Merci à Amy W. Key d'avoir bêta relu toute cette fanfic.
Les personnages de Titanic et Twilight ne m'appartiennent pas.
Résumé du précédent chapitre : Après quatre ans passé en Angleterre, la famille Cullen décident de rentrer en Amérique. Carlisle, Esmée, Edward, Rosalie, Emmett, Alice et Jasper embarquent sur le Titanic.
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Merci à tous pour vos commentaires.
J'ai répondu aux reviews anonymes sur mon livejournal : wizzette . livejournal . com (/) 12 827 . h tml (supprimer les parenthèses et les espaces).
Vous êtes plusieurs à m'avoir demandé si on verra Bella dans l'histoire. J'ai voulu respecter au maximum l'univers de Twilight et du Titanic. Néanmoins, le Titanic a coulé le 12 avril 1912. A cette date, seul Carlisle et Jasper étaient déjà des vampires. Pour que les Cullen soient tous là (sauf Bella, je ne pouvais pas leur rajouter 100 ans ^^), j'ai vieilli de 30 ans tous les Cullen. Comme ça, je considère qu'Emmett (le plus jeune) a été transformé en 1905 alors que Stéphanie Meyer l'a transformé en 1935. Comme vous venez de le comprendre Bella n'apparaîtra pas dans cette fic, je ne pouvais pas rajouter 100 ans à tout, les personnages et les mentalités auraient été trop différentes.
Chapitre 2 : Découvertes
Dès que le bateau s'éloigna des côtes, les Cullen retournèrent à leur cabine. Ils auraient souhaité faire le tour du paquebot, mais ils ne pouvaient pas rester au soleil avant le coucher de cet astre. De plus, tout le monde voulait visiter le lieu sur lequel ils allaient passer une semaine. Il y avait du monde partout. Aucun couloir n'était calme. Ils passèrent donc leur après-midi, tranquillement, à aménager leur suite. Ils déplacèrent les canapés afin de former un petit coin chaleureux au pied de la cheminée. Ils poussèrent la table le long du mur. Carlisle lut quelques-uns des livres médicaux qu'il avait emportés avec lui. Edward composa une mélodie au piano, sous l'œil maternel d'Esmée. Rosalie et Emmett s'étaient approprié la chambre. Alice et Jasper se reposaient paisiblement dans l'un des fauteuils tout en s'insurgeant lorsque Edward faisait une mauvaise note qui leur cassait les oreilles.
En fin d'après-midi, le bateau fit son entrée dans le port de Cherbourg. Un peu moins de trois-cents personnes montèrent à bord, principalement en première classe. Le paquebot reprit ensuite la mer en direction de l'Irlande pour sa dernière escale.
Doucement, le soir arriva. Les trompettes retentirent partout afin d'annoncer le premier service du repas. La famille Cullen ne comptait pas s'y rendre. Ils étaient tellement de passagers à bord que personne ne remarquerait leur absence. Ils ne voulaient pas se forcer à faire semblant de manger.
Cette sonnerie agit néanmoins comme un signal. Rosalie et Emmett revinrent dans le salon, main dans la main, le sourire aux lèvres, sous le regard désespéré du reste de la famille. Edward arrêta de jouer. Carlisle rangea son livre. Ils discutèrent cinq minutes avant de se lever, d'enfiler un manteau et sortir dans les grands couloirs. Ils étaient heureux de pouvoir se dégourdir les jambes, même si l'immobilité était une seconde nature chez les vampires. Ils allaient pouvoir être tranquille pour visiter.
En prenant leur temps, ils traversèrent tous les couloirs, s'arrêtant parfois devant un tableau. Ils manquèrent de se perdre, mais cela ne les dérangeait pas. Ils riaient, ils discutaient, ils se promenaient, ils passaient du bon temps en famille. Ils s'éloignèrent du restaurant et du fumoir. L'odeur des cigares les dérangeait. La salle de réception était bondée. Ils ne rentrèrent pas dans les chambres des autres passagers. Ils découvrirent la bibliothèque, qui semblait bien chargée, où ils se promirent de revenir. Ils virent la piscine couverte, presque déserte à ce moment-là.
