Les scènes ne partant pas de ma tête et les reviews étant plus qu'encourageantes, j'ai décidé de faire une 'petite' suite. Sans vraiment plus d'explication (j'aime vous laisser dans le floue ! Et ça me donne matière à travailler pour la suite…). J'espère que cela vous plaira autant que le premier OS !
OOC présent, sur notre cher petit –huhu je suis suicidaire- Edward.
Je vous laisse découvrir en vous souhaitant une bonne lecture ! :)
Équivalence
Nick Fury, directeur de la plus grande agence d'espionnage mondiale, tapote de manière rapide et colérique le bois de son bureau.
Il a vu des choses que peu d'êtres humains auraient la chance de voir– ou la malchance de voir, tout dépend des cas-. Il a fait face à des obstacles auxquels il a dû assister et subir pour y croire. Il n'en aurait pas été témoin, il ne serait pas ici, dans cette pièce surplombant une partie de Washington, à commander les meilleurs espions mondiaux. Sa position dans cette agence demande un contrôle physique et mental, autant sur ses hommes, que sur sa propre personne. Et ses expériences lui ont prouvé qu'il était nécessaire de posséder des nerfs d'acier, que la patience se devait d'être un maître mot en plus d'une ligne de conduite.
Peu de gens parvenait à lui faire perdre patience.
Étonnamment, le milliardaire Tony Stark n'en faisait pas partie, et ce, malgré les nombreux fiascos provoqués par Iron Man. C'est pour dire qu'il en faut plus que les catastrophes orchestrées par une brochette de super héros ou de vigilants masqués pour briser sa constance.
Nick Fury ne pouvait pas en dire autant des deux « invités » du S.H.I.E.L.D., littéralement tombés du ciel, il y a de cela quatre mois.
Avec la coopération du plus vieux des deux, le fameux Général Roy Mustang, le directeur s'était dit que ce serait facile. Qu'il obtiendrait facilement ce qu'il voulait. Une explication sur ses gants ignifugés, et la provenance des deux hommes. La barrière de la langue ne semblant pas être un problème. Le militaire brun l'apprenant visiblement sur le tas et étant une position d'infériorité, il parlerait sans contrainte.
Fury ne s'était jamais autant trompé de toute sa carrière. Alors qu'il possédait l'uniforme –inconnu de leur registre- de cet homme dans leurs pièces à conviction. S'il était militaire, gradé ou nom, leur inconnu aurait des bases de diplomatie. Des cartes pour se sortir du pétrin colossal dans lequel il était, lui et le gamin blond.
Ce que Mustang a fait. Les prenant au dépourvu. Tous. Jusqu'à amener les négociations à son avantage.
Cela non plus, n'était jamais arrivé sous ses ordres. Même Loki, le fameux dieu nordique du mensonge, au jeu de langage et de persuasion, n'était pas parvenu à le détourner de ses idées, ni de ses ordres.
Sans compter que le militaire restait sur ses positions. Même ses gants loin de sa portée. Mustang ne leur apprendrait rien de son pouvoir –cette alchimie-, tant qu'il n'était pas avec son subordonné, le gamin blond.
Un gamin bien plus insupportable que le brun.
Comme tous les gosses. se dit-il, Même si oui, il l'avouait volontiers, celui-ci était pire que Parker pour démentir la vérité et jouer avec les faits (et ce, bien que le S.H.I.E.L.D. possède une quantité astronomique de preuves (des photos et des vidéos en majorité) montrant un rapprochement entre Spider-Man et Peter Parker). Le corps médical assurait que le jeune blond comprenait leur langue, il ne s'exprimait que dans la sienne. Répétant toujours la même phrase, d'une voix colérique, autoritaire et hautement capricieuse. Un gamin borné en plus d'être insupportable.
Non. Nick Fury n'appréciait pas cela. Parce qu'il allait une seconde fois, accepter le marché du premier étranger. Et il détestait ça.
_ 私の足と腕はどこですか。
Edward avait un principe simple depuis ce fameux soir. Si quelqu'un lui prenait son bras, ou sa jambe, voire les deux, il ne serait pas coopératif, ni rationnel pour un sous. Peu importe ce que ça pourrait lui coûter.
(Surtout qu'il n'avait plus rien à perdre désormais.)
