D'accord pour un nouveau drame :P

Désolée s'il semble mal interpreté, mais j'essaye de faire au mieux. C'est dur de trouver ses mots en fait .

Ce chapitre suit la fin de l'histoire précedente.

Alphonse Vs Envy.

Quand l'homonculus termine de se venger...

Mais il y a une petite différence avec la fin de l'histoire précedente...C'est à dire que j'ai eu une soudaine inspiration venant de The Grudge. Si vous l'avez vu, alors vous verrez sans doute de quoi je veux parler ^^

Bonne Lecture.


Alphonse se promenait lorsque un individu mystérieux l'approcha. Il n'y prit pas garde, embué par sa naïveté insouciante. Il ne se soucia pas du sourire carnassier qui entourait le visage de la personne face à lui. Seule une phrase de sa part l'interpella et lui fit cesser tout sourire;

« - Ton frère est mort. »

Comment réagir ? Rire d'une blague si inattendue ? Demander des explications ?

« - Pardon ? Demanda Alphonse en écarquillant les yeux. »

Il faisait beau aujourd'hui...Quel dommage.

L'individu mystérieux l'attrapa par le bras et l'entraina avec lui dans le cimetière de Resembool. Alphonse en avait rencontrer des personnes tordues dans sa vie...Alors pourquoi s'alarmer lorsqu'un inconnu l'emmène dans un endroit qu'il connait par cœur ?

Mais cet endroit fut presque la fin. Tantôt il aurait aimé y faire un saut pour dire à sa mère sa réussite et celle de son frère. Mais du coup, il ignorait encore à quel point il se rapprochait de plus en plus d'elle au fur et à mesure qu'il s'éloignait de la propriété Rockbell.

Loin des regards, et même de celui du soleil dissimulé derrière un nuage orageux, l'individu se matérialisa en un jeune homme, gracieux, dont les jambes nues étaient plus grandes que celles d'une jolie femme, donc la chevelure ménageait bien des efforts pour ne pas déteindre de sa couleur d'un vert cristallisé au rayons du soleil, dont le regard mielleux n'était rien d'autre qu'un mur dévoilant un secret insoutenable, dont le sourire fendu mangeait quiconque l'admirait de trop prêt...

Alphonse n'eut pas le temps de prendre la parole. Il eut le temps de reconnaître cette personne, mais pas de s'y présenter. Il reçut une claque dans la figure;

« - De la part de ton frère...Qui doit être fort déçu de ne pas t'avoir à ses côtés. »

Puis une autre, qui claqua plus méchamment contre sa joue enfantine;

« - De la part de ton connard de père, qui doit être dépité d'avoir des gamins pareils en guise d'héritage... »

Et enfin, une dernière qui fut plus un coup de poing qu'une claque et qui l'envoya rejoindre la pelouse fraiche et belle en cette saison printanière.

« - De ma part... parce que je suis moi-même frustré de voir à quel point ton frère et toi vous n'êtes qu'une bande de branleurs ! »

Il attrapa le jeune Elric par le col;

« - Alors ? Dit-moi ! Qu'est-ce que ça fait de sentir la douleur ? »

Il lui pinça la lèvre tout en posant cette question dans un sourire vengeur. Alphonse essaya de parler mais aussitôt sa langue sortit de sa bouche que Envy l'attrapa entre ses ongles et attaqua la chair de celle-ci tout en la saignant comme un jouet. Heureusement, le grand blond n'avait pas complètement perdu de sa vivacité et croqua dans les doigts du jeune homme aux iris violettes qui relâcha aussitôt sa prise. Alphonse retomba à genoux par terre et releva vivement la tête vers son interlocuteur;

«- Sentir la douleur...Me donne envie de vomir ! Tout comme te revoir ! »

Il cracha par terre un liquide rougeâtre qui semblait provenir du seul muscle capable de l'aider à parler, puis il se redressa tout en défiant le regard de l'homonculus.

