Forbidden love

Et me voilà pour le second chapitre… désolée pour tout le temps que ça aura pris !
Pour les réponses aux reviews, consultez mon site, vous trouverez l'URL dans mon profil. Merci à tous mes reviewers !
Je vous souhaite à tous une bonne lecture ! J'espère que ça vous plaira autant que le premier chapitre !
PS : bon, pour écrire plus facilement, j'ai donné un prénom à la mère d'Hermione vu qu'elle n'est plus Mrs Granger, et toujours pas Mrs Malfoy…


Chapitre second : Tu comptais te noyer ?


Premier jour des vacances.

C'est la grosse déprime. Je viens de me faire jeter de la salle de bain par Hermione… pourquoi, pourquoi ça m'arrive à MOI ? Pourquoi mon père est aussi fou ? Un jour il dit « tuons les sang-de-bourbes et réduisons les moldus à l'esclavage » (ou quelque chose dans ce genre) et le lendemain, il dit, « je vais épouser une moldue ! ».

Complètement pété. Et en plus, il a fallut qu'il choisisse la mère d'Hermione. Il n'aurait pas pu en choisir une autre ? Oui, une autre… pas ELLE. Et bah SI. Je vous le dis, c'est un complot !

En plus, je n'ai même pas pu finir de me coiffer. Tant pis, ce matin, j'aurais les cheveux en vrac. Dommage, d'habitude, j'adore les peigner pour qu'ils soient bien plats. Enfin bon, là, je n'ose plus trop entrer dans la salle de bain… de peur qu'Hermione, furieuse, me fasse avaler le savon en criant « dégage, je te hais, va faire des bulles tiens ! ». Dommage, car je dois avoir une mine affreuse. Mon paternel va me tuer q'il me voit dans cet état. Bah, après tout… j'ai bien le droit de pas être coiffé de près, pi, c'est les vacances… détente.

« Bon, on va aller faire un tour au rez-de-chaussée, peut-être que la cuisine sera plus accueillante que la salle de bain », je pense. Je baille un bon coup, et commence à m'avancer vers le grand escalier. Je descends, puis me dirige vers la cuisine, en espérant trouver l'asile auprès d'un bon petit déjeuner.

J'ouvre la porte, et cette fois-ci, je tombe sur un spectacle tout aussi déstabilisant qu'une Hermione en mode furie. Deux escargots en pleine reproduction. Non, n'allez pas croire par là que je viens de surprendre mon père et sa future épouse en train de copuler (ou du moins imiter l'acte qui sert à procréer), mais c'est pas mieux.

Par « escargots en reproduction », j'entends roulage de pelle version adulte. Je reste sans voix devant ce spectacle traumatisant. Mon père est tranquillement en train d'embrasser passionnément la mère d'Hermione. Que c'est-y po meugnon tout ça. Ouais bah NAN. Ils sont tous déchaînés ici, dès le matin. Et moi, je ne peux même pas me balader sereinement chez moi.

Maman, tu me manques… avec toi, tout était si bien…

Je remue la tête pour évacuer mes pensées tristes, et fais un joli « hum hum ». Les escargots se décollent l'un de l'autre, et tournent leur tête vers moi. Ah, si j'avais su que je vivrais assez longtemps pour voir mon père faire machine à laver avec une autre femme que ma mère, une moldue, en plus, je pense que je me serais suicidé… mais bon, ce n'est pas le moment là.

- Bonjour, je lance en essayant de prendre un ton jovial.

- Bonjour Draco, répond mon père, en souriant.

- Bonjour à toi, ajoute ma future belle-mère, un clone d'Hermione en plus âgé, d'un sourire digne d'une publicité.

- Je peux prendre mon petit déjeuner ? je demande, hésitant.

- Oui, oui, bien sûr ! répond mon père.

- Je ne dérange pas ?

- Mais non, pas du tout, m'assure la mère d'Hermione.

Je me dirige vers la table, et m'assois.

- J'ai préparé des toasts, dit la mère d'Hermione.

- Oh, merci, je réponds en me servant dans l'assiette qu'elle me tend.

- Ils sont délicieux, tu verras. Aline est un ange, dit mon père, les yeux pétillants.