Il lui était quelque peu difficile pour lui assumer de posséder ses automails, résultat d'un acte irréfléchi, stupide et désespéré. Mais ne plus les avoir lui était insupportable. Parce qu'il se sentait faible, fragile et pire que tout, inutile.
Qui pourrait-il protéger (s'il avait encore quelqu'un à protéger) sans ses membres ? Comment claquer ses mains s'il lui en manque une ? Comment courir, sauter, esquiver, attaquer avec une prothèse d'aussi basse qualité que celle qu'on lui avait prêté, qui n'était même pas relier à son système nerveux ?
Edward pose un regard ennuyé à l'homme –Phil Coulson- qui lui redemande une énième fois son nom. Il attend que ce dernier ait fini de parler pour s'exprimer de nouveau d'une voix morne mais dure :
_ 私の足と腕はどこか。
Il pourrait demander où est ce bâtard de général (il a entendu des infirmières glousser à quel point l'étranger répondant au doux nom de Roy Mustang était beau, charmant, et avec cet accent si touchant et adorable. Un peu comme toutes les femmes de Central et d'East City. Donc personne ne pourrait renier sa présence). Mais en premier, il voulait ses membres. Il donnerait son nom en échange. Pas avant. Ensuite, il demanderait où –au nom de la Vérité- ce crétin de général pouvait être !
_ Identité. gronde la rousse –Natasha-
Si Izumi Curtis avait été à la place de cette femme, il aurait pu avoir peur. Parce qu'Izumi Curtis est la femme au foyer la plus effrayante qu'il puisse exister dans l'histoire de l'humanité. Mais la personne qui se tient devant lui, n'est pas son maître d'alchimie, donc il n'en a pas peur. Ce n'était pas non plus Riza Hawkeye et ses guns. Seconde raison de ne pas avoir peur. Penser une seule seconde que quelques grondements supposés effrayants le feraient flancher, était très mal le connaître.
Cela durait depuis plus d'une semaine et Edward était capable de continuer ce petit jeu encore longtemps. En partie parce que plus rien ne l'attendait et il n'attendant pas grand-chose en retour.
Alors, une semaine de plus à passer son temps à répéter la même phrase, ne l'embêterait pas le moins du monde. Edward est quelqu'un de borné quand il s'y mettait. Qui d'autre aurait pu se forcer à lire des livres sur l'Alchimie juste pour voir sa mère sourire, alors qu'il ne savait pas lire jusque-là ? Qui d'autre aurait pu tenter une transmutation humaine à seulement dix ans ? Qui d'autre aurait pu avoir son certificat d'Alchimiste d'État à douze ans pour tenter de réparer son erreur passée ? Qui d'autre aurait suivi un rêve de conte de fée, juste dans l'espoir de pouvoir serrer un jour, une fois de plus, son petit frère dans ses bras ? (Ce qui ne pourra jamais plus arrivée, désormais.)
_ 私の足と腕はどこか。répondit-il sans ciller
Le regard d'autorité qu'il jette à la rousse énerve cette dernière.
Edward n'en ressent aucune joie particulière.
Il ne ressent plus vraiment les choses en ce moment. Il se moque de la douleur (il en a toujours eu une bonne tolérance, son opération d'automails lui en a donné une tolérance élevée), de la faim et du sommeil (parce qu'il n'a plus à s'en préoccuper.). Tout est fade, tout est morne et sans couleur. Être ailleurs que Central, qu'Amestris, ne lui fait rien. Pas même une petite angoisse. Le blond se sent juste être une coquille vide un fait auquel il n'arrive pas à se révolter, même en imaginant qu'Alphonse lui secourait les puces à coup de poings.
_ Écoute jeune homme, on ne va pas tourner longtemps comme ça. répliqua plus lentement Phil, Nous voulons nous assurer que tu es bien le subordonné de ton supérieur. Tu nous sembles être mineur.
_私の足と腕はどこか。
Peine perdue.
Son « interrogatoire » continue encore quelques heures. Il s'est terminé au moment où Natasha, perdant sa patience légendaire à lever son arme et l'a pointé sur son front. Edward n'a pas hésité à planter ses orbes dorées dans ceux bruns de la femme. Un petit sourire s'est accru le long de son visage. L'alchimiste a parfaitement occulté les quelques phrases hurlées par Phil et que d'autres personnes sont entrées dans la pièce, hurlant également sur Natasha de baisser son arme.