Ils remarquèrent une très grande différence de luxe entre les quartiers des différentes classes. La première classe était la plus somptueuse, on voyait des décorations un peu partout.
La deuxième classe était également ravissante, même si on voyait qu'on avait accordé moins d'importance à ce niveau. Les lampadaires étaient en verre, et non en cristal. Il y avait peu de décorations sur les murs peints. Les portes étaient plus nombreuses dans chaque couloir, prouvant ainsi que les chambres étaient plus petites.
Lorsqu'ils atteignirent la troisième classe, aussi belle, ils remarquèrent encore un changement. Il y avait beaucoup plus de chambres. Lorsque quelqu'un sortit de l'une d'elle, ils remarquèrent qu'il y avait seulement quatre lits, dont deux superposés, dans la pièce. Ils étaient sept-cents à vivre dans cette partie du navire, mais il n'y avait que deux salles de bain pour eux tous. Les tuyaux, au plafond, n'étaient pas cachés sous des plaques. De petites lanternes, accrochaient aux murs, illuminaient l'endroit. Cette partie du paquebot restait néanmoins jolie, le Titanic était un bateau luxueux.
Ils auraient voulu aller voir les moteurs, mais ils n'osèrent pas : l'endroit était interdit aux passagers. Ils devraient y aller une nuit, lorsqu'il y avait moins de monde, et en petit groupe.
Le soleil commençait à se coucher, ils décidèrent d'emprunter le grand escalier. Ils arrivèrent ainsi sur le pont supérieur.
En montant, ils croisèrent la jeune fille qu'ils avaient vu arriver en voiture, en compagnie de son fiancé et de sa mère. Ils allaient grimper dans l'ascenseur. Les Cullen continuèrent leur chemin, sans y faire attention. Ils étaient nombreux sur le navire.
Des canots de sauvetage s'alignaient le long du pont. Ils passèrent à côté tout en admirant la mer celte, sur laquelle ils avaient passé une grande partie de la journée. En effet, le sud de l'Angleterre et de l'Irlande ainsi que le nord de la Bretagne française se rejoignait grâce à cette partie maritime.
Ils s'accoudèrent un peu au bastingage afin de profiter au maximum du spectacle qu'offrait l'eau à perte de vue en dessous du soleil couchant, provoquant une succession de couleurs dans le ciel. Le vent frais, puissant, ne les dérangeait pas. Il rajoutait même du charme à cette vision enchanteresse.
Au bout d'un moment, ils finirent par bouger. Les humains allaient finir par se demander ce qu'ils faisaient là, sans changer de place. Ils continuèrent donc leur tour, se rapprochant de l'avant du navire. Sur le côté, ils pouvaient voir la cabine de pilotage. Ils avancèrent encore un peu. Ils s'appuyèrent de longues minutes sur une rambarde. De là, ils avaient le vent dans les yeux. Les cheveux des filles volaient en arrière. Le frais s'abattait sur eux, mais ils étaient bien comme ça. En plus de l'horizon, ils voyaient le pont inférieur.
Le regard de Jasper fut attiré par deux garçons présents à l'avant, au plus proche de la fin du navire. Ils semblaient regarder quelque chose dans l'eau, sûrement des dauphins : il y en avait beaucoup dans ces eaux. Ils dégageaient une joie de vivre impressionnante. Il était habitué à ressentir les émotions des autres, mais il n'avait jamais vu autant de contentement, d'innocence. Ils semblaient ne se préoccuper de rien, tout semblait si facile.
Edward intercepta ses pensées et se mit également à les observer. Leurs esprits étaient vides, sereins : ils profitaient du moment présent, sans réfléchir à l'avenir.
Le brun, heureux, s'exclama tout à coup :
- Je vois déjà la statue de la liberté. Toute petite bien sûr.
Suite à cette phrase, son ami blond sauta sur la barrière, leva les bras au ciel en criant :
- Je suis le maître du monde !
