*Bonjour/Bonsoir tout le monde! Je tiens à remercier toutes les personnes venues jeter un œil à ma fic tout en ayant laissé une review! Voici le chapitre deux qui, j'espère de tout cœur, vous plaira! Bonne lecture!*
*PS: A vous, nouvelles et nouveaux venus, j'espère que les modifications apportées vous plaisent car ça n'a pas été facile de transférer l'histoire correcte à l'ancienne! Car oui, "La Sirène de N-Y Version Corrigée" sera supprimée lorsque j'aurais terminé toutes les modifications!*
Chapitre 2: Étrange Amour entre une Tortue et une Humaine
À la surface, plus exactement à l'appartement où vit April, à un étage supérieur de celui de la jeune journaliste, une jeune fille regarde par la fenêtre. Elle sait qu'elle ne peut compter sur ses yeux, mais elle veut être là quand il viendra frapper au carreau.
Jamais, je n'aurais cru que j'allais tomber amoureuse, un jour. sourit-elle. Et pourtant c'est ce qui m'arrive depuis un mois.
La jeune fille repense à ce triste jour où le notaire de ses parents était venu la voir pour lui apprendre la mort de ces derniers dans un crash aérien. Ses parents et leurs secrétaires personnelles étaient morts sur le coup. Certes, elle n'était pas aimée par ceux-ci, mais ils restaient sa famille qui l'avaient vu naître puis grandir. Elle avait beaucoup pleuré tout en acceptant les condoléances du notaire parental.
Je n'étais rien pour eux. pense-t-elle. Sauf peut-être un handicap qui n'avait pas le droit de les suivre quand ils partaient en vacances, seuls, ou au travail.
FLASH-BACK, un mois en arrière:
Le soir même, elle s'était jeté du haut du toit de l'immeuble en espérant mourir très vite et sans souffrance. Elle avait gardé les lèvres closes, se refusant de crier. Sa surprise avait été grande en sentant une main caoutchouteuse, lisse, mais ferme, la maintenir contre quelque chose de dur où elle avait reconnu les battements d'un cœur, autre que le sien. Elle avait attendu que son sauveur la dépose sur le toit de l'immeuble où elle vit avant de prendre la parole:
-Pourquoi?
'Pourquoi l'avait-il sauvée? ' avait été la question qu'elle mourait d'envie de poser, mais une voix, plus exactement un éclat de voix, lui apprit que son sauveur et elle n'étaient pas seuls, lui faisant tourner la tête vers la voix, soit, vers la gauche.
-Putain, Léo! Qu'est-ce qui t'a pris de sauver cette fille? T'aurais pu te faire remarquer! Et j't'signale qu'elle est en train de nous regarder, c'est sûr qu'elle va informer les poulets!
Sur un ton calme le surnommé Léo avait répliqué qu'il l'a sauvé parce que personne ne mérite de mourir à un âge aussi jeune que le sien tout en rajoutant le prénom de Raphaël.
Sa voix était si belle, bien que froide, je l'ai trouvé magnifique. pense-t-elle, sentant son cœur battre la chamade dans sa poitrine en repensant à ce soir.
Ayant pris son courage à deux mains, la jeune fille s'était assise sur ses talons puis avait prononcé ces mots d'une voix légèrement tremblante:
-Vous vous trompez...
Mais ni Raphaël, ni Léo ne l'avaient entendue, car elle s'était exprimé à voix basse, mais cela n'empêcha pas le prénommé Raphaël de continuer à insulter sons sauveur.
-OH! avait-elle hurlé de toute la force de ses poumons. COMMENT VOULEZ-VOUS QUE J'INFORME LES POLICIERS DE QUOIQUE CE SOIT SI JE SUIS AVEUGLE?!
Son soudain éclat de voix avait fait taire la personne répondant au nom de Raphaël. Sans qu'elle ne le sache Léo et Raph' avaient tourné la tête vers elle, la surprise la plus totale peinte sur leur visage. Délicatement, le dénommé Léo l'avait aidé à se mettre debout tout en présentant son bras afin qu'elle y enroule les siens.
