Oui, oui, je sais, je n'ai posté le chapitre 1 que hier mais, et bien j'ai un peu d'avance et pour un début de fiction c'est toujours mieux d'avoir plusieurs chapitres, pour se faire une idée, enfin ce n'est que mon avis !

Phœnix of Pandor: Eh bien, à vrai dire, je vais traiter de pas mal de binômes/couples dans cette fiction, Bella/Hermione en fait effectivement partie, ce chapitre mais surtout le suivant vont vous aider à comprendre ça. Pour la suite, oui, je vais aussi traiter le binôme Harry/Edward, mais probablement pas de la façon dont vous le pensez, enfin bref seul l'avenir nous le dira ;) Merci pour ton commentaire !

FantasticWorldx: Ah ce n'est pas vraiment le suspens principal de l'histoire, cette partie-là va très vite être bâclée, je pensais que c'était une bonne façon de rentrer dans mon sujet favoris, qui n'est autres que les relations humaines. Je te remercie en tout cas pour ton commentaire !

Bon et bien bonne lecture à vous !


Chapitre 2 :

La jeune sorcière n'eût pas le temps de se retourner pour voir à qui appartenait cette voix si particulièrement familière qu'elle se retrouva avec une jeune fille en pleurs dans les bras. Le choc fut tellement violant qu'elle faillit tomber à la renverse, se tenant à ces deux meilleurs amis à ces cotés pour ne pas succomber à la loi de la gravité alors qu'on lui agrippait le cou avec férocité, et étrangement, amour.

« Oh Hermi' ! Je suis si heureuse de te voir, comment m'as-tu retrouvée ? J'ai tellement espéré te revoir un jour durant toutes ces années, mais je n'ai pas réussi à retrouver ta trace, j'ai même fini par croire que tu n'étais qu'un rêve, une personne sortie tout droit de mon imagination d'enfant, mais tu es là, j'arrive pas à le croire ! »

Ron restait bouche bée alors que la jeune fille débitait des flots de paroles à n' en plus finir toujours pendue au cou de son amie, son discours, sa façon de parler, c'était tellement … Hermione !

Harry quant à lui n'avait pas écouté un seul mot, non, il n'avait plus rien entendu dès lors qu'il avait croisé le regard de la jeune fille, c'était les mêmes, l'exacte copie de ceux de son amie, de ceux d'Hermione. Se pourrait-il que … ? Non, il y avait peu de chance. Mais, après tout c'était bien Hermione qu'il les avait amené ici, il devait bien y avoir une raison à cela.

Ces réflexions amenèrent le survivant tout droit dans le bureau du directeur de Poudlard, Dumbledore, ce qui semblait des siècles plus tôt. Ron et lui avaient appris une chose importante sur leur meilleure amie ce jour-là, une chose qui, protégée par un sort puissant de la main de nulle autre que Dumbledore lui-même, ils n'avaient pas eu le droit, ni même le pouvoir, de révéler à Hermione.

Durant tout ce temps, les sept vampires restaient hébétés par le tableau devant eux, ne sachant pas comment réagir. Jasper avait un sourire béat collé sur le visage alors qu'Alice et le dernier arrivant étaient dans une sorte d'intense concentration. Aucun des trois sorciers ne comprenaient ces comportements.

Hermione quant à elle, et bien Hermione se demandait ce que cette folle pouvait bien raconter et quand est-ce qu'elle allait enfin la lâcher et arrêter de déverser ses larmes dans son cou. Mais, pour une raison étrange, alors qu'elle essayait de comprendre les paroles remplies de sanglots de la jeune fille, elle avait le cœur de plus en plus serré, et les larmes lui montaient aux yeux, comme si son corps se souvenait de choses que sa tête avait oublié. Elle lâcha les t-shirts de ses amis qu'elle avait jusque- là tenus fermement, pour passer ses mains dans le dos de la fille, sans même comprendre pourquoi, elle avait besoin de l'apaiser.

« Je suis désolée, heu … je ne me souviens pas de vous ! »

Elle aurait voulu dire « je ne vous connaît pas » mais au fond elle savait bien que si. Si ce n'était que le fait que la fille connaisse son prénom et les larmes qu'elle versait pour elle, elle avait aussi cette sensation d'avoir oublié quelque chose, quelque chose d'important, sans oublier ce vide qu'elle ressentait depuis le début de ses cauchemars et qui avait instantanément disparu au contact de la fille. La fille en question s'écarta de la sorcière, toutes traces de bonheur ayant désertées son visage, pour laisser place à une immense peine.

« Hermi' … tu ne te souviens pas de moi ? Enfin … mais c'est moi … Bella … ta sœur ! »

« Non, j'ai- j'ai pas de sœur ! »

Oh non, la situation s'avérait de plus en plus compliqué, Harry ne savait pas quoi faire. Il posa les yeux sur Ron, il avait besoin de parler avec lui, de connaître son avis, pour savoir comment agir. Heureusement, grâce à la légimencie, et au lien unique qu'il partageait avec Ron, ils avaient développés ces derniers temps un moyen de communication silencieux et bien plus rapide, la télépathie.

