Bien le bonsoir tout le monde ! :D

J'espère que vous allez bien : ici, c'est le déluge ! (oui, encore -_-'')

Enfin voilà, j'espère que le prologue vous a plu et je vous laisse avec ce premier chapitre qui est un peu une mise en place du décor ) J'espère que vous l'apprécierez ^^

Mais d'abord, réponse à la review de Brume d'toile :

Haha, tant mieux alors ^^ Je suis contente que ça te plaise : j'aime beaucoup Kardia et Dégel aussi et j'espère être à la hauteur de tes espérances :') (oui… je n'aime pas non plus faire de mal aux petits enfants mais bon… Avec Kardia… ca risque d'être compliqué ^^'')
Encore merci et bonne lecture :') Biz !

Sur ce, je vous laisse avec le chapitre 1, en espérant qu'il vous plaira !

Enjoy !


-Kardia ?

Le médecin poussa doucement la légère tenture de lin qui cachait le lit du garçon à la vue des autres patients : Kardia était assis sur son lit et semblait l'attendre, les cheveux en bataille comme s'il venait de se réveiller.

-Quoi ?

Aboya ce dernier en le regardant à peine. Zacharias soupira discrètement et s'assit calmement sur le bord du lit en souriant :

-Je viens prendre de tes nouvelles…

-Vous mentez… Encore.

Grommela Kardia en levant les yeux au ciel. Le médecin se mordilla l'intérieur de la joue : encore une fois, le garçon avait été capable de comprendre son malaise… Mais… Comment pouvait-il annoncer « ça » à un enfant ? Comment pouvait-il annoncer la nouvelle avec naturel ? Zacharias jeta un coup d'œil à Kardia et retint un sursaut : il le regardait. Avec insistance.

Son visage était livide, d'une pâleur presque cadavérique… Pâleur due autant à la maladie qui le rongeait qu'au manque de soleil sur sa peau… Du sang avait séché à la commissure de ses lèvres et avait mal été nettoyé, preuve ultime de son état de santé plus que dramatique…

Zacharias ferma les yeux et se pinça l'arête du nez avant de souffler longuement, hésitant à la manière de formuler sa nouvelle…

-Ecoute… Heu… Kardia, tu sais qu'on fait tout notre possible pour toi et pour soigner ta maladie… Je… Heu… Enfin, nous…

-Ca va, ça va : abrégez et allez droit au but. Je suis plus un gamin, je peux entendre les mauvaises nouvelles.

Le médecin sursauta et plongea dans le bleu des yeux de Kardia. Kardia qui attendait…

Kardia qui semblait déjà savoir…

-Tu… Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir mais… Même les concoctions les plus fortes ne parviennent plus à calmer ta douleur : c'est ce qui a empêché l'opération…

Il y eut un instant de silence… Silence pendant lequel Zacharias observa le visage de Kardia se tendre légèrement. Du moins, si on pouvait appeler ça se « tendre » : un muscle de la joue à peine plissé pouvait-il signifier la même chose ?

-Je suis désolé de devoir t'annoncer ça ainsi, d'autant plus que ta mère est morte et que ton père est introuvable mais…

Zacharias ferma les yeux un court instant :

-Si ton état de santé continue de s'aggraver de la sorte, il est fort probable que ton cœur ne soit plus en capacité de supporter le trop plein d'énergie qu'il contient…

-Qu'est-ce que ça veut dire ?...

Souffla Kardia, si bas que le médecin dût presque se pencher pour l'entendre : sa voix, devenue un filet ténu, s'était brisée sur la fin de sa phrase, comme s'il connaissait déjà la réponse… Zacharias retint son souffle un court instant avant d'achever :

-Si ça continue ainsi, et c'est ce que je crains, il te reste un an à vivre… Maximum. Et je ne peux te garantir que cette année sera indolore…

Termina le médecin aux cheveux sombres sans oser regarder son patient dans les yeux : il ne supporterait pas de voir les larmes et la peur envahir les prunelles si claires de l'enfant… Il ne pourrait pas supporter de voir le désespoir s'emparer de son cœur si vivant… Il ne pourrait…

-Pff… (Souffla Kardia, la voix étouffée et légèrement tremblante, la tête basse) Un an ?

