Comme dit dans le prologue, voici le chapitre 1 posté dans la foulée (J'ai pas spécialement fait de correction, désolée s'il y a des coquilles).
Bonne journée !
Chapitre 1
Harry se réveilla avec une impression nouvelle de totale sécurité. Il se rappelait vaguement les évènements de la veille. Tante Tunie l'avait défendu et ils étaient partit que tous les deux pour toujours loin de l'oncle Vernon et du cousin Dudley. Il était heureux que sa tata à lui veuille qu'ils ne soient que tous les deux. Cela voulait dire qu'elle le préférait à eux. Qu'elle le préférait à Dudley. Harry était vraiment heureux.
Voyant que Harry était réveillé elle l'embrassa tendrement sur le front.
-Bonjour petit lutin, murmura-t-elle.
-'Jour tata Tunie.
-Il nous reste encore quelques heures de vol mon chéri.
-Beaucoup ?
-Environ cinq heures, mais en attendant on peut parler de beaucoup de choses.
Le petit garçon hocha la tête.
-Déjà à partir de maintenant il ne faut plus que tu mentionnes le nom Dursley, je reprends mon nom de quand j'avais ton âge.
-Et c'est quoi ?
-Evans comme ta maman avant qu'elle épouse ton papa.
-Ils te manquent ?
-Oui, beaucoup.
-Pas moi, je m'en rappelle plus, murmura Harry en baissant la tête.
-Ce n'est pas grave, peu importe ce que tu fais ou pense, ils t'aimeront toujours autant !
-C'est vrai ? demanda-t-il, plein d'espoir.
-Bien sûr mon chéri.
Le voyage fut certes long, mais il passa relativement vite. Pétunia expliqua toute sorte de choses à son neveu, notamment comment ses parents étaient morts ou encore ce qu'était la magie et qu'il en était sûrement lui aussi pourvu.
Harry, encore petit, ne sembla pas ébranlé par l'existence de la magie ni la remettre en question. Pétunia, souriant de son innocence, lui fit alors promettre de garder cela pour lui parce que la majorité des gens ne connaissaient pas son existence.
Ils débarquèrent à Seattle de nuit à cause du décalage horaire. Harry s'était de nouveau endormi et Pétunia le réveilla doucement. Ils passèrent cette nuit-là dans un motel près de l'aéroport dans un lit pas très confortable, mais le cœur léger.
Les semaines suivantes Pétunia réussi à trouver un poste de secrétaire dans le bureau de police de Seattle. Ainsi grâce à un ami assez haut placé qu'elle s'était fait au poste, elle put obtenir rapidement un visa de travail. Quelques mois plus tard Harry et Pétunia étaient officiellement citoyens des Etats-Unis enregistrés tous les deux sous le nom de Evans.
C'est Harry qui avait voulu avoir le même nom de famille que Pétunia, qu'il considérait comme sa mère.
Pétunia se souviendrait toujours quand son enfant le lui avait fait comprendre. C'était le soir de Noël. Elle était particulièrement fière du repas qu'elle leur proposait. En vérité elle n'avait pas suivi les traditions et avait seulement préparé les plats qu'Harry aimait le plus : artichaut avec une sauce à la crème fraîche, un fish and chips et une tarte aux abricots avec de la glace à la vanille qu'elle avait fait elle-même.
Rien de particulièrement compliqué ni sophistiqué, comme elle avait l'habitude de faire ces dernières années. Mais cela avait plu à Harry de telle façon qu'il n'avait cessé de remercier Pétunia et de sourire toute la soirée. Il extériorisait son bonheur par tous les pores.
Ils avaient beaucoup discuté pendant le repas, Pétunia racontant des anecdotes des Noëls qu'elle-même avait vécus. Elle en était venue naturellement à parler de Lily et de son affection pour Noël qui était pour elle le meilleur moment de l'année. Mais Harry avait fini par l'interrompre et lui dire quelque chose dont elle se souviendrait toujours :
« Lily avait l'air très gentille, affirma-t-il. Mais tu es plus ma maman qu'elle, non ? Moi je veux que ce soit toi ma maman, dit-il en fronçant les sourcils. Tu veux pas ? s'inquiéta-t-il. »
Après quelques secondes de choc, elle l'avait totalement rassuré et ils avaient longuement discuté de ce que Harry avait envie et il en était ressorti exactement ce qu'il avait dit. Lily il ne l'avait quasiment jamais connue et même si c'est elle qui l'avait mis au monde et qu'il ne l'oublierait jamais, Pétunia était plus sa maman parce qu'aujourd'hui c'est elle qui veillait sur lui. C'est elle qui le couchait tous les soirs en lui lisant une histoire, c'est elle qui avait tout fait pour lui et qui l'aimait.