Ron, tu penses à ce que je pense ?

Malheureusement oui ! Qu'est-ce qu'on doit faire ?

Il faut lui dire ! Comme nous avait dit Dumbledore, maintenant qu'elle a un contact avec cette histoire, le sort est levé, on peut lui dire !

Tu crois qu'elle va le prendre comment ?

Mal … très mal.

Elle va nous tuer Harry, on est mort si on lui dit.

On a pas le choix Ronny, elle comprendra qu'on ne pouvait rien lui dire jusqu'à aujourd'hui.

Elle va être effondrée.

Je sais Ron … je sais.

Harry sentait une intrusion assez indiscrète dans ses pensées, comme une sorte de « legilimens » permanent, merci Snape pour les cours d'occlumencie ! Il regarda tour à tour les vampires en face de lui, avant de trouver l'origine de cette désagréable intrusion.

Après avoir eu Voldemort dans la tête pendant des années, Harry ne supportait plus qu'on essaie d'une quelconque façon de pénétrer ses pensées, excepté bien sur son roux adoré. Il hésita une seconde à jeter un « légilimens » au vampire pour lui apprendre la dureté de la légimencie avant de se rétracter, d'abord parce que viser de sa baguette un des vampires avec les autres autour n'était pas la meilleure idée du siècle et puis il ne savait pas si ce sort aurait un quelconque effet sur ces vampires. Il se contenta donc de le regarder, des éclairs dans les yeux, avant de dire silencieusement.

J'aimerais avoir une conversation privée si ça ne te dérange pas, SORS DE MA TÊTE !, finit-il par hurler silencieusement avant de se tourner vers Ron.

Replace ton bouclier d'occlumencie Ronny, maintenant ! »

Ce fût les derniers mots que le vampire pût entendre avant que l'esprit des deux sorciers ne deviennent complètement vides, hermétiques à son pouvoir, à sa plus grande surprise d'après l'expression de son visage.

Ron ne mit qu'une seconde à comprendre, il avait également senti l'intrusion, contre toute attente, les derniers mois avaient révélé un réel talent d'occlumentie chez le plus jeune des frères Weasley. Il savait également à quel point ça pouvait faire mal à son meilleur ami, il posa une main sur son épaule, avança d'un pas en fixant le vampire responsable du mal être de son ami.

Les vampires auraient pu se sentir menacé par cette attitude si Jasper, sentant l'énorme besoin de protection émané du roux, n'avait pas fait un signe imperceptible à son clan avant d'envoyer des ondes de calme vers les deux amis, ce qui n'eût pour effet que de les énerver encore plus quand ils ont senti le pouvoir de ce dernier cogner contre leurs boucliers mentales.

Hermione, quant à elle, était bien trop occupée à essayer de faire entendre raison à la jeune fille pour se rendre compte de tout ça. Elle n'avait jamais eu de sœur, et bien qu'elle ressente des choses étranges à l'égard de la brune, sa logique ne lui permettait que de croire à une crise de folie de la part de cette dernière.

« Je suis vraiment désolée Bella mais vous devez faire erreur ! »

Ladite Bella, les yeux remplis de larmes, sembla réfléchir un instant, avant de se tourner vers Harry et Ron, des éclairs de colère dans les yeux. Elle posa ses mains sur chacune des poitrines des garçons avant de les pousser rageusement, ce qui ne les déstabilisa pas le moins du monde mais qui les mit un peu plus en colère encore. Ron tremblait de rage, après avoir touché à Harry voilà que ce groupe d'abrutis devenait violant!

« Que lui avez-vous fait ? Pourquoi ne se souvient-elle pas de moi ? Que lui avez-vous fait répondez ! »

« Pour qui tu te prends ? On partage la vie d'Hermione depuis huit longues années ! Qui es-tu pour sous-entendre qu'on a pu lui faire du mal ? »

Ron était fou de rage, au point d'oublier qu'il était en face de six vampires. Le Vampire liseur d'esprit se retrouva soudain devant Bella, grognant à quelques centimètres du visage de Ron, qui ne baissait pas les yeux, bien au contraire.

« Je t'interdis de lui parler comme ça ! »

En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Harry avait sorti sa baguette et la pointait sur la gorge du vampire, surprenant tous les autres par sa vitesse (ça c'est un exploit !)

« Touche-le, Vampire, et tu goutteras ce qu'est la vrai magie de l'esprit ! »

Hermione restait interdite devant ce spectacle, elle était tiraillée de l'intérieur par des sentiments contradictoires et incompris. Mais avant qu'elle ne reprenne ses esprits, la matriarche du coven, Esmée, s'avança, retenant un Jasper apparemment en colère qui allait faire de même, et posa une main ferme sur l'épaule de son fils.

« ça suffit Edward, éloigne-toi de lui immédiatement ! »

Ledit Edward resta une seconde sans bouger, les yeux remplis de haine, avant de, semble-t-il, reprendre ses esprits. Il adressa un regard d'excuse à sa mère, puis recula, restant cependant à côté de Bella, les yeux rivés sur le sol. Esmée sourit promptement aux deux sorciers avant de se tourner vers Bella.

