Bonjour all !

Tout d'abord, j'ignore si je pourrais soutenir mon rythme d'écrire habituel cette semaine (j'espère sortir encore un chapitre, mais je ne vous promets rien!).

solariene : tu deviens officiellement, ma fan n°1 !

pimpiericky : Nos intérêts sont les mêmes :p

ZephireBleue : Et non pas de Sam, désolé !

barjy02 : Ravi de te revoir !

Lordess Ananda Teenorag : J'adore mêler des univers improbables !

ptite clad : Oui, Cas n'est pas très sympa ici, mais tu verras il a des excuses.

Ignis08 : La mythologie va jouer un rôle important, mais pas tout de suite !


A l'aéroport internationale du Caire, l'avion du professeur Novak et de son équipe atterrissait avec plus d'une heure de retard. Castiel se leva, soulagé que son interminable calvaire s'achève. Il avait plus de 17h de vol derrière lui, il ne rêvait que de se dégourdir les jambes et d'une bonne douche chaude. Il réveilla Gabriel qui avait passé la moitié du vol à dormir, mais surtout à ronfler. Il récupéra son bagage à main en hauteur, et s'avança vers la sortie. Il soupira remarquant la personne devant lui. C'était cette fichu bonne femme et son petit monstre. Ce mioche avait passé tout son temps à pleurer, courir partout, hurler et aller emmerder les autres passagers sans que sa mère n'intervienne, trop occupé à lire ses stupides magasines en écoutant sa musique à plein volume. Ce n'est pas qu'il n'aimait pas les enfants, non. Mais il ne comprenait pas pourquoi les parents les concevaient, pour ne pas s'en occuper ensuite. Lorsque ce stupide môme s'était approché de lui pendant qu'il étudiait une nouvelle fois les hiéroglyphes de la lettre de Demedj, pour voir les « zoli dechin », Castiel l'avait engueulé, il s'était mis à pleurer et était aller voir sa mère. Le pire fût que cette idiote l'avait traité de bourreau d'enfant, ce à quoi il avait répondu que si elle ne voulait pas s'occuper de son fils, elle n'avait qu'à le mettre dans la soute avec les valises, au moins les autres voyageurs auraient la paix. Après ça, on le laissa tranquille, il avait bien remarqué les coups d'œil que lui jetait les autres passagers, ainsi que l'équipage, mais il s'en fichait. Il détestait les gens, littéralement. Prendre cet avion avait été un véritable supplice, et celui de la douane serait pire.

_ J'ai l'impression qu'il y a moins de monde que d'habitude. T'en pense quoi, Cassie?

Castiel regarda ce qui se rapprochait le plus d'un ami pour lui. Selon lui, Gabriel était un emmerdeur de première qui se croyait drôle. Enfin peut-être l'était-il après tout, lui-même n'avait aucun sens de l'humour, il n'était pas le mieux placé pour juger. Il le supportait parce qu'il était l'une des rares personnes avec qui il pouvait discuter sans avoir envie de dormir ou de le frapper. Bon, pour être honnête, il avait très souvent envie de lui en mettre une, mais pour une bonne raison, parce qu'il avait de bons arguments, pas parce qu'il s'agissait d'un irrémédiable crétin comme la pouffiasse de l'avion.

_ Les touristes évitent encore de venir. Ils ont besoin de combler leur manque à gagner, c'est grâce à ça que j'ai puis avoir mon autorisation de fouille.

_ Tu vas me faire croire que t'es à jour dans ta paperasse ?

_ Presque.

_ Je te préviens, je n'irais pas faire les démarches administratives à ta place.

Castiel le regarda du coin de l'œil.

_ Ne t'inquiète pas, Anna ira. Elle est là pour ça.

_ Tu as pris ta meilleure étudiante pour qu'elle croupisse dans des bureaux du Caire ? Dit-il en regardant à la jeune fille qui se tenait quelques pas devant eux.

_ Non, je l'ai prise car elle paye elle-même ses frais.

_ Tu crois pas que tu pourrais l'utiliser à meilleur escient ?

_ Elle est idiote, elle s'occupera du café et n'aura qu'à nous regarder bosser.

_ C'est la meilleure de la promo !

_ Ce qui te donne une idée du niveau...

Gabriel soupira, son ami étant brillant. Mais niveau relation humaine, il avoisinait le zéro absolu. Il espérait juste qu'il arriverait à se taire devant les douaniers. La dernière fois, ils les avaient garder le plus longtemps possible, parce qu'il a eu la très bonne idée de les insulter.

A son grand soulagement, ils passèrent les contrôles sans encombre. Il n'avait plus qu'à récupérer leurs bagages et trouver un taxi pour rejoindre leur hôtel. Gabriel était déjà fatigué rien que d'y penser... Il était affamé, la nourriture dans les avions n'étaient pas ce qu'on pouvait appeler de la cuisine. Il chercha des yeux un distributeur de sucrerie, lorsqu'il repéra une pancarte portant le nom de Novak, tenu par un mec en costard, plutôt mignon d'après ce qu'il pouvait en juger à cette distance.

_ Tiens ton fan club est là, Cassie. Celui-là je lui laisse 3 jours avant de se barrer.

_ Je suis sûr de pouvoir l'éjecter avant.

