Voilà la suite de la première partie ;)
Dites-moi ce que vous en pensez !
Merci à ma Bêta pour la correction.
Punition – partie 2
Petite, petite, petite fille … Ton odeur me rappelle la sienne. Tu flotteras bientôt.
Pennywise sourit diaboliquement en voyant la jeune fille courir comme si elle avait vu le diable en personne. Chose qui n'était pas totalement fausse à vrai dire.
Il ferma les yeux et prit une autre inspiration envoûtante de cette odeur que dégageait Evelyne qui, de plus, était maintenant mélangée à la délicieuse odeur de la peur. Plus de bave se forma dans sa bouche et son estomac grogna dans la famine.
Depuis sa défaite avec le clan des ratés, Pennywise croupissait et tentait de survivre avec la nourriture qu'il avait engloutit pendant une année, mais il avait failli périr car cela n'était évidemment pas suffisant pour lui.
Ses yeux tournèrent sous une nuance orangée beaucoup plus foncée et un petit grognement de mécontentement s'échappa de sa bouche rouge maquillée. Il se souvenait parfaitement de sa défaite face à Emily.
Tu ne paies rien pour attendre … Vous allez tous flotter !
La bouche de Pennywise se tordit dans un sourire macabre lorsqu'un plan se formait dans sa tête bulbeuse. La vengeance allait être si violente que les générations futures s'en souviendront encore.
Pauvres petits humains … Se moqua le clown.
Il redressa une main gantée recouverte du sang de la jeune fille et il l'apporta à son nez peint. Ses yeux tournèrent à l'envers dans sa tête alors que la délicieuse odeur entra dans son système, le laissant béatement pendant quelques instants.
De toute sa très longue existence, il n'avait jamais senti une pareille odeur si exquise. Peut-être était-ce le fait qu'il n'avait rien mangé depuis vingt-sept ans ou alors le fait qu'il s'agissait de la nouvelle progéniture d'Emily … Il doutait encore du pourquoi du comment.
Mais Pennywise s'en moquait profondément, il allait faire sa douce vengeance qu'il attendait depuis si longtemps, dans la noirceur de la terre. La souffrance terrible pour lui était terminée et tout ce qu'il voulait dès maintenant s'était un bon repas.
Des cris joyeux de jeunes enfants au parc résonnèrent dans les oreilles sensibles de Pennywise. Le repas était servi.
Quatre jours plus tard
Evelyne
J'aimerais pouvoir effacer de mon esprit ce que j'avais vu quelques jours plus tôt mais je m'en retrouve incapable. C'était tellement bizarre et flippant, ce gars vivant dans les égouts de la ville de Derry.
Mon dernier cours venait de finir et je me dirigeai vers la sortie de l'école. Une fois de plus, mes pires ennemis m'attendaient à l'entrée et donc je devais patienter avant de pouvoir passer.
Soupirant bruyamment, je m'appuyais contre le mur beige à côté des casiers et croisa mes bras sur ma poitrine. Cela faisait quatre jours que j'avais parlé à cet espèce de fou mais je n'arrêtais pas d'y penser. Pourquoi ? Je ne savais pas trop, il n'y avait sans doute aucune raison.
Je soupirais une nouvelle fois tandis que je fixais mon regard sur le sol devant moi, réfléchissant profondément jusqu'à ce que j'aperçoive quelque chose de rouge au coin de ma vision. Je clignai des yeux et redressa mon regard au bout du couloir, sur un ballon rouge.
Un ballon flottant, planté là comme si de rien était. Le pire dans tout cela était que les autres élèves passaient à côté comme s'il n'existait même pas. Etais-je la seule à voir cela ?
Mes sourcils se froncèrent et mon rythme cardiaque augmenta considérablement lorsqu'il se mit à flotter vers moi, la longue ficelle blanche traînante derrière lui. Prise d'une soudaine peur, je me mis à reculer au fur et à mesure que celui-ci se rapprochait.
