Chapitre 2:
Ils arrivèrent à Poudlard pour l'heure du dîner, comme toujours. Hermione se dirigea vers les calèches, laissant l'héritier Malefoy avec sa bande de crétins. La jeune fille, Maïwenn sur ses talons, retrouva Harry, Ginny, Ron, Neuville et Luna. Aucun ne remarqua la fillette accrochée à sa jambe. Ils arrivèrent rapidement au château, chacun y allant de son commentaire sur l'année à venir. Le jeune sorcière brune se contentait de se taire, les yeux perdus dans le vide, la main de Maïwenn dans la sienne. Personne ne le remarqua. Il allèrent dans la grande salle attendre les premières années qui devaient être sur le lac avec Hagrid et durent se séparer de Luna pour rejoindre la table ds Gryffondors tandis que la blonde se dirigeait vers celle des Serdaigles. Le trio retrouva leurs camarades de classe. Hermione montra à la fillette la place à côté d'elle. À peine fussent-elles installées que le professeur McGonagall arrivait avec le choixpeau et le tabouret, les nouveaux élèves derrière elle. L'antique répartiteur, a peine posé sur son siège sur l'estrade des professeurs, commença sa chanson. Ron, lui, se fichait comme d'une guigne de ce que pouvait raconter le choixpeau et commença à discuter avec Harry du dernier match de quidditch des Canons de Chudley. Pourtant, malgré le fait que son meilleur ami lui parle, le sorcier à lunettes rondes regardait la seule fille de leur trio. Il savait que la petite fille qu'elle avait amené avec elle au Terrier quelques semaines auparavant était là. Mais il ne la voyait pas. Alors que Bulstrode, Johann était envoyé à Serpentard comme sa gourde de soeur, Harry remarqua que le regard du prince des verts et argent était fixé à leur table. Quand il vit enfin que le brun le regardait l'air incrédule, il fit un sourire narquois et détourna les yeux. Quand la répartition fut terminée et que les plats apparurent, Ron se tut, laissant Harry libre de discuter avec Hermione.
« Où est Maïwenn? Et ne me dis pas qu'elle n'est pas là. Tu ne l'aurais jamais laissée à tes parents alors qu'on te l'a confiée.
- Elle est là. Mais...
- De qui vous parlez?
- Ronald! Combien de fois je t'ai dit qu'il n'était pas poli de parler la bouche pleine? Et puis tu pourrais écouter un peu pour la répartition! C'est notre dernière année! Tu aurais quand même pût faire un effort! Tu sais à quel point c'est impoli? Au fait, Harry, je pourrais te la confier le temps que j'accompagne les premières années au dortoir?
- Pas de problème. On se retrouve devant les appartements des prefets en chef. En passant, pourquoi Malefoy te fixait-il du regard?
- Il devait sûrement penser à son prochain coup tordu. Enfin, je suppose. »
Ils finirent le repas et Hermione se leva pour rejoindre son homologue non sans un sourire pour la fillette. Il appela les premières années et annonça qu'il se chargeait des Serpentards et des Serdaigles et que les autres n'avaient qu'à suivre Granger. Hermione roula des yeux mais emmena tout de même les Gryffondors et les Poufsouffles à leur salle commune. Elle se dirigea ensuite vers le septième étage. Quand elle arriva devant le portrait qui fermait les appartements des préfets, elle remarqua que Drago Malefoy était comme pétrifié. Elle hâta le pas, craignant qu'il y ait un duel mais la seule chose qu'elle vit fut Harry portant Maïwenn. Elle déduisit que le Serpentard serrait les poings pour ne pas le frapper et se discréditer comme préfet en chef dès le premier jour. Le rouge et or sourit quand il vit sa meilleure amie apparaitre dans son champ de vision. Elle ouvrit le passage et Harry lui donna la petite. Elle le remercia du regard et lui souhaita une bonne nuit. Arrivée dans la salle commune des préfets en chef, elle remarqua quatre portes: deux à gauche, une au centre et une à blond se dirigea vers celle de droite. Le brune en déduisit donc qu'elle dormirait dans lui des chambres de gauche. Elle allait mettre Maïwenn dans la chambre la plus à gauche et prendrait la dernière. Elle poussa donc la porte de la chambre de la petite et remarqua que toutes ses affaires étaient arrivées directement ici et non pas dans sa maison du Londres moldu. Elle changea la fillette et la mit au lit. Elle baissa la lumière et sortit un livre de la bibliothèque.
« Il était une fois, trois frères qui arrivèrent au bord d'une rivière trop profonde et dangereuse à traverser. Heureusement, puisqu'ils étaient doués du pouvoir de la magie, ils firent apparaître un pont. Au milieu du pont, ils rencontrèrent une figure voilée, la Mort elle-même. La Mort était en colère que ces hommes puissent traverser sans périr, alors que d'autres courageux étaient tous morts noyés dans les eaux de la rivière. Elle imagina alors un plan machiavélique pour rétablir ce qui lui semblait juste et fit semblant d'être heureuse qu'ils aient survécu, et le leur prouva en leur offrant un cadeau à chacun.
