2 Les joies du mariage et autres petits plaisirs familiaux
Blair sortit de la limousine tout en réfléchissant : Plutôt moka ou caramel ? Elle ne voulait pas que sa belle mère trouve quoi que ce soit à redire, bien que ce soit sûrement très utopique de sa part.
Elle s'engouffra dans l'ascenseur qui menait directement à son appartement de l'Upper East Side. Dieu que c'était bon d'être chez soi !
Elle entendit la Princesse Sophie Grimaldi depuis Monaco :
-Mais voyons c'est ici chez toi maintenant ! Une princesse se doit de vivre auprès de son peuple !
Blair grimaça et décida de s'octroyer un peu de temps.
-Dorota cria-t-elle en déposant ses paquets sur la petite table du salon.
Cette dernière apparue dans l'embrasure de la porte de la cuisine.
-Mademoiselle Blair ?
-Prend le pain, nous allons nourrir les canards !
-Maintenant ? demanda cette dernière en se saisissant du sachet toujours prêt pour les cas d'urgence. Vous ne devez pas appeler le Princesse Sophie pour le choix des couleurs ?…. de la décoration ?
Dorota s'y perdait un peu. Blair était revenu depuis trois jours et elle passait son temps au téléphone ou sur internet à correspondre avec sa future belle-mère pour la préparation du mariage qui aurait lieu à Monaco.
En temps normal, c'était elle, le bras droit de Blair et elle s'avait exactement à quelle étape de la préparation on se trouvait. Mais là, elle ne pouvait pas grand-chose pour elle, à moins de déménager. Dorota pria intérieurement pour que Blair n'ait pas cette idée.
-Eh bien nous remettrons cette discussion à plus tard un point c'est tout ! Siffla-t-elle entre ses dents. Elle en avait assez, depuis quand Blair Waldorf se mettait-elle à la disposition des autres et non l'inverse ?
Tout en jetant le pain aux volatiles, Blair regardait autour d'elle. Comment pourrait-elle se passer de tout ça un jour ? New York était son monde ! En acceptant la demande en mariage de Louis elle n'avait pas réalisé toutes les implications que cela engendreraient.
Heureusement pour elle, cela ne se ferait pas avant plusieurs années, elle devait d'abord finir ses études à Columbia. Sur ce point là au moins elle avait obtenu gain de cause auprès de son fiancé, en tout cas, pour l'instant.
Son téléphone sonna et elle soupira en voyant le numéro s'afficher, elle le mit en mode vibreur et l'enfoui dans son sac. Elle était de retour à Manhattan et se sentait à nouveau elle-même.
Le pain épuisé, elle décida de rester encore un peu dans SON parc, obligeant Dorota à nettoyer un banc avant de s'y asseoir.
Tout cet été, elle s'était efforcée de prouver à sa belle famille, qu'elle était digne d'épouser un prince. Les coutumes françaises n'étaient pas tout à fait identiques aux américaines. Il n'y avait pas de famille royale de toute manière mais Blair avait tout de même la prétention de connaître parfaitement les codes de la haute société.
Visiblement, cela n'avait aucunement impressionné la princesse Sophie qui trouvait les us et coutumes américaines vulgaires à côté des raffinements de la société française en générale et monégasque en particulier. Elle avait d'ailleurs surnommée Blair « la petite Américaine», ce qui l'exaspérait et la blessait au plus profond d'elle-même.
-Je suis désolée Mademoiselle mais, il faudrait que je rentre pour préparer le diner de ce soir. Votre mère et Monsieur Cyrus devraient arriver dans deux heures tout au plus.
Dorota avait prononcé ces paroles d'un ton incertain, elle savait qu'elle risquait de déclencher la colère de B.
-Tu as raison, rentrons !
Dorota resta interdite.