Elle n'avait pas vu le mouvement, mais avait parfaitement ressenti le léger vent qu'avait produit le geste de Raphaël devant son visage, tout comme elle avait senti ses joues devenir brûlantes, gênée d'avoir hurlé.
-Vous pouvez arrêter, s'il vous plaît? avait-elle demandé d'une petite voix.
-Putain! avait crié, abasourdi, Raphaël en reculant d'un pas. Elle blague pas!
L'adolescente se souvient qu'après quelques petites secondes Léo l'avait écartée de lui avec douceur et maladresse, lui soufflant à l'oreille de ne pas recommencer, qu'il devait partir. Elle n'avait pas entendu Raphaël s'en aller, tout son être tourné vers Léo.
-D'accord. avait-elle répondu, le cœur lourd. Tu reviendras?
Un silence. Léo était-il parti sans qu'elle ne l'entende?
-Je ne sais pas.
Puis plus rien. L'adolescente avait senti son cœur se remplir de joie à l'idée de rencontrer une nouvelle fois, peut-être, Léo.
FIN DU FLASH-BACK
J'ignore si tu en avais conscience, mais cette brève seconde où tu m'a pris dans tes bras m'avait apporté beaucoup de joie, moi qui a longtemps été surnommée 'Mlle Tristesse'. pense la jeune fille.
Deux coups frappés légèrement au carreau la font soudainement revenir à la réalité. Elle sourit, impatiente, tout en s'écartant de la fenêtre qu'elle ouvre. L'adolescente devine que Léo est entré en ne sentant plus l'air frais du soir sur sa peau, lorsque les mains de ce dernier se trouvent à sa taille. Ses pieds ne touchent plus le sol, des lèvres humides se posent sur les siennes pour un baiser enflammé. Au comble du bonheur, elle répond fougueusement au tendre contact, tout en passant ses bras derrière la nuque de Léo.
Cela ne fait que quelques jours qu'ils ont pris connaissance de leurs sentiments respectifs, mais pour rien au monde ils n'auraient voulu être ailleurs qu'ici, entrain de s'embrasser. La tortue mutante qu'est Léonardo aurait volontiers avoué à sa famille ainsi qu'à April qu'il aime une humaine et que l'humaine l'aime aussi.
Après avoir sauvé la jeune fille à la chevelure impressionnante (il ne savait pas encore son prénom) Léo avait eu la surprise de penser à elle tous les soirs.
Tous les soirs, la tortue au bandeau bleu s'assure que la jeune fille qu'elle a sauvée va bien, sans qu'aucune de ses sœurs ne soient au courant. Étrangement, Raphaël n'avait rien dit à leur mère quant à leur rencontre avec l'adolescente aveugle.
La réponse apparut sous la forme d'un morceau de papier, sur lequel son frère au bandeau rouge avait écrit que le fait que Léo ait sauvé une humaine aveugle ne l'inquiétait pas et qu'il ne voyait pas pourquoi il en parlerait à Senseï.
Pour la tortue maniant des ninjatos, le matin était source d'inquiétudes. Léonardo se posait beaucoup de questions sur la jeune humaine, se rendant malade d'inquiétude. Comment allait-elle? Était-elle souffrante? Pourquoi avait-elle tenté de s'ôter la vie? Mais une question lui revenait sans cesse à l'esprit (et selon lui la plus importante): comment s'appelait-elle?
Rien qu'en fermant les yeux, il se souvient du parfum de muguet de la chevelure (incroyablement longue) de l'adolescente, comme il se remémore* la douceur de sa peau très blanche, mais très loin d'être pâle.
Ce n'est que trois semaines plus tard qu'il prit le risque de lui rendre visite, alors qu'elle était seule. Il était entré par la fenêtre qui, fort heureusement, était assez grande pour lui permettre d'entrer sans le moindre problème. Très rapidement, ils étaient devenus amis, partageant en commun la lecture, le jeu d'échecs, l'Histoire, l'Amour de la langue Japonaise et la pratique du karaté.
Le premier jour, Léonardo avait été plus que surpris en découvrant la couleur de regard de la jeune fille: Violet-améthyste.
