Voilà, petit chapitre pour faire suivre, en fait je pense réellement commencer une fic à chapitre sur Haikyuu, je me sens motivée finalement, contrairement à ce que je laissé entendre au premier post dans mes notes x)
Enfin, je vous laisse lire, j'ai pas grand chose à dire pour cette fois x)
Bonne lecture
-Réupload-
Vendredi 18 Novembre
Le réveil sonna. Lointainement. Beaucoup trop loin pour que Kuroo l'atteigne. La musique trop forte continuait son brouhaha tandis qu'il essayait de replonger dans le sommeil, ignorant du mieux qu'il pouvait la machine.
Malheureusement, nous savons parfaitement que cela est impossible et comme prévu, il n'arriva pas à retourner auprès de Morphée. Il ouvrit alors un œil après l'autre, papillonna un peu et se redressa. Le bruit d'une feuille froissée lui fit baisser les yeux, il se rendit compte qu'il s'était endormi sur la table basse de son salon, le nez en plein dans ses fiches de révision.
Il étira tous ses muscles endoloris, notant mentalement de ne plus jamais s'assoupir dans sa pièce à vivre, les courbatures étaient beaucoup trop pénibles dès le matin.
Il se leva douloureusement, ramassant son portable de l'autre côté de la table. Ce dernier avait dû tomber pendant qu'il sonnait suite aux vibrations, et alors qu'il éteignait l'alarme, il se fit couler un café.
Tasse à la main, il parcourra rapidement ses messages, l'informant que Sugawara l'attendrait à la bibliothèque aux alentours de dix heures pour qu'ils puissent réviser ensemble, les examens allaient bientôt avoir lieu. En lisant cela, il jeta un coup d'oeil à ses feuilles, il allait devoir les trier hâtivement avant de partir... Et puis en fait, non, il le ferait sur place tout en les consultants « ça sera plus simple » pensa-t-il en se convaincant que ce n'était pas de la procrastination.
Il prit une rapide douche et un petit déjeuner avec ce qui lui restait dans les tiroirs, se faisant une nouvelle note mentale en gros, gras et surlignée dans sa tête : aller faire les courses, urgemment.
Une heure après, aux alentours de neuf heures moins le quart, il fut prêt. Ses deux chaussures aux pieds, il se regarda un instant dans le miroir, il avait sa veste, son sac avec tout son matériel -feuilles, cours, stylos, chargeur de téléphone, etc-. rien ne semblait lui manquer. Il attrapa son écharpe au cas où, jeta un dernier coup d'œil derrière lui et sortit.
Tandis qu'il fermait la porte à clé, un bruit de pas se fit entendre dans les escaliers en ferraille. Il se retourna quelques secondes plus tard, pour rencontrer dans le palier des marches un homme châtain, d'environ son âge avec de grands yeux noisettes et aux traits fatigués si ce n'étaient pas usés.
Le garçon eut une légère moue de surprise qui le fit entre ouvrir la bouche, le bloquant dans son geste de montée, de la même manière que Kuroo fut stoppé dans son geste pour ranger ses clés.
Pourquoi se sentaient-ils gênés tout à coup ? Aucun des deux n'aurait su vous l'expliquer sur l'instant pour autant que ça leur paraîtrait très clair à l'avenir.
- Hm... Bonjour.
La voix de Kuroo n'était ni froide ni enjouée, le ton était calme, mais pas plat pour autant. Le deuxième jeune homme répondit la même chose, l'intonation un peu moins assurée et comme si cela l'avait sorti de sa transe, il rejoignit l'appartement juste en face et s'y enferma sans un regard.
Ce fut une bourrasque du vent d'automne qui ramena Tetsurou à la réalité, le faisant frissonner soudainement. Les températures n'étaient pas froides, elles correspondaient à la saison en s'alignant aux alentours des huit degrés, mais quand on venait de quitter son logis chauffé, on ressentait forcément la différence.
Il secoua la tête, chassant la porte close de sa vision et descendit les mêmes marches que le châtain avait précédemment montées.
Les trois étages furent vite passés et il commença son trajet jusqu'à son université, le cerveau plein de pensées. Il essaya de se remémorer de quand datait le dernier locataire de l'appartement d'en face. Sa conclusion était : d'au moins un an. Il n'avait jamais vu personne y venir pour faire ne serait ce que le ménage. La gardienne de l'immeuble devait probablement y avoir fait plusieurs fois le tour, mais il n'avait jamais pu la croiser malgré ses horaires assez divergents.