_ Ton nom.
Edward n'est pas parvenu à perdre son sourire démentiel (un qu'il ne pensait pas avoir), avant de coller, de lui-même son front sur le canon froid de l'arme. Il n'a pas lâché les prunelles de son interlocutrice, où il y lisait facilement la surprise, la stupeur, une part de honte et de frayeur.
_ 銃撃して。
Barrière de la langue ou non, Edward sait qu'elle a compris ce qu'il vient de lui dire -de lui ordonné. Il sait également qu'Alphonse le tuerait de ses propres mains pour avoir osé sortir une chose pareille. Mais le jeune blond s'en fiche tellement de tout cela désormais. (Parce qu'Alphonse n'est pas –plus- là…)
Il sent contre son front l'arme trembler. Il voit dans les prunelles adverses une frayeur grandissante, presque inattendue.
_ 何を待ってるか。銃撃して !
Edward parle plus fort. Il a probablement hurlé son ordre.
Mais Natasha n'a rien fait. Outre trembloter un peu plus. Son doigt ne pouvant ni s'appuyer, ni se retirer de la gâchette.
Le blond continue de la fixer droit dans les yeux, n'attendant qu'elle n'est que l'orgueil de finir ce qu'elle a prétendu commencer. Il n'a pas peur de ce qui l'attend. La mort ne sera que l'aboutissement d'un cycle. Sans compter qu'il lui a tellement de fois échappé par le passé, qu'il n'arrive même pas à en être effrayé maintenant.
Ce serait comme retrouver une vieille connaissance.
_ Natasha, pose ce flingue.
_ Non.
_ Pose-le. Tu ne vas pas tuer un gosse désarmé et sans moyen de défense.
_ Laisse-moi Clint. J'fais mon travail.
_ Ton travail est de l'interroger. Pas de le tuer. Baisse ton arme.
Edward ne bouge pas aux deux paires de mains qui se posent d'un commun accord sur ses épaules pour le tirer en arrière et le forcer à se lever.
Il a ainsi rompu le contact visuel et suivit la marche imposée pour retourner dans sa cellule. Toutefois, juste avant de quitter la petite salle d'interrogatoire, il a tourné son visage pour se focaliser sur la rousse. Il l'a regardé un moment, juste avant de cracher dans un murmure :
_ あなたは低い。
Roy a caché son sourire victorieux quand la porte de sa « chambre » s'est ouverte, dans une tranche horaire inhabituelle. L'homme aux cheveux corbeaux n'a, néanmoins, pas relever les yeux du livre que Mélusine, la gentille infirmière, lui a prêté afin de passer le temps (en échange d'un de ses sourires les plus charmeurs, bien entendu).
La porte s'est refermée sur son visiteur. Roy a tourné la page suivante. L'histoire n'était pas vraiment intéressante. Autant il aimait faire rêver toutes les femmes à son bras, autant il haïssait les histoires à l'eau de rose. Cependant, ce chef-d'œuvre (douce ironie) littéraire était toujours mieux que de fixer un coin du mur. Et un meilleur moyen de faire passer un message.
_ Je pensais que l'on salue, à l'armée.
_ Je salue mes supérieurs. Je salue mes subordonnés. Mais rarement en dehors du lieu de travail. répondit l'alchimiste sans relever les yeux de l'ouvrage
Un silence s'installe, entrecoupé par les pages qui se tournent.
Le visiteur finit par s'installer sur la chaise vacante –jusqu'ici uniquement utilisée par les infirmiers. Sans avoir besoin de le regarder, Roy devine facilement qu'il est maintenant mal à l'aise, ou joue à être mal à l'aise. Tout n'est jeu que de persuasion et de gagner la confiance de l'autre.
La nervosité reste, Roy ne peut être que sûr de cette information : le visiteur tripote ses mains, semble vouloir parler, mais ne fait qu'ouvrir la bouche pour ne la refermer directement. L'homme cherche ses mots où ne sait comment aborder un sujet surement sérieux.
_ Je crois que nous n'avons pas été présentés. fit le militaire avec une voix qui évoquerait le beau temps en refermant enfin son live pour se tourner vers son interlocuteur, Roy Mustang. Enchanté.
