« La vie est une lumière clignotante
à travers l'obscurité »
Hayao Miyazaki
L'heure fatidique avait sonnée.
Le départ était imminent, et même si Lucy faisait ses valises d'une lenteur quasi-absurde, cela n'avait néanmoins pas empêcher le temps d'avancer ridiculement trop vite. Elle jeta un dernier coup d'œil à sa chambre, qui ne le sera sûrement plus jamais après son départ, et serra fort contre elle le roman que Maria lui avait prêté, comme s'il risquait de disparaître au moindre coup de vent. Après une dernière vérification de leur contenu, elle se rendit à l'entrée principale, où une voiture luxueuse l'attendait. Elle enlaça chacun des serviteurs, tous sans exception, et se contenta d'un simple hochement de tête pour son paternel. Son visage était froid et stoïque, ce qui ne l'étonnait guère. Elle crut même, pendant quelques secondes, apercevoir un léger sourire sur ses lèvres. Il a triomphé, en quelques sortes. À croire que Lucy n'était pour lui qu'un simple fardeau dont il pourrait enfin se débarrasser. Cela ne la touchait pas vraiment, ou du moins, c'était ce que Lucy voulait se faire croire. Une vague d'anxiété s'immisça en elle quand elle vit que Maria n'était pas là. Elle appréciait évidemment que tous s'eurent mobilisés pour lui souhaiter un bon séjour, certes, mais comme la présence d'une mère, la présence de Maria n'était pas comparable à celle des autres. Elle avait au moins la satisfaction d'avoir pu la saluer hier soir, dans un contexte plus intime. Le chauffeur l'aida à ranger ses baguages dans le coffre et eut une surprise des plus plaisante lorsqu'il lui ouvrit la portière: Maria, tout sourire, qui l'accueillit.
« Je me disais bien aussi que tu ne t'aurais pas volatilisée à un moment pareil. »
Elle s'assied à côté d'elle, et Maria prit la main de Lucy. Cette femme avait littéralement un sixième sens sur tout ce qui concernait sa protégée; Lucy avait beau garder une expression impassible, et être assez bonne menteuse, sa mère de cœur italienne savait toujours déceler lorsque ça n'allait pas.
« Comme si j'aurais manqué ce jour, mademoiselle! »
Lucy se réjouissait que cette dernière l'accompagne, mais étirer le plus possible l'instant de la séparation rendait le tout beaucoup plus pénible. Elle lança un sourire peu convainquant et se tourna vers la fenêtre.
« Vous savez, cet endroit m'a l'air très confortable, tenta-t-elle de la rassurer. Le personnel est intimement lié aux résidents, les locaux sont tous neufs et restaurés, et vous avez le droit à une visite à toutes les deux semaines. »
Pour une fois, elle avait tout faux. Le problème, n'était pas de s'éloigner de chez elle, dans un environnement totalement inconnu. C'était plutôt le fait de cohabiter avec toutes sortes de gens beaucoup plus instables qu'elle. Elle l'admettait: sur ce coup, elle avait royalement merdé. Toutefois, elle ne se considérait ni toxicomane, ni une enfant à problèmes ni rien qui méritait de se faire interner dans un centre bidon. Elle n'avait pas la moindre idée de ce qu'on y faisait, mais s'il y a bien une chose qu'elle redoutait, c'était les discussions de groupe. Celles dans le genre des alcooliques anonymes, où l'ont sert du café bon marché, où l'on s'assied en rond, et que chacun son tour se lève en se présentant et en admettant son vice. Le tout sous les regards de tous les autres intoxiqués et de l'intervenant qui met de la pression pour nous forcer à avouer des maux que l'on ne possède pas. Et s'en suit d'interminables états d'âme provenant de personnes auxquelles on ne se rejoint pas. Contrairement à peut-être d'autres, elle ne se sentait pas du tout visée, et voyait son séjour dans ce centre juvénile comme d'un pénitencier, accusée à tort d'un crime qu'elle n'a pas commis, injustement incarcérée.