Afin d'éviter que ses cheveux blonds comme les blés ne traînent par terre, la jeune fille les avait redressés en quatre macarons. Pendant des heures*, les deux nouveaux amis avaient parlé de tout et de rien, jusqu'au jour où ils s'avouèrent leurs tendres sentiments...
La tortue au bandeau bleu avait appris* le pourquoi sa belle avait voulu se suicider le soir de leur 'rencontre':
-Mes parents sont morts, je n'ai personne. Et puis personne ne souhaite être ami avec une ado aveugle aux yeux violets. Je cache que je suis riche, car les gens changeront de comportement et tenteront, un jour ou l'autre, de* m'éliminer pour récolter l'argent de ma famille en prétendant qu'il ou elle était mon meilleur ami et que j'aurais noté son nom dans mon testament. Mais je sais qu'avec toi, je n'ai rien à craindre: tu es quelqu'un de loyal envers les gens, mais aussi avec tes sentiments.
Suite à cette réponse les deux adolescents se sont tus, tous les deux confortablement installés contre des coussins posés au sol où Léo caresse les cheveux de sa belle.
-Lena? prend-il la parole. D'où te vient ce surnom de Mlle Tristesse?
L'appelée se serre davantage contre son plastron, posant l'oreille à l'emplacement du cœur, légèrement hésitante, mais finalement elle lui explique que depuis son adoption, (Didine, ici, c'est fait exprès que j'ai mis ce mot! Pour montrer que Lena n'est pas la fille biologique de Mr et Mrs Silver) ses parents ne l'ont jamais aimée car trop différente d'eux. Le diagnostic de sa cécité à l'âge de 3 mois n'avait pas aidé dans un éventuel rapprochement de ses parents.
-Les gens qui sont à mon service m'ont donné ce surnom, car jamais ils ne m'ont affiché le moindre sentiment de bonheur. Avant de te rencontrer, l'unique personne qui m'avait apporté du bonheur était Nana, ma nourrice.
Léonardo ne peut s'empêcher de remercier le hasard qui a fait qu'avec Raph' il ne patrouillait pas très loin de l'appartement d'April.
-A quoi penses-tu Léo? murmure tendrement Lena.
Frissonnant de plaisir face à la caresse sur son bras gauche, le fils aîné de Tang Shen sourit, heureux comme jamais il ne l'a été.
-Je repensais à notre "rencontre". répond-t-il, sincère.
-Mais tu as peur, n'est-ce pas? questionne Lena en se mettant à genoux, encadrant le visage de son petit ami de ses mains, tout en plongeant son regard éteint dans celui de glace de Léonardo. Tu as peur que tes frères et ta mère n'approuvent pas notre relation? Ou est-ce à cause du silence des Dragons Pourpres et des Foots?
La première chose qui avait surpris Léo chez Lena était sa perceptibilité puis son cœur d'or, sa générosité malgré son âme tourmentée et un grand manque de confiance en soi. En trois semaines il l'avait guérie de sa timidité et lui avait appris à avoir plus confiance en elle et en ses capacités en lui apprenant à se défendre et la médiation.
La tortue au bandeau bleu avait appris que l'adolescente s'entraînait, seule, au maniement de katanas. Et qu'elle y est excellait.
Dire que Léonardo a été surprit serait trop faible pour expliquer le sentiment qu'il avait ressenti. Il avait été ébahi, admiratif et fier.
Oui, Léo est plus que fier de sa petite amie manie les katanas malgré son handicap. Où a-t-elle apprit ces gestes? D'où lui vient cette assurance qui s'opère en elle lorsqu'elle a ses armes en mains?
La tortue mutante avait posé ces questions, mais Lena avait été incapable d'y répondre, ne comprenant pas elle-même d'où lui vient cette métamorphose qui s'opère en elle quand elle a ses armes.
-Les deux. soupire le fils aîné de Tang Shen.
