient au courant pour le coma de Sirius et ils allaient sûrement passer leur été à insulté l'homme sans défense. C'était tellement blessant de les entendre dire du mal de cette personne si chère à son cœur. Harry se sentait si seul,et si triste. Et surtout coupable de ne pouvoir rien faire.

L'inquiétude lui alourdissait l'estomac constamment. Il savait hélas qu'il devrait enfermer ses sentiments, et garder la tête froide pour ne réagir à rien lors des deux mois suivants. Oh, pourtant il avait vraiment envie d'agir, mais si il se rebellait, qui dit qu'il parviendrait à s'arrêter ? Qui dit qu'il ne s'en remettrait pas à de la violence abusive et non défensive ? Qui dit qu'il n'irait pas trop loin ? Qui dit qu'il ne méritait pas ce qu'il vivait ? Personne, et certainement pas lui. Surtout que sa magie était de plus en plus versatile et capricieuse. Et un verre briser parce qu'il était en colère ! Et un première année transformé en animal parce qu'il le regardait comme si il voyait Merlin ! Et pleins d'autres comme ça … Sans qu'il puisse maîtriser sa magie. Accompagnant cela, le risque de ne pas pouvoir retourner à Poudlard pour usage de la magie sans être majeur était une menace trop importante pour lui.

« Eh Potter, ramènes-toi !, s'exclama le tas de graisse qui lui servait de bourreau.

- Oui Monsieur, répondit docilement mais avec les yeux brillants de quelques larmes contenues le brun.

Ils montèrent en voiture dans un silence pesant. Harry se sentait honteux de n'avoir parlé des agissements de son oncle à personne. Enfin à personne, il en avait vaguement parlé à ses deux meilleurs amis mais sans leur préciser le degré des mauvais traitements. Son oncle grogna qu'ils étaient arrivés et Harry se dépêcha de sortir ses valises du coffre pour ensuite les monter dans sa chambre. Il en profita d'ailleurs pour libérer Hedwige qui commençait à piailler, mécontente de rester enfermée. Il avait réussi à la subtiliser avant que son oncle ne s'en approche. L'aspect miraculeux de ce fait ne fit que l'inquiéter inutilement. Et si l'homme s'en rendait compte ? Il caressa le doux plumage de sa fidèle compagne avant de la laisser s'envoler dans la nature. Il l'avait envoyé chez Luna, qu'il savait restée chez elle pour toutes les vacances afin d'aider son père à rédiger des articles du Chicaneur. Il ne savait pas si elle gardera sa chouette mais il avait pensé à écrire un rapide mot. Il n'était pas du tout certain que Luna comprenne ce qu'il avait griffonné mais la connaissant, il y avait des chances qu'elle comprennent toute seule. Ainsi, il savait que sa chouette serait en sécurité, à l'abri de son oncle. Sous les cris de sa tante aux accents chevalins, le brun descendit. Quel serait le programme de ses vacances ? Sa tante prit la parole alors qu'il arrivait devant elle.

« Bien. Tu vas t'occuper tous les matins du jardin, et les après-midi de ranger le grenier. Tu feras également la cuisine. Compris, espèce de dégénéré ?

- Oui, Madame.

- Parfait. Au moins est-tu un peu plus obéissant que ta chienne de mère. »

Harry serra les lèvres pour ne rien répondre alors que la colère se répandait dans ses entrailles. C'était elle la chienne ! Alors qu'il regagnait son calme en cuisinant, un horrible et entêtant mal de tête le prit. Ce n'était absolument pas comme quand sa cicatrice lui infligeait des douloureux maux de têtes. Après avoir finit de préparer le repas et avoir mis la table, il fut envoyé dans sa chambre et enfermé. Ah retrouver sa chambre, si belle, avec sa petite taille, son matelas de lit si défoncé, sa couverture usée jusqu'à la corde, une taie d'oreiller décousue, une couleur jaunâtre au niveau des murs... Oui, une chambre pimpante ! Pensa-t-il sarcastiquement. Son mal de tête ne le quittait pas.