Je n'aimai pas du tout cela, quelque chose était très mal avec ce ballon rouge. Je déglutis fortement puis me retourna en tenant fermement la bandoulière de mon sac à dos, direction le seul endroit où je pouvais être tranquille, les toilettes.
Je claquai la porte et me précipita au lavabo en mettant mes mains sur le rebord de la cuve blanche. Je pris plusieurs respirations tremblantes, mes doigts se resserrant sur la porcelaine blanche de l'évier. Pourquoi avais-je autant peur ?
La porte d'entrée des toilettes s'ouvrit brutalement et deux filles plus âgées que moi entrèrent, n'ayant pas vue que j'étais là.
«Tu n'avais pas entendue ? Il y a eu trois nouvelles disparitions d'enfants ! Tous les médias les recherches ! Oops …» Dit l'une d'elle en s'arrêtant lorsqu'elle me vit. Elle se pinça la lèvre inférieure puis s'excusa rapidement en poussant son amie dehors quand elle vit mon expression sombre.
«Des enfants disparus ?» Je marmonnai à moi-même en regardant mon reflet dans le miroir.
Les lumières verdâtres au-dessus de moi se mirent soudainement à vaciller. Allais-t-il y avoir une coupure de courant dans l'école ? Je m'éloignai un peu de l'évier un peu tout en regardant les fameuses lumières devenues folles.
C'était alors que je sentis quelque chose de mal … Les poils sur mes bras se dressèrent subitement et un élan de chaleur parcourut tout mon corps de la tête au pied. Je n'entendais presque rien car la course folle de mon cœur dans ma poitrine résonnait dans mes oreilles.
Je regardais autour de moi puis à nouveau dans le miroir et ce fut là que je vis quelque chose. Dans la cabine à ma gauche qui était quelques secondes avant vide ne l'était plus, il y avait un jeune enfant me regardant avec un sourire faux.
Mes yeux s'élargirent et ma respiration devint plus profonde lorsque la couleur de ses yeux devint une couleur jaune lumineuse, comme les yeux de ce maudit clown dans les égouts. Du sang coulait de ses jambes et hors du trou où était autrefois son épaule.
La tension étant trop forte, je tournai ma tête vers l'enfant mais il n'y était plus, il avait mystérieusement disparu ! La cabine des WC était à nouveau vide comme quand j'étais entrée tout à l'heure.
Ma respiration se calma lentement et les lumières au-dessus de moi arrêtèrent enfin de clignoter brutalement. Je clignai un peu des yeux alors que le stress et la peur retombait lentement hors de moi.
«Hey Ev-truc !»
S'écria une voix grave et menaçante derrière moi. J'hurlai de terreur en sursautant et me tourna vers la voix qui avait parlé. Mes yeux tombèrent à nouveau dans le miroir et je vis quelque chose d'encore plus terrifiant dans le reflet de la glace.
Le clown se tenait debout derrière moi avec l'expression la plus sombre que je n'avais jamais vue sur personne. Il était l'incarnation même du mal, je pouvais le sentir au plus profond de moi-même. Il me souriait exagérément et ses yeux étaient si sombres que je ne voyais presque pas ses pupilles jaunâtres.
Son front avait partout des craquelures comme si de la veille peinture le recouvrait et ses cheveux orange ternes partaient dans tous les sens. Mes yeux s'agrandirent quand je vis que sur la collerette de son costume il y avait du sang frais.
Il tendit sa main gantée pour me saisir à l'épaule mais je me retournai vers lui pour n'y trouver personne. Il avait lui aussi disparu, il n'était qu'une illusion.
La porte des toilettes s'ouvrit brutalement et l'homme de ménage de l'école passa sa tête à l'intérieur. Il avait d'abord l'air surpris en me voyant planté là comme si j'avais vu le diable … Ouais. Mais son expression s'adoucit quand il s'aperçut que je tremblais et que je ne bougeais pas.
