Cela faisait une dizaine de minutes que Videl et Trunks étaient revenu s'installer dans le jardin pour participer à la petite soirée. Aucun des deux n'osait se regarder, chacun plongé dans sa honte et dans ses propres pensés.

Videl était sans nul doute celle qui s'en voulait le plus. Comment avait-elle pu faire ça à Sangohan ?
Le pire de tout a été lorsqu'elle était revenue de la Capsule et qu'il l'avait regardé avec embarra et amour. Il s'en voulait.

Elle était si bête ! Évidemment qu'il s'en voudrait et qu'il ne l'avait pas exprès pour l'ennuyer elle ! Elle était si personnelle ! Il avait juste voulu terminer son travail pour éviter d'avoir des problèmes et elle, comme d'habitude, elle avait tout déformé et s'était faite passée en victime.
S'il savait qu'elle en avait profité pour embrasser le premier homme qu'elle croiserait il ne lui pardonnerait jamais. En plus, ce n'était pas n'importe quel homme c'était Trunks, un de ses meilleurs amis !
Jamais Videl ne s'était sentie aussi coupable et minable de sa vie. Elle ne se le pardonnerait jamais … Elle essayait de masquer son trouble à travers des sourires et des gestes beaucoup trop démonstratifs envers Sangohan pour être réels. Lui n'y voyait que du feu, très heureux de voir que sa femme ne lui en voulait plus.

- Excuse moi ma Videl je suis le plus imbécile des hommes … Je ferai attention à l'avenir ! Rappelle-moi de remercier Trunks, c'est lui qui est venu te parler... C'est moi qui aurait du le faire, excuse moi encore.

La culpabilité de Videl s'intensifia encore plus. « Rappelle-moi de remercier Trunks » … Ça il pouvait le remercier oui il n'y avait aucun doute la dessus …
Videl se promit de contacter Trunks très rapidement pour s'excuser et mettre les choses au clair, il ne fallait pas qu'il aille tout raconter à Sangoten, s'en était fini de son mariage sinon !

Trunks quand à lui, se sentait bien évidemment coupable envers Sangohan. Il est vrai qu'il le considérait un peu comme son grand frère étant donné qu'il était venu à de nombreuses reprises chez lui dans son enfance pour l'occuper et pour jouer avec.
Néanmoins, le fait d'avoir embrasser Videl l'avait électrisé. Cela faisait tellement longtemps que quelqu'un ne l'avait pas embrassé de cette manière. Elle l'avait fait avec passion mais retenue également.
Trunks se rappelle de la manière dont elle l'avait regardé juste après ce baiser. Il y avait du désir dans ce regard mais également de la honte. Ce dernier sentiment l'avait emporté car elle s'était levée précipitamment et avait presque couru pour retourner dans le jardin rejoindre son mari. Le jeune Sayan se prit à s'imaginer ce qu'il se serait passé s'ils ne s'étaient pas regardés. Ils auraient certainement continués à s'embrasser jusqu'à ne plus s'arrêter et pourquoi pas faire l'amour …
Cette constatation excita le jeune homme plus que de raison. Le fait qu'elle soit mariée au frère de son meilleur ami ne rentrait plus en ligne de compte. C'était une femme ravissante avec qui il avait échangé un baiser des plus satisfaisants.
Trunks savait que c'était mal de penser ainsi mais il ne pouvait s'empêcher de se sentir attiré par la jeune terrienne. D'autant plus que depuis qu'ils étaient rentrés de la Capsule, elle ne cessait de jeter des regards apeurés en sa direction. Elle devait avoir peur qu'il ne trahisse leur secret.
Il ne le dirait pas, Sangohan n'avait pas à savoir, c'était leur baiser, leur histoire, il n'avait rien à faire la dedans.

La soirée continuait de battre son plein mais bientôt, tous durent se dire au revoir pour, ils le savaient, un sacré bout de temps.
Certaines embrassades durèrent plus longtemps que d'autres, notamment celle échangée entre Sangoku et Krilin. Ces deux là partageaient une forte amitié depuis tellement d'années que le fait de savoir qu'ils ne se reverraient peut être pas avant longtemps les rendait très triste. Ils se promirent de s'appeler et d'essayer de revoir le plus vite possible.
Après l'épisode Sangoku / Krilin, ce furent les au revoir entre Sangohan et Petit cœur qui furent émouvantes. Le plus jeune éprouvait toujours un grand respect ainsi qu'une grande admiration pour son ainé. Une affection s'était développée entre les deux combattants et ils aimaient beaucoup la présence l'un de l'autre.
Tandis que Sangohan promit à Petit Cœur de passer le voir régulièrement au palais de Dendé, le guerrier Namek plaça une main sur l'épaule de Sangohan et lui murmura " Sois plus observateur autours de toi ... " au creux de l'oreille. Sangohan fronça un sourcil mais Petit Cœur n'ajouta rien, il ne le regardait d'ailleurs plus du tout. Sangohan haussa les épaules et continua de dire au revoir aux autres membres du groupe.

Ensuite vint le tour entre Trunks et Videl. La jeune femme redoutait ce moment de la soirée. Elle se décida que pour ne pas attirer les soupçons elle lui adresserait uniquement une accolade amicale et ça serait bien. Ses plans furent malheureusement mis à mal par un Trunks particulièrement entreprenant qui la serra fort contre lui.

