Bonjour/Bonsoir à tous !

Voici enfin le chapitre 2 de "Rencontre", j'espère que vous l'apprécierez.

Réponse aux reviews :

halowii'n :

Merci. J'afficherais sur mon profil les dates de sortie des prochains chapitres.

Quelqu'un 8D :

Moi aussi j'apprécie beaucoup ce couple. Je suis contente que l'histoire te plaise. Pour le moment il n'y a pas encore de 1859 ou 5918 prés défini, seule la suite le dira =)

Daaku :

Le fait qu'il l'embrasse dès le premier est juste la conséquence de l'acheminement de ses pensées pendant le chapitre 2 et 3. Et non je te rassure (?), je n'irais pas plus loin que de simple baiser ou alors se sera seulement des sous-entendus.

Kyoya Hibari du 59 :

Moi aussi j'aime particulièrement ce côté de la personnalité de Kyoya. En espérant que la suite te plaise autant :)

Merci à tous ceux qui ont lu et commenté le premier chapitre. Ça me fait énormément plaisir !

Bonne lecture.


En se levant ce matin Hayato ne s'imaginait pas du tout qu'il passerait une aussi bonne journée surtout vue comment elle avait démarré.

Tout avait commencé normalement, à 5h55 son réveil avait sonné et comme tous les matins il se fît jeter contre le mur. Le jeune endormi ne se leva pas pour autant tout de suite, il dut attendre deux à trois minutes pour que son cerveau veuille bien connecter assez de neurones pour qu'il puisse ouvrir les yeux, puis encore quelques une pour doucement commencer à émerger.

Au bout d'une dizaine de minutes, il se leva toujours à moitié conscient, se dirigea par pur mécanisme vers la cuisine pour mettre la cafetière en route. Un rapide coup d'œil au réfrigérateur lui indiqua qu'il aurait besoin d'aller faire les courses, information qui pour le moment parti se réfugier dans un coin de son cerveau. Une de ses mains alla ouvrir le congélateur et en sortit une pizza qu'il mit à décongeler au micro-ondes pendant une demi-heure.

Il abandonna sa cuisine pour se diriger vers la salle de bain, une bonne douche le réveillera sûrement un peu mieux. Passant devant sa chambre il en profita pour attraper quelques affaires propres, notant au passage qu'il aurait rapidement besoin de faire une ou deux machines s'il ne voulait pas se retrouver en pénurie de vêtements. Information qui alla retrouver sa compère de tout à l'heure.

Il s'enferma ensuite dans la salle de bain, prit une bonne douche froide qui lui gela le peu de neurones qui avaient pu émerger depuis son « réveil ». Une fois sorti de sous les jets glacés, les informations que son cerveau avait notées lui apparurent soudain, il les notifia sur un petit post-it pour ne pas les oublier. Après cette bonne action et ses habits enfilés son estomac et ses neurones survivants le rappelèrent à l'ordre : Pizza + Café.

D'un pas lent, conséquence d'un cerveau toujours pas en état de marche complet, il se traîna jusqu'à la cuisine, une bonne odeur de café et de pizza mélangé emplît ses narines. Le bruit caractéristique du micro-onde se fît entendre, pizza décongelée, maintenant il ne restait plus qu'à la mettre dix minutes au four pour qu'elle devienne croustillante. S'en suivi une bataille pour ne pas se brûler pendant la méticuleuse tâche qu'est le changement d'appareil électronique, bataille qui fût réussi non sans mal. Ses yeux se posèrent ensuite sur la cafetière, et misère le café avait encore besoin de temps, une bonne vingtaine de minutes avant de pouvoir se faire déguster.

Un soupir de résignation plus tard il fût pris d'une révélation : Il n'avait pas encore fumé. Il lui fallait une cigarette, là, maintenant, tout de suite, immédiatement. Bien sûr la première cigarette est meilleure après un bon café chaud mais ce n'était pas non plus si mal de la fumer à moitié conscient devant la télé. Après cette bonne résolution il se dirigea vers sa chambre pour aller chercher le Saint-Gall, une fois dans celle-ci aucune trace apparente de son paquet, l'angoisse le gagna, c'était impossible qu'il n'ait plus de cigarette maintenant. Il faisait toujours attention pour en garder au moins deux pour le réveil, il se connaissait bien, il lui fallait sa dose de nicotine matinale.

