Chapitre 2 :
Pink Rangers
~ Paris - Cité Mère ~
Deux jours s'étaient écoulés depuis l'agression de Yohann par l'homme dans la ruelle. Il n'avait rien raconté, de peur qu'on le prenne pour un fou, ni à ses amis, ni à sa famille. Depuis, il avait fait apparaître son armure à plusieurs reprises afin d'apprendre à s'en servir. Il ne savait pas comment elle était venus à lui, mais il savait qu'elle marchait grâce à son bracelet. L'objet de couleur rouge était toujours autour de son poignet. Il avait déjà tenté de l'enlever, mais immanquablement, il reprenait sa place sur Yohann.
Le jeune homme aurait bien voulut comprendre ce qu'il se passait. Pourquoi il avait cet objet ? Pourquoi elle lui permettait de faire apparaître une armure ? Et comment s'en servir ? Il n'était pas un soldat, mais l'idée de devenir un justicier secret l'amusait beaucoup. Étant fan de super-héros, il s'imaginait bien devenir la nouvelle vedette dont tous le monde parlait.
- L'incroyable guerrier, non ! L'incroyable justicier rouge ! Lança-t-il allongé sur son lit, le bras en l'air. Je pourrais peut-être sauvé quelques vies en attendant d'avoir des réponses.
C'est d'ailleurs ce qu'il avait commencé à faire la veille. Profitant des vacances pour sortir, il avait revêtus plusieurs fois son armure pour aider des personnes en difficultés. À plusieurs reprises, il avait fait fuir des voyous et avait même sauver un petit garçon qui avait manqué de se faire faucher par une voiture. La porte de sa chambre s'ouvrit et il sursauta. Un autre garçon entra dans la pièce. Il lui ressemblait, mais il avait les cheveux plus clairs et était un peu moins grand.
- Encore en train de regarder ton nouveau joujou ? Lança le garçon alors que Yohann se levait. T'es vraiment bizarre depuis que tu as ce truc.
- N'importe quoi.
- Oui oui, fit l'autre en préférant ne pas débattre sur ce sujet. Papa va aller faire des courses. Il demande si tu as besoin de quelques choses.
- Non merci.
Son frère ferma la porte et Yohann reporta son attention sur le bracelet. Il avait mentit à son père et à son frère en disant qu'il s'agissait d'un accessoire qu'il avait trouvé dans la rue. Son père n'avait pas voulut en savoir plus. Romain, son petit frère, avait été plus sceptique en disant qu'il n'avait jamais vu un truc pareil. Lui non plus d'ailleurs. Peut-être que c'était un appareil venus de l'espace. En tous cas, ça lui avait sauvé la vie.
Il décida d'aller faire un tour dehors en espérant pouvoir trouver une idée à l'utilité de cette chose. Il allait prendre son overboard, avant de se rappeler que celui-ci était complètement détruit. Il avait raconté à son père qu'on lui avait volé. Ça avait évité qu'il se prenne un trop gros savon. Il dévala les étages et quitta l'immeuble. Ne voulant pas marcher, il s'arrêta au niveau d'un banc où un panneau affichait l'heure du prochain bus. À son arrivée, il s'installa au fond du véhicule et il descendit à l'arrêt proche du centre-ville.
Il était plongé dans ses pensées quand il aperçut que plusieurs personnes couraient dans la rue. Intrigués, le jeune homme se hâta dans la direction opposés des fuyards. Il arriva face à un barrage des forces de l'ordre. Selon les policiers, des hommes étaient entrés dans une banque pour faire un braquage. Ils retenaient une vingtaine de personnes dans l'immeuble. Yohann recula lentement. Ok, s'occuper d'une bande de petits voyous qui s'en prenaient à des lycéens ou sauver un enfant d'un accident, c'était dans ses cordes. Mais, il n'était pas sur de pouvoir s'occuper d'hommes armés jusqu'aux dents.
Plus loin, une autre personne était occupée à observer la scène. C'était une jeune fille d'origine asiatique. Elle avait de long cheveux bruns et ses yeux bridés avaient une teinte rose. C'était la nouvelle mode en matière de lentilles colorées. Elle portait un haut rose et un jean. La jeune fille passa une main sur son poignet. Elle se hâta dans une ruelle et s'assura que personne ne la regarde. L'asiatique releva la manche de son haut, révélant un large bracelet rose, semblable à celui de Yohann.
- Activation, souffla-t-elle à l'appareil.