-Oui… (Le médecin posa une main rassurante sur celle du garçon et la pressa avec chaleur) Je suis désolé, Kardia, mais nous avons fait tout ce que nous pouvions et…

Mais il se tut lorsqu'il vit avec désespoir les épaules du garçon commencer à trembler, secouées par des sanglots qu'il pouvait imaginer terriblement douloureux : cet enfant n'avait plus personne…

Sa mère était morte en le mettant au monde et son père, après l'avoir battu de nombreuses années, s'était volatilisé dans la nature, laissant son fils seul. Il avait survécu un ou deux ans de vol à l'étalage et avait fini par être retrouvé par Zacharias qui patrouillait dans les rues, à la recherche d'enfants malades à aider…

Il était tombé sur Kardia, les yeux grands ouverts et le visage éclaboussé de sang, les mains pressées sur son cœur brûlant. Très vite, le jeune médecin avait compris que la maladie de cet enfant ne serait pas facile à traiter. Mais il avait décidé de relever le défi : il n'avait que 7 ans ! Il ne pouvait laisser mourir un enfant sans rien tenter !

Et pourtant… Après trois ans de traitements, la maladie de Kardia ne cessait d'empirer, le conduisant inévitablement et douloureusement à sa perte…

Zacharias leva sa deuxième main dans le but de consoler le garçon mais soudain, Kardia releva la tête et le médecin écarquilla des yeux ébahis :

-Tu…

Contrairement à ce qu'il croyait, Kardia ne pleurait pas, ne s'apitoyait pas sur son sort…

Non… Bien loin de là…

-Hahahaha ! C'est tout ?! C'est ça qui vous mettait dans un état pareil ?! Haha, c'est trop drôle !

Il riait.

Comme un fou.

Kardia rejeta alors la tête en arrière, riant à gorge déployée, les bras pressés sur son ventre comme s'il tentait de s'arrêter. Les yeux fermés, il semblait… Rayonnant.

Vivant.

Et pourtant, Zacharias recula prudemment, les sourcils haussés et la bouche entrouverte : cet air sur le visage du garçon, cet air qu'il aurait qualifié de fou… Était terriblement effrayant ! Et il se sentait…

Mal à l'aise… Presque en danger.

Et Kardia continuait de rire comme un forcené, un rire semblable à un ricanement maladif qui se transformerait en rire malsain. Soudain, le jeune garçon se laissa tomber sur son lit, les bras en croix et la poitrine secouée de hoquets tant il riait.

Zacharias hésita un instant puis osa demander :

-Qu'y a-t-il de drôle ?

-Haha ! Vous pouvez pas comprendre… C'est juste que… (Kardia ferma les yeux) Je voudrais aller dehors quelques instants.

-Je ne sais pas si c'est judicieux dans ton ét…

-Sérieux ? Allons, doc, il me reste un an à vivre ! Vous allez pas refuser la requête d'un moribond, non ?

Argumenta le jeune garçon aux cheveux marines, posant un regard moqueur sur le médecin aux cheveux sombres. Zacharias sembla hésiter un long moment, pesant le pour et le contre, puis, il baissa la tête et souffla :

-Je suis désolé, mais c'est non.

Kardia se redressa sur son lit :

-Quoi ?!

-Je suis désolé.

-Vous êtes pas sérieux ?!

-Je suis on ne peut plus sérieux, Kardia : je veux te protéger de…

-Me protéger ?! (S'écria le garçon en se redressant brusquement) De quoi ?! Du grand méchant loup ?! Y'a rien dehors qui soit plus dangereux que ma maladie, doc ! Alors pourquoi est-ce que…

-Parce que je ne veux pas que tu coures à ta perte, bougre d'imbécile ! (S'écria le médecin, si fort que Kardia en sursauta, peu habitué aux excès de colère du jeune homme) Il y a une chance que tu vives un an alors ne va pas la gâcher en risquant ta vie dehors !

Zacharias se leva brusquement, les sourcils froncés et se força à ne pas se retourner lorsque Kardia le rappela :

- Et depuis quand cette infirmerie est devenue une prison, hein ?! Vous n'avez pas le droit de me retenir ici ! Contrairement à ce que vous semblez penser, vous n'êtes pas mon père !

La main du médecin s'écrasa sur sa joue en un claquement sec, envoyant sa tête sur le côté. Le jeune garçon retint un glapissement et foudroya l'homme du regard tandis que celui-ci grondait :

-Ne dis plus jamais… Une chose pareille. Tu as compris ?

Kardia ne répondit pas, se contentant de fusiller le médecin d'un regard noir qui faillit faire reculer ce dernier :

-Est-ce que tu as compris ?