Il fronça les sourcils. Il n'avait remarqué aucun camion de déménagement ces dernières semaines, alors comment diable l'autre avait-il pu s'installer là sans qu'il le remarque ? Peut-être que ses affaires n'étaient tout simplement pas arrivées ? C'était peu courant pourtant. Non, il n'avait pas dû être là quand les déménageurs étaient passés. Puis si son nouveau voisin avait peu de meubles, il semblait logique qu'il n'est rien vu ou entendu. Et avec son travail, il était rarement là pendant les soirées de semaine.
- Kuroo.
Il releva la tête à l'entente de son nom, sans qu'il s'en rende compte, il était déjà arrivé à l'université, l'inconnu ayant obnubilé toutes ses réflexions. Il sourit à Sugawara, le saluant par la même occasion.
- Comment vas-tu ?
- Bien, mieux que toi qui es perdu dans tes pensées... ?
Ils rentrèrent tous les deux dans le bâtiment à la quête d'une table.
- Non, ne t'inquiète pas, j'ai juste un voisin.
- Oh, ça faisait longtemps. Il t'a embêté pour que tu penses à lui aussi fortement que tu en oublies la réalité ?
- Hein... ? Mais non ! Du tout, je l'ai juste croisé sur la passerelle alors que je ne m'y attendais pas.
- Tu n'avais pas été prévenu ?
- Non, c'est pour ça.
- Oh, d'accord.
- Quoi ?
- Rien, pourquoi ?
- J'aime pas quand tu fais cette tête-là.
- Quelle tête ?
- Celle du « je sais parfaitement ce que tu penses, voir mieux que toi. »
- Je n'ai jamais eu cette expression de visage et encore moins cette pensée-là !
Kuroo rit au doux emportement de son ami, qui afficha une mine boudeuse suite à sa réplique. Il sortit ses fiches pendant que Kôshi faisait de même, non sans lui jetait un regard malicieux que Tetsurou ne vit pas. Ils commencèrent alors leur révision dans le plus grand des calmes.
Ce ne fut qu'une petite heure plus tard qu'ils furent coupés par une sonnerie de téléphone. Sugawara leva les yeux pour observer le barman faire une grimace avant de décrocher.
- Quoi ?
- Dis dis, on passe le week-end chez toi à partir de ce soir, ça te va ?!
Il soupira en se pinçant l'arête du nez, il était mal barré.
- Non, je bosse ce soir.
- Akaashi aussi !
- Je le sais, on est de même service, crétin !
- Bah alors, je ne vois pas le problème, ça ne le gêne pas !
- Dis plutôt que tu ne lui as pas encore demandé.
- C'est faux, il est près de moi.
- Bon, disons plutôt que tu ne lui as pas laissé le choix.
- Donc, je vous rejoins à la fin de votre service !
- On finit à deux heures du matin.
- Ce n'est pas gênant, je vais voir des amis ce soir de toute manière.
- Je dois réviser ce week-end, j'ai mes examens d'ici deux semaines.
- On fera pas de bruit !
- C'est impossible pour toi d'être calme !
- Bon, à ce soir !
- QU-
Le bip qui résonna à son oreille lui fit comprendre que l'autre venait tout juste de lui raccrocher au nez, sans préavis et sans aucune délicatesse. Foutue chouette.
- Ça ne va pas ?
- Je vais faire office d'hôtel ce week-end, moi qui pensais être tranquille...
- Ah, et qui est-ce ?
- Bokuto... Tu t'en souviens ?
- Hum, et où est le problème ?
- Eh bien, il est intenable même le soir. Bien qu'Akaashi vienne aussi, j'ai bien peur qu'il ne puisse pas calmer cette fichue pile.
- Akaashi ?
- Hum, un ami à lui qui travaille également avec moi au bar.
- Ah, le brun ? Pourquoi n'arriverait-il pas à le calmer ?
- Parce que personne ne peut y arriver.
- Si tu me le dis aussi animé que cela, ça va être drôle ce week-end, je passerai peut-être te voir alors.
- Je t'en supplie ne fais pas ça.
- Allons, plus on est de fou, plus on rit. Taquina gentiment Kôshi.
- Je voulais profiter pour réviser le samedi et garder mon dimanche pour moi, pas qu'on vienne m'ennuyer...
- Tu nous détestes au point qu'on t'ennuie ?! C'est cruel !
- Arrête de te moquer et de faire ta victime !
- Chuuuuuuuuuuuut !
Ils tournèrent la tête vers les personnes qu'ils avaient dérangées avec leurs éclats de voix, ils avaient haussé le ton sans s'en rendre compte. Ils s'excusèrent platement avant de reprendre la discussion.
- En tout cas, je voulais simplement avoir une journée tranquille.