Immédiatement, le bracelet rayonna et une armure de combat rose apparut sur la jeune femme. Une fois son visage recouvert par le casque, la jeune fille leva les yeux vers le ciel. Le bâtiment était haut, mais elle était sur de pouvoir y arriver. Elle aperçut une passerelle. Elle plia les jambes et se propulsa sur le mur d'en face. En arrivant sur celui-ci, elle donna une impulsion avec son pied droit pour changer de direction et bondir sur la passerelle. Elle passa par dessus la rambarde et courut jusqu'en face de l'immeuble de la banque.
- Regardez là haut ! Lança une femme en montrant du doigt la jeune fille en rose.
- C'est quoi ce cirque ? Murmura Yohann en l'apercevant. Je ne suis pas le seul ?
Les policiers voulurent la stopper, mais par un bond extraordinaire, elle sauta sur le toit de l'immeuble et disparut de leur vue. Dans son bureau, Maximilien était content des progrès de la jeune fille. Ayumi se débrouillait très bien dans son rôle de justicière. Elle avait déjà appris à contrôler ses nouvelles facultés avec brio. Est-ce que Yohann arriverait à atteindre son niveau aussi rapidement ? Il n'allait pas tarder à être fixé.
La jeune asiatique avait franchit la porte de service sur le toit et avait commencé à descendre les étages en toutes discrétions. Elle ne devait en aucun cas se faire repérer, cela risquant de coûter la vie aux otages. Elle arriva à l'embranchement d'un couloir. Elle s'adossa au mur et passa légèrement sa tête pour vérifier qu'il n'y avait personne. L'endroit était vide.
- Allez ma grande, tu peux le faire, se dit-elle pour se motiver.
Elle allait reprendre sa route lorsqu'une main l'agrippa. Par réflexe, elle se retourna, attrapa cette main et projeta son propriétaire par dessus sa tête. Il atterrit lourdement sur la moquette. Une fois sur le sol, elle se plaça à califourchon sur lui, une épée à la garde rose, en forme d'ailes de faucon, placée sur sa gorge.
- Espèce de...
Ayumi s'arrêta, bouche bée. L'homme qui l'avait surprise était, comme elle, vêtue d'une étrange armure. Seulement, la sienne était rouge. Yohann lui montra qu'il ne lui voulait rien de mal en levant les mains au dessus de sa tête. Comprenant qu'elle ne risquait rien, elle se releva. Le garçon, une fois libéré, l'imita.
- T'es super balèze pour un mec habillé en rose ! Ironisa le garçon en sentant encore la douleur du choc avec le sol.
- Qui te dis que je suis un mec ? Rétorqua Ayumi.
- T'es une nana ?
- Ça se voit non !
Il était vrai que le plastron de l'armure rose était plus approprié pour des formes féminines. Yohann se sentit rougir de honte, heureusement pour lui, elle ne pouvait pas le voir. Il préféra plutôt lui demander ce qu'elle comptait faire en entrant ici.
- T'as pas compris ce qu'il se passe ici ou quoi ? S'énerva la jeune fille.
- Je suis pas idiot.
- Alors, laisse-moi aider ses pauvres gens avant qu'il ne soit trop tard.
- C'est beaucoup trop dangereux.
- Pourquoi ? Parce que je suis une fille ?
- Hé ! Je suis pas un macho ! Se défendit Yohann en levant les mains. Je pense juste qu'une personne seule ne peut pas s'occuper d'une bande de criminel sans un coup de main.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? Dit Ayumi perplexe.
- Laisse-moi t'aider, annonça Yohann en lui tendant une main chaleureuse. On est pareil tous les deux et, je suis sur au fond de moi qu'on veut la même chose.
- J'accepte, répondit Ayumi en lui serrant la main. Mais si tu te mets en travers de ma route, tu ne m'en voudras pas si tu te prends un coup.
Elle continua sa route sans l'attendre. Yohann frissonna. Elle avait un sacré caractère. En tous cas, une chose était sur, elle avait du cran. Il la rattrapa pour l'accompagner vers la salle principale, là où se trouvait les braqueurs. Yohann trouvait intéressant le fait de se battre aux côtés d'une fille possédant des pouvoirs similaires aux siens. Seulement, le danger le ramena à la réalité. Ce n'était plus un jeu, ils allaient risquer leur vie pour en sauver d'autres.
Maximilien ordonna à ses techniciens de se connecter aux services de sécurité de la banque afin d'avoir un visuel. Il n'avait pas prévus que ces deux là se rencontre si rapidement, mais cela devenait captivant. Alors que Yohann était du genre calme, Ayumi était une vraie pile électrique. Comment allaient-ils pouvoir accomplir ce sauvetage ensemble ?