Jasper, Alice et Edward rigolèrent de tant d'insouciance. Cela leur mettait du baume au cœur de voir des personnes qui vivaient au jour le jour, sans réfléchir, dans un monde où tout était calculé. Rosalie leva les yeux au ciel, les considérant comme des gamins immatures.
Ils finirent par se détourner d'eux afin de rentrer un peu à l'intérieur. Le repas se terminait. Ils pénétrèrent quelques instants dans la salle à manger, elle était immense. De nombreuses tables, plus ou moins grandes, rondes ou ovales, s'éparpillaient partout dans la pièce. Des personnes mangeaient encore ou continuaient de discuter, principalement des femmes. La plupart des hommes étaient partis prendre un brandy.
Ils avaient fait le tour. Carlisle et Edward se dirigèrent vers la bibliothèque pendant que tous les autres retournaient à leur cabine. Rosalie voulaient préparer son excursion dans les sous-sols, même s'il n'y avait rien à organiser. Rentrer dans leur cabine était aussi une manière de s'éloigner du sang. Ils n'avaient pas soif, mais cela était difficile de côtoyer autant d'humains : Rosalie et Emmett étaient vampires depuis peu de temps, et Jasper avait eu l'habitude de se nourrir de sang humain avant de quitter Maria et ses acolytes.
La nuit tomba. Les couche-tard finirent par rentrer dans leurs cabines. Le commandant confia le navire à son second. Tout allait bien. La mer était calme. Aucun problème n'était en vue. Carlisle et Edward avaient retrouvé les autres membres de leur famille. Une journée était terminée. Ils étaient deux milles quatre cents trente-cinq à bord du navire.
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Aux environs de minuit, Rosalie, Emmett, Edward et Jasper sortirent de leur suite. Discrètement, ils descendirent les étages et gagnèrent l'une des portes menant à la machinerie. Les autres Cullen n'étaient pas aussi intéressés qu'eux par la mécanique.
Ils franchirent facilement la porte, qui n'était pas fermée à clé, leur permettant ainsi de pénétrer à l'intérieur d'une salle des machines. Beaucoup de gueules noires, les membres de l'équipage, continuaient d'alimenter les chaudières ouvertes. De grandes flammes prouvaient leur fonctionnement, celles-ci dégageait énormément de chaleur, la température était très élevée. Le Titanic naviguait à presque vingt et un nœuds, même de nuit, il avançait rapidement.
Ils visitèrent les six salles des chaudières, la salle des machines et la salle des turbines. Des personnes les virent. On leur dit qu'ils n'avaient pas le droit d'être là, mais ils continuèrent leur visite, tout en semant les gardes.
Ils furent stupéfiés par le dispositif de propulsion. Jamais ils n'avaient vu ça avant. C'était un système très complexe composé de plusieurs machines qui actionnaient différentes hélices. Même la vapeur était recyclée afin d'être utilisée.
Une fois qu'il leur sembla avoir tout vu, ils remontèrent retrouver les autres. Ils leur expliquèrent ce qu'ils avaient vu et prirent à tour de rôle une douche. L'odeur du charbon s'était incrustée dans leurs vêtements. Celle-ci les rafraîchit un peu. La fin de la nuit se passa tranquillement, avec de petits jeux tels que les échecs. Bien sûr, Edward et Alice ne purent pas s'affronter : l'un lisait dans les pensées alors que l'autre devinait les actions que l'autre allait effectuer.
Calmement, l'aube finit par faire son apparition. Les Cullen purent la voir arriver par la petite vitre de leur salon. La nuit avait été tranquille.
Maintenant qu'ils avaient visité le paquebot, Jasper souhaitait passer le reste du voyage dans leur cabine. Il y avait beaucoup d'humains, il avait un peu peur de ne pas résister à la soif même s'il savait se contrôler, mais surtout il ne voyait pas l'intérêt de sortir. Il cherchait des excuses.
Alice était d'un avis totalement diffé voulait partir à l'aventure. Ils n'avaient pas prévu de faire un second voyage sur ce bateau, il fallait donc en profiter. Elle avait repéré quelques petites boutiques et comptait y faire un tour. Rosalie était prête à l'accompagner.
Carlisle souhaitait retourner à la bibliothèque.