Pétunia se sentait légèrement coupable de voler le rôle de Lily alors qu'elle ne faisait même plus le sien auprès de son fils. Mais elle avait décidé d'avancer. De toute manière elle l'aimait déjà, et depuis longtemps, plus que son propre fils même si ce constat la rendait quelque peu malheureuse.
Harry avait donc finit par l'appeler maman et plus tata Tunie et ils poursuivaient leur petite vie à deux, apprenant ce qu'était une vie normale pour Harry et redécouvrant le plaisir de vivre pour Pétunia.
Bien sûr, ce n'était définitivement pas facile tous les jours pour Pétunia, Seattle ne lui plaisait pas, elle n'aimait pas les grandes villes. Ce ne fut que deux ans après leur arrivée aux Etats-Unis qu'ils purent enfin quitter Seattle. Pétunia avait guetté les offres de mutation disponibles pour elle et en avait enfin trouvé une qui correspondait à tous ses critères : entouré de verdure, perdu mais pas trop loin d'une grande ville – de Seattle si possible, elle s'y était quand même fait des amis – et avec peu d'habitants.
On était un début d'après-midi frais de mars.
Une grande femme blonde à la beauté banale et un garçon de moins de dix ans se garèrent devant le poste de police de la petite ville. Le garçon tenait la main de la grande femme tout en observant les alentours. Les deux nouveaux arrivants entrèrent dans le poste et la femme alla tout de suite s'identifier au guichet d'accueil.
-Bonjour, je suis Pétunia Evans, je commence demain en tant que secrétaire, se présenta-t-elle.
-Garry Brandt, enchanté. J'espère que vous vous plairez par ici, lança-t-il joyeusement.
-Je pense que ça va être le cas, dit-elle en regardant Harry.
-Ah et vous emmenez un jeune en plus ! C'est génial, sourit-il. Comment tu t'appelles mon petit ?
-Harry Evans, Monsieur, répondit-il poliment.
-Pas de Monsieur entre nous, appelle-moi Garry !
Harry lui sourit en hochant la tête.
-Si je suis passée aussi tôt au poste, c'est parce que je n'arrive pas à trouver la maison que j'ai achetée et que la propriétaire a dit avoir laissé les clés ici, lui expliqua-t-elle.
-Bien embêtant, je comprends ! C'est la petite maison avec le toit rouge en dehors de la ville entourée de sapins ?
-Oui, affirma-t-elle.
-C'est une maison qui appartient à ma grand-mère, enfin qui appartenait, sourit-il. Bien alors quand vous sortez vous prenez à droite en direction de…
Une dizaine de minutes plus tard, Pétunia et Harry franchissaient le seuil de leur nouvelle maison. Elle n'était pas très grande, à peu près cent mètre carré avec un étage. Elle était entourée de grands conifères, mais les extérieurs avaient été entretenus. En somme, d'extérieur, c'était une jolie petite maison un peu perdue et qui rejoignait la route principale de la ville par un chemin de terre tout juste large pour une voiture.
Madame Brandt, la grand-mère du policier qui les avait accueillis, leur avait laissé les meubles d'usage courant en attendant qu'ils achètent tout ce qu'il leur fallait.
On entrait directement dans l'espace salon salle-à-manger, la salle-à-manger tout de suite sur la gauche et le salon au fond à droite entre l'escalier et la cuisine séparée. Tout était assez petit, mais fonctionnel. En haut : les deux chambres avec simplement un lit dans chacune pour l'instant et la salle-de-bain. Madame Brandt leur avait laissé une douche, un évier et des toilettes qu'ils pourraient garder.
