25 Juillet, 1960
Cela faisait quelques heures que Mr et Mrs Black attendait leur nouveau né, ils avaient refusé de le voir tant qu'il ne serait pas nettoyé et habillé convenablement.
La médicomage arriva enfin :
« Toutes mes félicitations Mr et Mrs Black, vous êtes parents d'un magnifique garçon. »
« -Nous allons enfin avoir cet héritier tant désiré ma chère. »
« -Parfait. Donnez le moi que je le porte, je suis sa mère quand même. »
« -Je dois vous poser quelques questions, Mrs Black allez-vous l'allaiter ? Parce nous lui avons déjà donner du lait, ne sachant pas quelles étaient vos intentions »
« -Bien sûr que non, j'ai déjà engagé une nourrice pour cela. »
« -D'accord. Il me faudrait aussi son prénom à ce petit bout. »
« -Ne soyez pas si familière avec lui ! C'est l'Héritier, et il s'appellera Sirius Orion Black.
« -Le troisième dans noter illustre famille à s'appeler Sirius, précisa Mr Black. »
Après quelques autres questions la médicomage s'en alla. Walburga posa l'enfant dans son berceau, le temps qu'elle se prépare à rentrer chez elle.
« - Un garçon, tu te rends compte mon époux ? Mon frère et son idiote de femme vont être verts de jalousie, ils n'ont eu que de filles, aucun héritier, les pauvres. Il faut qu'on organise un repas pour le présenter à son futur cercle de relations. »
« -C'est une bonne idée, je vais envoyer les invitations dès que nous serons rentrés. »
Orion s'avança vers le berceau et pris son fils dans ses bras. L'enfant était resté impassible, ses yeux gris grands ouverts. Mr Black leva son fils pour le regarder à la lumière.
« -Vois tu ma chère je pense que notre fils nous rendra fière, il est à l'image de la noblesse et de la beauté de la famille Black. N'est-ce pas Sirius que tu vas nous rendre fière ? Tu seras un Black mon fils. »
Orion n'eut que le temps de finir sa phrase avant que l'enfant recrache son repas sur sa chemise. Après avoir reposé avec dégoût l'enfant dans son berceau, il se retourne vers sa femme et lui dit
« -Il nous donnera peut-être quelques soucis quand même. »
« -C'est possible. Il faudrait faire en sorte d'avoir une assurance si jamais Sirius nous déçoit. »
« -Tu penses à un autre enfant ? »
« -Un autre héritier ? Oui, pourquoi pas, si notre prochain enfant est une fille ce n'est pas très grave puisque nous avons déjà un garçon mais si on a deux garçons, c'est encore mieux. »
5 juin 1961
Sirius, âgé d'un an, passe la tête par-dessus le berceau de son petit frère âgé de quelques jours, le dévisageant avec curiosité. Ainsi, c'était donc lui, l'enfant qui allait lui voler sa place dans le cœur de sa nourrice et de ses parents. Sirius fronça le nez pour montrer son désaccord, ce qui fit rire le bébé qui leva ses petites mains pour attraper le nez de son aîné qui s'enfuit, ne voulant pas s'approcher de cette petite créature braillarde.
Il parla avec sa nourrice qui lui assura que ses parents ne le laisseraient jamais et que contrairement à ce qu'avait dit sa cousine Bellatrix, qu'ils l'aimeraient toujours.
Quand Sirius revient voir son petit frère, c'est avec un grand sourire. Il a décidé de l'accepter dans sa famille mais s'il n'est pas trop envahissant. Puis il soupire en songeant que la naissance amènerai un autre ennuyeux repas de famille.
18 février 1964
Sirius en avait marre, encore une fois il c'était fait punir injustement, ce n'est pas lui qui a cassé le vase, mais Regulus. Bon d'accord, il avait dit à son frère que ce n'était pas grave parce leur mère n'aimait pas ce vase. Ce qui est vrai, il se rappelle que c'est exactement ce qu'elle a dit après que sa tante soit partie. Il ne comprend vraiment pas pourquoi sa mère est aussi fâchée, elle l'a quand même frappé. Sirius décide de partir, il prend un sac met une peluche, quelques vêtements, il va voler des biscuits et il part de chez lui.