Edward, Esmée et Emmett n'avaient pas encore choisi de programme.
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Dès l'ouverture des magasins, Alice et Rosalie sortirent de leur suite afin de s'y rendre. Elles restèrent dans cette partie du navire jusqu'au milieu de l'après-midi, même si elles durent rentrer plusieurs fois à leur cabine afin d'y déposer leurs nombreux achats. Elles achetèrent des robes pour elle, mais également des costumes et tenues pour les autres membres de leur famille.
Elles ne firent pas attention à l'escale qu'ils firent à Cobh, peu avant midi. Le port maritime, situé dans le comté de Cork au sud-ouest de l'Irlande, était leur dernier arrêt avant New-York.
À treize heures trente, ils abandonnèrent l'Europe afin de se diriger vers l'Amérique. Pour cela, ils empruntaient le North Atlantic Run, le célèbre chemin maritime qui reliait ces deux continents.
Edward avait passé la matinée dans leur suite, mais il y avait trop de monde pour lui qui aimait se retrouver seul. C'est pour cela qu'il décida de sortir. Il se promena un peu dans les longs couloirs. Il salua les personnes qu'il croisa. Il errait sans but précis. Il finit par se trouver un petit endroit tranquille, où personne ne pouvait le voir et où il pouvait observer l'océan. Il y resta, seul, un moment.
Esmée et Carlisle étaient également sortis, en amoureux, vivant un genre de lune de miel. Main dans la main, ils s'étaient baladés.
Jasper et Emmett avaient déclaré avoir été abandonnés par leurs épouses. Ils jouèrent aux échecs et discutèrent durant toute l'après-midi, tout en s'octroyant une distraction lorsqu'un autre vampire entrait dans la suite.
Alice et Rosalie avaient fini par arrêter de dévaliser les magasins et étaient retournées à leur cabine pour en ressortir aussitôt. À l'heure qu'il était, le soleil n'aurait plus d'effet sur eux. Les vampires pouvaient donc sortir dehors. Alice et Rosalie avaient décidé de profiter des transats installés sur le pont supérieur, afin de permettre aux passagers de bénéficier d'un bain de soleil. Elles les avaient repérés la veille. Ils ne pouvaient pas y aller lorsque l'astre brillait, mais rien ne leur interdisait d'y aller la nuit. Néanmoins, elles mirent un manteau afin que les autres passagers ne se posent pas de questions : les températures n'étaient pas élevées. Elles comptaient y passer la nuit.
Juste avant de partir, Alice s'avança vers Jasper. Elle venait d'avoir une vision. Menaçante, elle déclara :
- Jasper Hale ! Si jamais tu t'approches à moins de cinq cents mètres de la piscine, tu es un vampire mort.
Elle se retourna afin de se diriger vers la sortie, un sourire aux lèvres, comme si elle ne venait pas de proférer une menace de mort, sous l'air complètement perdu de son fiancé. Sa femme était un vrai mystère. Ses visions se révélaient parfois être plus un poids qu'autre chose, surtout lorsqu'elle l'accusait de quelque chose qu'il n'avait pas l'intention de faire.
En entendant Emmett pouffer, il comprit que c'était lui qui avait pensé l'emmener à la piscine, sûrement afin d'observer les belles filles se baigner. Il tenta de lui lancer un regard noir, mais le jeune homme n'y fit pas attention. Une furie blonde était en train de le menacer de faire abstinence, durant une semaine, s'il osait y aller.
Là, seules les deux personnes concernées ne rirent pas. Jamais, ils n'arriveraient à tenir plus de deux jours. Cela faisait sept ans que Rosalie avait ramené Emmett afin que Carlisle le transforme. Durant la première année, comme tous les vampires, Emmett était assoiffé de sang. Il avait eu du mal à se contrôler, mais il avait fini par réussir. Il avait dompté sa soif, même si elle était toujours présente et ne disparaîtrait jamais. Depuis qu'il avait réussi à mettre de côté sa soif de sang, Rosalie et lui vivaient une seconde jeunesse dans la luxure. Les autres Cullen avaient beaucoup de mal à supporter une telle tension. Au début, ils avaient souri, mais ils en avaient rapidement été exaspérés, surtout Jasper à cause de son don. Parfois, il était même obligé de quitter la pièce où le couple était. Cela faisait six ans que ça durait. Ils espéraient qu'ils se calmeraient bientôt.