Elle s'appelle Aline, la belle-doche ?

- J'en suis certain, je réponds, peu convaincu.

- J'espère que notre arrivée ne te bouleverse pas trop, me dit Aline.

- Oh gnon, je réplique entre deux bouchées, ma vie est echxatement la même qu'avant.

- Tu t'entends bien avec Hermione ? me demande-t-elle. J'ai cru savoir que vous vous connaissiez, à Poudlard.

- En effet, on se connaît.

Mon visage doit être si crispé qu'elle ne sait plus quoi dire. Elle devrait pourtant savoir que les Serpentard et les Gryffondor ne sont pas les meilleurs amis du monde.

- Oui, ils se connaissent, enfin bon, leurs relations n'ont jamais été très… amicales, si on peut dire ça comme ça, dit mon père. Mais j'espère que ça va changer Draco, n'est-ce pas ? Du moins au manoir.

- Oh oui, évidement.

Il sait bien que je ne peux pas la supporter. Mais il pense que c'est parce que je la déteste. Alors que c'est parce que je l'aime. Et l'aimer, je n'en suis pas fier. Déjà que mon père s'est foutu avec « Aline », moi je vais avec une sang-de-bourbe, la famille dégénère littéralement ! On va nous rayer de l'arbre des Black bientôt ! Mais le pire… oui, le pire, c'est si Le-Grand-Méchant-Patron-A-Papa apprend ça. Mon Dieu. Il se ferait Avada Kedavriser sur place. Mon père est un suicidaire.

Bref, en effet, je n'ai jamais été un grand ami avec Hermione.

- Vous allez devenir frère et sœur, alors cela serait bien que vos relations soient plutôt bonnes, renchérit Aline.

- Ouais, ça, je sais, qu'on va devenir frère et sœur.

Pas la peine de remuer le couteau dans la plaie ! D'un côté, au moins, je serais peut-être moins attiré par elle, et mes sentiments s'envoleront, comme ils sont venus, qui sait ! Mais d'un autre côté, j'aimerais tellement pouvoir être plus qu'un frère…

Rah, je bave intérieurement en m'imaginant en train de l'embrasser comme le faisaient mon paternel et son Aline.

- Draco ? Tu m'entends ? dit mon père, en me faisant des signes.

Mince, j'étais tellement plongé dans mon rêve de bisou baveux avec Mione que j'en perds mon air sérieux.

- Tu ne vas pas très bien ce matin, on dirait. Tu ne t'es même pas coiffé, commente mon père.

- Bah euh… Hermione était dans la salle de bain, alors…

- Ah, je vois, répond-il. Mais tu es sûr que ça va ? Tu es peut-être encore un peu retourné de cette annonce surprenante, de notre prochain mariage…

- Oui, oui, ça doit être ça, je réponds vaguement. C'est si… surprenant. Ca va complètement contre ta façon de penser, mais à part ça… et puis sans vouloir être pessimiste, tu penses vraiment que ton mariage va être accepté par la famille, les amis, le monde sorcier, et le Seigneur des Ténèbres ? Franchement…

Mon père ne répond rien, il a plutôt l'air embarrassé.

- Oui bon bah euh… pour le moment, on va vivre ensemble… on pensera au mariage plus tard… puis, je trouverai un arrangement…

Il ne sait vraiment plus quoi dire. Pour l'arrêter, Aline se penche vers lui, passe ses mains dans ses longs cheveux blond pâle et l'embrasse à nouveau. Et c'est reparti. Lavage, rinçage, essorage… ils me font la totale. J'engloutis mon dernier toast, et me lève.

- Bon, je vais vous laisser… je vais essayer d'accéder à la salle de bain.

Ils ne répondent pas. Ils continuent de s'embrasser comme si je n'étais pas là. Bon, et bien, je vais aller retenter ma chance pour prendre un bain. Je monte les escaliers, et me dirige vers la salle de bain. Dans l'immense couloir, je passe devant une porte entrebâillée. Cette pièce avait toujours été vide. Je l'ouvre et passe ma tête, et découvre une chambre. C'est la chambre d'Hermione, car celle-ci se tient dos à moi, sur le lit. Elle se retourne et me dévisage.