Pétunia était heureuse, elle se sentait bien dans cette petite maison, certes pas très moderne mais pleine de charme. Elle avait l'impression qu'enfin ils allaient pouvoir commencer une autre vie où ils seraient libres, une vie dont elle avait longtemps rêvé. Elle redescendit pour commencer à sortir les quelques affaires qu'ils avaient emmené. C'est-à-dire tous les souvenirs qu'elle avait gardés de Privet Drive : toutes les photos de son enfance, les lettres échangées avec sa sœur, les photos qu'elle lui avait envoyées, quelques objets qui avaient une valeur sentimentale et les vêtements qu'ils avaient achetés à Seattle. Aucun meuble, tout était resté sur place, elle n'en voulait pas.
Harry lui était aux anges, la maison lui plaisait beaucoup et il y avait la forêt à perte de vue autour de lui. Il adorait la forêt, encore plus quand elle était composée de grands sapins à l'aspect mystérieux. Après avoir aidé sa presque mère à sortir leurs quelques cartons de la voiture il s'aventura entre les grands arbres, tout en veillant à ne pas trop s'éloigner. Il repensa à leur vie d'avant et se dit qu'il préférait nettement sa vie maintenant. Au cours des presque trois dernières années, il avait pris la mesure de ce qu'avait fait sa tante, maman comme il l'appelait maintenant. Elle avait tout quitté pour qu'ils soient heureux tous les deux. Il avait bien vu qu'elle n'était elle-même pas très bien traitée dans la maison du 4, Privet Drive, cependant c'est plus pour lui qu'elle était partie. Avant que son oncle porte la main sur lui.
Elle avait donc laissé une vie normale, plutôt tranquille, son mari et son propre enfant pour s'enfuir avec lui. Et depuis qu'ils n'étaient plus que tous les deux, il la voyait de plus en plus souriante. Elle était désormais tendre avec lui tout le temps, plus seulement les week-ends pendant que Dudley et Vernon étaient de sortie.
Oui, il préférait définitivement cette vie avec celle qui était désormais sa mère dans son cœur.
Les jours passèrent vite et agréablement pour cette petite famille, Pétunia et Harry s'étaient bien intégrés. Harry était apprécié par beaucoup des enfants de son école avec son caractère doux, mais toujours prêt à faire des bêtises. Pétunia, elle, était respectée pour son travail toujours consciencieux et les délicieux repas qu'elle organisait de temps en temps. De plus, elle avait commencé une relation avec le shérif, une relation entre deux écorchés des sentiments. Ils y allaient doucement.
C'était un grand homme à la beauté assez ordinaire, mais avec un certain charme. Il était brun et avait les yeux de la même couleur. Il semblait avoir en permanence un air renfrogné et n'était pas très à l'aise avec les relations humaines, surtout depuis que sa femme l'avait quitté en emmenant sa fille.
Elle allait d'ailleurs faire se rencontrer les deux hommes aujourd'hui.
Pétunia se regarda une dernière fois dans le miroir de l'entrée en soupirant. Elle était assez inquiète de la rencontre qu'il allait y avoir aujourd'hui. Pour la première fois, Pétunia allait présenter un homme à son petit Harry et elle l'appréhendait fortement. Depuis qu'elle avait quitté l'Angleterre et sa vie avec son Harry sous le bras, elle ne lui avait jamais présenté qui que ce soit.
Bien sûr, elle en avait fréquenté quelques-uns, cela n'avait d'ailleurs pas été facile : elle avait « perdu la main ». Toutes ces relations n'avaient par ailleurs pas abouti sur grand-chose et avaient été plus que courtes pour la plupart.
Cette fois-ci, cependant, c'était autre chose. Elle commençait doucement à ressentir des sentiments dont elle ne soupçonnait plus l'existence en elle depuis des années. Cet homme si semblable et différent d'elle. Si froid et grognon d'extérieur – ce qui n'était rien d'autre qu'une carapace.
Il s'appelait Charlie Swan et en tant que shérif il était également son supérieur. Cela faisait presque cliché en y pensant : la secrétaire du poste de police qui sortait avec le shérif. Mais elle n'en avait que faire, elle savait sans pouvoir se l'expliquer que c'était l'homme de sa vie. Elle ne lui dirait pas tout de suite, les sentiments étaient des choses assez complexes pour lui, ça lui faisait peur.