Les deux Rangers rampèrent sur le sol jusqu'au bord de l'étage et ils jetèrent un œil sur le niveau plus bas. Depuis leur cachette, ils avaient une vue sur tous le hall principale de la banque. Les otages étaient tous couchés sur le sol, tandis que les braqueurs marchaient entre eux, leurs armes à feu en main. Leur chef, qui avait un masque complètement blanc, avait attrapé l'un des banquiers et l'avait plaqué contre un mur. Il le menaçait avec un pistolet qu'il avait placé sur la tempe du pauvre homme.
- Ils sont vachement nombreux, chuchota Yohann.
- Je reconnais le masque de leur chef, déclara Ayumi en se rappelant les dernières nouvelles du journal télévisé. Il s'agit d'un groupe de braqueurs qui a attaqué déjà de nombreuse banque dans la ville. Ils ont déjà tué plusieurs personnes.
- Alors que fait-on ? Demanda le rouge à la rose en un murmure. Ils ont l'air coriace.
- Il faut réussir à faire une diversion pendant que l'un de nous fait sortir les otages.
- Ah, rien de plus facile, ironisa-t-il.
- Tu n'as qu'à t'occuper des otages.
Elle ne lui laissa pas la temps de parlementer et se leva. Elle appuya sur la lame de son arme pour lui faire prendre un ange droit avec le manche. La ranger rose sauta alors par dessus la rambarde de sécurité. Avec son arme, changée en sorte de pistolet, elle tira sur l'un des hommes. Ce dernier fut propulsé contre la baie vitrée. Elle se brisa en mille morceaux, tandis que l'homme atterrissait sur le trottoir.
- Elle est cinglée... souffla Yohann.
Les braqueurs répliquèrent sans attendre, mais la fille se mit à courir vers le couloir le plus proche. Avec une adresse légendaire, elle esquiva les balles et disparut à l'angle du couloir. Trois des braqueurs la suivirent. Les otages, paniqués par les coups de feu, avaient tentés de fuir. Seulement, le chef de gang ne l'entendait pas de cette oreille. Il tira plusieurs coups en l'air.
- Si vous ne faites qu'un pas, je vous tue tous ! Cria-t-il avant de reprendre sa discussion avec le banquier.
- Elle m'a quand même laissé le chef et deux de ses compères, râle le rouge en se relevant. Comment je vais m'en sortir ?
De son côté, les trois brutes n'avaient pas trouvé où se cachait Ayumi. Ils marchaient dans le couloir, près à tirer à vue. La jeune fille attendit patiemment qu'ils arrivent à son niveau. D'un coup, elle se laissa tomber du plafond sur l'un des hommes, l'assommant d'un coup de poing. Elle se tourna vers l'autre homme et, avant qu'il ne tire, lui trancha la main qui lui servait à tenir son arme. Le sang gicla sur le sol et éclaboussa son armure. Le dernier homme se mit à tirer. Grâce à son instinct de défense, elle attrapa l'homme blessé et lui fit un clé de bras afin de se servir de lui comme bouclier. L'autre homme déversa toutes ses munitions dans le corps de son ancien collègue.
- Espèce de sale garce ! Rugit-il alors qu'elle laissait le corps sans vie tomber lourdement sur le sol. Tu te prends pour qui ?
Il chargea lourdement la jeune fille. Elle eut un rire discret avant de l'attraper par le poignet. Elle l'utilisa pour faire un salto par dessus l'homme. Le bras craqua et, une fois derrière lui, elle lui donna un coup de pied dans le dos. Sa colonne vertébrale craqua et il tomba sur le sol en gémissant de douleur.
- Je suis le Ranger Rose, dit-elle en attrapant la veste de l'homme pour essuyer sa lame. Je suis là pour punir ceux qui se pensent au dessus des lois. Ne l'oublie jamais.
Dans le hall principale, Yohann avait décidé de passer à l'action. Il avait bondit au milieu des otages et avait assommé les deux autres gardes. Immédiatement, les otages avaient fuis en courant, le laissant seul avec le chef de gang et le banquier, son dernier otage. L'homme se mit à rire, le canon de son arme toujours posé sur la tempe du vieux monsieur.
- Qu'est-ce qu'il te fait rire ? Demanda Yohann.
- Toi et ta copine en rose, vous vous prenez pour des justiciers ? Souffla l'homme en reprenant son sérieux. Vous n'êtes que des vermines.
- Tu devrais plutôt te regarder, rétorqua le jeune homme.
- Parce que tu as sauvé une bande d'idiots, tu crois que tu es un héros.
- Au moins, j'ai le mérite de faire le bien.