Le lendemain, après une nuit mouvementé, il fit le petit déjeuner aux choses qui lui servaient de famille. Il s'éclipsa discrètement avec une assiette et des couverts. Il préférait nettement manger seul qu'entouré d'une bande de porcs qui ne cessaient de le descendre, lui, et son parrain. Il avait en plus vraiment envie de rester au calme avec cette affreux marteau piquer sous son crâne. Rapidement, sa tante l'appela pour lui dire qu'il était temps de s'occuper du jardin. Harry avait assez de chance car il faisait beau ce matin. Ceci dit ce ne serais pas de tout repos étant donné qu'il devait désherber tout le jardin et retailler la haie. Enfin, c'était une des rare choses qu'il aimait bien faire ici. Il avait commencé vers neuf ans et depuis, il avait toujours adoré s'occuper des fleurs. Il cultivait aussi quelques légumes mais ça l'intéressait beaucoup moins. Après avoir fini de jardiner, il s'occupa du déjeuner. Les instructions étaient simples : un œuf par personne pour faire une omelette. La brute était au régime.

Soupirant, il mit la table après avoir fini de cuisiner. Cependant, il fut surpris par un bruit de claquement de porte. En jetant un œil dans l'entrée, il put voir son oncle grogner en entrant dans la maison. Harry se demanda vaguement ce qu'il faisait là et pensa avec une joie ironique qu'il s'était peut être fait virer de son travail. Le jeune homme aux cheveux sombres ne pouvait pas tomber plus juste. Il observa le plus discrètement possible son oncle parler avec sa tante et plus les minutes passaient plus le visage de celle-ci s'assombrissait. S'il avait bien comprit ce qu'il c'était dit, et bien son oncle avait été forcé aux vacances pendant un mois au moins. Harry n'avait cependant pas compris la raison de ces vacances. Après avoir remarqué que son omelette avait finis de cuire après qu'il y ait rajouté un œuf pour son oncle, il se hâta de mettre une nouvelle assiette et des couverts sur la table et de disparaître dans sa chambre.

Il passa le reste de son après-midi à ranger une partie du grenier où reposaient les jouets cassés de son cousin. Fatigué par l'effort fournis et le récent manque de nourriture, il descendit rapidement pour pouvoir s'occuper du dîner. Sa tante l'interpella.

« Potter ! Tu feras le dîner. Bien sûr tu feras attention à ne pas trop utiliser de graisse. Mon Dudleynouchet est au régime.

- Oui Madame. » Répondit Harry après un rictus assez bien caché alors qu'elle prononçait le surnom ridicule de son cousin. Avec rapidité, il cuisina puis servit le repas. Il ne put que remarquer l'air renfrogner de son oncle devenu haineux à sa vue. Il semblerait qu'il ait bu, songea-t-il.

« Dépêches-toi sale vermine ! Comment oses-tu lever les yeux ?! As-tu au moins conscience de ton infériorité espèce de monstre ? Non hein … Tu ne mérites rien de ce que nous te donnons ! Mais tu n'en auras pas autant que l'année dernière, ricana le tas de graisse hideux.

- C'est injuste !, se rebella le brun qui à peine sa phrase achevée avait reçu une baffe.

- La ferme! Ton sale monstre de parrain n'est pas là pour me dire quoi que ce soit alors c'est moi qui fait la loi ici ! Tu as comprit, vermine ?

- Oui, dit Harry , conscient qu'il valait mieux obéir pour espérer manger.

- Ce soir, tu monteras directement dans ta chambre. » décida l'homme. La gorge serrée d'agacement, il obtempéra en espérant voir l'ombre de nourriture le lendemain.

En entrant dans sa chambre, il inspira une grande goulée d'air avant de se jeter sur lit. Bon sang qu'allait-il devenir cet été avec son oncle sur le dos ? Il s'endormit rapidement, pour une nuit courte et sans rêves ni cauchemars, sa migraine s'accrochant toujours à lui. Le lendemain fut similaire, quoi qu'il eut droit à un petit repas et bien évidemment celui de servir son oncle en vin rouge dès le midi. Ce fut aussi dès le zénith du soleil que son sale mal de crâne monta à un niveau jamais atteint jusque là. Il fit de son mieux pour ranger la deuxième partie du grenier consacrée cette fois ci aux anciens vêtements de sa tante.