Le garçon esquissa un demi-sourire et cracha le peu de sang qui avait envahi sa bouche :

-Si vous imaginez qu'une simple gifle va me faire taire, vous vous foutez le doigt dans l'œil, et profondément si vous voulez mon avis ! Et je reste sur mes positions : vous n'êtes pas mon père.

Asséna-t-il durement avant de se recoucher lentement, provoquant ouvertement le médecin du regard.

-Et vous ne le serez jamais.

Zacharias serra le poing puis ouvrit rageusement le rideau et s'éloigna, la rage au cœur : il voulait simplement protéger cet enfant.

Il avait voulu le sauver mais il avait échoué…

Lamentablement…

Allongé sur son lit de fortune, Kardia s'empêcha de hurler sa frustration en se mordant la lèvre et en se pinçant le bras : seule la douleur pouvait le détourner de la colère. Du sang roula le long de son menton et il passa la langue dessus : le goût du sang était métallique, chaud,… Ennivrant…

Kardia sourit : il adorait ça…

Et puis, qui était cet homme pour lui interdire de sortir, hein ? Oh non, c'était décidé, personne ne l'empêcherait de sortir.

Personne !

$s$s$s$

Zacharias verrouilla la porte de ses appartements et ferma les yeux, s'adossant contre le bois. Il inspira profondément, tentant de contenir les larmes qui menaçaient de le submerger puis, il se laissa glisser le long de la porte, le visage enfouit entre ses mains :

-Pardonne-moi, Helena… Je n'ai pas pu le sauver…

Souffla-t-il, la voix rauque et chargée d'émotion.

En vérité, s'il s'accrochait tellement à la survie de cet enfant,… C'était parce qu'il avait aimé sa mère…

Follement…

Mais elle lui avait préféré cet homme, ce malade aux cheveux bleus…

Pourquoi malade, Hé bien parce que cet homme passait son temps à boire, à la battre, et bien souvent lors de la grossesse de son épouse, il se rendait au bordel pour aller « voir ailleurs »…

Jamais Zacharias n'avait compris comment Helena, si douce, si tendre, pouvait avoir aimé cet homme. Mais quand elle avait donné naissance à son fils, elle l'avait regardé droit dans les yeux, le regard larmoyant, et avait murmuré :

-Zach… Promets-moi que tu veilleras sur lui…

Et une fois de plus, le médecin s'était noyé dans ses yeux si clairs…
Encore une fois, il n'avait pas pu refuser devant tant de pûreté...

Et ainsi, à chaque fois que Zacharias plongeait dans le bleu des yeux de Kardia, c'était comme s'il retrouvait ceux d'Helena… Sa tendre et tant aimée Helena…

Elle qui était morte dans ses bras après avoir donné la vie…

Elle qu'il n'avait pas pu sauver…

Son ange…

Il la voyait encore le jour de son mariage, ses longs cheveux blonds tressés, son sourire lumineux et éclatant, cette robe blanche voletant en ourlet derrière elle, sa peau d'ivoire…

Ses grands yeux bleus…

Zacharias tomba à genoux sur le sol et se mit à sangloter, pleurant son amour perdu et cet enfant qui aurait pu être le sien…

$s$s$s$

La nuit n'allait pas tarder à tomber sur la Grèce et tous les baraquements de l'infirmerie étaient silencieux.

Tous ? Non ! Car une petite silhouette venait de se laisser tomber sur le sol.

Une silhouette aux cheveux bleus qui avait fait une corde avec ses draps pour s'enfuir de cette prison.

Kardia se réceptionna en position accroupie et attendit quelques secondes, haletant, le cœur battant…

Mais rien.

Personne ne l'avait vu ou entendu s'enfuir.

Le garçon poussa un soupir de soulagement puis, ses lèvres s'étirèrent en un sourire ravi et il s'élança vers l'Ouest. Vers le soleil couchant.

-Haha ! Trop facile ! S'ils pensent que je vais revenir, ils se mettent le doigt dans l'œil !

D'abord, il trottina, observant les fleurs à gauche, les oiseaux à droite, la mer devant…

Ses yeux s'écarquillèrent et son sourire s'élargit :

-La mer…

Kardia sentit son cœur tressaillir dans sa poitrine et il accéléra, forçant sur ses jambes fébriles : il avait toujours entendu le bruit des vagues mais jamais il ne l'avait vue.