Il ne va pas loin, arrivé au bout de la rue il ne sait pas où aller, il s'assoit sur un banc pendant une heure avant de rentrer chez lui penaud. Quand il passe la porte ses parents l'attendent, le dispute, lui dise qu'il ne faut plus qu'il fasse ça.
« Ecoute ton père mon fils, tu es un Black, tu vis ici, cette maison sera la tienne un jour. On ne quitte pas la famille Black sans représailles. Tu ne te rends pas encore compte Sirius mais le prochain chef de cette famille ce sera toi. N'oublie pas que tu es un Black mon fils.
12 mars 1968
Repas de famille chez les Black, était présent Walburga et Orion Black, Cygnus et Druelle Black et leurs enfants.
Sirius est assis au bout de la table, en face de son père, mais dans le coin des enfants. Sa cousine Bellatrix est assise du côté des adultes, elle vient d'avoir 17 ans. Sirius est entre Regulus et Narcissa, Andromeda est à côté de sa jeune sœur.
Sirius parle beaucoup avec ses cousines, les questionnant sur Poudlard, il a tellement hâte d'y aller, dès qu'on lui en parle ses yeux brillent.
A la fin du repas, ils laissent les adultes discuter. Les femmes sont dans le grand salon, à parler du futur époux de Bellatrix, les hommes sont dans le fumoir. Les plus jeunes montent dans le petit salon. Tandis que Narcissa raconte une histoire à Regulus, Sirius ne cesse de questionner Andromeda qui lui explique que ses parents ne sont pas contents car elle n'est pas allé à Serpentard, et qu'il la juge indigne d'être allé dans une maison où il y a des nés moldus.
« -Les nés-moldus, c'est pareil que les sang-de-bourbe non ? »
« -Non Sirius, explique calmement Andromeda avec un sourire, dire sang de bourbe est méchant, c'est un insulte pour désigner les nés moldus. Tu vois la nuance ? »
« -Mais les sang de bourbe ne sont pas de vrais sorciers, pourquoi on ne pourrait pas être méchants avec eux ? »
« -Il ne faut pas croire ce que l'on raconte sur les nés moldus Sirius, elle baisse le ton et s'éloigne de sa sœur, ce sont des gens très gentils et de très bons sorciers. J'en connais plusieurs, j'ai un ami qui est né-moldu et qui est le meilleur de la classe. »
« -Mais père et mère ils ont dit que… »
« -Ne crois pas tout ce que disent tes parents, ils ne connaissent pas les nés-moldus, ils ne savent pas comment ils sont, crois moi Sirius, les nés moldus sont de bonnes personnes. »
« -Mais… »
« -Tu me fais confiance Sirius ? N'est-ce pas ? »
« -Oui ! Bien sûr Meda ! » S'écrie Sirius avant de sauter dans les bras de sa cousine.
« -Alors écoute bien ce que je vais te dire, mais tu ne dois surtout pas le répéter à tes parents, sinon je me ferai punir, tu as compris ? »
« -Oui, je dirai rien, promis ! » Proclame-il en levant la main droite.
« -Les nés-moldus sont des gens biens, quand tu iras à Poudlard, si tu ne vas pas à Serpentard, tu auras des amis nés moldus ou qui n'ont pas le sang pur et tu les adorera, les nés-moldus sont très sympas. Et le monde des moldus est fascinant. Si tu veux un jour je t'emmènerai voir leur monde. Tu aimerais ? »
« -Oh que oui ! Mais ce n'est pas dangereux ? »
« -Non Sirius, et puis je serai avec toi. J'en parlerai à mère et à père pour qu'ils en parlent à tes parents. Et si tu veux en attendant, je t'amènerai des livres sur les moldus. »
« -Je veux bien oui. Ainsi, les moldus et les nés-moldus ne seraient pas méchants ? Si j'ai bien compris»
« -C'est exactement ça mon chéri. Tu viens on va rejoindre Cissa et Reg. »
Sirius joua avec ses cousines mais demeura pensif toute la journée, il voulait connaître le monde des moldus pour savoir qui de sa mère ou de sa cousine avait raison.