Le soir, après avoir resservit un whisky à son oncle, il couru presque pour se coucher avec oh miracle ! Un bout d'omelette dans l'estomac. Douloureusement, il posa sa tête où pulsait toujours énergiquement son sang sur sa tais d'oreiller . Après quelques minutes, il sombra dans le sommeil. Cette fois ci par contre, au contraire de la nuit précédente, un drôle de rêve l'assaillit. Il se trouvait dans une pièce ressemblant à une cave, à peine éclairée par un chandelier, avec un lit, une armoire, une petite bibliothèque, un bureau et une chaise, le tout en bois sombre. Sur le matelas au couvre-lit vert émeraude se dessinait une silhouette masculine. Bien qu'il ne parvenait que difficilement à voir correctement ses traits, il pouvait observer qu'il était plus grand que lui et bien bâtit, des cheveux sombres et une peau claire. Il n'arrivait pas à savoir qu'elle était la couleur exacte de ses yeux mais il pouvait sentir son regard méfiant et légèrement surpris.

Se demandant vaguement pourquoi l'homme du rêve était surpris de le voir alors que c'était justement son rêve, il tenta de s'approcher. L'homme se crispa immédiatement et une force invisible l'empêcha de se rapprocher plus. Ils passèrent la nuit à se fixer obstinément, sans se parler ou communiquer. Le lendemain fut plus simple du fait du repos de la nuit complète, pas dérangé par un mal de tête. Cependant, Harry ne se sentait pas inconnu à l'action de rejet que l'inconnu avait faite. C'était comme les rares fois où il avait pratiqué l'Occlumentie et la Légilimentie avec Snape. Oui, vraiment, ce rêve avait été étrange.

Décidé à ne pas se poser des questions auxquelles il n'obtiendrait de toutes façon aucunes réponses, il s'occupa des tâches qu'on lui avait assigné. Il se sentait chanceux encore plus chanceux de jardiner le matin, avec un temps moins lourd que l'après-midi. Aujourd'hui la température était nettement plus élevée que la veille. Il pouvait sentir l'air passer dans ses cheveux, les ébouriffant encore plus, l'odeur des fleurs et de l'herbe coupée emplissant ses sens. Il se sentait envahit par la plénitude de cette matinée. Mais toutes les choses relativement agréables avaient une fin, surtout dans cette maison. Alors qu'il y rentrait, son … cousin (il hésitait clairement entre dinosaure et porc immonde) le vit depuis le canapé.

« Salut Du-con ! Je ne t'ai pas dis bonjour ce matin.», s'exclama-t-il en se relevant du s'approcha à toute vitesse du jeune homme et attrapa sa tête qu'il frappa contre le mur. La douleur s'insuffla dans son crâne alors qu'il sentait un liquide chaud couler. L'enfoiré lui cracha au visage avant de partir en ricanant que ça lui apprendrait la politesse et qu'il n'en serait que meilleur. Harry avait le cœur serré de honte et de colère envers cette chose immonde qui lui servait de famille. Il nettoya sa blessure et s'occupa du déjeuner avant que sa tante ne vienne aussi le chercher si gentiment. Alors qu'il servait les trois verres d'eau, son oncle entra dans la salle à manger et grogna en le voyant. Il s'assit à sa place et lui ordonna de lui servir un whisky. Harry obtempéra, ne souhaitant pas rester ici alors que son oncle avait déjà légèrement bu et qu'il semblait de pire humeur que la veille. Il s'échappa au grenier où étaient il finissait de ranger les dernières anciennes affaires de Dudley et de sa tante. La fin de journée se déroula rapidement.

Cependant, le soir venu, après avoir eu la chance de manger, son oncle l'attrapa violemment par le col. Le jeune homme aux cheveux sombres pouvait facilement sentir l'odeur d'alcool venant de l'homme. Il eut un rire gras avant de l'emmener dans le salon vide de sa tante et son cousin partis pour voir un feu d'artifice. Les coups plurent pendent plus d'une demi heure et la besogne finit, son bourreau lui ordonna très poliment de se casser. Oh bien sûr, il avait également reçu des insultes. Il lui disait qu'il n'était qu'un monstre avec ses pouvoirs bizarres, qu'il devrait avoir honte de les utiliser et de les avoir utilisés sur eux. Qu'il devait devenir un meilleur garçon grâce aux coups. Harry n'était pas convaincu par ses paroles mais il ne pouvait s'empêcher de penser aux morts et blessés, Cédric, Sirius … Et se dire qu'il méritait peut être les coups. Il se dépêcha de monter dans sa chambre, alors que ses contusions, griffures et autre le faisaient souffrir à chaque pas. Grimaçant, il saisit la trousse de premiers secours dans la salle de bain, avant de se soigner dans la salle de bain. Il eut un rire aussi mélancolique qu'ironique, le retour aux bonnes vieilles habitudes, hein ?