Inspirer, expirer, il devait se concentrer pour se rappeler où il avait mis ses cigarettes si tentées qu'il en reste encore dans son appartement. Réfléchir aux dernières choses qu'il avait faite hier soir : Vers 21h il avait appelé le Juudaime pour lui souhaiter bonne nuit, il y avait du vent dehors alors il était sorti fumer sur son balcon, le vent frais l'apaisait étrangement. Ensuite, ensuite, qu'est-ce qu'il avait fait déjà ? Il essaya de se concentrer une peu plus, et bingo, oui c'était ça, n'étant pas particulièrement fatigué il s'était installé dans le canapé du salon pour regarder un film. Film qui s'il se souvient bien était particulièrement ennuyant, ça parlait d'une jeune fille adoptée qui recherchait sa mère biologique, il se rappelle vaguement avoir sommeillé en plein milieu.

C'est à ce moment qu'il avait décidé d'aller se coucher. Il avait éteint la télévision grâce à la télécommande puis avait déposé son paquet dans le tiroir de l'entrée ! Pourquoi est-ce qu'il l'avait mis là déjà ? Enfin bon ça n'avait pas d'importance, maintenant il pouvait fumer.

Plus motivé que jamais il se précipita dans l'entrée pour aller chercher son dû, qu'il trouva bien dans la commode. Maintenant il fallait espérer qui lui en reste assez pour tenir jusqu'à son départ, malheureusement sa bonne étoile avait dû se faire la malle car leur nombre ne se limitait plus qu'à deux, le strict minimum pour survivre dès le matin. Il regarda l'horloge murale placée pile en face de l'entrée, elle indiquait 6h40, un autre soupir lui échappa, il ne tiendrait jamais encore une heure avec seulement deux cigarettes. En plus s'il allait en cours sans en acheter sa voulais dire passer toute la journée sans nicotine, proposition rejetée, il fallait qu'il aille en acheter avant d'aller chercher le Juudaime.

Il retourna donc une énième fois dans sa chambre en quelques minutes, attrapa sa sacoche contenant son porte-monnaie, fourra une cigarette entre ses lèvres, mit le paquet avec la dernière rescapée dans la poche d'une de ces vestes qu'il enfila, choppa au passage le briquet se trouvant sur la table basse du salon et sortit.

À peine eut-il fermé la porte de son appartement qu'un vent glacial l'accueillit, une excellente raison pour se dépêcher, en plus il vient de se souvenir que la pizza sera prête dans dix minutes, en temps normal il faudrait un petit quart d'heure juste pour arriver au tabac le plus proche. Réflexion faite il se mit à trottiner, de cette manière il reviendra peut-être à temps.

Quinze minutes plus tard le revoilà sur son palier, trottiner n'était pas une si mauvaise idée si on omet le fait que courir en fumant n'est pas vraiment pratique mais la chaleur de son corps a augmenté juste assez pour arriver à un seuil acceptable.

Il rentre enfin chez lui, l'horloge sonne 7h, l'odeur du café empli désormais tout l'appartement, signe qu'il doit enfin être fini. Gokudera commence par enlever sa veste, la chaleur de l'appartement en comparaison à celle de dehors est étouffante. Mais il n'ouvrira pas les fenêtres, l'odeur du café le matin est trop agréable, en parlant de café il serait grand temps d'en déguster.

Il sort un mug, s'empare de la cafetière et le rempli entièrement, trois sucres plus tard, une tasse dans une main, une part de pizza dans l'autre, assis sur le canapé, la télévision allumée il profite enfin de son petit-déjeuner. Il a même tout le temps qu'il lui faut pour ne pas se presser, trente-cinq minutes sont amplement suffisantes pour lui.

Cinq tasses de café et une pizza plus tard il se lève, attrape la vaisselle désormais sale et la laisse traîner dans l'évier, il verrait ça ce soir, en rentrant. À présent direction la salle de bain pour se refaire une toilette rapide : se brosser les dents, se passer un rapide coup de brosse sans oublier de se parfumer.

Une fois fini, il attrape son sac, sa veste, son baladeur sans oublier le plus important : les cigarettes et le briquet puis direction la maison du dixième du nom.

La suite de la matinée se passa plutôt bien si on passe le fait que le Juudaime lui a demandé de courir pour ne pas arriver en retard de peur de se faire mordre à mort par Hibari. Lui n'a pas peur du chef du conseil de discipline et si ce n'était pas pour son Juudaime il arriverait en retard tous les jours, après tout le gardien du nuage avait déjà mordu à mort son boss et c'était inacceptable. Rien que pour ça il aimerait bien lui refaire le portrait.

