Bonjour à tous et à toutes.
Je poste ce deuxième chapitre en avance sur mon emploi du temps, car j'ai l'impression que le premier est un peu court pour vraiment titiller l'intérêt. Le rythme de publication ne sera pas aussi rapide par la suite - pour ceux qui me connaissent ça ne devrait pas les étonner ! Mais j'espère que cela vous plaira. Les reviews sont toujours appréciées.
Le Chemin de Traverse était absolument bondé. Apparemment, Lockhart - l'auteur de la quasi totalité des nouveau livres, donc possiblement le nouveau professeur de Défense - donnait une dédicace chez Fleury et Botts. Hermione avait considéré l'idée d'aller y jeter un œil, mais en arrivant devant la boutique bondée, elle se ravisa et attendit plus ou moins patiemment que le gros de la foule fut parti avant de pouvoir entrer et acheter ses livres.
Elle fut alors témoin d'une altercation singulière. Un homme grand et blond, qu'elle reconnaissait comme étant Lucius Malfoy, le père de Draco, semblait prêt à en venir aux mains avec un grand rouquin entouré de rouquins plus jeunes - Arthur Weasley, très certainement, car les jumeaux étaient occupés à fusiller Mr. Malfoy du regard.
A la fin de leur affrontement - qui, fort heureusement, fut bref - Hermione essaya de se faufiler vers Draco et son père, souhaitant leur présenter ses salutations et demander à Draco comment se passaient ses vacances. Malheureusement, ils furent rapidement noyés par la foule, et Hermione se retrouva juste à côté du clan Weasley.
"Papa," dit alors la plus jeune, qui semblait faire ses achats de Poudlard, "j'ai ce livre dans mon chaudron mais ce n'est pas moi qui l'ai acheté."
Mr. Weasley jeta un coup d'œil à la couverture puis se retourna d'un air furieux vers l'endroit où avaient disparu les Malfoy, et arracha le livre des mains de sa fille. "Jette ça," dit-il d'une voix sourde. "Qui sait ce que ce serpent a pu y mettre comme sortilège."
Sur ces mots, il laissa le livre tomber par terre, où il s'ouvrit. Hermione se baissa pour le ramasser, scandalisée que l'on puisse traiter un livre de cette manière, et quand elle se releva, elle se retrouva face à face avec Ronald et Potter.
"On fait les poubelles maintenant Granger ?" railla Weasley.
Hermione lui jeta un regard méprisant et ses yeux s'attardèrent sur Potter. "Tu t'es battu avec une cheminée Potter ?" demanda-t-elle avec un grand sourire hypocrite. "Et non, je ne fais pas les poubelles, Weasley. Il se trouve simplement que j'avais fait tomber un livre. Tu devrais peut-être chercher aussi, peut-être que tu trouveras mieux que les déchets que ta mère a pu t'acheter cette année. Vous avez vendu un de tes frères pour t'offrir tout ça?"
Hermione ressentit une pointe de culpabilité en attaquant le rouquin sur la situation financière de sa famille, mais en même temps, c'était la chose qui faisait le plus sortir Weasley de ses gonds, et, il fallait l'admettre, c'était beaucoup trop facile. Un sifflement appréciateur retentit derrière elle et Hermione sourit à Blaise lorsqu'elle le reconnut.
"Enfin là ! Je t'ai cherché partout," dit-elle en s'approchant de son ami, glissant le livre dans sa poche et sans laisser les deux Gryffondor répondre. "Mes parents sont chez le glacier."
Ils avaient résolu avec Blaise, Millicent et Theo, de se retrouver pour leurs achats et de passer leur après midi ensemble. Mal à l'aise devant tout cet étalage de magie, les parents de Hermione avaient préféré rester chez le glacier et profiter d'une boule à la vanille en attendant que leur fille ait récupéré ses fournitures. Blaise et elle s'en furent sans prêter plus d'attention à Potter et Weasley, qui s'en furent rejoindre leurs accompagnateurs sans créer d'esclandre, malgré les oreilles écarlates de Ronald.