«Tu es encore là ? Mais qu'est-ce qui t'est arrivé ? Il est presque 18 heures ! Est-ce que tout va bien ?» Me demanda-t-il en regardant aux alentours pour voir si on m'avait agressé.
Je ne lui répondis pas, je n'avais pas la force de lui répondre et puis de toute façon personne ne me croirait si je disais qu'un clown démoniaque me suivait ! Je me redressais contre la vasque du lavabo puis sans un mot, je courus hors des toilettes et dans la rue.
POV Normal
Evelyne marchait d'un pas rapide et nerveux jusque chez elle et la crainte que sa famille d'accueil ne soit pas encore là lui rongeait la conscience. Elle ne voulait pas être seule, pas après ce qu'elle avait vue dans les toilettes.
Elle continua d'avancer sans jamais regarder autour d'elle ou derrière elle, par peur de voir quelque chose de troublant. Elle ne comprenait pas ce qui lui faisait autant peur car habituellement, elle n'était pas le genre de personne à extérioriser ses sentiments.
Evelyne jeta un coup d'œil aux trois nouvelles affiches «Missing» sur le poteau. Il y avait trois photos des jeunes disparus, trois garçons tous âgés de cinq ans. Elle cligna rapidement des yeux et se sentit réellement mal lorsqu'elle vit que sur l'une des affiches, il s'agissait de l'enfant qu'elle avait vue …
«C-ce n'est pas possible !» Murmura-t-elle dans l'horreur, les yeux figés sur l'image souriante de l'enfant.
Le clown, elle n'avait pas d'autres explications à cela. Elle avait entendue beaucoup de choses horribles sur Derry et son histoire. Des catastrophes graves, des morts inconnues, des disparitions … Tout cela à des dates précises.
La plus récente qu'elle avait entendu fut celle d'il y a vingt-sept ans en arrière. D'abord un jeune garçon disparu dans la bouche d'égout puis plusieurs mois plus tard, d'autres disparitions et pour finir, un groupe d'enfants avait trouvé les cadavres des disparus dans les égouts de la ville.
Evelyne souffla et baissa les yeux sur le sol, les égouts de la ville …
Prit d'une soudaine fureur à ce qui lui arrivait, Evy s'approcha à pas rapide de la bouche d'égout ou elle avait parlé avec ce clown débile quelques jours plus tôt. Elle balança son sac sur le côté puis se mis à genoux devant le trou sombre, la puanteur agressant ses sens.
«Hey ! Je sais que tu es là ! Montre-toi, je n'ai pas peur de toi !» Cria-t-elle sans vraiment réfléchir à ce qu'elle faisait. Ses longs cheveux ondulés se balançaient autour de son visage et sa frange rentra dans ses yeux brun clair.
«Tu crois que j'ignore ce que tu as fait à ses enfants ?! Tu n'es qu'un pauvre taré sans aucune empathie ! En fait, c'est toi et toi seul qui a peur.» Dit-elle en frappant son poing sur le béton.
Le ciel était tellement sombre qu'elle ne voyait presque plus ce qu'il y avait autour d'elle. Evelyne reprit lentement sa respiration et serra les poings en boule, sentant la tristesse se déferler sur elle. Elle se sentait folle, complètement perdu par ce qu'elle avait vu plus tôt.
Soudain, de la musique de cirque résonna en travers la bouche d'égout et l'odeur du popcorn et des cacahuètes grillées masqua l'odeur putride des eaux grises. Evelyne fronça les sourcils et se pencha un peu plus près, ignorant le danger réel.
Elle continua de fixer le trou sombre à quatre pattes et le nez presque dans l'égout. Elle entendait réellement de la musique de cirque ainsi que des rires d'enfants venant d'en bas !
Avant même qu'elle ne puisse crier, une main blanchâtre avec de longs ongles noirs bondit de l'obscurité et dans son visage.
A suivre …
Merci pour la lecture, à la prochaine pour la suite :)
VP