Doucement, Lena se blottit une nouvelle fois contre le plastron de son amoureux, sa joue à l'emplacement du cœur, appréciant d'entendre le chant de l'organe vital de toute vie. Le grand frère de Raphaël, Donatello et Michelangelo avait retiré son plastron de bambou afin de permettre de sentir la douceur de la peau de sa belle, tout en laissant sa main gauche dans le dos de cette dernière tandis que la droite caresse la chevelure de sa copine.
-Ma mère est humaine, mais j'avoue avoir du mal à comprendre ses états d'âme ou à quoi elle pense lorsqu'on discute elle et moi, reprend la parole la tortue mutante.
Lena garde le silence, se blottissant davantage contre Léo, le cœur lourd. Avoir parlé de Nana lui rappelle combien l'absence de la jeune femme est un véritable crève-cœur.
Les domestiques ne l'ignorent pas. Ils savent que Nana avait été la seule qui avait réellement aimé le bambin qu'était Lena, sans jamais être dérangé par la couleur inhabituelle de son regard et la longueur plus qu'impossible de sa chevelure (à 3 mois ses cheveux avaient la longueur d'un bébé de deux ans!)
La jeune nourrice (Nana n'avait que 21 ans et avait perdu son bébé depuis un mois) l'avait nourri, aimée et éduqué tout en lui apprenant à faire la différence entre le Bien et le Mal comme si elle avait été sa propre fille.
Le lien avait été si fort que lorsque Mireille a annoncé à la fille adoptive de ses patrons (occupant les postes de cuisinière et de bonne) la mort brutale de Nana, l'enfant de 4 ans avait trouvé refuge dans sa chambre, où pendant des jours, la petite fille avait pleuré toutes les larmes de son corps la perte de la femme que son cœur avait choisi comme mère. Six jours plus tard, ses parents avaient accepté* à ce que l'enfant aille se recueillir sur la tombe de la jeune défunte très tôt au matin pour éviter de tomber sur des paparazzis.
Ce jour, ils m'avaient accordé un peu de leur si précieux temps. se souvient Lena. Nana était le soleil qui a illuminé ma vie, elle restera la mère que le Destin m'a arraché...mais Léonardo est la lune qui veille sur moi par sa douceur et sa présence muette réconfortante.
-...na? Lena?
Revenant sur Terre, l'adolescente s'excuse, s'étant perdue dans ses pensées.
-Tu disais quelque chose, Léo?
Gardant sa Princesse contre lui, Léonardo l'installe sur ses genoux, puis se redresse en position assise. Il sort de sa poche un T-Phone qu'il pose dans la main gauche de l'humaine, lui précisant qu'il a quelque chose pour elle.
-Qu'est-ce que c'est? demande, curieuse, Lena en touchant la chose.
-Une invention de mon frère Donatello. réponds, souriant, Léo. Contrairement aux I-Phones, je lui ai demandé à ce qu'il modifie le toucher des touches afin que ce soit plus facile pour toi pour m'envoyer des messages, voir, pour m'appeler. Et il a ajouté quelque chose de spécial.
Se souvenant des explications de Don lorsque ce dernier leur a présenté sa création (ils n'avaient que 13 ans), la tortue maniant des ninjatos les explique à sa Princesse.
-Mais comment pourrais-je lire les messages que tu m'enverras? lui demande, tristement, la jeune fille à la longue chevelure.
Son sourire s'agrandissant, Léonardo entreprend d'écrire un sms à sa dulcinée, qui sent alors le T-Phone vibrer dans sa main pendant* une seconde avant qu'une une voix robotique s'élève après un léger 'Bip':
Vous avez un message. De Léonardo. Connaître le contenu du message?
D'un petit baiser la joue gauche de sa copine, Léo l'encourage à répondre.
-Oui, répond l'adolescente au regard améthyste.
Lecture du message: Tu es ma vie, Lena. Je t'aime.
Surprise, mais très heureuse du cadeau que Donatello lui a fait (sans que ce dernier ne le sache) et que son chéri lui a offert, la jeune fille embrasse passionnément sa tortue.
*Bonjour/Bonsoir tout le monde! Je vous remercie d'avoir laissé vos rewiens et avis en tous genres! Je vous souhaite une agréable journée/soirée.*