Le trajet se fit en silence, et lorsqu'ils furent arrivés à destination, Lucy ne bougea pas d'un pouce. Elle voulut supplier le chauffeur de faire demi-tour, mais craignant d'avoir l'air désespérée, elle se rabroua, prit une profonde inspiration, et sortit du véhicule. Elle regarda l'extérieur du bâtiment sans vraiment y prêter attention, et entreprit de sortir ses valises avec Maria et Maurice. Elle remercia l'homme et enlaça Maria de toutes ses forces.
« Je suppose que vous préférez faire le reste du chemin toute seule ?
- Tu me connais trop bien. »
Les deux femmes terminèrent leur étreinte, puis Lucy prit ses bagages et s'apprêtait à marcher vers sa fatalité.
Maintenant qu'elle était bel et bien là, et qu'elle avait assimilé cette nouvelle réalité, Lucy inspecta avec plus de précision les lieux. Au premiers abords, on ne se douterait pas que c'est un centre juvénile. Le bâtiment avait des allures vieillots, étant presque entièrement fait de bois, et il dégageait une énergie particulière. Le genre d'énergie que l'on trouve dans la maison d'une grand-mère chaleureuse. Un gros écriteau « Fairy Tail » était inscrit en blanc au dessus de la porte d'entrée, et il n'y avait aucune autre décoration. Elle remarqua qu'un autre bâtiment était derrière celui-ci, mais elle ne pouvait pas distinguer plus précisément à quoi il ressemblait.
Elle vit qu'un garçon était assis sur un banc près de l'entrée. Il fumait une cigarette et semblait perdu dans ses pensées. Il devait avoir le même âge qu'elle, ou un an plus veux tout au plus. Il portait des lunettes et avait des cheveux roux tirant sur le orange coiffés en pics.
En l'instant d'un cliquetis de roue de sa valise sur le sol, les yeux du jeune garçon se détournèrent du vide, et la fixèrent. Ils se jetèrent un regard qui dura le temps d'un battement de cils. Néanmoins, Lucy sentit un léger courant électrique se créer à l'issu de cet échange. Ce garçon dégageait une aura étrange, songea-t-elle, presque magnétique. Elle n'avait pas coutume de détourner les yeux sous le coup de l'embarras, mais elle le fit quand même, gênée pour une raison inconnue. Sans le scruter directement, elle jeta un petit coup d'œil de côté, et crut distinguer un sourire se former sur ses traits pendant une fraction de seconde, avant de tirer à nouveau sur sa cigarette.
Elle se dit qu'il était très charmant mais qu'il devait avoir de sérieux problèmes: car après tout, les gens vivant dans ce complexe ne détenaient certainement pas la palme d'or des normaux et sains d'esprit. Elle avait beau se dissocier d'eux, elle avait dans un sens, sa bizarrerie propre.
Lorsqu'elle pénétra dans les lieux, quelques yeux se tournèrent vers elle, avant de recouvrer leur point d'origine, visiblement désintéressés de sa personne. C'était un stress d'enlevé, mais qui sait combien d'autres allaient s'immiscer en elle. Elle regarda autour d'elle. Il y avait plusieurs tables qui jonchaient l'entrée principale. Elles étaient toutes occupées, soit par des jeunes jouant aux cartes, soit par d'autres parlant ou sirotant une boisson. Au fond de la pièce, des tabourets près d'un long comptoir semblable à celui d'un bar était là. Elle vit qu'une unique porte était derrière, et qu'un escalier menait à une autre pièce semblable à celle de l'entrée. Aux premiers abords, rien de suspect ou d'étrange à signaler. Ils étaient tous incroyablement calmes et posés, à sa grande stupéfaction.
Comme il n'y avait personne pour l'accueillir et lui dicter où se rendre, ou quoi faire, elle s'installa sur un tabouret libre et déposa sa valise à ses pieds, près d'une jeune femme brune à la peau basanée qui empestait l'alcool.