- Ah, pardon, je ne savais pas que c'était ta chambre.

- Et oui, j'ai une chambre. Tu croyais que je dormais dans la cave peut-être ? J'habite ici tout autant que toi maintenant !

- Les sang-de-bourbes à la cave ? Pourquoi pas, ça va bien ensemble.

Pourquoi j'ai dit ça ? Je suis stupide. Bon je n'ai pas tout à fait tort, mais si je prends en compte le fait qu'Hermione soit une sang-de-bourbe, ça le fait moins…

- Si tu n'as rien d'autre à dire, ferme-là, me lance-t-elle. Et puis… « sang-de-bourbe », toi, ta famille, tu sais ce que vous êtes maintenant ? On appelle ça… des traîtres à leur sang, non ?

- Mon père peut-être – bien que je dirais plutôt qu'il est taré – mais moi, non. Je ne vais pas tomber amoureux d'une moldue ou d'une impure comme toi !

- Ecoute, si tu n'as vraiment rien de sympathique à dire, dégage et va te laver. Tu sens mauvais jusqu'ici.

Bon, d'accord, j'ai été vache avec elle. Elle me lance des piques à son tour, c'est normal. Je m'apprête à partir, mais je me retourne au dernier moment.

- Juste, désolé pour la salle de bain, je pensais que c'était mon père qui se lavait. Ferme la porte à clef la prochaine fois.

- Oh, ne t'inquiète pas Malfoy, je n'oublierai pas.

Elle garde le silence quelques secondes, et reprend :

- Enfin bon, ce n'est pas très grave dans le fond, on est frère et sœur. Mais ne prends pas ça pour une raison de recommencer, je ne tiens pas à ce que tu m'observes dans mon bain…

- Oh, c'est tellement dommage, je réplique ironiquement, j'aurais tant voulu observer ton corps sublime ! Enfin non, en fait, il ne doit pas y avoir grand-chose à voir.

Et TOC.

Mouah, rire démoniaque intérieur. Je l'ai cassée. Mais elle l'a très mal pris, normal, c'était le but. Et puis si je veux vraiment lui faire croire que je ne l'aime pas, il faut que je continue dans cette lancée. Parce que sincèrement, j'aimerais bien l'observer dans son bain. Son regard de braise tente de me brûler, mais ça ne marche pas. Il en faut plus pour faire peur à Draco Malfoy.

- T'es lamentable, mon pauvre. Allez, va prendre un bain, et remplis-le bien, avec un peu de chance tu te noieras et je serais débarrassée de toi.

Je soupire, lui fais un signe de la main, et me dirige vers la salle de bain. Même pas la peine de répondre. Elle me hait, c'est sûr.

Vraiment, quelle vie. Mais elle est tellement craquante quand elle se met en colère… d'accord, je la préfère calme, mais elle a un côté mignon quand son regard devient sévère et que ses joues deviennent rouges.

Pourtant, j'aimerais tant tout oublier, revenir plusieurs mois en arrière, pour revoir ma mère, revoir mon père normal, et surtout, pour ne pas tomber amoureux d'elle… c'est une vraie torture, car c'est une sang-de-bourbe, premièrement, bien que ce ne soit pas le pire des points, vu l'attitude de mon père, mais surtout, c'est qu'elle va devenir MA SŒUR ! Et je ne peux PAS sortir avec ma sœur. Même ma demi-sœur.

Bouh, je suis lamentable… il faudrait que j'aille un peu ailleurs, voir des amis, pour me changer les idées. Vincent, Pansy… Blaise peut-être. Oui, j'irai voir Blaise. Ou Pansy. Les deux. On verra.

Je rentre dans la salle de bain, et ferme la porte à clef. Je commence à faire couler l'eau dans la baignoire, tout en me déshabillant. J'ajoute un produit moussant, histoire de m'éclater avec les bulles comme un gamin. Histoire de me changer les idées. J'attends patiemment que l'eau monte. Sans savoir pourquoi, je laisse monter l'eau le plus haut possible. Pendant ce temps là, j'essaye de me coiffer, pour retrouver mon apparence classique.