Le reste de la journée se passa merveilleusement bien. Les amis d'Hermione lui avaient beaucoup manqué, et ils croisèrent Tracey et Pansy sur le chemin. Ses parents trouvèrent que ses amis étaient particulièrement bien élevés et étaient ravis que leur fille ait une vie sociale si épanouie, elle qui avait eu tant de mal à avoir des amis en primaire ; quant aux jeunes Serpentard, pas un ne fit la moindre remarque sur le fait qu'ils étaient Moldus. Millie confia même à Hermione que ses parents étaient bien loin de ce qu'elle avait imaginé d'un couple de dentistes, qui, dans l'imaginaire collectif des sorciers, étaient des bourreaux sanguinaires qui fouillaient dans la bouche des gens afin de leur faire le plus de mal possible et gardaient ensuite des échantillons de leurs patients afin de créer des poupées Vaudou.
Lorsqu'elle rentra enfin chez elle, épuisée mais ravie, Hermione rangea soigneusement ses nouvelles acquisitions dans sa chambre, et s'assit à son bureau pour feuilleter ses livres de Défense. Lorsqu'elle s'installa, cependant, la jeune fille sentit une gêne dans sa poche, et elle fut surprise d'en ressortir le livre, qu'elle avait complètement oublié.
Laissant de côté le sourire charmeur de Lockhart, elle posa le livre noir sur son bureau. C'était un journal tout ce qu'il y avait de plus banal, portant l'inscription T. M. Riddle sur la première page. Il avait l'air assez ancien sans être abîmé et Hermione l'observa un instant avant de tremper sa plume sur son encrier. Elle inscrit la date du jour d'une calligraphie soignée et fronça les sourcil lorsque l'encre s'effaça du parchemin.
Je m'appelle Hermione Granger et je suis intriguée.
À nouveau, l'encre disparut, mais cette fois une graphie impeccable répondit à Hermione.
Je m'appelle Tom Riddle. Bonjour, Hermione Granger.
La jeune fille faillit lâcher sa plume. Après quelques instants d'incrédulité, elle lit la nouvelle phrase qui s'était inscrite sur la page.
Puis-je vous demander comment vous êtes entrée en possession de mon journal ?
Hermione fronça les sourcils. Le journal lui répondait bel et bien, ce n'était pas un sortilège bateau comme ceux que l'on pouvait trouver chez Zonko. Le journal dégageait une sorte d'aura étrange, et Hermione se mordilla la lèvre en répondant.
Je l'ai trouvé par terre après que Lucius Malfoy ait essayé de le donner à la fille de l'un de ses ennemis, apparemment. Je suis fondamentalement contre l'idée de jeter un livre par terre, alors je vous ai ramassé.
Elle marqua une pause, puis reprit.
Souhaitez-vous que j'essaie de vous restituer à quelqu'un d'autre ?
La réponse ne se fit pas attendre.
Oh, non, Hermione Granger. Je serais ravi d'apprendre à vous connaître. Après tout, cela fait un certain nombre d'années que personne n'a écrit dans ce journal, et je suis extrêmement curieux. Êtes-vous élève à Poudlard, Miss Granger ?
Vous pouvez m'appeler Hermione, écrivit la jeune fille avec un sourire. J'entre en deuxième année en Septembre. Pourquoi êtes-vous coincé dans ce journal ?
J'ai bien peur de ne pas avoir été suffisamment rigoureux dans l'une de mes expériences avec la magie.
Quelles expériences, Mr. Riddle ?
Le journal sembla presque rire.
Si je t'appelle Hermione, je t'en prie, appelle moi Tom. J'essayais d'insuffler une conscience à un objet inanimé, mais malheureusement, une copie de ma conscience a été dupliquée dans ce journal.
Une copie ? Répondit rapidement Hermione. Cela veut dire qu'une autre version, plus vieille, que toi, est encore quelque part ?
Eh bien, je ne sais pas exactement où je suis, mais c'est une possibilité. Cela fait cinquante ans que mon autre version a laissé ce journal à Poudlard entre les mains de l'un de ses amis.
Laisse-moi deviner. Un Malfoy ?