Elle se doutait bien que les éléments suspects allaient se montrer le bout du nez, mais elle ne s'imaginait pas qu'ils seraient aussi précoces. Pour un centre de réhabilitation, elle trouvait que servir de l'alcool, qui plus est à une fille qui pouvait être mineure (elle ne distinguait pas bien l'âge de la femme à ses côtés ), était déplacé, et était abasourdie que son paternel accepte de la laisser résider ici. Évidement, il devait être dans l'ignorance, et en y repensant bien, ce n'était pas une si mauvaise chose: elle aurait de quoi passer le temps.
Le calme se dissipa d'un coup. Une chaise bascula violemment sur le sol. Les voix se turent pour assister au spectacle de virilité qui s'affichait devant eux. Deux adolescents assez baraqués se disputait. L'un d'eux avait une coupe pareil au garçon qu'elle avait aperçu plus tôt, hormis qu'ils étaient auburn et portait une écharpe et tenait par le collet de la camisole le type aux cheveux noirs avec des reflets bleus en le toisant avec férocité. Il lui criait au visage, et même si Lucy était à plusieurs mètres d'eux, elle pouvait voir les postillons revoler sur le visage de son opposant, tant il était près de lui.
« C'est quoi, t'en a pas eu assez la dernière fois ? Il faudrait que je te bute une autre fois pour que tu piges ? » hurla celui à l'écharpe.
Cette scène n'était guère intéressante aux yeux de Lucy. Une altercation banale entre deux jeunes hommes plein de testostérone qui se battent pour déterminer le mâle alpha, l'homme supérieur. Le parfait cliché.
« Frappes-moi si tu veux. Rien ne me ferait plus plaisir que de maquiller ton deuxième œil de la même couleur que le premier. » rétorqua l'autre, un sourire narquois aux lèvres, tentant de dissimuler la même agressivité que son ennemi.
Lucy regarda avec plus d'intérêt, et remarqua qu'effectivement, le garçon auburn avait l'œil droit tout violacé. Tout comme le garçon aux cheveux noirs, qui lui avait une joue un peu trop bombée pour être sa forme naturelle.
Lucy ricana dans sa barbe. C'était clairement un point pour le bleuté, et zéro pour les cheveux de feu. Si elle avait été celui-ci, elle lui aurait directement balancé son poing à la figure. Au même instant, le bleuté le poussa en lui collant ses mains sur le torse, ce qui le força à se reculer.
Tristement, avant que les choses dégénèrent, une femme ravissante s'interposa entre eux et calma le jeu.
« C'est pas finit vous deux ? J'en ai marre de vous surveiller comme une gardienne de gosses pas élevés ! »
Cette femme devait avoir une certaine autorité, car ni l'un ni l'autre ne l'envoya balader, ou ne l'ignora. Ils avaient beau ne plus parler, leur échange visuel était bourré de paroles, qui avaient l'air des plus méprisantes.
« Allez Natsu, va te calmer un peu. »
Le garçon à l'écharpe qui se prénommait Natsu se dégagea de son bras, fit un bruit de langue tel un serpent venimeux, et quitta en claquant brusquement la porte. Le garçon bleuté pouffa.
« Toi, dit furieusement la femme, essaie au moins d'être le plus raisonnable. »
Il haussa les épaules, comme s'il n'avait rien à se reprocher et sourit, avant de se rasseoir et vaquer à ses occupations précédentes.
La femme aux cheveux blancs soupira et eut une mine surprise lorsqu'elle repéra Lucy à son tabouret. Elle la rejoignit en lui offrant un sourire d'une blancheur magistrale.
« Lucy, c'est bien ça ? »
L'interpellée acquiesça d'un hochement de tête.
« Je m'appelle Mira Jane, je suis intervenante ici. C'est moi qui serai en charge de ton cas. »
Lucy ressentit un goût amer dans sa bouche après qu'elle l'ait qualifiée de «cas». La considérer comme une personne normale était si trop demandé ?
« Enchantée de vous rencontrer, merci de me prendre en charge. »
Elle l'avait dit sur un ton uniforme, sans réelle reconnaissante. À priori, elle sut se montrer convaincante, car le sourire de Mira Jane n'en grossit que davantage.