C'était une expérience à vivre lors de sa première sortie.

Non ?

Kardia accéléra encore, le vent fouettait son visage et une étrange sensation s'emparait de son corps.

Une étrange torpeur…

Ses poumons commençaient à lui faire mal, ses jambes lui hurlaient de s'arrêter,…

Mais c'était hors de question !

Kardia sourit soudain et, lorsqu'il arriva au sommet d'une petite colline, il sauta, de toutes ses forces.

Et comme la terre s'éloignait de ses pieds, il éclata de rire et leva les bras au ciel :

Plus de barrières… Plus de limites…

Un an de vie… Un an…

365 jours à profiter de la vie à cent à l'heure.

C'est que ça sonnait plutôt bien !

Vous ne trouvez pas ?

Le jeune garçon atterit sur le sol et roula sur le dos, les mains plongées dans l'herbe, le souffle court. Il regarda le ciel longuement, il le regarda se mêler d'or et de rouge, d'orange et de rose,… Sans pouvoir cesser de sourire béatement.

Cette sensation…

Cette impression de fatigue et de satisfaction…

Kardia ferma les yeux et se mit à rire :

-C'est donc ça… (Il ouvrit les yeux) La vie…

$s$s$s$

La mer n'avait pas retenu son attention bien longtemps. Très vite, Kardia avait ressenti le besoin de voir d'autres choses, un maximum de nouveaux endroits. Mais il fut un peu…

Déçu.

-C'est quoi ce trou perdu ? On est mis en quarantaine ou quoi ?

S'interrogea-t-il en fronçant les sourcils et en posant la main sur colonne blanchâtre : il était arrivé dans cet étrange endroit quelques minutes auparavant et il n'y avait pas âme qui vive.

-Je suis complètement perdu…

Marmonna Kardia en avançant de quelques mètres. Soudain, son cœur manqua un battement et il écarquilla les yeux lorsqu'une terrible douleur gonfla malicieusement dans sa poitrine.

Le garçon aux cheveux bleus se pencha en avant et plaqua sa main sur sa poitrine en poussant un hoquet de surprise :

-Argh… Encore ?! C'est la deuxième… Aujourd'hui…

Souffla-t-il. Puis, il baissa la tête et ricana, s'asseyant tant bien que mal sur une pierre plus grosse que les autres :

-Héhé… On dirait que j'y ai été un peu fort…

Les battements de son cœur se transformèrent très rapidement en soubresauts effrénés, provoquant une grimace à son propriétaire qui s'allongea mollement :

-Mais je… Je…

Son regard fut soudain voilé par des larmes de douleur mais aussi de dépit alors que du sang roulait sur son menton :

-Je ne veux pas mourir dans un lit… Je ne veux pas vivre et mourir comme ça…

Il ferma les yeux et crispa ses mains sur son cœur brûlant en se mordant la lèvre pour s'empêcher de crier : il serrait fort ! Il allait prouver à ce médecin papa-poule qu'il allait s'en sortir ! Il rouvrit les yeux et fixa le soleil se coucher, laissant place à un ciel rempli d'étoiles toutes plus brillantes les unes que les autres… C'était beau… Vraiment…

Mais comme il se sentait de plus en plus faible et que sa vue devenait trouble, un bruit et une voix grave le firent sursauter :

-Hé bien… Qu'avons-nous là ?

Kardia se retourna à demi, essayant de rester allongé aussi longtemps que possible pour ménager son cœur : là, au dessus de lui, il y avait un homme. Il grimaça : un vieil homme affublé d'une longue barbe blanche et d'une masse de cheveux sales et effilés, au nez crochu et à la peau grisâtre…

Mais ce qui surprit Kardia plus que son apparence, ce fut cette étrange impression…

Comme si…

-Ca va faire cent ans que je n'ai pas remis les pieds en Grèce, (Monologua-t-il d'une voix grave, assurée bien que légèrement chevrotante) et voilà que je tombe sur un petit gars plein de vie… (Il se pencha en avant et susurra) Malheureusement pour toi, ton cœur ne supporte pas ce trop plein d'énergie. C'est vraiment dommage… Du vrai gâchis.

Kardia se força à se redresser et esquissa un sourire moqueur :

-Hé quoi, vieux débris, tu te moques de moi ? Enfin, on se connaît à peine…

Non… Ce qui surprit Kardia…

C'était ce froid…

Ce froid que semblait dégager cet homme.