Il s'allongea sur son lit sans avoir repensé une seule fois dans la journée à son drôle de rêve. Il s'assoupit les larmes aux yeux. Il se retrouva une deuxième fois dans l'étrange pièce, cette fois-ci bien éclairée. Il repéra l'homme devant son armoire, un t-shirt à la main, le torse nu et les cheveux humides. Lui était adossé au mur en face du lit et de l'armoire, comme la dernière fois. L'homme sursauta et se retourna vivement vers lui. Et Harry le reconnu. Il l'avait rencontré il y a trois ans, presque quatre, alors qu'il était encore deuxième année. Le jeune homme semblait cependant être plus jeune que l'avant dernière fois qu'il l'avait rencontré. Celui-ci le regardait froidement de ses yeux noisettes et se retourna finalement pour enfiler son vêtement. Harry se sentit encore plus mal tous d'un coup.

Merlin ! Il était avec une version plus jeune de Voldemort dans sa tête. Pire que tout: et si il était connecté avec la face de serpent actuel et qu'il pouvait lui donner des informations ? L'ordre et ses amis seraient en danger ! Bon sang, cette homme allait-il le traquer jusque dans ses songes pour toujours ? Éreinté par tous les problèmes qui lui tombaient dessus en une seule journée, le jeune homme aux cheveux sombres se laissa glisser le long du mur pour finir les genoux repliés sur son torse, les bras entourant son corps. Des sanglots le secouèrent rapidement, malgré la présence de Voldemort. Il s'en voulait un peu de s'apitoyer ainsi sur son sort mais il savait que rien n'irait en s'améliorant. Il se laissa aller quelques minutes avant de se calmer, la respiration toujours irrégulière. Quel ne fut pas son étonnement quand il entendit l'autre lui adresser la parole, et encore plus quand il le vit juste assis devant lui.

« Que fais-tu ici ? Ce serait logiquement à moi de pleurer, tu ne crois pas ? Surtout après tout ce temps. Tu ne trouvait pas d'autres façons de me torturer ?! D'ailleurs tu es vraiment différend de la dernière fois ...

- A toi de pleurer ?! Tu te fiches de moi c'est ça, ça ne peut être que ça …

- Évidemment que c'est à moi de pleurer après tout ça fait des années que tu m'as enfermer ici !

- Je ne comprend pas de quoi tu parles . Je ne t'ai enfermé nulle part ! Et puis on est où là ? Dans ma tête sûrement …

- Non, logiquement on est dans ma tête enfermé par … Non. Ça ne peut plus être ça … Même mon manoir que j'imaginais a disparu.

- Attends deux minutes OK ? Je ne comprend vraiment pas du tout ce que tu dis.

- Moi non plus je ne comprend plus rien à la situation. Avant je pensais avoir compris mais depuis … je ne sais pas, peut être dix ou quinze ans tout a changé.

- De quoi parles-tu ?

- De cet endroit. Avant j'avais réussi à le façonner comme je voulais mais depuis ce temps-là mon manoir est devenu un appartement miteux ?

- Miteux ? Je le trouve habitable cet appartement, moi. », répliqua avec agacement Harry.

Il était complètement perdu. De un, Voldemort avait été quoi, enfermé ? Dans sa propre tête. Il y avait même imaginé un manoir. De deux, il y a dix ou quinze ans, il avait perdu ce manoir et atterrit dans cet … humble appartement. De trois, il semblait le prendre au début pour celui qui l'avait enfermé. Harry fit de son mieux pour garder la tête froide et se concentrer sur la situation présente. Il réussissait plutôt bien d'ailleurs. Ceci dit, après s'être fait emporté dans des situations plus bizarres et inquiétantes les unes que les autres, il savait parfaitement qu'il valait mieux accepter tout ce qui se passait et réfléchir en conséquence pour mieux pouvoir se poser des questions plus générales telles que « Comment on est arrivés ici ? » une fois la situation de crise réglée. Le jeune homme châtain faisait les cents pas et réfléchissait.

