Chapitre 2 : Yakuza

Trois mois avaient passés depuis mon arrivé dans le manoir d'Hitoshi. J'avais appris à m'habituer à l'endroit ainsi qu'aux personnes qui s'y trouvaient. Je m'étais fait ami avec deux des domestiques et un des conseillers de l'homme. Les domestiques se nommaient Sora et Mizu. L'une avait les cheveux longs blonds dont elle les attachait majoritairement tout le temps. Sûrement à cause de son travail assez chargé. Sora avait les yeux bleus ciels et très clair, comme si la lumière reflétait constamment, malgré l'obscurité. Mizu, elle, avait les cheveux d'une couleur qui était hors du commun, mais je la trouvais très belle pour elle : Cette chevelure était comme les prunelles de Sora, peut-être plus pâles. Les yeux étaient, comparé à ses cheveux, très sombre, comme si nous pouvions se situer dans la nuit quand on la regardait.

Les deux étaient très gentille et peu importe leurs travaux, Sora et Mizu passaient une grande majorité de leur temps avec moi à me parler et me permette de me sentir moins seul. Je me souviens encore que la première fois que les deux avaient voulu savoir comment était ma vie avant d'arriver ici, ça tout de suite basculé négativement et Hitoshi leur avaient averti de ne plus en parler, surtout devant moi. Je lui suis un peu redevable pour ça, même si je sais qu'elles étaient simplement curieuses de vouloir me connaître plus profondément. À port cela, c'était eux qui venaient me porter mes repas et les autres besoins.

Les repas étaient toujours aussi délicieux comme d'habitude. Le «conseiller» d'Hitoshi, lui, semblait plutôt effrayant aux premiers abords, mais quand on apprenait à le connaître en passant plus de temps avec lui, il était sympathique en fait. Il avait les cheveux de couleur prune et ses paupière étaient souvent fermés, sauf quand il se mettait en colère. Ce qui était rare, heureusement. Ses sourcils étaient un peu froncés. Rei, comme il se prénommait, fut habillé, comme à l'habitude, d'une blouse grise foncé ainsi que d'un pantalon noir.

Pendant trois jours, Hitoshi m'eut raconté que le Japon était divisé en plusieurs branches, dont lui était le chef principal de Yamaguchi-gumi qui fut la branche sur le côté Est ainsi qu'à l'Ouest. Deux autres branches, les Shan qui se situaient sur le Sud et les Rin qui, eux, se situaient au Nord du pays. En entendant cela, je fus assez déragé. Hitoshi était un Yakuza, le chef devrais-je dire. Je ne pense pas que je devrais le croire pour tout ce qui m'a dit précédemment mais en même temps, mon esprit me dit de l'écouter dans un autre sens.

Je me réveilla soudainement dans mon lit, en sursaut lorsqu'un rêve…un cauchemar eu finit de traverser mon esprit. Étrangement, je ne me rappelais aucunement de celui-ci. J'enlevas les couvertures soyeuses pour que je puisse ainsi descendre de mon lit alors qu'au même moment, la porte s'ouvrit pour laisser apparaître Hitoshi. Je fus heureux de pouvoir enfin le voir.

Cela avait été longtemps que je ne l'avais pas revu parce qu'il était partit à cause de son travail de Yakuza. Mon sourire arrêta pour que des larmes eurent remplit constamment mes yeux bleus clairs. Il se rapprocha de moi pour ainsi m'enlacer avec délicatesse. Après deux ou trois minutes, mes larmes s'arrêtent. Encore une seconde fois, je me sentais confortablement détendu et…comment pouvais-je le dire…aimé.

Malheureusement, ma joie fut rapidement brisée lorsqu'Hitoshi m'annonça que celui-ci devait une nouvelle fois repartir pour aller dans le côté Nord du Japon. Plus précisément là où se trouvait l'une des branches des Yakuza. Il me resserra un peu plus tendrement avant de finalement me relâcher.

-Je veux que tu restes dans ta chambre et que tu ne sorte sur aucun prétexte. Est-ce clair? Me demanda-t-il alors que je ne pus m'empêcher de tressaillir devant lui.

Je me sentais un peu tendu cette fois-ci. Je hocha tranquillement ma tête, essayant de paraître le plus crédible possible. Son sourire réapparu, en s'agrandissant. Hitoshi partit vers la porte avant de se retourner pour me regarder un instant. Je le vit refermer la porte en bois derrière lui, un silence s'installant dans le centre de la pièce de couleur sombre. Pour passer le temps, j'essaya de prendre de nombreux manga qui étaient dans l'immense bibliothèque en bois de chêne peinturée de blanc neige. Je me déposa sur mon lit en m'enveloppant dans les couvertures pour que je puisse me sentir confortable pendant que je lisais les onze livres que j'eu prit.