Le visiteur plisse les yeux une fraction de seconde.
_ Clint Barton. Ravis de faire votre connaissance.
Roy n'aurait pas utilisé le mot « ravis » à l'entente du mot lâché du bout des lèvres. Mais il n'allait pas tourner autour du pot. Creuser l'abcès serait beaucoup simple et plus rapide. Tant pis si cela en devient dangereux. Il se rattraperait plus tard.
_ Vous n'êtes pas ici pour sympathiser.
_ Nick pense accepter votre proposition.
_ Oh ? À quel prix, dîtes-moi ?
Clint fronce de nouveaux les sourcils, le corps tendu. L'alchimiste d'État a bien du mal à cacher son sourire victorieux par un compréhensif et rassurant.
Roy avait bien entendu pensé à cette éventualité il n'a pas eu son grade juste avec de beaux sourires à ses supérieurs et encore moins sa liste de contact longue comme le bras avec un simple don en échange. Il ne lui restait plus qu'à placer ses si charmants « hôtes » en position de supériorité en se montrant de nouveau coopératif.
_ Ne mentez pas. Je sais que ma demande d'être avec lui, contre un enseignement n'est pas vraiment une équivalence respectable. D'autant plus que les personnes qui souhaiteront apprendre l'alchimie n'y arriveront pas toutes. Alors, bien évidemment qu'il souhaite autre chose en retour. Dites-moi tout. Si ce doit-être négocié, alors nous négocierons.
Tout n'est qu'une question de mise en confiance, n'est-ce pas ?
_ Tout le monde est conscient que vous chercherez un moyen de rentrer chez vous.
_ Cela va de soi. Pas que vous soyez inhospitaliers, mais nous aimerions retrouver nos familles et nos proches.
Clint suivit le regard du général jusqu'à son annuaire gauche. Il lui était trop tard de cacher son alliance, ni d'être pris par les sentiments. Qui aimerait être séparé de sa femme, son mari, ses enfants, ses proches ?
_ Compréhensible. ajouta donc l'agent du S.H.I.E.L.D., Mais nous ignorons combien de temps ce processus durera et vous ne pouvez pas rester indéfiniment sans papiers. Nous avons besoin d'informations, comme vos noms, votre âge.
_ Histoire de nous faire entrer dans votre système. Car si nous revenons, vous en serez tout de suite informés…
L'agent perd un peu de ses couleurs. Roy fait semblant de ne pas le remarquer, trop occupé à réfléchir.
_ C'est intelligent, en plus d'être compréhensif. Je vois cela plus comme une sécurité que vous devez mettre en place. Quelle est la véritable demande ?
_ Que vous soyez celui qui lui posera les questions.
_ Moi ?
_ Oui, vous. Vous êtes son supérieur, non ? Il devrait vous répondre facilement.
_ Pourquoi ne pas le faire interroger par vos chers collègues ?
_ Parce qu'il se l'est mis Natasha à dos.
L'homme remarqua sa petite bourde trop tard et Roy ne cacha pas son petit sourire satisfait. Bien qu'il ne releva pas.
Jusqu'ici, ils avaient soigneusement tenu le militaire dans le flou. Tout ce qu'il savait sur son cadet, c'est qu'il avait eu des blessures pires que les siennes (ce qui n'étonnait pas le général), qu'elle s'était infectée, mais qu'il était entre de bonnes mains et donc, que son état s'était vite améliorée. Personne ne l'avait prévenu qu'Edward était revenu à lui. Pour gagner du temps et trouver une alternative à son second marché savoir si le blond leur apprendrait l'Alchimie sans négociation (en partant du principe que ce dernier connaissait et maîtrisait la dite science).
Le S.H.I.E.L.D. ne partait pas du mauvais pied. Edward était un génie en Alchimie. Cependant, pour gagner sa confiance et l'avoir d'en sa poche, ce n'était pas une chose simple, ni aisé. Inexistante pour ainsi dire. Lui-même n'en fait pas partie. Pas totalement du moins.
_ Typique de son personnage. Le contraire m'aurait même étonné. Il se met facilement tout le monde à dos. Les réactions sont parfois violentes.
_ Elle l'a menacée avec son arme. Il a placé volontairement sa tête sur le canon juste après.