« Comment t'appelles-tu ?, demanda-t-il après s'être arrêté de marcher.

- Harry James Potter, mais ça tu le sais déjà, non ?

- Comment veux-tu que je le sache ?, répliqua avec scepticisme le serpentard.

- Tu … tu veux dire que tu ne me reconnais pas ? Ou plutôt que tu ne me connais pas. C'est vraiment bizarre, trop bizarre.

- C'est le moins qu'on puisse dire, il soupire, Je suis ...

- Tom Marvolo Riddle, alias Voldemort.

- Que... Comment sais-tu mon nom ? Et non, je ne suis pas Voldemort. Quel est ce nom misérable ? Tu parles français? Non quelle question … Bien que ce soit fait avec les lettres de mon nom, je ne vois pas pourquoi j'aurais cette appellation à la signification idiote qui veut dire qu'on vole la mort de quelqu'un.

- Par Merlin … Tom, est-ce que tu peux me dire quel âge tu as ?

- J'ai quinze ans, et je ne t'ai pas permis de m'appeler par mon prénom. Et puis c'est quoi cette question ?

- C'est compliqué. », répondit Harry, préoccupé. Quand il avait rencontré l'esprit de Riddle, celui-ci était en fin de sixième année. Mais ce Tom Riddle avait quinze ans … Et s'il était comme cet esprit …

« Eh, Potter !, ça fait cinq fois que je t'appelle !

- Tu peux m'appeler Harry d'ailleurs.

- Tss. Je vais t'expliquer ce que je sais, et toi, tu feras de même.

- Bien.

- Je n'ai pas exactement quinze ans. A vrai dire, je ne sais pas exactement combien d'années sont passées depuis mon … enfermement. En cinquième année, je faisais des recherches sur la magie bleu, la magie des esprits et des fantômes. J'avais décidé de rencontrer tous les différents types d'esprits et donc pendant les vacances d'hiver, je m 'y suis attelé. Mais l'esprit que je voulais étudier n'était pas bienveillant, au contraire.

- C'était un esprit frappeur ? Comme Peeves ?

- Non, c'était un esprit vengeur. Je ne sais pas exactement à qui il appartenait mais c'était probablement un mage noir, et très puissant. Vu qu'il cherchait à se venger, il m'a, comment dire, infecté, fit-il en cherchant ses mots .

- Infecté ?

- Oui. Quand un esprit infecte un autre esprit toujours attaché à son corps, on appelle cela une infection. L'esprit s'accroche discrètement dans un coin de ton esprit, et tu ne te rends pas tout de suite compte de ce qu'il est en train de t'arriver. Ce fut mon cas. Mais quand je l'ai remarqué, c'était trop tard. Il parvenait déjà à contrôler certain de mes gestes, certaines paroles. Au bout de cinq mois, j'étais incapable de reprendre le contrôle de mon propre corps et j'étais incarcéré dans un coin de son esprit.

- Par Merlin ... c'est horrible !

- Oui. Mais bon, je m'y suis habitué, dit-il d'un air fier et arrogant, L'esprit qui m'avait volé mon corps pouvait me parler. Il se moquait de moi la plus part du temps. Certaines fois il parlait de ses rêves de puissances, contrôler le monde sorcier puis celui moldu. Rien de bien réjouissant.

- Attends ! Il te parlait de ses plans ?, s'exclama le jeune homme brun ahuri.

- Oui. C'est resté comme cela pendant des années, mais comme je te le disais tout à l'heure, un jour c'est comme si j'avais été propulsé de son esprit et projeté, apparemment dans le tien. Cependant, je n'ai pas réussit à communiquer avec ton esprit et j'ai finis par abandonné. Et il y a deux jours tu es arrivé. Voilà.

- C'est … C'est tout bonnement impossible ! Je ne peux pas y croire … Un esprit est collé au miens depuis mes un ans, c'est celui du corps qui a assassiné mes parents, celui d'un monstre, et ce n'est en vérité pas lui qui l'a fait !? »

Il y eut un silence alors que Harry tentait tant bien que mal d'assimiler ce qu'on lui avait dit. Cela changeait tout ... Il était obligé de tout revoir : ses idées, ses raisons de se battre. Il préférait ne pas y penser tout de suite, surtout si cette vision de Riddle n'était pas un rêve bizarre.