J'aimais beaucoup ces histoires, ça ressemblait à de l'action et peut-être un peu d'aventure. Il avait seulement le dernier que je commença à lire, suivre le cours de l'histoire avec le plus de précision possible. Mes yeux s'arrêtèrent que ceci devenait embarrassant. Je fermis le livre à une vitesse incroyable pour le dire et mes joues ne purent s'éviter de faire apparaitre une teinte de rouge framboise sur eux. Que faisait un livre comme cela dans la bibliothèque.

Je ne sus en plus combien de temps cela faisait-il qu'Hitoshi était partit pour je ne sais où exactement. En fait, oui je le savais, le problème était plutôt à quelle heure allait-il revenir ici. Je ne pouvais bouger de ma chambre pendant cette période avec l'ordre que l'homme m'avait annoncé. Je déposa les bouquins sur leurs étagères respectives alors que je me dirigea vers la salle adjacente afin de pouvoir prendre une douche qui, j'espère, pourrait me détendre le plus possible. Je refermai la porte blanche derrière moi en même temps de barrer celle-ci.

La salle de bain était magnifique. Elle était composée d'une douche énorme vitrée avec un seul mur de pierre d'une couleur grisâtre, presque noire. Deux Lavabo blancs étaient suspendus en basse hauteur avec un miroir accroché en haut de ceux-ci. Il y avait aussi une baignoire dans le même style que la douche et une toilette posée juste à côté. Je me dépouilla de mes vêtements en premier avant de me prélasser dans la douche en même temps que les jets d'eau chaude s'éclaboussaient sur ma tête ainsi que sur mon corps. Ça procurait t'en de bien que je dû me dépêcher à commencer à me laver.

Après mettre mit tout propre, je mis mon pyjama qui était constitué d'un chandail blanc et un pantalon court comme un short d'une couleur noire en me redirigeant vers ma chambre pour sauter d'un coup dans mon lit sombre. J'étais vraiment fatigué cette fois-ci et un peu de sommeil ne me ferait pas de mal. Je tapota mon oreiller comme mon visage se déposa dessus. Je tombis facilement dans une grande nuit de rêve.

Mon corps se réveilla. En me levant, je me souvenu que je m'étais couché hier après avoir passé des heures à essayer de m'occuper le plus de temps possible, mais on pouvait dire que même si je m'étais endormis pour je ne sais combien de minutes ou même d'heures, Hitoshi ne semblait toujours pas être revenu. Je fus mécontent. Il désirait que je reste dans ma chambre jusqu'à son retour à m'occuper avec tout ce qu'il y avait dans une pièce, mais là, je suppose que j'avais tout essayé et c'était déjà plus qu'ennuyant vu que personne n'est venu me voir ici. Pas même Mizu, ni Sora sont venu.

Tout à coup, mon ventre sortit un grondement de famine. J'avais tellement faim, sûrement pas autant que lorsqu'Hitoshi m'avait apporté mon premier repas quand j'étais arrivé dans cet endroit, mais j'avais faim. Malgré ses ordres, j'ouvris doucement la portière pendant que je sortais.

Je remarqua qu'à l'habitude, juste en sortant de ma chambre, j'apercevais au moins une dizaine de personnes, mais cette fois, pas un chat en vue. Je longeais les couloirs pour me rendre dans les escaliers pour voir soudainement Sora qui marchait vers eux, neutre, tenant un plateau de nourriture dans ses mains. Elle m'aperçut de loin après avoir eu finit de monter la toute dernière marche du gigantesque escalier.

-Aiko! Tu étais supposé rester dans ta chambre jusqu'à-ce que le maître revienne de son travail. Me cria-t-elle sans avoir plus l'air inquiète que furieuse.

Sora prit le plateau dans une de ses mains et couru jusqu'à moi pour ainsi me tirer par le bras, bien que cela avait été avec douceur et m'amena dans ma salle respective. Elle referma la portière fermement à clé en me laissant totalement dans la curiosité.

-Qu'est-ce qu'il y a Sora? Pourquoi ne puis-je sortir au juste? Lui demandais-je de plus en plus confus comme le temps passait lentement.