Emmett continua de sourire, pas plus perturbé que ça par son épouse. Celle-ci sortit en compagnie d'Alice. Rapidement, elles arrivèrent sur le pont bain de soleil où elles purent s'installer sur un transat. Les yeux clos, elles se détendirent en silence. L'endroit était conçu d'une telle façon que le vent n'était pas puissant. Il ne faisait pas très chaud, le soleil avait presque disparu, mais cela ne les dérangeait pas. Les vampires ne ressentaient pas le froid. Elles restèrent ainsi un moment.
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Jasper et Emmett commençaient à être lassés. Ils s'ennuyaient. Carlisle et Esmée se reposaient dans le canapé alors qu'Edward lisait. Emmett proposa à Jasper l'idée de rejoindre son épouse. Edward ricana en lisant ce qu'il souhaitait faire : les filles n'allaient pas être contentes. Étant donné que les femmes ne voudraient jamais quitter leur bain de soleil durant la nuit, il voulait se servir du don d'Alice. Il souhaitait qu'elle croie qu'ils allaient à la piscine, afin de les faire lever. Ainsi, elles les retrouveraient. Il souhaitait que Jasper leur envoi une onde de calme afin qu'elles ne s'énervent pas.
Jasper ne voulait pas : Alice risquait de lui faire la tête durant le reste du voyage, mais il ne l'avait presque pas vue de la journée. Elle lui manquait. De plus, s'il refusait, Emmett serait insupportable jusqu'à ce qu'il craque, à moins qu'il ne lui envoie une onde d'inertie. Il avait déjà fait l'expérience, et cela lui faisait trop bizarre de voir le garçon ainsi. Il avait donc décidé qu'il ne le ferait plus qu'en dernier recours.
Il se leva donc, salua les autres et quitta la pièce en compagnie du costaud vampire. Doucement, ils se dirigèrent vers l'arrière du navire. Ils n'étaient pas pressés, ils voulaient juste que leurs épouses viennent les retrouver.
Celles-ci tombèrent en plein dans le piège que leurs maris leur avaient tendu. Alice eut une vision des deux jeunes hommes se rendant à la piscine. Elle en avertit aussitôt Rosalie. Toutes les deux étaient bien décidées à faire payer cet affront à leurs petits-amis. Elles auraient pu choisir de les ignorer et se venger plus tard, mais la jalousie fut la plus forte. Surtout du côté de Rosalie qui se leva aussitôt en bougonnant :
- Il va voir ce qu'il en coûte de se moquer de Rosalie.
Avec affliction, elles quittèrent leurs sièges. Elles durent adopter une vitesse humaine, alors qu'elles auraient souhaité courir comme elles savaient si bien le faire.
Elles étaient conscientes qu'ils faisaient ça uniquement pour les faire bouger, mais elles ne voulaient pas rester assises sans rien faire. Elles rentrèrent dans leur jeu.
Elles retrouvèrent rapidement leurs deux compagnons, au détour d'un couloir désert à cette heure tardive. Sur le paquebot, beaucoup étaient déjà dans les bras de Morphée. Ils plaisantaient. Ils avançaient lentement. Emmett était en train de demander combien de temps est-ce que les filles mettraient à les rejoindre.
- Je crois que vous allez pouvoir arrêter votre chronomètre, répliqua Rosalie acide.
- Ma Rose, tu es là. Tu m'as manqué. Le bain de soleil était bon ? questionna Emmett en s'avançant vers sa femme, le sourire aux lèvres.
- Éloigne-toi, Emmett Cullen, ou je te promets que tu vas souffrir. Rosalie n'était pas contente.
- C'est tout de suite que tu es présumé les calmer, Jasper, rappela le garçon aux cheveux sombres et ondulés.