Envy se mit à rire. Il observa ses doigts puis le regard du garçon;

« - Tu es comme ton frère...Lorsqu'on te vois, on sait tout de suite que tu n'as pas peur de te battre...Mais faut-il encore...Que tu sois capable de ME battre ! »

Aussitôt sa bouche refermée qu'il fonça sur son gibier et lui bloqua la tête sous son bras. Une petite rotation du coude l'aida à faire craquer les cervicales du garçon qui tout d'un coup s'immobilisa sous son aisselle. Un cri mal sortit s'échappa de ses lèvres alors qu'il se mordait la langue comme par automatisme. Envy lâcha sa proie qui tomba comme une feuille au sol.

Un bruit mal interprété sortait de la bouche d'Alphonse comme s'il tentait de parler s'en pouvoir aligner un seul mot. Des tics habituels réveillaient parfois son corps tout endoloris, mais il ne pouvait plus bouger la tête...

La douleur n'était pas vivable. Elle était atroce. Il voulait parler ! Mais il n'arrivait même plus à avaler sa salive. Lorsqu'il essayait, ce simple geste suffisait à prolonger un peu plus la douleur qu'il sentait aux plus profond de ses entrailles. Ses yeux roulaient dans ses orbites...Ils étaient soit blanc, soit veineux.

Envy s'accroupit face à lui, et rit plus fort.

« - Tu vas aller le rejoindre...Autant ton frère que ton père... Et bientôt peut-être...Qui sait... Ta petite copine... La blondasse avec qui vous trainiez toujours ! »

Il donna un coup de pied dans la tête du jeune homme et celui-ci hurla encore, de lui-même, le faisant ainsi encore plus souffrir. Un filet de sang s'échappait autant de ses lèvres que de son nez.

« - Mais d'abord tu va agoniser ici. Un petit moment je pense... »

Envy lui adressa un dernier sourire avant de se relever et de repartir comme il était arriver...

***

Selon les alchimistes la vie à bien des termes, des noms de toute sorte. Mais jamais la Vie. Au final qu'est-ce que la vie ? La Vérité ?

Qu'est-ce que la Vie ? Est-ce que la Mort est différente ?

Encore une fois, le jeune homme qui observait le ciel d'un œil livide n'en savait rien. Les oiseaux chantaient tout prêt de son oreille comme s'ils n'avaient plus peur qu'il ne bouge. Était-t-il insignifiant à ce point ? Maintenant...De toute manière, cela n'avait plus d'importance. Mais du coup, il en avait oublié l'essentiel. La Vie n'est pas une équation. Elle n'est rien d'autre que rien...

Rien qui puisse lui donner espoir à présent.

« - Encore toi... »

Moi...Toi...

Pourquoi mon frère est mort ?

Pour lui ? Pourquoi est-il partit avant moi ? Il ne le méritait pas. Moi non plus. Mais après tant d'efforts...Voulais-je récupérer mon corps pour souffrir ? Pour mourir ? Pour être seul de nouveau face aux étoiles et aux constellations ?

Pourquoi faut-il vivre...Si notre destin est de finir ainsi ?

Je n'ai même jamais gouter à la chair d'une femme. Au plaisir simple d'un bain, de la chaleur, de la fraicheur aussi... D'un doux lever de soleil baignant mon visage heureux... Je n'ai jamais gouter à ça... Avec mon frère.

Je n'ai fait que gouter...A mon propre sang...

Je reviens peu à peu à la Vérité

« -Tu ne viens pas pour un échange cette fois... »

J'ai mal à la tête. Au corps. Comme si il n'avait exister pendant ce laps de temps, que pour ça...

Je n'arrive pas à prononcer un mot. Seuls des sons inaudibles sortent de ma bouche...

...De sa bouche... Comme s'il ne pouvait plus s'arrêter. Ainsi, allongé sur l'herbe, quelque peu en descente près d'une pierre tombale dont le nom ne lui revenait pas, Alphonse gisait, seul, la tête en avant, la bouche grande ouverte, le regard immobilisé sur les oiseaux qui chantonnaient. Le regard immobilisé sur la Vérité...