Sora ne me répondit pas pendant une minute environs avant de lâcher un soupir d'angoisse et de finalement me répondre.

-Le maître m'avait interdit de t'en parler, mais je crois que pour une seule fois, il est mieux que je lui désobéisse. Je crois que tu sais déjà qu'il est le chef de la mafia japonaise, n'est-ce pas?

Je hochai la tête de haut en bas doucement. Où voulait-elle en venir?

-Pour être plus précise, il en est seulement le deuxième chef de l'organisation, ce qui signifie qu'il y a quelqu'un au-dessus de lui. Cette personne est justement celle qui est la plus haute dans la hiérarchie du groupe. On peut dire aussi que c'est lui qui donne tous les ordres des autres branches que le maître t'a parlées. Dit-elle un peu en baissant les yeux en croyant que je n'aimerais aucunement la seconde partie qu'elle allait me raconter.

Et Sora avait raison. Ce qui s'ensuivit ne me plut absolument pas.

-Tous les enfants qui ont été accompagnés avec toi lors de votre arrivée… L'homme est venu justement pour eux et pour toi aussi mais c'est pour ça qu'Hitoshi t'a envoyé dans une chambre plus loin des autres. Pas parce qu'on ne voulait pas que tu ne sois avec les personnes de ton âge, mais pour te protéger. Les autres adolescents ne sont pas morts, mais ont été amenés dans différentes places au Japon. Justement, le maître ne voulait pas que tu sortes de ta chambre parce que l'homme était ici et il ne voulait pas que celui-ci te découvre.

Sora arrêta. Elle vu qu'elle en avait sûrement dit trop pour cette fois. Mais cela vaudrait probablement mieux ainsi pour moi. Au moins, je su que les autres de mon âge n'était pas morts, tout simplement amenés dans un endroit quelconque et que le supposé homme était dans le manoir.

Ma tête tournait à tous les choses dont venait de me dire Sora. Elle n'aurait sûrement pas voulu me le dire.

Soudain, des coups ainsi que des plaintes retentirent à travers la porte. Sora se leva rapidement du lit pour me diriger vers l'armoire. Que faisait-elle en ce moment. Toutefois, je l'écouta en me cachant dedans celle-ci en même temps que j'entendis la porte s'ouvrirent pour entendre la voix d'Hitoshi ainsi que la voix d'un inconnu. Sûrement la voix de l'homme dont m'avais parlé Sora. Je pouvais les entendre minutes après minutes qu'ils passaient à discuter et à plus au moins demander à Sora où j'étais. Heureusement, elle ne put dire que celle-ci ne m'avait pas aperçue depuis hier soir.

J'avais réussi à ouvrir une courte brèche par les portes de l'armoire pour que je puisse voir la scène devant moi, accroupi en boule. À la vitesse de la lumière, Mizu sortit de nulle part afin d'atterrir dans la pièce où les autres personnes se trouvaient. Je continuai à regarder lorsqu'un «atchoum» vint résonner dans la pièce. Tout le monde se retourna vers moi sans jamais me voir à travers l'ameublement de bois. C'était sûr. J'allais me faire prendre en train de me cacher dans ma cachette qui fut l'armoire et exactement, les portes s'ouvrirent. Mon corps ne put arrêter de trembler alors que je su qu'on m'avait découvert. Sora eu l'air paniquée pareil à si ils venaient de trouver la chose qui signifierait la fin de ma vie. Je fus incapable d'avoir la force de fermer mes yeux qui étaient en ce moment figés dans l'horreur.

Ceux-ci vagabondèrent pour atterrir sur ceux de l'homme dont il me donna des frissons. Une nouvelle rougeur s'installa sur mes pommettes même si mon esprit refusait d'avoir une telle émotion étrange qui me traversait…

Mon dieu qu'il était beau!

Attendez, quoi? Que viens-je de penser à la seconde même?!

Je devais me l'avouer, il était loin d'être laid. Par contre, mon corps ne devrait tout de même pas se comporter ainsi. Hitoshi avait l'air plus que tendu et je me demandais si ce n'était pas à cause de l'homme juste à proximité de lui-même. Il se rapprocha excepté qu'il ne dit rien. Seulement le bruit de ses pas furent le simple bruit que je pus entendre venant de mes oreilles. La fatigue me prit tout d'un coup alors que je vu une dernière fois Sora et Mizu me crier de me réveiller en me secouant le plus qu'elles le pouvaient sans me faire mal pour autant.