Le plus amusant arriva après la pause déjeuné, comme chaque midi il avait mangé sur le toit de l'école avec le Juudaime et l'idiot de baseball et bien sûr après un repas fumer une cigarette est naturel. Hors cet idiot de Yamamoto refuse catégoriquement que quelqu'un fume en sa présence, il ne veut pas que la chose nommée « poison » ruine sa santé. Et puis de toute manière il est inconcevable de fumer en présence du dixième du nom, sa santé passant avant tout.

Alors Hayato attend que la sonnerie annonçant la reprise des cours retentisse pour que ses deux amis retournent en classe. Même si au début son boss essayait de le convaincre de ne pas traîner s'il ne voulait pas que Hibari le trouve, il avait abandonné depuis longtemps. Il s'était rendu compte que Gokudera avait besoin de fumer et qu'il n'avait absolument pas peur de se faire prendre, au contraire il cherchait l'affrontement.

Une fois seul il put enfin sortir son paquet et s'allumer une cigarette, il inspira une bouchée et apprécia. Que ça faisait du bien de fumer après un repas, aussi indispensable qu'une bonne bouteille de champagne sur la table un jour de fête.

Perdu dans ses pensées il ne remarqua pas une petite boule de poils s'approcher de lui, il sursauta lorsqu'il sentit quelque chose contre ses jambes. Ses yeux se dirigèrent vers la source de ce mystérieux propriétaire et il fut attendri en voyant un chaton se frotter à lui. Il se baissa et lui fît des caresses, ce chat était vraiment beau, un pelage d'un noir intense avec des œils couleur vert clair.

Mais que faisait un chat sur le toit de l'école ? Si jamais Hibari le trouvait cette pauvre petite bête se ferait sans doute jeter à la rue. Hibari et sa manie de faire respecter les règles avaient le don pour le mettre en colère, ne pouvait-il pas de temps en temps s'abstenir de jouer au flic ? Un jour il avait même osé lui faire la morale en plein milieu de la rue, ce jour-là si le Juudaime n'avait pas été présent il aurait sûrement tout détruit autour de lui. Foutu Hibari et foutu règles à la con.

Le pire de tout est qu'en ce moment ça tournait à l'obsession, il pensait au chef du conseil de discipline tout le temps ! Encore ce matin quand il était sorti acheter des cigarettes il avait remarqué un mur à moitié tagué, l'imbécile qui avait commencé ça s'était sûrement fait attraper par Hibari avant d'avoir fini, il aurait presque pu plaindre le pauvre idiot.

Hier soir avant de s'endormir il s'était demandé à quoi pouvait bien ressembler un Hibari en train de dormir. S'en doute que son visage serait enfin calme et serein, avec une douce respiration, il pourrait même en devenir attendrissant comme quand vous regardez un enfant dormir. Suite à cette profonde réflexion qu'il n'avouera bien entendu jamais avoir eu il s'était imaginé son visage en proie à toutes sortes d'émotions.

La joie, c'était étrange de s'imaginer son visage avec un autre sourire que celui sadique qu'il arbore quand il va mordre à mort quelqu'un, son bout de cerveau encore en état de marche lui avait alors envoyé une image un peu plus réaliste, un Hibari dont le visage serait toujours si froid mais dont les yeux étaient chaleureux. Il en avait frissonné, sur le coup il aurait tout donné pour voir ça en vraie.

La tristesse, une expression froide, des yeux neutres ne laissant transparaitre aucune émotion mais des poids serrés, imaginer ça lui avait donné mal au cœur et il s'était questionné, Hibari aurait-il une telle expression s'il perdait l'un d'entre eux ?

Le plaisir, c'était vraiment embarrasant d'essayer d'imaginer ça mais son cerveau avait réagi plus vite que ses pensées et lui avait transmis une image des plus érotiques. Un Hibari allongé sur un lit, les vêtements débraillés, les cheveux moites, les yeux reflétant un plaisir infini et surtout des lèvres rosé, pulpeuse, dieu qu'il avait envie d'y goûter. Juste les effleurer lui serait suffisant et c'est sur cette pensée qu'il s'endormit.


Note de l'auteur : Un chapitre 2 uniquement centré sur Gokudera. Et ce n'est pas fini, une grosse partie du chapitre 3 sera aussi exclusivement centrée sur lui. Mais je me rattraperais avec Kyoya sur les autres chapitres.

Contrairement à ce que j'avais annoncé sur mon profil, le chapitre 3 ne sortira que le dimanche 25 Août. Donc je sortirais un chapitre toute les deux semaines.

Merci d'avoir lu ce chapitre 2, en espérant que l'attente pour le prochain ne soit pas trop longue.

Mokya.