Puis, je coupe le robinet au bout d'une dizaine de minutes, et plonge mon corps dans l'eau chaude. C'est si bon, c'est si doux. L'eau me fait du bien. La senteur que dégage le produit moussant mon monte dans les narines et m'emplit de bonheur. C'est de la lavande. Je fais le vide dans mon esprit. Tout mon corps est plongé dans l'eau, seule ma tête dépasse de la surface. Je ne voudrais pas me décoiffer à nouveau. Quoique… tant pis. Je plonge ma tête sous l'eau, ferme les yeux pour éviter de me prendre de la mousse dans les yeux, et je compte.

Un, deux, trois, quatre, cinq… je ressors de l'eau, le visage ruisselant, les cheveux couverts d'une fine couche blanche de bulles et de mousse. Rien de tel qu'un bon bain pour oublier tous vos soucis ! La porte fermée à clef, personne pour me déranger… l'immensité de ma baignoire pour moi tout seul… tout seul… un bain avec Hermione ? Non, ne pense pas à elle, non, c'est pas le moment, là c'est le moment « je vais bien tout va bien ».

Mais rien ne va bien. Les minutes s'écoulent, une à une, et rien ne s'arrange. Je n'arrive décidément pas à virer cette Hermione Granger de malheur de mon esprit. Père, pourquoi tu m'as fait ça ? Pourquoi tu me fais subir ça ? J'avais une chance de l'oublier pendant les vacances, je serais allé voir Pansy, je serais même peut-être sorti avec elle – elle n'est pas si mal que ça, après tout, oui, elle est sympa et plutôt mignonne, un peu pimbêche, mais ça passe – mais là, impossible. Avec Hermione qui est là, comment je vais faire ? Qu'est-ce que je peux bien faire ? Je voudrais que tout s'arrête. Oui, j'aimerais tout recommencer, à zéro ? Mais c'est foutu. Je replonge à nouveau ma tête dans l'eau, et compte.

Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix, onze, douze, treize, quatorze, quinze, seize, dix-sept, dix-huit, dix-neuf, vingt…

Je ressors ma tête après ces vingt secondes sous-marines. L'eau commence à refroidir, et j'ai la flemme de tendre ma main pour attraper ma baguette et balancer un sort de réchauffement. Je me dirige vers le robinet, et refais un peu couler d'eau chaude.

- AÏE ! je crie.

Je ne suis pas doué. Je viens de me brûler avec l'eau. Ca me fait toujours le coup dans cette satanée salle de bain.

- Ca va ? me lance une voix lointaine, à travers le mur.

- Ouais, ouais. C'est rien.

C'était Hermione. Elle s'inquiète pour moi… que c'est mignon. Enfin, tu parles, elle a du plutôt pousser un soupir de dépit en apprenant que je n'avais rien. Ce qu'elle veut, c'est que je me noie, sympa.

Me noyer ? Oui, ça lavera tout de l'intérieur, peut-être que ça virera mes sentiments… et avec un peu de chance, je ne reviendrais jamais à moi, et tout sera fini. Fini ? Oh oui… enfin bon, mourir… c'est pas super. Mais c'est toujours mieux que cette nouvelle vie.

Allez, hauts les cœurs, je me remets en mode « sous l'eau ». Enfin bon, je ne vais pas me noyer. Peut-être. Personne ne viendra me voir, j'ai fermé à clef, et puis mon père est habitué à ce que je reste minimum une demi-heure dans la salle de bain.

Ca y est, je suis à nouveau sous l'eau, sous la couche de mousse blanche qui commence un petit peu à disparaître. Puis, j'essaye d'ouvrir mes yeux. L'eau me pique un peu, mais avec chance, le savon de la mousse est à la surface. Peu à peu, je m'habitue à l'eau. Les secondes passent, je retiens toujours ma respiration. C'est tellement agréable d'être totalement immergé sous l'eau.

Une minute s'est écoulée. Parfois, j'arrive à tenir deux minutes dans mes meilleurs jours. Faut dire, je ne m'entraîne pas très souvent… pas que ça à faire. Et avec un sortilège de Tête en bulle, c'est bien plus de deux minutes que j'y reste.