La seule fois où Edward s'est montré suicidaire, fut à sa première altercation avec Scar. Pour protéger Alphonse. Mais là, en ce lieu-même, qu'avait-il à protéger ?
_ Et nous pensons que ce sera plus facile pour lui, s'il est en contact avec votre langue.
Les doigts de l'alchimiste de feu se crispent sur le livre qu'il tient toujours dans ses mains.
L'occasion n'est peut-être pas la bonne, mais il va la saisir.
_ Ce garçon est un génie. Croyez-moi, il vous comprend autant qu'il sait déjà s'exprimer correctement dans votre langue. Il ne vous fait juste pas confiance. Auriez-vous un morceau de papier ? Je vais vous montrer qu'il sait par un simple petit exercice.
_ Comme ?
_ Transmettrez-lui ce livre avec que le message que je vais écrire. Son ordre sera de me faire un résumé détaillé de l'histoire. Ce qui tombe bien, je n'ai pas lu la fin
_ Qui me dit que vous n'allez pas lui transmettre une sorte de message codé ?
_ Il ne désobéira pas à son supérieur et je vais le rédiger en anglais. Non seulement vous pourrez vous-même en prendre connaissance, et s'il lit le message puis le livre, vous aurez votre preuve qu'il maître votre langue. Bien évidemment, tout à un prix. Si vous accepter d'entreprendre cette transmission, dites de ma part au directeur Fury, qu'il demande à tous ceux souhaitant apprendre l'Alchimie, qu'ils doivent commencer par apprendre le tableau périodique.
Tout est à lire, je veux un résumé détaillé.
Je souhaite savoir si Élizabeth s'en sortira.
Et si Francesca recevra l'appui nécessaire.
Général Mustang
Un alchimiste code toujours ses messages et ses trouvailles, créant ainsi un texte lisible par tous, mais d'une toute autre signification pour un confrère une fois que ce dernier a compris comment décrypter le code.
Le billet reçu confirmé plusieurs choses à Edward. Le Général était en vie (parce que c'était son écriture, et le seul alchimiste à coder ses dossiers avec des noms de femmes). Son supérieur avait possiblement un plan, ou la construite d'une échappatoire, résumé dans ce livre, sur plusieurs pages. D'où la nécessité de le lire en entier. Suite à la lecture de l'ouvrage, Edward devra lui signifier, d'une manière ou d'une autre si le suivra et le soutiendra dans cette démarche.
Le jeune blond ne blâma pas les agents pour leur étroitesse d'esprit de n'avoir pas cherché le message caché. Mustang ayant repris le résumé de l'ouvrage.
Lire un roman à l'eau de rose ne lui plaisait guère.
Mais c'était toujours mieux que de ne rien faire en plus d'un objet parfaitement innocent pour transmettre un message. Il trouva par ailleurs les petits indices et les traces à suivre. Il n'eut plus qu'à rassembler les pièces du puzzle, les trier et les mettre ensemble.
Au bout de trois heures, il referma le livre.
Si l'idée lui plut ? Absolument pas. Premièrement parce que cela venait de Mustang. Deuxièmement parce que ce ne serait pas son personnage.
Si l'idée était bien trouvée ? Absolument. Il n'en attendait pas moins du militaire aguerri, prêt à tout pour limiter le nombre de victimes en cas de conflit et protéger ses camarades.
Si Edward aller jouer le jeu ? Oui. Pas vraiment pour lui.
Il n'avait plus rien à perdre. Mais ce n'était pas le cas de Mustang, et il lui devait bien ce service.
Elizabeth s'en sortira et Francesca aura le soutien nécessaire.
_ 鋼の。
Il y eut un cours silence. Edward feignit la surprise, avant de se tendre comme un piquet dans l'embrasure de la porte, tout en claquant ses talons et dégageant son bras de chair de l'emprise d'un des agents pour le porter à sa tempe. Première règle à respecter dans l'armée : saluer son supérieur.
C'était un fait qu'Edward ne réalisait jamais. Ou avec de rares personnes. Mais il prit sur lui et commença à rentrer dans son nouveau rôle : être le parfait subordonné de son supérieur, le protéger quoi qu'il arrive, quitte à devoir le tuer dès qu'il s'éloigne de son objectif. Il allait prendre la place de Riza, alors autant agir comme elle, et le faire directement comprendre à Mustang.