Alors qu'il réfléchissait, il reçut un polochon sur la tête, lancé par Narcissa, après avoir vérifié que les parents n'étaient pas dans le couloir, il sauta sur ses cousines, aidé de son frère.
14 juillet 1969
Narcissa et Andromeda venaient passer quelques jours chez leurs cousins, leur mère était en France avec Bellatrix.
Walburga était chez des cousins en Ecosse et ils ne voyaient jamais Orion qui passait son temps au travail. Ils étaient sous la surveillance de Kreattur.
Leur programme ne différait guère, le matin ils se levaient vers 9h, après avoir déjeuné et s'être douché, les filles faisaient leurs devoirs et révisaient pendant que les garçons travaillaient leurs bonnes manières et leurs règles de conduite, cela jusqu'au repas de midi. Après ils avaient l'après midi libre. Narcissa et Sirius étaient souvent dehors, elle à l'ombre pour préserver sa peau pâle tandis que Sirius, torse nu, courait, jouait, sautait avec une énergie inépuisable. Quand il faisait moins chaud, Narcissa et lui allaient se promener dans le parc, effrayer les pigeons et faire peur aux grands-mères. Un jour où la température était assez basse, ils se lancèrent à la conquête des arbres du parc. Ils essayaient toujours de monter le plus haut possible.
Sirius aimait beaucoup Narcissa, devant ses parents elle était la parfaire petite fille modèle très sage, et quand ils n'étaient pas là elle devenait plus intrépide, moins sage et plus drôle, mais, en plein soleil, elle portait toujours un large chapeau pour pas que son jolie visage prenne des couleurs. Il aimait aussi beaucoup Andromeda, mais elle ne voulait plus autant jouer avec lui, et elle passait beaucoup de temps dans sa chambre à écrire des lettres. Et Regulus était trop petit pour faire tout ce qu'il pouvait. Mais Sirius et Narcissa l'emmenait souvent eux.
Ils continuaient à jouer jusqu'au repas du soir. Après ils allaient dans le petit salon, lisaient ou parlaient. Narcissa jouait souvent avec Regulus tandis qu'Andromeda parlait des moldus avec Sirius.
2 juillet 1970
Sirius était tout excité, ses parents avaient accepté qu'il aille se promener avec Andromeda, officiellement Meda allait montrer le Londres sorcier à son cousin, alors qu'en fait ils allaient dans le monde moldu. Ca faisait longtemps que Sirius attendait ça.
Ils allèrent au cinéma, Meda avait réussi à se procurer de l'argent moldu grâce à ses amis, ils allèrent écouter dans un café des reprises de chansons de Janis Joplin et Jimi Hendrix, puis ils finirent par aller à la fête foraine où ils criaient comme des fous quand leurs manèges prenaient des tournants trop serrés à une allure folle, Sirius se régala de Barbapapa.
Quand ils rentrèrent, épuisés mais heureux, Sirius remercia mille fois sa cousine, en lui disant que maintenant ils savaient que les moldus n'étaient pas des personnes méchantes puisqu'elle avait inventé les manèges et la barbapapa. Il n'aurait pas pu souhaiter un plus beau cadeau.
A partir d'aujourd'hui Sirius décida de ne plus jamais dire du mal des nés-moldus et de ne plus les appeler 'sang-de-bourbe'.
Citation d'Alfred de Vigny.
Cet OS sur Sirius est en plusieurs parties, en plusieurs moments de son enfance. J'ai essayé d'exploiter ses relations avec ses cousines, un peu moins avec son frère (ce sera pour plus tard). Dites moi ce que vous en pensez. :)