Une minute et trente secondes. Je ne vais pas tenir. Deux minutes. Je vais battre mon record. Deux minutes trente. Je dois remonter. Trois minutes. Il FAUT que je remonte, je commence à suffoquer. Les secondes s'écoulent. Mais pour une raison inconnue, je reste sous l'eau, et je commence sérieusement à manquer d'air. Non, je ne vais pas faire ça ? Si, je le fais. Non, mourir noyé dans ma propre salle de bain, c'est petit. C'est nul comme mort. Pitoyable comme suicide. Et je ne verrais plus Hermione. Tant mieux. Tant mieux ? Jamais plus, plus personne…

Non, ça ne va pas… mais tout sera fini d'un côté… je commence à essayer de remonter, mais je n'en peux plus. Je ne tiens plus, et avant d'avoir pu faire sortir ma tête de l'eau, je relâche ma respiration et je sens de l'eau s'engouffrer dans ma bouche, et venir dans mes poumons. Non, c'est horrible, c'est… je veux remonter… mais je n'ai plus de force. Mourir noyé dans mon bain. Je ne peux pas finir comme ça. Non, ça craint.

Mais je n'ai plus aucune force, et mon corps retouche le fond de la baignoire. J'essaye vainement de regagner la surface, mais je sens que mon cerveau perd peu à peu conscience… je vais mourir. Hermione, je t'aimais bien, tu sais. Même beaucoup. Il a fallut que je tombe amoureux de toi. Adieu…

Les secondes s'écoulent, ça y est, je vais perdre totalement conscience. Mais, au moment où je sens que je vais partir, deux mains m'attrapent fermement par les épaules et me redressent en surface. Puis, une main soutient ma tête, tandis que l'autre appuie sur mon torse, là où se trouvent mes poumons. Je reviens peu à peu à moi, et recrache une quantité d'eau surprenante. Je respire à nouveau. Je prends une grande inspiration, tout en toussant. Je viens de l'échapper belle.

- Ca va ? me demande mon sauveur.

- (tousse) Hein… oui (tousse) merci.

J'ouvre à nouveau les yeux, et les tourne vers mon sauveur. Super, c'est Hermione. Je suis pitoyable, c'est elle qui vient de me sauver d'une noyade désolante !

- J'ai bien cru que j'allais y passer, je dis, à voix basse, encore un peu secoué.

- Mais qu'est-ce que tu faisais Draco ? T'essayais de battre le record du monde d'apnée ?

- Euh non Hermione…

- Dès le premier jour tu fais n'importe quoi… Tu comptais te noyer ?

- Peut-être…

- Mais ça va pas ! me lance-t-elle, furieuse.

- Je croyais que (tousse) c'était ce que tu voulais, Granger, je réponds, du tac au tac.

- Mais il ne fallait pas me prendre au sérieux ! Pauvre dégénéré ! Tu n'as quand même pas fait ça parce que je te l'ai dit ?

- Mais non, voyons. Faire ce que tu dis, t'obéir ? Puis quoi encore ?

- En tout cas, je t'interdis de mourir ! Pourquoi t'as voulu faire ça ?

Pour ne plus te voir, idiote.

- Je ne sais pas, je n'ai pas fait exprès…

Je suis à cours d'excuses.

- Pas fait exprès ? Je vais gober ça ? Tu m'as fait une de ces peurs, abruti !

- Comment t'as su que j'étais en train de périr au fond de l'eau, je lance, sur un air de défi. Tu m'espionnais peut-être ?

- Non, pauvre idiot ! Mais jusqu'à présent, tu faisais du bruit dans l'eau. Je t'entendais. Puis, plus rien. Et ça faisait déjà près de trente-cinq minutes que tu étais dans la salle de bain. Alors je suis venue à la porte pour te demander si tu pouvais sortir, et ce que tu faisais. Tu n'as pas répondu. J'ai tapé sur la porte, rien. Puis, j'ai ouvert la porte – tu n'avais pas posé de sort de protection, cela n'a pas été difficile – et je t'ai vu. Enfin, j'ai vu la couche de mousse, et j'en ai déduis que tu étais tellement stupide que tu étais en train de te noyer dans ton bain, Malfoy.