- Sache que je fais le bien aussi, rit le chef de gang. Cet argent va servir à une grande cause. Il va nous permettre de nous débarrasser des cloportes qui peuplent ce monde.
- De quoi parles-tu ?
- Tu es tellement ignorant.
- Arrête ton baratin et lâche cet homme.
- Tu es très drôle, mon garçon.
Sans prévenir, l'homme appuya sur la gâchette de son arme. Le vieil homme s'effondra sans vie sur le sol. Yohann sentit le sang bouillonner à l'intérieur de lui. Comment avait-il pu faire ça ? Son épée se matérialisa dans sa main et il fonça sur le malfaiteur. Ce dernier se mit à tirer. Les balles ricochèrent contre la lame et se figèrent dans les murs aux alentours. Yohann arriva sur l'homme et fendit l'air avec son arme. L'homme fit faire à moulinet à son revolver et bloqua l'autre avec. Son masque se colla sur le casque de Yohann et le garçon aperçut son œil rougeoyant.
- Espèce de sale... commença Yohann.
C'est alors que les portes de la banque explosèrent. Des voix en provenance de l'extérieur se mirent à crier et les policiers commencèrent à entrer dans le bâtiment.
- Tu as de la chance, souffla l'homme au masque. Mais je suis sur que nous allons nous revoir, gamin !
- Attends !
Il repoussa Yohann d'un coup de pied. Sous les yeux du Ranger Rouge, il leva le bras vers le plafond. Un grappin s'accrocha au plafond et le remonta vers les étages supérieurs. Yohann se releva en pestant face à son impuissance. Il jeta un regard au pauvre malheureux qu'il n'avait pas pu sauver. Les policiers s'avançaient peu à peu sur les lieux du crimes.
- Hey le Rouge ! Réveilles-toi ! Hurla Ayumi à l'étage. On peut pas rester là !
Elle avait raison. Yohann ne fit pas de cas des forces de l'ordre qui l'interpellait et il sauta en l'air pour s'accrocher à la rambarde de l'étage par lequel ils étaient arrivés. Ensemble, ils coururent jusqu'au toit et sautèrent sur le suivant, et ainsi de suite afin de mettre de la distance entre eux et la scène de l'affrontement.
Ils s'arrêtèrent plus au nord, dans un vieux hangar désaffecté à l'abri des regards. Ils restèrent un moment silencieux. Yohann était en colère. Il en voulait à Ayumi d'avoir agit sans vraiment réfléchir. Il en voulait à son armure, qui ne lui avait pas servit à grand chose. Et il s'en voulait, de ne pas avoir sauvé cet homme. D'un coup, il frappa de toute sa force un mur avec son poing. La pierre explosa, créant sur sa surface, un trou béant.
- Putain ! À quoi ça sert que j'ai ce truc si je ne peux pas sauver quelqu'un !
- Tu n'es pas responsable de ça, souffla la jeune fille posant une main sur son épaule le réconforter.
Il la repoussa et enleva son casque. Encore prit de colère, il le lança. L'objet roula sur le sol avant de se dématérialiser. Yohann se tourna vers la rose.
- Tu aurais du revenir m'aider !
- Je me rends pas responsable de ça, souffla la jeune fille. Même si j'avais été présente, ce gars n'aurait pas hésité à tirer.
Elle avait raison, c'était un assassin sans scrupule. Cependant, Yohann se rappela ses paroles. Il avait dit qu'ils se reverraient. Pourquoi ? Tous ce qu'il savait de ce braqueur c'est qu'il amassait des fonds pour un projet plus grand. Quel était ce projet ?
- J'ai entendu ce qu'il t'a dit et je trouve ça inquiétant.
- Quoi qu'il prépare, je compte bien le retrouver et lui faire payer ce meurtre, déclara Yohann en serrant le poing. Je vais lui faire regretter d'avoir croiser ma route.
- Si tu le permets, laisse-moi travailler avec toi.
- Je croyais que...
- Écoute, tout seul tu ne pourras rien faire contre lui. Il a sûrement encore pas mal de sbire et même si, sans vouloir te lancer des fleurs, je pense que tu es quelqu'un de fort, tu ne seras pas de taille. Ensemble, on peut réussir.
- Je ne fais pas confiance à quelqu'un qui ne me montre pas son visage.
- S'il n'y a que ça.
Ayumi appuya sur son bracelet et, lentement, son armure disparut, la révélant aux yeux de Yohann. Ce dernier eut un sourire en coin.
- Je ne pensais pas que tu te dévoilerais comme ça.
- Alors ? On fait équipe, partenaire ?