Comme s'il était enveloppé d'une aura glaciale…

Polaire même.

Et Kardia détestait le froid.

Vraiment.

Le vieillard le dévisagea un court instant puis, il rit doucement :

-Hmpf… Ton cœur est malade mais ta langue est acerbe ! Quel dommage, mon jeune ami, ta vie était promise à un bel avenir…

Sembla-t-il le narguer. Kardia se redressa, ouvrit la bouche dans le but de remettre cet espèce de vieux schnok (sans doute pédophile sur les bords ! … « Oh ciel ! Il faut fuir ! ») à sa place mais son cœur l'élança plus fort et il ne put que grimacer tandis que l'homme continuait d'un ton plus doux :

-Si seulement la nature t'avait donné un corps à la hauteur, tu brillerais de mille feux…

Kardia entrouvrit la bouche :

-Comment ça « briller » ? Mais qu'est-ce qu'il raconte ce malade ?

Songea-t-il. Mais déjà, le vieillard finissait :

-A la manière d'Antarès.

Kardia écarquilla les yeux :

-An… tarès ?

Mais qu'est-ce que c'était que cette merde ? Antarès ? C'était quoi, ça ? Une ville ? Un pays ? Ou alors…

Il écarquilla les yeux :

-Une étoile…

La douleur semblant avoir été reléguée au second plan, Kardia se redressa, buvant littéralement les paroles de l'homme :

-Jeune homme, le sang de la Déesse Athéna coule dans mes veines…

-Attendez un seconde…Est-ce que ça veut dire que ce vieux crouton est… Un descendant d'Athéna ? 'Tain ! Je comprends plus rien !

Soupira mentalement Kardia, épuisé tant par la douleur que par sa fuite effrénée :

-Si je te le transmets, ton cœur retrouvera la force nécessaire pour te faire vivre.

-A… Athéna ?... (Souffla Kardia) Excusez-moi mais je ne suis pas sûr de comp…

-Et si Elle t'accorde Sa confiance, tu pourras vivre éternellement. Moi-même me bats à ses côtés depuis cinq cents ans et il est temps pour moi de passer le relais.

L'homme se pencha en avant et sourit derrière sa barbe :

-Veux-tu tenter ta chance ?

Kardia écarquilla les yeux puis baissa la tête, incapable de soutenir le regard glacé du vieillard : c'était quoi ces conneries ?! Athéna ? Vivre éternellement ?!

Et puis merde, quoi ! Ce type disait avoir 500 ans ! Ca vous semblerait normal à vous ?!

Mais le jeune garçon n'hésita pas bien longtemps : on lui proposait de vivre, non ? Il n'y avait qu'une seule chose à dire (bien qu'il ne faisait pas cent pour cent confiance à ce vieux débris…) :

-Héhé… J'ai rien demandé à personne mais je te remercie pour ta proposition, le vieux…

-Alors… (Commença l'homme mais Kardia le coupa)

-Seulement, tu te goures complètement : vivre éternellement n'est pas mon but.

Il leva la tête et sourit, le visage lumineux et ensanglanté :

-C'est juste que, vu que j'ai la chance d'être toujours en vie, je veux en profiter pleinement, qu'importe le temps que ça durera ! Un an, trois, dix ou vingt-cinq, je m'en contrefous tant que je peux profiter ! Alors, je suis prêt, vieil homme ! Fais ton truc !

Sourit Kardia en faisant face au vieillard.

Vieillard qui resta interdit un instant avant de sourire :

-Bien… Alors prépare-toi à recevoir cette technique interdite.

L'homme leva la main et l'approcha du cœur de Kardia qui souffla :

-Je suis prêt.

-Jure-tu allégeance à la Déesse Athéna ?

-Oui.

-Jure-tu de lui être fidèle ?

-Oui.

Répondit encore une fois Kardia. L'homme sourit :

-Bien.

Et il posa le bout de ses doigts sur la poitrine du garçon.

Alors qu'il s'attendait à une douleur minime, ce fut comme s'il subissait 10 crises à la fois !

Kardia n'eut même pas le temps d'avoir mal…

Il sentit ses yeux se révulser et il tomba en arrière…

Inconscient…


Pfiuu ! Et bien voilà : )J'espère que vous avez aimé ) Je me mets à la rédaction du chapitre 2 aussi vite que possible ! ^^

Dites-moi ce que vous en avez pensé et…

A la prochaine :D