« Eh Pot … Harry.

- Oui ?

- Tu as dit que mon corps avec l'âme vengeresse avait tué tes parents. C'est vrai n'est ce pas.

- Oui . Je ne sais pas qui est l'esprit qui t'a infecté mais il s'est fait passer pour toi et s'est en plus attribué le pseudonyme de Voldemort. C'est le mage noire le plus dangereux d'Europe. Il a disparu le jour de la mort de mes parents pour réapparaître lors de ma première année accroché à un autre corps mais plus … physiquement. Il a été détruit mais après certaines apparitions, il est complètement revenu à la vie lors de ma quatrième année. Depuis, il a reprit son rôle de mage noir en chef et fait régner sur l'Angleterre, et plus récemment l'Europe entière.

- Et il a fait ça sous mon nom !? Le … , Riddle pinça les lèvres pour ne rien dire de plus.

- Comme tu dis , sourit Harry, Je pense que tu te demandes comment tu t'es retrouvé ici. Je pense savoir pourquoi.

- D'abord, dis moi en quelle année nous sommes.

- Nous sommes en 1996, je vais rentrer en sixième année.

- Par Merlin … Je suis ballotté d'esprit en esprit depuis 1941, dit le châtain d'un ton surpris, sans parvenir à cacher la teinte presque désespérée.

- Il semblerait. Tu as été séparé de … Voldemort le 31 octobre 1981. Il a tué mes parents cette nuit-là et a également tenté de me tuer.

- Et qui t'as sauvé ?

- Eh bien, c'est délicat. Le sortilège de mort que tu … qu'il m'a envoyé s'est retourné contre lui et cela a donc séparé son âme de son corps. Ça m'a fait cette cicatrice, fit-il en désignant la-dite cicatrice, Mais d'après ce que tu m'as dit, ton esprit a dû être envoyé dans le mien à ce moment préc...

- Attends deux minutes ! Par la barbe de Merlin, les potions de Salazard et le lac de Viviane ! Ne me dis pas que tu as survécu à l'Avada Kedavra ?! C'est impossible, tout simplement impossible !, cria le jeune homme ahuris, ne cherchant même plus à cacher ses émotions.

-C'est vrai que du coup, toi tu n'est pas au courant. »

Harry songea avec une drôle impression d'euphorie que c'était vraiment amusant et étrange à la fois qu'il ne soit pas au courant et qu'il soit obligé de l'en informer. D'habitude, tous le monde savait qu'il a survécu au sortilège de la mort.

« Harry, je ne te crois pas, répondit-il d'un air buté.

- Pourtant c'est la vérité, qu'est ce que tu veux que j'y fasse.

- Mais …. Merlin lui-même a écrit que ce n'était pas possible !

- Merlin s'est trompé, ce n'est pas grand chose !

- Pas … pas grand chose ? Répéta sans y croire Tom Riddle.

- Bon, on peut passer à autre chose maintenant ?

- Hum, OK.

- Bien. Donc ton esprit a du s'accrocher au mien à ce moment là. Je ne sais pas du tout comment c'est possible.

- Moi non plus. Je n'ai rien lu de similaire dans aucun des livres sur la Magie des esprit, ni sur la Spirimagie.

-La Spirimagie ?

-Magie de l'esprit, il y a dedans la télépathie, l'Occlumentie, et la Légilimentie.

-Ah, je vois. »

Un silence plein de réflexion envahit l'air. Aucun des deux jeunes hommes ne semblaient savoir que penser de la situation actuelle. Ni comment la résoudre, ou ne serait-ce comment cela pouvait être possible. Harry passa une main dans ses cheveux brun en les ébouriffant encore plus qu'ils ne l'étaient déjà. Riddle ne parvenant pas à trouver de réponses à ses nombreuses questions, il préféra ce renseigner sur la situation actuelle du monde sorcier et sur celle de son corps.

« Alors Potter, Harry, se reprit-il après un regard agacé de la part du concerné. Après la disparition de mon corps, que s'est-il passé ?