Abraxas. Apparemment, sa descendance ne prend pas le soin requis de mes possessions.
Hermione gloussa tout bas.
Hermione, continua alors Tom, tu m'as dit que tu étais à Serpentard. Pourtant, je ne connais pas le nom Granger, et je dois admettre que je connais quasiment tous les noms de familles de sorciers, du moins ceux qui se retrouvent régulièrement à Serpentard.
C'est normal que tu n'aies pas trouvé mes parents ou mes grands-parents.
Un silence poli lui répondit, dans l'expectative.
Je suis Née-Moldue.
Hermione eut peur que Tom arrête de lui répondre, mais il ne la déçut pas.
Et tu as pu t'intégrer correctement à Serpentard ? Je suis très impressionné. J'ai moi-même eu du mal, en tant que Sang-Mêlé.
A vrai dire, répondit Hermione, un sourire jouant sur ses lèvres, je reçois beaucoup plus de préjugés de la part des autres maisons. C'est subtil, mais certaines personnes de Gryffondor notamment sous-entendent que je ne suis pas une vraie sorcière.
D'après ce que je découvre de toi, Hermione, j'ai l'impression que tu es une sorcière tout à fait extraordinaire.
Hermione rougit.
L'été passa remarquablement vite. Hermione passait son temps à parler avec Tom, ou avec ses parents, et ses devoirs étaient faits depuis très longtemps. Si les circonstances avaient été différentes, elle aurait passé le reste de son été à potasser ses livres de cours, mais Tom était bien plus intéressant qu'un simple livre ; et il avait l'avantage de pouvoir échanger. Hermione passa des nuits passionnantes, et apprit plus sur l'essence de la magie en un mois qu'en une année scolaire à Poudlard.
Il lui parla de ses théories, de ses cours avancés en cinquième année - apparemment, c'était vers la fin de la cinquième année qu'il s'était retrouvé bloqué dans son journal -, il lui expliqua qu'il souhaitait pousser la recherche plus loin que quiconque, et leurs échanges étaient passionnants.
Hermione fut ravie de constater qu'elle pouvait suivre ses idées, et, au bout d'une quinzaine de jours, se surprit à débattre avec lui avec de plus en plus d'ardeur et de connaissance. Tom, comme elle, avait trouvé en la magie l'explication à tout ce qui lui était arrivé et ce qui lui arriverait dans le futur. La magie les définissait, au delà de la notion même de pouvoir faire des choses dont les autres étaient incapables ; la magie était la réponse à toutes les questions qu'ils s'étaient jamais posés.
Ma chère Hermione, nous sommes remarquablement similaires. Je suis ravi que tu sois tombée sur mon journal.
Et Tom le pensait. Depuis son Horcruxe, il s'était pris d'une sincère affection pour la jeune sorcière. Hermione ne passait pas son temps à parler de sorciers connus et beaux, même si elle avait glissé ça et là trouver que le Professeur de Défense de cette année avait l'air intéressant - d'après les informations que Tom avait réussi à rassembler au fil des jours, le professeur semblait assez idiot, donc l'intérêt devait se trouver dans son physique -, il ne lui en tenait pas rigueur ; elle était, après tout, une jeune sorcière entrant dans l'adolescence.
Son plan était, à la base, de se servir de la pauvre âme récupérant l'Horcruxe comme d'un hôte pour pouvoir sortir de son journal et devenir entier à nouveau ; et même s'il ne déviait pas nécessairement de cette idée, un malaise le saisissait à chaque fois qu'il y pensait. Il avait décidé de mettre de côté ce détail, se promettant de s'y pencher plus tard, lorsque l'année serait entamée et que Hermione l'aurait emmené à Poudlard. En attendant, il apprenait à connaître sa jeune amie, et jusque-là, il appréciait ce qu'il voyait.
Elle était intelligente, vive, et avait juste ce qu'il fallait d'esprit retors. Subtile, elle savait comment mettre les adultes dans sa poche, même si Dumbledore ne mordait pas à l'hameçon, mais de toute façon Dumbledore avait du mal avec l'idée des Serpentard en général.