Donc, en cette fin de matinée d'un samedi pour une fois ensoleillé, elle allait enfin lui présenter son petit garçon. Ils devaient se rejoindre sur une petite plage pour faire un pique-nique que Pétunia avait pris grand soin à préparer.
-Tu es très jolie, Maman, sourit le petit garçon.
Pétunia sursauta légèrement, surprise, et se retourna vers le petit brun. Elle lui sourit tendrement, comme à chaque fois qu'elle le voyait, et s'accroupit devant lui.
-Merci mon ange. Tu es content d'aller faire un pique-nique ?
Harry hocha la tête avec vigueur et un grand sourire.
-Et comme ça je vais pouvoir te présenter Charlie, ajouta-t-elle.
A cette affirmation, Harry fut moins enjoué. Sa maman lui avait expliqué en début de semaine qu'elle fréquentait un garçon et qu'elle pensait que c'était sérieux. Il voyait bien qu'elle semblait plus heureuse ces derniers temps, elle prenait encore plus soin d'elle qu'habituellement. Harry était vraiment partagé par rapport à tout ça. Dans un premier temps il avait éprouvé un peu de jalousie, bien vite oubliée après avoir vu combien cela semblait la rendre heureuse. Mais, aujourd'hui, ce qui primait était une peur viscérale. Il ne voulait pas que sa mère redevienne malheureuse comme en Angleterre alors qu'elle allait de mieux en mieux depuis qu'ils étaient arrivés aux Etats-Unis, mais surtout à Forks.
-Qu'est-ce qu'il y a, mon ange ? s'inquiéta Pétunia.
-Rien maman ! sourit Harry.
Peu convaincue elle ne rajouta pourtant rien et se releva. Harry avait décidé de cacher ses sentiments à sa maman et d'étudier ce monsieur à la place. S'il ne l'aimait pas, il le ferait partir lui-même et protègerait sa maman, foi d'Evans !
Quelques minutes plus tard, Pétunia et Harry étaient en voiture et surtout en route pour la première rencontre des deux garçons. Une vingtaine de minutes de route et ils se garèrent sur un petit chemin de terre où la volvo du sheriff était déjà garée.
Charlie, son air ronchon en place, était plus stressé que la jeune femme de quelques années son ainée. Adossé contre sa voiture, il vit tout d'abord Pétunia sortir et lui offrir un petit sourire contrit, puis un petit garçon se plaça à côté d'elle. Rapidement il descendit le regard pour l'observer. Il tomba tout d'abord sur les yeux les plus verts qu'il avait jamais vus, purs et brillants d'une façon quasi surnaturelle. De longs cheveux d'un noir profond entouraient et barraient parfois son visage aux traits fins et adorables. Il n'était pas très grand pour son âge, cela rajoutait à son aura adorable.
En replongeant ses yeux dans ceux du petit garçon, il crut y percevoir de l'appréhension, renforcé par ses sourcils froncés. Ceux-ci revinrent à la normale dès que la mère l'appela.
-Harry, je te présente Charlie, dit doucement Pétunia en regardant son fils.
-Ahm… bonjour mon grand, salua Charlie, mal à l'aise.
-Bonjour, murmura Harry en baissant les yeux.
L'ambiance était froide, la tension et le malaise présents dans l'air. Pétunia sortit quelques banalités pour se redonner contenance.
-Et bien, je vais prendre le pique-nique et nous allons pouvoir nous installer, affirma Pétunia.
En la voyant partir vers son coffre, le jeune homme se ressaisit et lui emboîta immédiatement le pas, refusant qu'elle porte quoi que ce soit. Ensemble ils empruntèrent un petit sentier qui devait être peu utilisé et au bout de quelques minutes de marche silencieuse arrivèrent sur une petite crique de galet entourée de falaises.
Harry resta un instant immobile, hypnotisé par le spectacle, pendant que les deux adultes commençaient à installer le déjeuner. Quelques secondes plus tard, ils remarquèrent son absence et Charlie insista pour aller lui-même le voir.
-Alors… l'endroit te plaît ? demanda l'adulte ayant du mal à supporter son regard.
Pour seul réponse, il reçut un hochement de tête du petit.