Elle lui tendit une main chaleureuse. Yohann ne savait pas s'il pouvait vraiment lui faire confiance, mais il était convaincu qu'elle n'était pas quelqu'un de méchant. Il lui serra la main, scellant ainsi leur alliance.
~ Siège de l'OMS ~
Dans son bureau, Maximilien fulminait. L'attaque de ce gang et la mort de ce banquier n'avait pas été prévue dans le programme. Au départ, il avait pensé que ses Rangers pourraient s'en occuper, mais ce malfrat les avait pris au dépourvus. Le rouquin voulait savoir de qu'il s'agissait au plus vite. Ahmed entra dans le bureau en trombe.
- J'ai des infos et je ne suis pas sur qu'elles soient à ton goût.
- Ne tourne pas autour du pot, ordonna Maximilien.
- Comme tu voudras, dit le basané en activant un écran tactile sur le mur. Voici notre mystérieux braqueur.
Le visage masqué de l'homme apparut sur le mur. Le chercheur lui expliqua qu'il sévissait habituellement dans les quartiers bien plus éloignés de la cité-mère. Il dirigeait un gang nommé le « Gant du Spectre » et il avait annexé tous un quartier à l'insu des forces de l'ordre. Tous le monde avait connaissance des dures affrontement qui avaient lieu dans les bordures de la ville, mais de là à ce qu'un homme prenne peu à peu le contrôle d'un quartier, c'était inacceptable.
- Ce gars se fait appeler le Spectre et on a peu d'information sur lui, continua le jeune homme.
- Comment ce gars a pu s'introduire dans la cité-mère alors qu'il est recherché ?
- Sûrement parce que son visage n'est pas connus.
- Et alors ? Tu sais bien que les entrées dans le centre de la ville sont contrôlés, rétorqua le rouquin en observant la photo du criminel.
- Que vas-tu faire ?
- Nous n'avons pas le choix. Il faut que nos Rangers se rassemblent pour le battre.
- Si tôt ?
- Si les forces de l'ordre ne peuvent pas s'en occuper, c'est à nous de le faire. Puis, ça nous servira de test pour évaluer leur cohésion d'équipe. Viens.
Ils quittèrent le bureau pour se rendre dans la grande salle à niveau. Là, ils descendirent de quelques étages et arrivèrent devant un mur couvert d'écrans. Dans l'un d'eux, Maximilien put observer la poignée de main entre Yohann et Ayumi. C'était une bonne chose que ces deux là travaillent ensemble, mais cela ne serait pas suffisant pour s'occuper du Spectre.
- Comment s'en sortent les autres ? Demanda-t-il en tournant la tête vers les autres écrans.
Il aperçut le Ranger vert, Léo. Il habitait un quartier éloigné, mais toujours dans la Cité-Mère. Les images le montraient en train de s'entraîner aux arts martiaux sur le toit de son immeuble. Le Ranger jaune, Sarah, qui vivait au nord du centre ville, était entourée de ses livres de sciences et ne cessaient de jeter des coups d'œils admiratifs à son casque jaune.
Puis, le rouquin tourna la tête vers le dernier écran. Najib, le Ranger Bleu, venait de régler leur compte à un groupe de voyous de son quartier. Le jeune homme vivait dans un quartier reculé de la ville, non loin du territoire du Spectre. Il était d'une nature plutôt véloce et s'emportait rapidement dans les problèmes.
- Vous savez, je ne suis pas sur que ce garçon soit à la hauteur, dit Ahmed en soupirant. J'ai observé son comportement depuis qu'il a l'armure bleu. À part se venger des personnes qui l'ont malmené et s'amuser avec ses armes, il n'a pas montrer un quelconque talent.
- Laisse-lui le bénéfice du doute. Je te rappel que tu as aussi vécu dans la bordure de Paris et, tu dois le savoir plus que personne, la vie n'est pas facile dans cet univers.
- Et alors ?
- Tu verras, il finira pas s'en sortir. Comme toi.
- Si je m'en suis sortis, c'est parce que je m'en suis donné les moyens.
- Ne sois pas si catégorique, toi aussi tu as fait des bêtises à son âge, rit Maximilien observant Najib se cacher pour ôter son armure. Puis, tu as grandit.
- Mouais... Nous verrons qui de nous deux à raison.
- On va faire en sorte que nos combattants se rejoignent à présent.
Ahmed sourit en tapant sur le clavier. Même s'il pensait que Max avait tort sur le choix d'un des Rangers, il était fier de faire partis de ce projet. Il avait été l'un des pionniers de ce projet et avait créé la plupart de leurs armes. Grâce à son travail, une équipe de super-héros allait voir le jour. Des héros qui allaient enfin sauver ce monde en déclin.