Elle avait le respect du château sans vénérer aveuglément son directeur, et cela était tout à fait acceptable aux yeux de Tom.
Pour résumer, il aurait pu tomber bien pire qu'entre les mains d'Hermione Granger.
La rentrée scolaire était un moment que tous deux attendaient avec impatience. Tom était curieux de savoir ce qui avait changé, et Hermione, malgré l'amour sincère qu'elle portait à ses parents, avait l'impression de rentrer chez elle en se laissant transporter par les petites diligences traînées par les Sombrals - Tom lui avait expliqué cette spécificité ainsi que la raison pour laquelle Hermione ne pouvait pas les voir; et Hermione avait eu trop de tact pour lui demander qui il avait bien pu voir mourir.
Le Festin de la rentrée se passa sans accroc. Hermione passa un bon moment avec ses amis, mais se surprit plusieurs fois à aventurer la main vers sa poche intérieure, ou elle glissait le journal chaque jour. Elle avait constamment envie de dire ce qu'elle voyait à Tom, ou ce qu'elle trouvait drôle, aussi lui réserva-t-elle un long compte-rendu lorsqu'elle rentra dans son dortoir.
Tom, conclut-elle, après avoir détaillé le menu, c'est assez fatigant de parler comme ça, non?
Tu ne veux plus me parler ? vint la réponse, rapide.
Hermione écarquilla les yeux.
Bien sûr que si ! Tu es mon ami, répondit-elle aussitôt. Mais parfois j'aimerais que tu sois vraiment là, pour que nous puissions parler plus facilement. Pour que tu puisses voir ce que je vois.
Une longue pause suivit ses mots, si longue que Hermione eut peur un instant, peur qu'il ait disparu.
Il y a peut-être un moyen.
Essaie, répondit tout de suite la jeune fille.
Il y eut à nouveau une longue pause, jusqu'à ce que Hermione sente comme une chaleur à l'arrière de son crâne, diffuse et agréable, titillant sa magie.
Tom? pensa-t-elle, se sentant idiote.
C'est bizarre, d'utiliser des yeux qui ne sont pas les miens.
Hermione sursauta. La voix, profonde et du grave d'un baryton, retentissait juste à ses oreilles, comme s'il se tenait juste derrière elle. Juste dans sa tête.
Un petit rire lui parvint. Je suis juste là. Je crois que ça peut fonctionner, notre lien a l'air d'être suffisamment fort.
Suffisamment fort pour quoi? se demanda Hermione, un peu perdue. C'était assez déroutant qu'il soit là, mais en même temps infiniment plus pratique que de devoir écrire sur le journal.
Pour que tu me voies, dit-il d'une voix un peu distante.
Et il fut là. Il était un peu flou, un peu éthéré, mais c'était bien une silhouette de garçon, avec un badge de préfet sur ses robes. Hermione lui sourit et jeta rapidement un sort de silence sur son lit.
"C'est très difficile de rester," dit Tom d'une voix distante. "Je crois que je préfère être dans ta tête, c'est beaucoup plus naturel." Il lui sourit à son tour, désinvolte. "Bonsoir."
Hermione eut un petit rire. "Bonsoir, Mr. Riddle. Enchantée de vous rencontrer enfin."
Il eut un sourire affectueux en la détaillant, et s'approcha afin d'effleurer ses cheveux d'une main qui n'était pas vraiment là. "Tu es exactement comme je t'avais imaginée."
Puis il grimaça. "Je suis désolé, c'est très difficile de… Hermione !"
Elle avait vacillé et s'était retenue in extremis à son bureau. Elle sentit le goût du sang dans sa bouche et en portant la main à son nez, elle remarqua qu'elle saignait.
Tom disparut et sa voix retentit à nouveau dans sa tête. Repose-toi, Hermione, dit-il doucement. Ça a drainé ta magie, tu te sentiras mieux demain matin.
Hermione s'allongea dans son lit sans discuter, notant que Tom ne retournait pas dans son journal pour autant.
Sa présence au creux de son esprit avait quelque chose de rassurant.
Tom.
Hmm?