-Ta maman m'a beaucoup parlé de toi, finit par avouer le sheriff. Elle m'a dit que tu adorais la nature, alors j'ai pensé que cet endroit te plairait, expliqua l'adulte en rougissant légèrement.
Harry le scruta intensément quelques secondes, cherchant à comprendre ce grand monsieur si étrange. Il ne ressemblait pas à l'idée qu'il s'en faisait. Pour lui un sheriff c'était arrogant et fier, ça rougissait pas sous le regard d'un enfant. Et puis il avait l'air mal à l'aise. Et il avait aidé sa maman et même s'il disait pas grand-chose il la regardait bizarrement, comme si elle était fragile et qu'il fallait faire attention à elle.
Harry soupira, commençant à se rassurer. Ce monsieur ne ressemblait en rien à l'Oncle Vernon, il pouvait lui laisser une chance. Il serait toujours temps de le faire fuir plus tard s'il devenait méchant ou enlevait le sourire à sa maman. Fort de sa résolution, Harry se montra plus ouvert.
-C'est gentil, j'aime beaucoup, avoua-t-il. On va manger ? demanda-t-il.
Charlie releva la tête, légèrement surpris, avant de tenter un sourire maladroit en se frottant la nuque. Il acquiesça et laissa Harry passer devant lui.
Pendant leur discussion, Pétunia avait terminé l'aménagement de leur déjeuner et les attendait avec un petit sourire qui réchauffa le cœur des deux hommes. Charlie tint à personnellement servir tout le monde sous prétexte que Pétunia en avait fait assez. Cela ravie la jeune femme et mis un peu plus en confiance le petit garçon. Jamais l'Oncle Vernon ne se serait proposé, quand bien même Pétunia aurait été très fatiguée.
Le pique-nique se déroula tranquillement, sans crise, la discussion se débloquant au fur et à mesure que Harry cernait un peu mieux l'adulte. A la fin du repas Harry l'avait totalement approuvé, étonnant Charlie par le changement progressif du petit garçon.
Il comprit que Harry avait dû être assez déstabilisé et méfiant dans un premier temps avant de l'accepter et de se détendre en sa présence. Il ne savait pas comment il avait réussi à le rassurer mais cela le soulageait. Il tenait sincèrement à Pétunia et avait peur de la faire fuir si son fils ne l'appréciait pas. Il fallait dire que Pétunia parlait quasiment en permanence de son adorable enfant, qu'elle avait plusieurs photographies de lui sur son bureau et même une dans son portefeuille.
Maintenant qu'il avait rencontré ce petit, il comprenait pourquoi. Une fois détendu il avait une conversation étonnante pour son âge, démontrant une certaine intelligence mais surtout une énorme gentillesse. On sentait également qu'il était énormément attaché à sa mère, de façon assez viscérale mais très réciproque. Il sourit tristement en pensant à ça, il imaginait sa fille lui tourner le dos pour avoir le même genre de relation avec sa mère.
-Charlie ? s'inquiéta Pétunia.
-Je… vous me faites penser à ma fille, finit-il par avouer.
-Tu as une fille ! s'exclama l'enfant avec les yeux grand ouverts. Pourquoi tu l'as pas amenée aujourd'hui ?
-Harry… commença Pétunia.
-Ne t'inquiète pas, affirma-t-il. Tu vois j'ai une petite fille, vraiment toute petite, mais sa maman est partie avec elle très loin et je ne vais pas pouvoir la voir avant quelques mois, dit-il tristement.
Harry resta silencieux après la révélation, ressentant toute la tristesse de ce père éloigné de sa fille. Il en voulut également à la maman pour séparer la toute petite de son papa qui l'aimait apparemment énormément.
-Elle revient quand ?
-Dans un peu moins de trois mois, en août.
-J'ai hâte de la rencontrer ! dit joyeusement Harry. Je suis sûr que tu lui manques beaucoup, affirma-t-il.
D'abord surpris – il n'en finissait pas d'être surpris avec ce petit garçon – il sourit, honnêtement touché par ses paroles.
La conversation finit par revenir à la normale, le sujet ne fut plus abordé pour ne pas faire de peine au père.
Et un chapitre, un. Un commentaire ?