_悪い手のための私の謝罪、武将ムスタング。dit-il, la voix forte et respectueuse
_残り、 兵士。
Message passé.
Message parfaitement reçu.
Entre Alchimistes d'État, on utilise plus la notion de « Chien de l'Armée », pas de « soldat ».
_ 座って。
Edward obéit directement, allant prendre place sur la chaise désignée, qu'il ne connaissait que trop bien depuis la semaine dernière.
_鋼の、足と腕はどこですか。
_ 知りません、武将。彼らは私に答えてくれませんでした。
_ Où se trouvent son bras et sa jambe ? demande Roy à Phil et Natasha, C'est ce qu'il vous demande.
Les deux espions se sont regardés un moment. Oui. En effet. C'était logique et légitime que le gamin leur demande une telle chose.
_ En réparation.
Roy traduit pour la forme et Edward leva un sourcil d'interrogation.
_ Votre subordonné a manqué de se blesser et de blesser le personnel soignant lors d'un ses délires. Nous n'avons pas fait attention en les retirant et nous les avons endommagés. Notre meilleur ingénieur est sur le coup.
Par le manque de réponse du blond, Roy traduit encore une fois.
_神経を乱さないで。
_ Que dit-il ?
_ De ne pas jouer avec les nerfs. Avec beaucoup moins de politesse.
Edward dû se retenir de hausser des épaules suite au regard pointu.
_ Les nerfs ?
_ Ses prothèses ne sont pas de simples prothèses. Il s'agit d'automails. Elles sont connectées à son système nerveux, et elles fonctionnent comme des membres normaux. Si votre ingénieur fait un seul pas de travers sur le mécanisme, cela pourra avoir des conséquences néfastes pour mon subordonné. C'est tout ce dont je sais. Je ne suis pas son mécanicien. Il y sait plus de chose. Mais on verra les détails plus tard.
Mustang s'assit en face de son cadet, ouvrit un dossier et attrapa le stylo que lui tendit Phil.
_ 鋼の、名前は何ですか。
_ エドワード・エルリックと申します。
_ Il ne nomme Edward Elric, traduit Roy tout en notant les informations dans le dossier, 何歳ですか。
_ 十七歳でございます。
_ Il a dix-sept ans.
Il y eu un hoquet de surprise, mais Roy n'y fit pas attention, posant à la suite une nouvelle question :
_ 軍勢は何ですか。
_ 少佐でございます。
_ Il a le grade de Major. 錬金術を身体で覚えていますか。
_ いいえ。説に除いてでございます。
_ Il ne maîtrise que la théorie alchimique. ジャア、今では、英語で話して、自身を紹介します。
Edward plisse aussi bien les yeux que le nez, son poing se fermant sur sa cuisse.
_ 今、鋼の。
Ne pouvant plus longtemps discuter les ordres d'un supérieur, et ne pouvant non plus cacher sa maîtrise de la nouvelle langue (pour avoir lu un roman à l'eau de rose entier !), le plus jeune se détourne pour faire face aux deux agents toujours présent dans la pièce. Tout en lui révèle une parfaite défiance, mais il n'en porte guère la moindre importance.
_ Je me nomme Edward Elric, j'ai dix-sept. Je suis un major sous les ordres du Général Roy Mustang. Je ne maîtrise que la théorie en alchimie. Si vous voulez autre chose de ma part, je veux d'abord récupérer mes membres.
Edward n'appréciait pas mentir sur ses capacités alchimiques. Toutefois, qu'il sache l'utiliser sans cercle apporterait des questions. Et ils n'avaient pas besoin de ça. Mustang serait aussi le seul à être sous pression et étroite surveillance, Edward aurait plus de liberté. Et entre eux deux, c'est bien le plus jeune qui est doué en recherche.
Tsss.
Ne leur restaient plus qu'à trouver comment rentrer chez eux.
Omake.
Edward a envie de rire sarcastiquement.
Ces gens sont des idiots finis. Le temps à beau passer, il a la forte impression que rien ne rentre dans leur petite caboche. Ils connaissent le tableau périodique, ça, c'est une chose indéniable. Mais alors, ils sont incapables de mettre en relation leurs connaissances et la pratique.