Hermione était en plein cours d'Histoire de la Magie. Prenant des notes en mode automatique - de toute façon, elle pouvait recouper la leçon avec son livre - elle se posait un tas de question.
Tu étais étudiant ici il y a une cinquantaine d'années, pas vrai ?
Oui, et Binns était déjà à mourir d'ennui.
Ce genre de constantes de m'étonne pas vraiment. Mais qu'est ce que tu es devenu, ensuite ?
Aucune idée.
Tom n'avait pas vraiment l'air emballé par cette conversation. Hermione lui mit un petit coup de coude imaginaire.
Ce que je sais, c'est que je me suis abandonné, dit-il d'une voix un peu irritée.
Et tu ne veux pas savoir ? Te venger ? Reprendre ta place ?
Devant le silence à ses mots, Hermione haussa les épaules.
Moi, c'est ce que je ferais.
Tom émit un petit rire, apparemment ravi.
Je n'en doute pas un instant.
Et ce fut tout.
Hermione chercha, encore et encore, où avait disparu Tom Riddle. Il avait été récompensé pour service rendu à l'école au début des années quarante. Avait terminé son cursus scolaire avec les honneurs - Préfet en chef, des O partout. Un prodige. Ce genre de jeune homme se retrouvait au Ministère à un poste haut placé, en général. Mais là, rien du tout.
C'était frustrant, et intrigant.
Hermione, soupira Tom à la fin de l'une de ses longues sessions de recherche à la Bibliothèque. Laisse tomber.
Hermione soupira à son tour. Je voudrais presque demander à Dumbledore, mais je ne veux pas qu'il me pose de questions. Bizarrement, j'ai le sentiment que ton journal serait mal perçu.
A raison, on essayerait de te le prendre.
Je ne préfère pas prendre le risque.
Hermione s'étira. Un mois s'était écoulé depuis la rentrée scolaire, et toujours rien. Elle concentrait la majorité de son temps libre à ces recherches, et elle devait bien s'avouer vaincue pour l'instant. Son travail scolaire n'en avait pas pâti, bien sûr - entre ses propres connaissances et l'aide de Tom, qui avait toujours une information complémentaire à portée de main, c'était un jeu d'enfant. Hermione ne considérait pas cela comme de la triche ; après tout, elle avait simplement un très bon ami plus âgé qu'elle.
Tom n'avait pas essayé de se matérialiser à nouveau. L'effet que cela avait eu sur son énergie avait duré plusieurs jours, et elle avait dormi plus que de raison à ces moments-là. Il se tenait tranquille dans un coin de sa tête, savourant la sensation d'être vivant et d'interagir avec d'autres personnes - même si ce n'était pas vraiment lui, c'était satisfaisant pour l'instant. Il en profitait pour lui chuchoter des conseils, perfectionnant son art et lui permettant d'entretenir des amitiés de plus en plus soudées. Il y avait désormais deux centres de gravité chez les Serpentard ; Draco Malfoy et Hermione Granger.
Snape l'adorait. Son travail en potions était excellent, lui valant des points en plus régulièrement, et son calme et sa manière de charmer les personnes autour d'elle avait fait des merveilles sur lui comme sur quasiment tous les autres. Hermione s'épanouissait à Poudlard cette année-là, nageant entièrement dans son élément. Elle était dans une Maison où l'intelligence et l'ambition étaient respectés, et c'étaient deux traits de personnalité qu'elle embrassait pleinement. Elle avait tout à fait sa place à Serpentard, bien plus que dans n'importe quelle autre maison.
Tom, quant à lui, n'aurait pu imaginer meilleur hôte. Il se voyait très mal supporter une autre enfant de son âge ; parler de garçon, de vêtements et de petits problèmes d'écolier toute la journée aurait été affreux.
Il se plaisait bien, dans sa tête. Hermione était terre-à-terre, et elle comprenait aussi vite que lui les intrications des relations sociales entre Serpentards ; la théorie de la magie était un jeu pour elle, comme elle l'avait été pour lui.
En somme, c'était parfait.
Avec un peu de temps, il allait même peut-être pouvoir l'intégrer à son plan.