- Tu auras ton lundi, on a cours que l'après-midi et tu ne travailles pas, si ?
- Toi, tu as cours, pas moi... Enfin. J'espère juste qu'il ne va pas m'épuiser plus que je ne le serai déjà.
Sugawara ria face à la tête quelque peu dépitée qu'affichait Kuroo. Il était vrai que son ami jonglait très bien entre étude, job, sport et amis, mais ça faisait bien parfois de prendre des pauses. Surtout quand les examens arrivaient, il fallait bien arrêter une activité. Or c'était impossible d'arrêter les cours et le boulot...
Kuroo s'était replongé dans ses révisions tandis que le corbeau continuait de tourner dans ses pensées. Lui avait la chance de ne pas avoir besoin de travailler, son père subvenant à tous ses manques le temps de passer son diplôme. Il avait bien entendu refusé cela et après moult discussions et arguments, il avait réussi à avoir un petit job à mi-temps dans une supérette. Pour lui c'était tout naturel d'essayer de ne pas être trop dépendant de ses parents, surtout qu'il avait encore une petite sœur, et il voulait qu'elle vive aussi bien que lui.
- Tu es avec moi pour notre première heure ?
- Hm... Eco droit ?
- Oui.
- Exact.
- Si on y allait maintenant ?
Un regard à sa montre conforta l'idée de Kuroo et ils se levèrent ensemble, marchant jusqu'à la salle dans une discussion entrecoupée de quelques rires.
Le bar était plein à craquer malgré l'heure tardive. Akaashi essuyait les verres sans un bruit tandis que lui continuait de servir du mieux qu'il pouvait. Yukie l'aidait aussi ce soir, la jeune demoiselle oscillant entre les deux postes selon le besoin.
Un coup d'œil à la pendule lui apprit qu'il était deux heures vingt, il n'avait plus qu'à tenir encore quarante minutes. Il commençait à se sentir fatigué, il avait fait le tour du cadran après tout et le vendredi était l'une des journées les plus exténuantes. Il profita de l'accalmie des commandes pour parler au brun.
- Au fait, Bokuto et toi allez réellement venir ce soir ?
- Je suis désolé, je n'ai pas réussi à lui retirer cette idée de la tête.
- C'est pas grave, c'est pas la première fois que ça arrive, mais j'ai laissé l'appart' dans un sacré bordel.
- Tu dis ça à chaque fois, et ça reste assez propre.
- Oh, soirée entre hommes de prévu ?
- Apparemment, mais je pense que je vais surtout pioncer en rentrant, répondit Kuroo en s'étirant.
- J'essaierai de canaliser Bokuto.
- C'est impossible, ça...
- Il n'est pas si survolté ? demanda la jeune fille.
- Hum.
- Disons qu'il est simplement hyperactif.
- Oh, je vois le genre, mais avec l'heure, ça ira.
- Je le pense aussi, puis il a fait pas mal de matchs aujourd'hui...
- Une nouvelle pinte s'il vous plaît ! cria un client, à quelques mètres.
Tetsurou tourna la tête, se remettant droit et alla servir l'homme qui était au moins à sa dixième bière, mais il ne fit pas de commentaire, gardant simplement son sourire avant de remercier le plus âgé.
Il revint aussitôt au bar, il fit tinter la cloche par la même occasion, signifiant que les clients n'avaient plus qu'une demi-heure avant la fermeture et que le service allait s'arrêter d'ici une quinzaine de minutes.
Une dizaine avant la fermeture, Bokuto débarqua un grand sourire aux lèvres et s'installa au bar, devant Akaashi qui n'afficha aucune expression à la vu de son ami. Contrairement à Kuroo qui ne put s'empêcher d'avoir un rictus auprès de la chouette, lui serrant vivement la main avant de continuer à desservir rapidement.
Il avait beau se plaindre de Koutarou et son hyperactivité, il l'adorait tout de même et le voir lui faisait toujours plaisir, même s'il était crevé et qu'il n'allait pas pouvoir suivre le rythme de son meilleur ami.
Quelques instants plus tard, les lumières furent éteintes, les grilles descendues et ils se retrouvèrent dans la fraîcheur de la fin d'automne.
Yukie leur fit un rapide au revoir de la main avant de s'éloigner en trottinant. Il valait mieux éviter de rater les tramways. Quant à eux, ils commencèrent leur chemin doucement, parlant de tout et de rien jusqu'à l'appartement.
- Oh fait, j'ai un nouveau voisin en face.
- Ohoh... Et il est comment ?
- De mon âge, je dirais, mais...
- Mais... ? demanda le plus jeune.