- Merci pour tout à l'heure ma belle …

Elle se libéra rapidement de son étreinte, son teint virant dangereusement au rouge écrevisse. Elle regarda rapidement autours d'elle pour s'assurer que personne ne les avait surpris mais, heureusement pour elle, personne ne les regardait. Sangohan était encore occupé à dire au revoir à Dendé et à Popo, il n'avait rien remarqué.
En voulant se reconcentrer sur Trunks qui ne l'avait pas lâchée du regard, elle croisa celui, haineux, de Petit Cœur … Son sang se glaça instantanément.
C'était certain qu'il avait compris qu'il s'était passé quelque chose. Videl n'eut pas besoin de réfléchir deux heures pour se dire qu'il serait bien évidemment du coté de Sangohan. Elle se demanda alors s'il lui avait parlé de quelque chose pendant qu'ils s'étaient dit au revoir …
Elle commençait à se tourmenter la tête quand Sangoten lui prit le bras.

- Allez ma p'tite Videl, on rentre, la p'tite puce a besoin de dormir et ton grand dadet de Sangohan aussi !

Il lui adressa un clin d'œil ainsi qu'un sourire radieux. Elle le lui rendit puis appela sa fille afin qu'ils puissent rentrer.
Elle ne voulu pas regarder Trunks une nouvelle fois. Ce qu'il avait fait la terrifiait.
Elle se rendait compte de l'ampleur de ses actes. Elle lui plaisait réellement et il tentait maintenant de la séduire, c'était terrible.
Elle aimait Sangohan elle n'aurait jamais du faire ça … Malheureusement sa tristesse avait prit le pas sur sa raison et la fougue du jeune Trunks l'avait prit de cour.

Arrivés chez eux, Sangohan et Videl s'affairèrent à coucher la petite Pan puis ils se mirent au jeune Sayan savait qu'il n'avait pas assuré ce soir, il tenta alors de se racheter.
Délicatement il caressa la joue de Videl et rapprocha sa tête de son oreille.

- Je suis désolée mon amour, pardonne moi …

Il commença à l'embrasser au creux de son cou avec tendresse et sensualité, comme l'avait fait Trunks quelques heures auparavant.
Cette constatation réveilla brusquement Videl qui eu de nouveau un sentiment de culpabilité incontrôlable. Elle s'éloigna quelque peu de son mari mais ce dernier n'était pas décider à laisser passer sa chance de se faire pardonner aussi facilement.

- Détend toi …

Il continua d'embrasser son cou en y mettant de plus en plus de passion tandis qu'avec ses mains, il commençait à lui caresser la poitrine.
Incapable de réfléchir d'avantage en subissant ces douces caresses, Videl se laissa aller et commença, elle aussi, à laisser ses mains parcourir le torse musclé de son mari.
Le jeune sayan était au paradis, sentant que sa femme se détendait sous ses caresses. Il fut alors pris de fougue et entama d'enlever les vêtements de sa belle tout en continuant de lui faire de douces et tendres caresses. La jeune femme se laissa faire, l'esprit totalement embrumé et bientôt elle se retrouva totalement nue. Sangohan la contempla avec tendresse quelques instants. Elle était tellement merveilleuse, il était tellement fier d'avoir une femme telle qu'elle.

Le jeune Sayan se mit ensuite à déboutonner sa propre chemise, son corps brulant de désir pour la femme qu'il aimait tant. Pendant qu'il se déshabillait, Videl s'amusait à le déconcentrer en l'embrassant dans le cou, sur la bouche, sur les tétons … Bref, partout.
Les deux amants riaient de bon cœur tout en continuant de se procurer des caresses sensuelles.
Excité plus que jamais, Sangohan retira alors bien vite les derniers vêtements qu'il lui restait.
Il continuait de parcourir le corps de sa belle sans jamais s'arrêter. Celui ci répondait d'ailleurs par des frissons de plaisirs.
Bientôt, leurs corps s'enlacèrent et Sangohan plaça une main à l'entrée de l'intimité de sa femme pour la préparer. Elle se cambra face à ce geste et il pu entamer un mouvement de va et vient rapide et expérimenté qui la fit atteindre la jouissance presque immédiatement.

Satisfait de lui-même il lui sourit d'un air malicieux. Videl sourit puis, très demandeuse d'en avoir d'avantage, écarta ses jambes afin de lui permettre un meilleur accès. Sangohan se plaça à son entrée puis la pénétra, ne pouvant attendre d'avantage de gouter à ce doux supplice.
Tous les deux trouvèrent un rythme soutenu qui leur convenaient puis progressivement Sangohan accéléra de plus en plus ses coups de reins.
Aucun des deux n'était plus en capacité de réfléchir à autre chose, ils étaient embrumés par le plaisir que le corps de l'autre leur faisait ressentir.
Ils se libérèrent rapidement de leur tension et atteignirent le plaisir maximum en même temps.

Sangohan se retira et ils se blottirent l'un contre l'autre.
Aucun des deux ne parla … Videl ressentait sa culpabilité s'effacer quelque peu après s'être donnée à son mari.

Sangohan quand à lui, repensait aux paroles de Petit cœur « sois plus observateur autours de toi …».
Pourquoi lui avait-il dit ça ? Est-ce que ça pouvait avoir un rapport avec Videl ?
Non impossible … Sa Videl était trop parfaite, elle ne lui cachait rien d'ailleurs ... Pourquoi petit cœur lui conseillerai d'être vigilant avec elle, ça n'avait aucun sens !

Sur ces pensés rassurantes, Sangohan s'endormit, bien vite rejoint par son épouse, également exténuée.

Le pauvre Sangohan ne se doutait pas qu'à quelques kilomètres de chez lui, un jeune homme du nom de Trunks avait remis en question toutes ces certitudes qu'il défendait avec tant de conviction.
Ce jeune homme était d'ailleurs installé bien confortablement dans son lit en train de penser à cette chère Videl avec laquelle il avait échangé le plus beau baiser de sa vie quelques heures auparavant …