Après mûre observation, il n'y avait pas que ses dents qui étaient d'un blanc immaculé. Tout en elle l'était. Ses cheveux, sa peau, même sa robe à motif fleuris l'était. La seule chose qui ne faisait pas penser à de la neige, c'était ses yeux bleus profonds.
« Si tu veux bien prendre tes bagages, je vais te montrer où tu vas dormir. »
Elle s'exécuta, et se rendirent toutes deux aux bâtiments que Lucy n'avait pas réussit à bien distinguer quelques instants plus tôt. Il arborait les mêmes allures que le premier, si ce n'est qu'il était deux fois plus grand, et qu'il y avait deux portes d'entrées. L'une pour les garçons, l'autre pour les filles.
La pièce principale contenait quelques étagères à livres, des fauteuils, une table à café et une télévision. Si l'on continuait vers l'arrière, on y voyait une cuisine assez spacieuse avec tous les électroménagers nécessaires pour cuisiner et une table immense, pouvant servir une dizaine de personnes.
Mira Jane monta les escaliers, tout en récitant à Lucy certaines règles.
« Le réveil est à sept heures trente tous les matins, et vous devez vous rendre au hall principal pour huit heures couvre-feux, eux, sont de vingt-deux heures trente Si tu n'es pas présente lors de la vérification, il sera changé pour vingt heures quarante, pendant une semaine. Si tu es encore surprise hors de ta chambre, ce sera deux semaines, et ainsi de suite. »
Lucy se croyait plus dans une colonie de vacances qu'autre chose, mais garda ses commentaires remplient de sarcasme pour elle. Ses yeux dodelinaient partout sauf en direction de son interlocutrice, signe de son vague intérêt des indications de Mira Jane.
« Comme tu viens d'emménager, tes première visites ne se feront que dans deux mois, le temps que tu te familiarises avec l'endroit et qu'on t'évalue.
- M'évaluez ?
- Oui, reprit Mira Jane. Voir où tu en es psychologiquement, tes problèmes à traiter. C'est la routine pour tout le monde qui vient ici. »
Lucy répondit d'un «Ah», terne et maussade. Cette fois-ci, elle ne s'était même pas donné la peine de feindre l'enthousiasme.
Elles se rendirent au bout du couloir et Mira Jane ouvrit la porte numéro dix-sept, avant de donner la clé à Lucy.
« Alors ça c'est ta chambre que tu partageras avec Erza, si je ne me trompe pas. »
Ladite chambre avait deux lits simples, séparés par un bureau de travail accosté au bas de la seule fenêtre présente. Hormis le beige des murs, il n'y avait aucune décoration. Il y avait aussi un meuble de rangements pour les vêtements. On était loin de l'environnement somptueux et élégant dans lequel Lucy avait vécu toute sa vie. Mais d'un côté, cela lui plaisait. Elle qui a toujours eu horreur de son milieu de vie bourgeois, la voilà désormais comblée.
« Tous les matins, dans le hall principal, il y a un tableau affiché avec les tâches de tout le monde. Il change à presque tous les jours, et tout le monde se doit de participer, sinon le droit de visites est enlevé, et on te rajoutera d'autres corvées.
- J'ai intérêt à les faire si je veux qu'on me laisse tranquille dans ce cas.
- En effet, ricana Mira Jane sous l'étonnement de Lucy puisqu'elle n'avait rien dit qui méritait quelconque réaction de ce genre.
- De plus, à côté du tableau des tâches, il y a celui des rencontres et discussions de groupes. Tu peux refuser une rencontre par mois, et expliquer le motif de ton refus. Mais encore une fois, comme tu viens juste d'arriver, c'est un privilège qu'on ne peut pas t'accorder pour le moment.»
Elle avait presque l'air désolée pour Lucy, si ce n'était pas de son petit sourire niais empreint sur ses lèvres. Elle ne serait certainement pas engagée à Broadway pour ses talents de comédienne.
Lucy déposa sa valise devant son lit, pensant que le monologue d'une longueur ennuyante de son intervenante était terminé. Jusqu'à ce que celle-ci prenne une grande inspiration et continua.