Je ne réponds rien. Qu'est-ce que je suis pas doué ! Je les accumule les erreurs en ce moment ! Elle, habituée à me voir hautain et fier, elle me voit déstabilisé, et en plus, elle me sauve de la noyade. GENIAL.

Je baisse les yeux. La mousse disparaît. La mousse disparaît ?

- Tu pourrais t'en aller maintenant, je lance. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais je suis légèrement nu, dans mon bain.

Elle se lève, attrape une serviette, et me la lance. Je l'attrape, la remercie brièvement, puis elle sort. Je sors de mon bain, le vide, et m'essuie. Mon Dieu, mais qu'ai-je encore fait ? J'ai vraiment voulu me suicider ? Mais je ne suis pas désespéré à ce point ! Si… ? Et le pire, c'est que maintenant j'aime encore plus Hermione depuis qu'elle ma repêché. Ca n'a servi à rien, à part à empirer les choses ! Et maintenant, j'ai une dette envers elle ! Non, non, sérieux, ça va de pire en pire. Au secours…

Je m'habille, et sors de la salle de bain. Je me dirige vers ma chambre, où je rentre, et me jette sur mon lit, comme je l'ai fait la veille. Mais qu'est-ce que j'ai bien fait au monde pour avoir à subir tout ça ? Remariage de mes deux !

- Mais qu'est-ce que j'ai fait ? Fait chier ! je lance, et me levant brutalement de mon lit.

- Oui, fait chier.

Je sursaute, et me retourne vers la porte. Hermione se tient sur le seuil de la porte. Qu'est-ce qu'elle me veut celle-là ?

- En effet, tu fais chier, continue-t-elle. Comment tu veux que je reste calme avec un frère qui passe son temps à faire des conneries ? Je te croyais un peu plus malin que ça, Malfoy. Tu es à Serpentard, non ?

- Jusqu'à preuve du contraire, oui, je réplique, d'un ton ferme.

- Depuis hier, je commence à me demander si le Choixpeau ne s'est pas trompé.

Qu'est-ce qu'elle insinue par là ? Que j'aurais du aller à Poufsouffle ? Mais je l'emplafonne moi ! Ne cède pas à la provocation, non, ne la viole pas sur place pour la jeter par la fenêtre après.

- Vraiment ?

Je suis à cours de répliques qui tuent maintenant.

- Ouais. Alors s'il te plait, évite de me refaire des coups comme ça. Je ne viendrais pas toujours te sauver, Malfoy.

- Me sauver ? Prends-toi pour une super héroïne, tiens ! Tu irais bien avec Potter, vous deux, les sauveurs.

- Tais-toi ! Laisse Harry ! lance-t-elle, hors d'elle.

- Pauvre Hermione Granger, j'ai insulté son grand ami Potter ! Tu sais très bien que je ne peux pas le blairer ! Toi je te tolère parce que tu es ma sœur, c'est tout. Mais les autres, il n'y a aucune raison que ça change.

Merde, j'ai été trop méchant sur ce coup là. M'enfin, pas tant que ça… pourtant, si.

- Tu n'apprécieras jamais quelqu'un pour lui-même ! me dit-elle.

- Si, pourquoi ? Toi, t'es quoi d'abord, hein ?

T'es une fille géniale que j'ai envie d'embrasser, et de… de… rah, non, oublie, je ne l'aime pas. Si ? Bouh…

- Je suis ta sœur.

- Pas encore, je réponds, en essayant de me calmer.

- C'est pareil.

Elle se tait quelques secondes, puis reprend :

- Enfin, tu sais, c'est vrai, on n'est pas encore vraiment frère et sœur, tous les deux.

Hein ? Qu'est-ce qu'elle veut dire par là ? Elle qui n'arrête pas de me rabâcher que je suis son frère, elle me dit que ce n'est pas encore vraiment ça ? Ca veut dire que j'ai une chance de sortir avec elle ? Arrête de rêver, vieux !

- Qu'est-ce que tu dis ? je demande.