Considérant que son supérieur n'avait rien à craindre, il s'éloigne un peu de la zone de combat et de l'humidité ambiante, les mains dans les poches et le pas traînant.
_ Où vas-tu ?
_ Me mettre à l'abri.
C'est ce qu'il fait, sous le regard intrigué de tout le monde. À une distance raisonnable, il leur fait de nouveau face. Il attrapa un morceau de plastique non loin de lui pour le poser au-dessus de sa tête.
On lui avait demandé le point faible de Mustang. Sur le coup, il avait bien rit.
Ne leur avait-on jamais appris que l'eau ça mouille et qu'il éteint le feu ? Visiblement, non. Une petite pluie, et son supérieur était totalement inutile pour les moindres étincelles. Bêtement, Edward s'était dit que lors de ce combat amical, mise en place juste pour juger leurs capacités, l'adversaire déclencherait ces drôles de pompes à eau au plafond. Pas qu'il détournerait une canalisation et transformerait le terrain d'entrainement en pataugeoire.
Le jeune alchimiste d'Etat remarque le rictus du général. Et le blond ne put que l'imiter en le voyant s'accroupir pour poser les mains sur la surface de l'eau.
_ バカ。
Il y eut une explosion fulgurante.
Edward soupira aux cris de stupeurs et de surprises.
Non, vraiment. Ces gens étaient idiots au possible.
Connaître le tableau périodique, mais ne pas se souvenir que l'eau soit composée d'hydrogène était totalement stupide.
_ Major Elric, la scène est à vous. cria Mustang en reposant ses gants
Edward soupira pour la forme et dans le but de cacher son sourire. Son adversaire, un certain Steve, le pensait lent à cause de ses prothèses et trop jeune pour se battre correctement. Il allait lui prouver le contraire parce qu'avoir Izumi Curtis en professeur d'Alchimie, c'est aussi apprendre à se battre. Et puis… ses automails étaient ceux crées pour supporter le froid de Briggs. Légers comme tout, merci Winry.
Parfait pour l'effet de surprise, non ?
_ Ecoute petit, on va y aller en douceur, d'accord ?
Oh. Oh. Oh !
Pardon ?
Avait-il bien entendu ?
_ L'erreur à ne pas faire, monsieur Roger. marmonna Roy au loin
_ QUI NOMMES-TU SI PETIT QU'ON LE PRENDRAIT POUR UN ATOME INVISIBLE AU MICROSCOPE ?
Et un coup dans le plexus solaire de Captain America. Un!
Le comportement habituel d'Edward Elric, le plus jeune alchimiste d'État de la nation d'Amestris.
- Traduction
Je sais que, normalement, ils s'expriment dans une langue proche de l'allemand. Mais je ne maîtrise pas l'allemand. Pas du tout. Et comme je trouve que 鋼の (à lire hagane no) c'est super classe, j'ai pris le japonais. Cela me fait en plus un exercice de traduction, donc c'est cool ! Si vous avez-vu des fautes dans les phrases japonaises, dites-le moi !
Pourquoi utiliser le japonais, avec les kanji, hiragana et katakana ? Pour vous mettre dans le même bain que le S.H.I.E.L.D. ) (Honnêtement ? Je n'arrive plus à utiliser le romaji…)
E. Ma jambe et mon bras sont où ?
E. Tire.
E. Qu'est-ce que tu attends ? Tire.
E. Tu es faible.
M. Fullmetal.
E. Mes excuses pour utiliser la mauvaise main, général Mustang.
M. Repos, soldat.
M. Assis.
M. Fullmetal, où sont ton bras et ta jambe ?
E. Je ne sais pas, général. Ces personnes ne m'ont pas répondu.
E. Ne jouer pas avec mes nerfs.
M. Quel est ton nom, Fullmetal ?
E. Je me nomme Edward Elric.
M. Quel est ton âge ?
E. J'ai 17 ans.
M. Ton grade dans l'armé ?
E. Je suis Major.
M. Maîtrises-tu l'alchimie ?
E. Non, excepté la théorie.
M. Bien. Maintenant, parle en anglais et présente-toi.
M. Maintenant, Fullmetal.
E. Idiots.
- Quoi ? Comment ça Où est Alphonse ?
Je ne sais pas ! Pourquoi me demander une telle chose !