« Quant à toi Bella, je trouve ton comportement très déplacé. Bien que je ne comprenne rien à toute cette histoire, je suis sûre que ces deux jeunes hommes ne méritent pas de telles accusations ! Et maintenant, j'aimerais que vous vous excusiez auprès d'eux, tous les deux ! »

Les deux sorciers entendirent un vague « désolé » prononcés en cœur. Harry jeta un regard à Ron et eût un léger sourire en coin, Esmée n'était pas sans leur rappeler Molly dans ces grands jours, pour une fois qu'ils n'étaient pas l'objet de la réprimande, ça les changeaient un peu.

« Bon ! Je suis Esmée Cullen, la mère d'Edward, Rosalie, Jasper, Emmett et Alice. Je suis ravie de faire votre connaissance. »

Tous les Vampires leurs sourirent, plus ou moins grandement, plus ou moins sincèrement, excepté bien sûr Edward qui était toujours à la contemplation de ses chaussures. Bella quant à elle avait l'air désolé, mais aussi déçu, Ron se demandait si cela ne venait pas du fait qu'elle n'ait pas été présenté comme un membre de la famille Cullen, après tout, au vu de leurs attitudes, elle était la petite amie d'Edward.

« Enchanté madame Cullen, je suis Harry Potter, voici Hermione Granger et Ron Weasley ! Nous sommes désolés pour tout ça, nous n'avions pas prévu d'atterrir ici, d'ailleurs, je ne sais même pas où nous sommes, 'Mione ? »

«Aucune idée. »

Jasper s'approcha alors d'eux, un léger sourire sincère encré sur ses lèvres.

« Nous sommes dans les plaines de Forks, comté de Washington. »

« Pardon ? »

« Vous voulez dire Washington, comme Washington ? »

« Nous sommes au États-Unis, en Amérique ? »

Les trois réactions étaient totalement différentes : incrédulité, stupeur, émerveillement… Le contraste fit rire Jasper, c'était surtout les yeux brillants d'envie et de bonheur de Ron qui avaient déclenché sa réaction, lui qui était vraiment en colère quelques minutes plus tôt. Il regarda le roux et sourit d'avantage avant de répondre.

« Oui c'est bien ça.»

« Woua ! »

« C'est … incroyable ! »

« Incroyable mais surtout impossible Harry ! Je n'ai pas pu transplaner aussi loin, qui plus est avec deux passagers, même le Professeur Dumbledore en aurait été incapable ! »

« Bah il faut croire que si 'Mione, quel avantage aurait-il à nous mentir ? »

Hermione regarda Ron, puis ensuite Jasper, les bras croisés sur sa poitrine et une mine renfrognée. Tout cette situation lui échappait, et cela la mettait vraiment en colère, mais il fallait avouer que Ron était loin d'avoir tort.

« Très bien, mais ça ne m'explique pas pourquoi on a atterri ici ?! »

Harry regarda Ron avec un air suppliant, après quelques secondes de bataille muette pour savoir qui allait annoncer ce qu'ils savaient depuis bien longtemps à leur amie, Harry soupira dans la défaite, avant de s'avancer vers Hermione.

« Je pense que Ron et moi avons une partie de la réponse Hermione. »

« Qu'est-ce que tu veux dire ? »

« 'Mione, si nous sommes ici, ce n'est pas un hasard, et je pense que Bella n'est pas folle … Il se pourrait bien qu'elle soit vraiment ta sœur. »

La dernière partie de la phrase de Ron n'était qu'un murmure, il avait la tête baissée, le rouge aux joues, il aurait aimé plus que tout ne pas avoir à vivre ça. Hermione pourtant avait parfaitement bien entendu, elle hésitait entre rire au nez de ses amis ou les envoyer directement à l'étage psychiatrie de sainte Mangouste, mais, quelque chose dans leurs façons de parler, de se tenir face à elle, la mettait terriblement en colère.

« Que-qu'est ce que vous racontez les garçons ? »

« Hermione, il faut que tu sache que … »

Mais avant qu'Harry n'ait le temps de finir sa phrase, Alice, dans son sourire et sa bonne humeur habituelle, s'interposa, posant une main chaleureuse sur son épaule.

« Non, pas ici ! Je crois vraiment que vous devriez vous installer confortablement … et vous assoir … avant de commencer cette conversation Harry ! Je vous propose de venir à la villa, vous serez plus tranquille. »

Le survivant plissa les yeux dans sa réflexion, il avait bien cru comprendre, par les paroles du lutin et son étrange ressemblance avec Luna, qu'Alice avait le don de voyance. Peut-être devrait-il l'écouter, chaque fois que Luna, aussi loufoque soit-elle, avait mystérieusement prédit une chose, cette dernière s'était avérée à chaque fois exacte. Harry soupira, entendant au-delà de ses propres pensées, celles de Ron, lui demandant ce qu'ils devaient faire.

« Très bien, on vous suit. »