- Eh bien, tout le monde a fait la fête. Ensuite je suis partit dans ma famille moldue, pas de commentaire merci. Pour mes onze ans, je suis entrée à Poudlard. C'est à ce moment là que Voldemort est revenu discrètement. Son esprit s'était accroché au corps d'un Mangemort, et il faisait tout pour récupérer la Pierre Philosophale afin de devenir immortel.

- C'est vraiment quelqu'un de bizarre, l'immortalité franchement ! S'embêter à vivre pour quoi ? Conquérir le monde je suppose … Et après, il fait quoi ? Rien.

- Je suis d'accord. Avec mes deux amis, nous l'avons tué, enfin on pensait. En deuxième année, un carnet noir dans lequel Voldemort avait écrit pendant sa septième année est tombé dans les mains d'une amie. Le morceau d'esprit à l'intérieur de l'objet l'a possédée mais je l'ai une fois de plus tué.

- Eh bien, que d'aventure. Tu es bien un fonceur de Gryffondor toi.

- C'est bon, hein, grommela le brun, Troisième année, rien à dire sur Voldemort. Quatrième, tournois des Trois sorcier dans lequel je suis le quatrième champion désigné par la coupe. C'était un Mangemort qui avait mis mon nom dedans pour que le jour de la dernière épreuve, je tienne le trophée qui était en vérité un portoloin visant à me mener jusqu'à un cimetière pour pratiquer une cérémonie qui ramena Voldemort à la vie.

- Rien que ça, grommela Riddle en faisant de son mieux pour cacher qu'il était soufflé par tout ce qui était arrivé au brun.

-Donc retour de Voldemort pour le monde sorcier. Le Ministère refuse d'y croire jusqu'à la fin de ma cinquième année suite à un incident orchestré par les Mangemorts au sein du Ministère. C'était dans le département des mystères.

-Mais que sont-ils aller faire là-bas ?

-Et bien je ne sais pas exactement, mentit sans se poser de questions Harry, Mais en tout cas, j'ai vu, grâce à mon lien avec Voldemort que Arthur Weasley y était blessé alors avec des amis, nous y sommes allé.

-Ton lien avec Voldemort, hésita Riddle.

-Ouais, je suis capable de voir ce qu'il voit et ressentir ce qu'il ressent pendant que je dors, ou quand il ressent une émotion forte.

-Cela me semble juste horrible...

-Tu peux le dire. Bon, en tout cas, le Ministère n'a pas pu dire que les Mangemorts n'étaient pas de retour.

-Donc actuellement tous le monde sait que l'autre voleur de corps est revenu. Et qu'est ce qu'il veut faire ?

-Rien de bien compliqué : réduire les moldus au rang d'esclave et régner sur le monde sorcier puis le monde moldu.

-Oh rien que ça. Très novateur. C'est vraiment un abrutit finit malgré sa puissance, fit sarcastiquement Riddle

-Et le pire c'est qu'il est un bon stratège et un mage noir ultra puissant.

-Alors c'est la joie ici à ce que je vois. Bon, sinon, qu'est ce que tu comptes faire maintenant ? A propos de ma délicieuse présence dans ta petite tête .

-Aucune idée, répondit-il avec agacement en remarquant l'arrogance du jeune homme. De toute façon, je n'ai pas accès à des livres qui pourraient nous aider. Il va falloir attendre la rentrée.

-Ça va être long tout ça.

-C'est le moins qu'on puisse dire. Et en plus, avec l'héritier de Serpentard, oh joie !

-Tss. C'est sur qu'avec un abrutit de Gryffondor, je ne suis pas servit. »

Après cet instant de moquerie , ils soupirèrent de concert et Harry ferma les yeux pendant un moment. Quand il les rouvrit, il était de retour dans sa chambre, où il sentait déjà que malgré les agissements de son oncle, il pouvait essayer de passer un été intéressant avec Riddle, qui bien qu'étant un Serpentard semblait largement plus côtoyable que d'autres.

o0O0o

Voilà ~

Prochain chapitre dans sûrement deux semaines, peut être un peu plus avec la rentrée mais normalement, il ne devrait pas y avoir de problèmes.

Oh et puis j'ai oublié de le préciser mais bien sur, ça fait plaisir d'avoir un avis sur ce que l'on écrit, qu'il soit positif ou négatif, surtout si c'est la première fois que des inconnus vous lisent.

A dans deux semaines !