- Il a l'air épuisé, du moins quand je l'ai vu ce matin.
- Et tu ne connais pas son nom ? Questionna Bokuto, curieux.
- Je n'ai pas demandé... Et je ne crois pas que la pancarte ait été encore installée.
- Ce qui paraît normal s'il vient d'emménager.
- On ira faire sa connaissance demain !
- Ça ne va pas oui ?!
- Bokuto, on ne débarque pas chez les gens comme ça.
- Mais pourquoi ?
-Parce que c'est du savoir-vivre, ta mère te l'a appris.
- Vous n'êtes pas marrant.
- Toi non plus avec tes âneries.
- Bon, baisser d'un ton les gars.
- Oui. Répondirent-ils en chœur alors qu'ils arrivaient près du bâtiment.
La concierge avait beau être sympathique, elle aimait que l'ordre soit respecté, et il ne valait mieux pas l'énerver.
Ils montèrent rapidement les marches, faisant grincer la ferraille par la même occasion. Ce qui n'empêcha pas Bokuto de râler à voix basse sur le pauvre Akaashi, « trop méchant » selon ses dires. Chose à laquelle il répondit qu'il « énonçait simplement les faits. » Il n'en fallut pas plus à l'as pour se sentir triste et commençait son légendaire mode de bouderie, essayant par tous les moyens de culpabiliser l'autre.
Ils entrèrent finalement dans la pièce à vivre, déposant leurs affaires tout autour de la table alors que les chamailleries entre les deux hommes, ou plutôt le monologue de remontrance par Koutaro allait bon train.
- Bon, je vais aller dormir.
- Déjà ?
- Bokuto, je suis levé depuis huit heures...
- Moi aussi !
- Je n'ai pas ton énergie ! Contra Tetsurou en allant dans sa chambre.
- Et ton cadeau ?!
Il s'arrêta dans son geste. Se tournant vers Bokuto avec une mine blasé. Il aurait dû se douter.
- C'était hier. Voir même avant-hier, vu qu'on est samedi maintenant.
- C'est pas une raison !
- Tu me l'as déjà souhaité...
Kuroo n'était vraiment pas à l'aise avec cette fête. Il n'aimait pas spécialement cela, mais depuis qu'il connaissait le hibou, ce dernier s'entêtait toujours à lui offrir un petit quelque chose. Il soupira avant de retourner dans le salon.
-Ok, mais dépêche...
- J'espère que t'en as pas racheter...
Le barman se gratta la nuque, s'attendant un peu au pire. Quoi que rien ne pouvait être pire qu'un hamster mort, hein. Il bâilla et l'autre sortit enfin une petite boîte emballée. Il lui fourra dans les mains, un grand sourire aux lèvres, mais nerveux. En voyant cela, Kuroo sourit.
- Bon, je l'ouvrirais demain...
Il fit semblant de partir, rien que pour entendre le petit cri de Koutarou. Il se retourna et la déballa rapidement, il avait sérieusement sommeil. Il haussa un sourcil, étonné.
- Dis-moi que t'en as pas racheté depuis...
- Non... J'avais même oublié.
- Tant mieux !
- Pas spécialement, j'aurais pu me prendre des amendes...
Il fit tourner la petite boîte entre ses doigts, où l'on pouvait lire « éclairage de plaque » en gras. Il attrapa Bokuto pour le prendre dans ses bras, rapidement. Un « merci » passa la barrière de ses lèvres, presque inaudible. Ils se détachèrent, tout heureux.
- Mais bon, tu ne m'en voudras, je regarderais ça de plus près demain.
- Yeah !
Il fit un dernier sourire et laissa les deux garçons sans rien ajouter, de toute manière ils savaient parfaitement où se trouvait les choses et pouvaient bien se servir sans encombre, ce n'était pas la première fois qu'ils venaient et ce ne serait pas la dernière, le hibou adorant s'inviter chez les autres sans vraiment de préavis.
Il balança ses vêtements au sol avant de s'étaler sur son lit. Qu'est-ce que cela faisait du bien, il allait enfin pouvoir se détendre... Après un coup d'oeil à son cadeau, posé plus loin, il ferma les yeux pour se laisser entraîner dans les bras de Morphée, étrangement heureux.
Et voilà, finit ! O/ J'espère que ça vous a plût, j'attends avec impatience vos impressions et réactions, ce qui est toujours un minimum rassurant x)
Je ne sais pas trop si je vais réussir à tenir un bon rythme pour cette chapitre étant donné que j'galère encore sur celle de K, mais osef, j'avais envie de me lancer XD
En bref, merci d'avoir lu et à la prochaine !
Cia o/