Alice eut juste le temps d'envoyer un regard noir à son fiancé qu'elle sentit le calme prendre possession d'elle. Elle n'en voulait plus à son compagnon. Rosalie éprouvait la même chose. Les femmes tentèrent de résister, mais elles ne pouvaient rien faire face au pouvoir de leur ami.
- Et si nous retournions à notre cabine maintenant que nous avons retrouvé nos femmes préférées ? demanda Emmett, séducteur.
Rosalie hocha la tête en signe d'accord, mais Alice protesta : elle avait été tiré de son bain de soleil. Elle voulait les dédommagements. Avant de rentrer, elle voulait se promener. Jasper réussit à la convaincre qu'ils pouvaient avoir une activité bien plus intéressante à l'intérieur de leur suite. Elle finit par accepter de les suivre en bougonnant contre les hommes à qui elle ne pouvait rien refuser.
Le petit groupe fit demi-tour. Ils empruntèrent le chemin le plus court pour retourner à leur cabine. Jasper et Emmett avaient fait des détours sur le chemin de l'aller afin de ne pas arriver trop vite à la piscine, et pour que les filles les rattrapent plus vite. Ils avaient quand même traversé presque tout le paquebot.
Ils allaient monter un escalier lorsqu'ils se figèrent tous. Une odeur leur était parvenue. Une senteur qu'ils connaissaient bien. Leurs gorges les brûlaient. Alice réussit à couper sa respiration en fermant les yeux. Elle retrouva presque sa sérénité.
Rosalie avait eu beaucoup plus de mal à se maîtriser. Elle n'avait que neuf ans de vampirisme derrière elle, alors que la petite brunette en avait presque vingt-deux. Elle retint Emmett, l'embrassa afin de lui changer les idées. Jasper n'avait pas été retenu. Il était peut-être le plus vieux vampire présent à ce moment-là, mais il s'était nourri d'humains pendant si longtemps que c'était plus difficile pour lui que pour les autres. Il ouvrit la porte d'où provenait l'odeur si appétissante même si elle n'était pas forte : la senteur du sang humain. Il n'était pas comme habituellement, comme quand il circulait dans les veines des humains ou lorsque ces derniers s'étaient blessés. Il était en faible quantité, comme lorsque quelqu'un était... mort.
Alice n'avait mis que quelques secondes à faire cette constatation grâce à la rapidité de sa pensée vampirique. Emmett s'était calmé. Les trois vampires avaient rejoint Jasper qui se tenaitdans l'encadrement de la porte. Il s'agissait d'un placard qui contenait un seau, un balai et une serpillière. Le cadavre d'une petite femme blonde d'une vingtaine d'années s'étalait au sol, le dos contre le mur à cause de l'étroitesse de l'endroit. Une grosse plaie était présente au niveau de son cou. On aurait dit que des dents avaient mordu la défunte à cet endroit-là. Quelques tâches maculaient la robe blanche de la femme. Les vampires mirent peu de temps à réaliser qu'elle avait été vidée de son sang. Ils avaient vu suffisamment de fois cette situation pour la reconnaître. Ils l'avaient même déjà provoquée.
Ils se regardèrent. Jasper referma la porte. Ils se dépêchèrent de retourner à leur cabine. Ils devaient parler aux autres et savoir lequel avait craqué.
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Esmée et Carlisle étaient toujours dans un fauteuil. Edward lisait allongé dans un canapé. Ils furent surpris lorsque la porte d'entrée de leur suite fut pratiquement défoncée au moment où les quatre vampires pénétrèrent dans la pièce.
Rosalie fut la première à s'exclamer :
- Qui a tué une jeune femme, l'a vidée de son sang avant de la mettre dans un placard à balais ?
Les trois vampires, assis, la regardèrent étonnés. Ils s'observaient tous.
- Ce n'est pas moi, commença Jasper
Emmett répéta la phrase, suivi de Rosalie, puis d'Alice, d'Edward et d'Esmée. Carlisle termina en déclarant, d'un air inquiet :
- Ni moi.
Aucun d'eux n'avait effectué ce meurtre. Il n'y avait qu'une seule conclusion possible : un autre vampire était présent à bord du Titanic.