« Tu dois t'en douter, mais toutes drogues, actes de vandalisme, rapports sexuels et comportements violents sont interdits. Dans certains cas, on divulgue l'information à la police qui s'en chargeront, mais pour les autres moins graves, on sanctionne sévèrement, tout dépendant de ce que tu as fait. »
Lucy se prit de curiosité, désirant savoir ce qu'on pouvait bien faire à un adolescent prit en flagrant délit pendant qu'il fornique. La castration, peut-être ? Pas étonnant que ces deux garçons plus tôt se chamaillaient, ça devait faire longtemps qu'ils ne s'étaient pas vidés.
« Bon, donc je pense bien que c'est tout. Ah! c'est vrai! On soupe à dix huit heures. Sur ce, je ne te monopoliserai pas plus longtemps.»
Lucy la salua d'un signe de main, et se jeta sur le lit, exhalant de soulagement. Cette femme ne voulait pas mal faire, elle en était consciente. Seulement, Lucy avait horreur ( à bien y penser, elle détestait plus de choses qu'elle n'en appréciait ) des personnes qui voulaient plus que tout être parfaites. Toute sa vie, elle fut entourée de ce genre de personnes, et dut, à une certaine époque de sa vie, faire de même. Les soirées mondaines, vêtue de robes plus chères que n'importe qu'elle automobile de prolétaire, les rires contrôlés et stratégiquement placés, les conversations superficielles basées sur l'héritage familial ou sur le choix de l'école prestigieuse où l'on allait étudier. Sans oublier ces supposés amis, qui ne l'étaient que pour son nom de famille. Lucy avait joué la carte de la perfection encore et encore sans relâche, assez pour en avoir la nausée.
Mira Jane puait presque la perfection. Tant dans son ton de voix, dans son allure physique, allant même jusque dans ses mouvements et expressions faciales, qui avaient l'air d'avoir été retravaillés des centaines de fois pour s'assurer que ceux-ci la faisaient paraître le plus parfaite possible.
Elle lui rappelait trop le milieu de vie dans lequel elle fut élevée, et Lucy savait très bien qu'elle ne le supporterait pas. En plus de puer la perfection, elle puait les attentes souhaitées par son paternel.
La vérité c'est que personne n'est parfait et ne le sera jamais, ni dans ce monde, ni dans aucun autre ayant jamais existé. Ceux qui essaient transpirent le forcé, dégagent une aura de pathétisme et semblent ailleurs, trop occupés à analyser leurs comportements programmés pour s'intéresser sincèrement à leur entourage.
Elle avait de la pitié pour elle, d'une certaine manière. Peut-être avait-elle plus de points communs avec son intervenante qu'elle ne le pensait. Peut-être qu'elle aussi, issue d'une famille noble où l'erreur n'était pas tolérée, l'avait forgée pour devenir l'être parfaitement conçu qu'elle était devenue. Mais que, à l'antipode de Lucy, ce lavage de cerveau ne s'est jamais perdu, et est resté encré en elle, comme une maladie génétique incurable.
Lucy savait très bien que les cicatrices internes de la fausse perfection causaient plus de mal que ne le feront jamais les cicatrices physiques d'une perfection chirurgicalement créée.
Elle délaissa ses fabulations et sa soudaine empathie pour Mira Jane de côté et sommeilla, ne se levant même pas pour trier ses affaires, ou juste pour se nourrir. Ce n'est que la nuit tombée qu'elle s'éveilla en sursaut.
Elle n'était plus certaine si son esprit était encore divisé entre le monde des rêves et celui de la réalité, mais elle crut percevoir une grande nymphe aux cheveux rouges comme un feu ardent s'échapper par la fenêtre.
C'est tout pour ce deuxième chapitre, dans le prochain, l'action commence. Notre Erza nationale fait son entrée, quoique dans un milieu un peu hors du commun, mais qui lui correspond, selon moi, à ravir!
Merci infiniment à tous ceux qui ont lu, j'apprécie énormément, vous n'avez même pas idée!
xx
Nova. M