- Rien. Allez, salut, je te laisse finir de te préparer, me dit-elle précipitamment avant de partir.

- Attends, Herm…

Trop tard, elle est partie. Tant pis. C'est déprimant, tout ça. Mon père est un vrai malade, moi aussi, Aline et Hermione aussi. Super, on forme « la famille des fous » ! C'est super, on devrait changer de nom ! Fini les Malfoy, welcome la Mad family.

Je reste vingt minutes à me coiffer, à rêver, puis je sors de ma chambre, et me dirige à nouveau vers le rez-de-chaussée. Je trouve Hermione en train de préparer le repas.

- T'en as mis, du temps ! me lance Hermione. Ton père et ma mère sont sortis, ils m'ont dit qu'on pouvait manger sans eux. Ils ont du aller dans un restaurant moldu, en amoureux.

- Super. Bon, tu m'appelles quand t'as fini ?

- Tu pourrais donner un coup de main.

- Bon, d'accord.

Elle me donne quelques instructions. Vraiment, je regrette Dobby.

- On devrait prendre un remplaçant pour Dobby, non ? je dis, sans faire gaffe.

- QUOI ?

Hermione vient de crier, et me regarde d'un air massacrant. Merde, j'avais oublié son délire avec la protection des elfes et la S.A.L.E… génial, je vais encore me mettre cette harpie sur le dos !

- Tu me dégoûtes !

- Ca va, je plaisantais !

- Bien sûr, me répond-elle, ironiquement.

Démoralisé, je fini de faire cuire des pâtes. Des pâtes ? Génial… elle aurait pu faire quelque chose de mieux.

Puis, une fois le tout préparé, on passe à table.

- C'est bon, je lance, pour me faire pardonner.

- J'ai fait la sauce, répond-elle sèchement.

- C'est très bon.

- Merci.

Toujours aussi glaciale et fâchée contre moi.

- Tu m'en veux pour Dobby ou pour le bain ? je demande, pour essayer de savoir ce qui ne va pas.

- Pour les deux ! Mais Dobby, passons ! Tu m'as fait une de ces peurs !

- Ah, pardon. Tu en as parlé à…

- Non, je ne l'ai pas dit à ton père. Mais ne me refais plus jamais ça. Sinon, la prochaine fois, je te regarderai te noyer. Compris ?

- Oui bon, ça va.

Le silence revient.

- Je vais passer chez mon père chercher mon courrier, dit-elle.

- Ton courrier ?

- Officiellement, je vis toujours chez mon père, dans mon ancienne maison. Je ne suis pas censée habiter là. Alors les hiboux arrivent là-bas. Mon père récupère le courrier pour moi.

- Ah, d'accord.

- Donc demain j'irai là bas. Tu voudras venir avec moi ?

Elle me demande si je veux l'accompagner ? Je ne sais pas quoi dire…

- Mais ça paraîtrait louche si on me voit avec toi… ?

- Oui, c'est vrai, répond-elle.

- Bon, si tu veux, je veux bien quand même. Après tout, personne ne me reconnaîtra dans un quartier de moldus, je réponds.

Oui, on ne me reconnaîtra pas, et aucun sorcier ne viendrait par là. En effet, qu'est-ce que ça pourrait faire si un sorcier me voyait moi, Draco Malfoy, fils d'une famille de noble lignée, dont le père a une réputation de fer au Ministère, avec Hermione Granger, Sang-de-Bourbe que ma famille et moi-même sont censé détester ?

Ca ferait un sacré boucan tout ça, et créerait bon nombre de ragots…

Ce n'est pas facile cette situation… Ca, je vous l'assure… mais, j'irai avec elle. Avec un peu de chance, je ne ferai pas de conneries et elle se mettra à m'apprécier et à oublier que je vais devenir son frère…


A suivre...

Et voilà, j'ai fini le chapitre deux. J'espère qu'il vous a plu ! Vous savez comment me le faire savoir... en me laissant une review (pi j'en veux pour le chap 3, savoir si je continue ou pas !). Voilà, bisou à tous, merci encore à tous mes lecteurs !
Et ne vous inquiétez pas, le cas de Draco va s'arranger, quand même !