Le plus vieux des frères, combatif, demanda une baguette si puissante, qu'elle ne pourrait jamais perdre, baguette que l'homme méritait pour avoir vaincu la Mort. Alors, la Mort prit une branche d'un sureau et lui tailla la Baguette de Sureau. Le second frère, arrogant, et voulant humilier la Mort encore plus, lui demande le pouvoir de ramener les morts à la vie. La Mort prit donc une pierre près de la rivière, la lui remit, et affirma qu'il était maintenant en possession de la Pierre de Résurrection. Le plus jeune, humble et rusé, ne faisait aucunement confiance à la Mort, lui demanda un objet qui lui permettrait de se déplacer sans être vu par la Mort. La Mort lui donna donc à contre-cœur sa Cape d'Invisibilité. Après, elle s'en alla, et les frères continuèrent leur chemin.
Avec le temps, ils se séparèrent pour vivre chacun leur vie. Le plus vieux des frères provoqua de nombreux duels, qu'il ne perdit jamais. Mais, pour son malheur, il affirma partout bien haut que son pouvoir lui venait de sa baguette imbattable donnée par la mort elle-même. Fort de cette publicité, une nuit, un sorcier jaloux lui vola la baguette de l'ancien et lui trancha la gorge dans son sommeil. C'est ainsi que la Mort s'abattit sur le premier frère.
Le second frère vivait seul dans sa maison. Il tourna la pierre trois fois dans ses mains et la femme qui lui était destinée, mais décédée avant le mariage, apparut. Malheureusement, elle appartenait toujours au royaume des morts et elle ne fut qu'une âme en peine dans notre monde. Devenu fou de douleur, le deuxième frère se suicida pour la rejoindre. La Mort s'abattit alors sur le deuxième frère.
La Mort chercha longtemps le plus jeune frère, sans jamais le retrouver. Ce n'est qu'au crépuscule de sa vie, alors qu'il légua sa cape à son fils, que le plus jeune frère salua la Mort comme une amie, et qu'il l'accompagna en son royaume. »
Elle finit l'histoire sur un sourire et sortit de la pièce, refermant la porte derrière elle. Quand elle releva la tête, elle vit le professeur McGonagall en compagnie de Drago. Il semblait s'ennuyer. La jeune fille en déduisit donc que la directrice adjointe lui exposait les devoirs d'un préfet en chef. Quand elle entendit la porte se refermer, l'animagus le va la tête. Elle sourit à Hermione.
« Comment va votre petite protégée miss Granger? -Bien mais le voyage l'a fatiguée. Elle s'est endormie dans les bras de Harry mais c'est réveillée quand j'ai voulu la coucher. Je suppose qu'elle doit s'être rendormie maintenant. -Voici votre emploi du temps. Prenez en connaissance et profitez-en pour lui ménager du temps. »
Le professeur de métamorphose sortit sur ces mots, laissant le serpent et la lionne en tête à tête. La rouge et or se dirigea vers sa chambre avec un « Bonne nuit Malefoy » auquel il ne répondit pas.
Le lendemain, Hermione se lev alors que son homologue dormait encore. Elle entra à pas de loup dans la chambre de Maïwenn et la vit, assise à côté de la fenêtre en train de lire son livre. Elle s'appuya sur le chambranle de la porte et la regarda. Au bout de quelques minutes, elle la laissa et se dirigea vers la salle de bain. Elle en ressortit dix minutes plus tard, prête de pied en cap et trouva la petite fille à la table basse de la salle commune toujours en train de lire.
« Mione, tu peux m'aider?
- Je vais bientôt devoir y aller tu sais?
- Je peux venir avec toi au petit-déjeuner?
- Oui si tu veux.
- Je verrais Harry?
- Bien sûr! Lui ne peut pas manger dans la salle commune des Gryffondors! Vous avez discuté hier soir?
- Hummm...
- Je vois... On y va?
- Oui! »
Les deux filles sortirent sans remarquer que le Serpentard les avait écoutées et bouillait de colère sans savoir pourquoi. Elles se rendirent à la grande salle et retrouvèrent Harry et Ron. Seul le brun leur sourit, le roux étant encore plongé dans les limbes du sommeil et se plongeant dans le petit-déjeuner, seule chose au monde qui pouvait le réveiller. Une fois la préfète assise, ils reçurent leurs emploi du temps, Hermione ayant déjà le sien, aucun exemplaire n'apparut devant elle. Harry et la jeune fille s'arrangèrent pour garder Maïwenn durant la journée. La fillette commencerait donc le lundi avec Harry pendant qu'Hermione allait en runes. Le brun emmena la petite dans la salle commune des préfets en chef où se trouvaient toutes les affaires de la brunette qui sortit son livre et commença à lire à voix haute ce qu'elle arrivait à déchiffrer. Le jeune homme, lui, s'installa dans le fauteuil le plus proche et la regarda s'escrimer à lire son texte seule. Elle ressemblait tellement à Hermione! Et pas seulement par son envie d'apprendre. Aussi par son apparence: elle avait les mêmes cheveux bouclés en moins épais et plus clairs que ceux de sa tutrice, la même forme de visage. Sauf les yeux: des yeux bleus changeant selon son humeur. Une heure plus tard, Harry appela Dobby qui accepta avec joie de garder Maïwenn pendant que Harry courrait vers les cachots et son cours de potions. