L'ordre des ombres

chapitre 2: Survie, partie 2

Voici le chapitre deux! Bonne lecture.


Disclaimer: Je ne possède pas la licence STAR WARS (et non, toujours pas), et je renonce donc à devenir auteur de best-seller en revendant cette fanfiction.


-19 AV BY, planète de Cato Neimoidia, petite ville de Groujer Neimo.

Cato Namoidia était en ruine. Partout, on ne voyait que mort et destruction. La CSI n'allait pas laisser s'en aller comme ça l'une de ses dernières planètes! Mais c'était surtout pour les habitants que la guerre devenait un problème. Leurs cités suspendues étaient certes très belle, mais peu résistante. A force de lancer des bombes dessus, beaucoup cédaient et s'écrasaient sur le sol, causant des dégâts inimaginables et des milliers de morts.

Mais ce qui surprit le plus les neimoidiens, c'est quand on commença à les bombarder à coup de... vaisseaux. Certes, ces derniers explosaient souvent en touchant le sol, mais quand même! Il était étrange que la république galactique emploie des kamikazes! Surtout que les-dits kamikazes étaient souvent malmenés par leurs camarades clones dans leurs derniers instants: Ils leurs tiraient dessus!

L'hypothèse des Neimoidiens était intelligente, mais fausse, hélas. C'était en fait des chasseurs jedi delta-7 qu'on leur envoyaient dessus. Et encore, les clones n'en faisaient même pas exprès (même pas exprès de toucher les villes neimoidiennes avec des delta-7, pas de tirer sur les delta-7 en question, ou, pour le coup, c'était complètement leurs fautes).

Groujer-Neimo était l'une des plus belles ville de la planète. L'une des moins bombardées aussi. C'est peut-être pour cela que les habitants s'étonnèrent de voir s'écraser un chasseur de la république en plein sur la place du marché. De couleur bleu, le vaisseau carbonisé avait embouti la moitié des boutiques du centre-ville avant de s'écraser dans la salle de petit-déjeuner d'un hôtel, faisant deux morts, trois blessés et 867880 crédits de la république de dégât.

Curieux et avides de nature, les habitants du village entreprirent d'inspecter le vaisseaux pour voir si il n'y avait pas quelque chose à récupérer. Il furent malheureusement interrompus par la présence dérangeante du pilote, qui respirait encore. Chose apparemment impossible: En s'écrasant, le vaisseau, même s'il n'avait pas eu de dommages au niveau de la cabine, avait dégagé des gaz comme du méthane ou du carbone, qui auraient tués rapidement n'importe quel êtres vivants présents à bord!

Mais le pilote n'était pas n'importe quel être vivant: c'était un kel dor, un de ces êtres bizarroïdes qui portait des masques tout aussi bizarres sur la tête, car l'oxygène était mortel pour eux. Ils vivaient dans une planète brûlante et isolée, dans la bordure extérieure. Et ce n'était pas un vaisseau en feu et quelques fuites de méthanes qui les tueraient.

Le Kel Dor en question fut des plus malpolis. Quant il fut tiré des décombres par les neimoidiens, et que ceux ci lui demandèrent à grands cris des indemnités pour les vitrines explosées et la marchandise carbonisée, il ne daigna même pas répondre. Pis encore, et avant que quiconque puisse comprendre ses intentions, il se traîna jusqu'au bord de la cité (ses jambes avaient l'air brisées à plusieurs endroits), enjamba la balustrade, vola un speeder et s'en fut dans le ciel.

Par la suite, toutes les démarches des neimoidiens auprès du nouvel Empire pour se faire dédommager furent vaines, et ce malgré quatre procès et plusieurs bandes de vidéo-surveillance.

Pendant ce temps, à bord avec un speeder volé, Plo Koon, quatrième membre du conseil jedi, ne regrettait pas le moins du monde les quelques désagréments causés au pauvres neimoidiens. Il s'inquiétait plutôt pour ses camarades jedi et pour ses pauvres jambes.

Mais bon, après tout, il était en vie, non?


-19 AV BY, planète Mygeeto, pont de fourterne.

La bataille avait été des plus meurtrière.

Presque cinquante pour cent des marines galactiques de la République avaient été tués sur le terrible pond de Fourterne. L'immonde charnier qui l'occupait à présent, constitué pour la majorité de clones, dégageait une odeur pestilentielle. Mais il n'y avait pas que des clones sur le pont.

Il y avait aussi un céréen. Vêtu d'une tunique et armé d'un sabre laser, il aurait pu faire penser au père Noël si il n'avait pas eu la curieuse bosse que possèdent les céréens et qui abritent leur deuxièmes cerveaux. Touché à l'abdomen, à la poitrine et à la cuisse, l'humanoïde était mort depuis plusieurs heures.

Mort? Pas tout à fait.

Car ce n'est pas pour rien que les céréens possèdent deux cerveaux. Le deuxième prend le relais du premier si ce dernier s'asphyxie ou se nécrose.

Les sombres recoins du crane du cadavre expulsèrent plusieurs dizaines de centilitres d'un étrange mélange de cellules et de plaquettes, qui se dirigèrent vers les différentes blessures. Toutes les contusions, les chairs brûlées et les trous noircis causés par des lasers disparurent, tandis que lentement, les neurones de secous reprenaient le contrôle du mort/vivant/mort-vivant/céréen. Et son coeur se remit à battre.

Alors, Ki-Adi-Mundi, troisième plus grand des jedi, rouvrit les yeux.

Il était en vie.


-19 AV BY, planète Coruscant, chambres de crémation 12, base militaire centrale.

Cela faisait longtemps qu'il n'y avait plus assez de place dans les sous-sols de Coruscant pour y installer des cimetières. A présent, les morts étaient brûlés, puis exportés hors du système par des vaisseaux spécialement créés pour ça. Les cendres étaient en suite lâchées dans l'espace où elles erraient pour l'éternité.

La chambre de crémation 12, qui servait à brûler les corps des soldats morts aux combats, était située dans la base militaire Alpha-1, à deux pas du sénat. Ce fut donc sans étonnement que le chef du personnel du crématorium, un clone dénommé Jingle, reçut ce soir là un appel de Sly Moore, assistante personnelle du chancelier.

Sly Moore avait l'air stressée, ce qui n'était pas normal chez une Umbaran. D'après elle, les jedi avaient trahis la république, en tentant d'assassiner le chancelier. Heureusement, Palpatine avait réussi à voler le sabre laser d'un de ses bourreaux et à vaincre les jedi qui étaient venus l'arrêter.

Jingle savait tout cela. L'ordre 66 avait été donné dans la base comme partout ailleurs dans la galaxie, et lui aussi l'avait entendu. Moore voulait que quelques clones aillent chercher les cadavres des assassins du chancelier, pour ensuite les brûler dans les four des chambre de crémation.

En bon soldat, Jingle obéit. Il envoya cinq de ses collègues, qui ramenèrent trois jedi. Le premier parraissait jeune et dynamique. Noir de peau, et avec de petites cornes sur la tête, on pouvait affirmer sans se tromper qu'il s'agissait d'un zabrak. Le second était un peu plus vieux, mais tout aussi mort. Ses deux cornes de taureaux le distinguait en temps qu'icktotchi. Le dernier était un Nautolan, aussi jeune que le zabrak. Ses yeux noirs et vides sans paupières contemplaient le néant. Jingle soupira. Quel gâchis.

Aidés de ses collègues, il poussa les trois corps dans des brancards de fer, juste devant les fours. Il sentit soudain un mal de gorge intense lui enserrer le cou. C'était définitivement une mauvaise journée, pensa-t-il en se massant la nuque. Il imbriqua les côtés du brancard qui contenait le corps du zabrak dans les interstices du premier four et commença à pousser. Jingle n'avait pas mangé depuis une dizaine d'heures et la faim se faisait ressentir. A moins que ce ne soit son mal de gorge qui l'empêchait de plus en plus de respirer? En tous cas, ses forces étaient en train de l'abandonner. De mauvaise humeur, il se retourna vers ses assistants, qui ne l'aidaient pas beaucoup dans sa tâche.

Et pour cause, ils étaient tous à terre ou affalés sur les tables, en se tenant la gorge, agités de convulsion, suffoquant. Jingle, affolé, courut vers le bouton d'alerte. Il n'alla pas très loin. Portés par des mains invisible, ses pieds se soulevèrent, tandis qu'il suffoquait à son tour. Trois minutes plus tard, Jingle et ses compagnons étaient morts, étranglés par la force.

Le nautolan se releva difficilement. Son abdomen, éraflé par le sabre laser de Dark Sidious, le faisait souffrir. Mais cette souffrance n'était rien comparée à celle causée par la mort de ses frères et soeurs jedi.

Et surtout celle d'une jedi en particulier.

Car Kit Fisto aimait l'une de ses consoeurs. Et elle l'aimait aussi. Hélas, leur relation avait du rester clandestine, secrète, à l'image de celle d'Anakin et Padmé, car l'ordre jedi ne tolérait pas l'attachement. Fisto savait que les chances de survie de l'élue de son coeur étaient infimes. Mais, à tout hasard, il vérifia.

Plongeant son regard dans la force, il se laissa entraîner dans d'autres lieux, dans d'autres temps...

Felucia.

Les arbres étaient immenses. La forêt recouvrait l'ensemble de la planète. Les oiseaux chantaient, le vent frissonnait, et les clones... tiraient.

La guerre était parvenu jusqu'ici, transformant le paradis en enfer. Menés par trois maîtresses jedi, - deux mirialanes et une twi'leck - les troupes de la République se battaient avec acharnements contre les derniers droïdes séparatistes. La bataille faisait rage. Les coups pleuvaient, détruisant l'écosystème.

On voyait, dans ce qui semblait être le quartier général de la république, un clone sortir son transmetteur de sa poche. Une silhouette masquée se matérialisa et ordonna:

_Exécuter l'ordre 66!

_Ce sera fait, Monseigneur!

Sans une once de regret ni d'hésitation, Le clone tira sur la jedi la plus proche. C'était une grande mirialane, connue sous le nom de Luminara Unduli. Elle s'effondra, morte. Sa compagnonne, mirialane elle aussi, résista un peu plus longtemps, tandis que d'autres clones lui tiraient dessus. Mais finalement, Barriss Offee s'effondra, l'incompréhension marquée sur le visage.

A quelques centaines de mètres se trouvait la dernière jedi. C'était une grande et belle twi'leck bleu. Les battements de coeur de Kit Fisto s'accélérèrent. C'était elle la femme qu'il aimait.

Les clones, la prenant par derrière, lui tirèrent dessus, à bout portant. Il fallut tout le calme de Kit Fisto pour ne pas rompre la connexion. La twi'leck tomba à son tour, les bras en croix.

Les larmes aux yeux, Fisto s'apprêta à revenir dans la salle du crématorium.

Mais un détail attira son attention. Il avait cru la voir bouger...

Un fol espoir s'empara de lui. Il s'approcha encore plus près...

Oui, elle était VIVANTE! Mais elle avait besoin de soins. Les clones l'avait touchée à plusieurs endroits vitaux.

Il fallait qu'il parte d'urgence sur Felucia. Rompant la connexion

Kit Fisto revint dans le monde des vivants. Bondissant sur ses pieds, il quitta le crématorium. Un simple regard lui permit de constater que se deux collègues, Saesee Tiin et Agen Kolar, étaient bien morts. Il enchaîna antichambres sur antichambres, couloirs sur couloirs, avant de tomber sur la salle d'arme. Il remarqua au fond trois étranges étuis. Il s'agissait des trois sabres lasers: le sien, celui de Kolar et celui de Tiin. Présentant qu'il en aurait besoin, il prit les trois. Puis, voyant que la pièce disposait d'un sac de survie, il s'avança, rafla le sac et quitta les lieux.

Le hangar principal était juste derrière la porte. Etranglant trois mécaniciens, Kit monta dans un V-Wing, ouvrit d'une poussée de Force la porte de fer et décolla, direction Felucia.

Car Aayla Secura, l'élue de son coeur, était en vie, tout comme lui.


Bien! Ceci est la fin du deuxième chapitre. Le troisième sera écrit dans la semaine. Merci à ceux qui m'ont commenté, c'est très encourageant. Exceptionnellement j'ai pris un élément de l'univers étendu - l'histoire d'amour entre Fisto et Secura - mais ce sera sans doute la seule fois. Pour la prochaine fois, on termine les survivants (Shaak Ti, Ahsoka Tano, Huyang, et Tera Sinube) on passe dans le numéro 4 aux choses sérieuses: la résistance. Merci à tous et que la Force soit avec vous.