Castiel préférait n'avoir personne sur son dos. Surtout les envoyés de l'ambassade, il s'agissait la plupart du temps de grattes papiers qui détestaient le désert, les habitants, et tout ce qui pouvait les sortir de leur routine. Ils ne pensaient qu'à leur promotion, sans se soucier des merveilles que ce pays pouvaient leur offrir. Bien, de toute façon, vu son allure, il ne tiendrait pas longtemps et serrait vite débarrasser de cet emmerdeur.

_ Vous êtes ma nouvelle nounou, je présume ? J'ignorais que l'ambassade embauchait chez les mannequins maintenant. Alors mettez mes bagages dans un taxi et faite gaffe j'ai du matos fragiles.

_ Bonjour Professeur, répondit Dean avec un grand sourire. Je m'appelle Dean Winchester, merci pour le compliment.

_ Je n'ai pas...

_ J'ai déjà deux personnes qui se chargent de vos bagages. Ne vous inquiétez pas, ils sont employés par l'ambassade et je leur ai bien expliqué l'importance de votre matériel, ils vont charger les voitures, qui vous conduiront directement à votre hôtel.

_ Je vois.

Castiel pencha la tête sur le côté perplexe. Pour l'instant, il était soulagé de ne pas avoir à s'occuper de ça. Même si le petit sourire amusé de ce type, certes super sexy, lui tapait sur le système. Et avec Gabriel derrière lui qui se retenait de rire, il se sentait perdre son calme.

_ Vous pouvez rentrer chez vous dans ce cas. Je n'aurai plus besoin de vos services.

Il espérait que son ton sec, suffirait à le faire partir. Il avait beaucoup de travail et n'avait pas de temps à perdre.

_ Comme vous voulez. Toutefois j'ai pris la liberté de vous trouver les documents nécessaires à l'embauche de vos employés. Je suis aussi passé au Conseil Suprême des Antiquités Égyptiennes, ils confirment que vous avez un mois à partir du lundi 28, pour vos fouilles. J'ai les attestations. Ils refusent toujours de vous financer, en revanche j'ai réussi à négocier du matériel si vous le souhaitez. Ils récupèrent presque tout ceux que laisse les autres expéditions, la plupart sont abimés, mais il y a quelques bonnes affaires. Vous pourrez y passer dès demain pour y jeté un coup d'œil si vous le souhaitez. J'ai aussi contacté d'autres équipes de fouilles. Il y a un groupe de français pas loin, dirigé par un certain Balthazar, il aurait apparemment fait d'importantes découvertes, il organise un colloque à ce sujet, je vous ai pris 2 places. En revanche, ces soi-disant découvertes sont moins importantes que ce qu'il laisse entendre, il est français après tout. Une ou deux fermes apparemment pas plus. Mais il pourra peut-être vous céder du matériel. J'ai aussi prévenu votre chef de chantier égyptien habituel, Aziz, du début des fouilles. Il sera présent lundi avec son équipe à la première heure. Si vous le souhaitez, il peut venir plus tôt.

Gabriel éclate de rire.

_ T'as trouvé pire que toi, Cassie !

Castiel était énervé, sans comprendre pourquoi. Il devrait être soulagé, mais non. Il ne voyait que ce stupide sourire. Et surtout, il sentait bien que ce type se foutait de sa gueule.

_ Si vous croyez que ça m'impressionne...

_ Laissez moi le temps ! Lui répondit-il en écartant les bras. Je ne suis là que depuis une semaine... et je me suis retrouvé à court de bière hier.

Castiel pencha la tête sur le côté.

_ Si vous espérez travailler pour moi, je vous conseille de diminuer sur l'alcool.

_ Je n'ai rien bu, si c'est ce qui vous inquiète.

_ Vous avez dit...

Dean sourit. Castiel se contracta.

_ Vous avez soudoyé quelqu'un.

Le sourire de Dean s'agrandit.

_ On m'avait parlé de vous, mais on a oublié de me dire que vous étiez brillant.

Il se foutait ouvertement de lui, c'était clair.

_ Oh je vois, on a du vous dire que j'étais un salaud.

_ Non pas du tout. Je me souviens très bien que l'ambassadeur a utilisé le terme de "connard". Voici tous les documents dont je vous ai parlé. Il est tard et le vol à du vous fatiguer, je vais vous laisser rentrer à votre hôtel et vous reposer. J'ai aussi pris la liberté de demander à ce qu'on vous prépare un encas sur place. Je passerais vous chercher demain pour le colloque si cela vous convient, vers 14h.

_ Très bien.

Castiel enrageait. Il avait l'impression que son QI avait chuté de plusieurs points depuis sa descente d'avion, il n'avait pas l'habitude de ne pas savoir quoi répondre. Il décida d'attribuer son silence à sa fatigue, c'était logique après tout. En tout cas, plus rationnel que de s'avouer troublé par un regard vert émeraude et un sourire trop amusé pour être honnête.

_ Si vous avez besoin voici ma carte, n'hésitez pas. A demain.

Castiel le regarda s'éloigner, jouant avec le petit bout de carton que le jeune homme venait de lui donner.

La voix de Gabriel le sortit de ses rêves.

_ Ok, une semaine.

_ Pardon?

_ Il tiendra une semaine, au moins jusqu'à ce qu'on commence les fouilles

_ Je ne veux pas de lui sur le chantier à jouer au petit espion de crowley. Je dois m'en débarrasser avant.

_ On parie ?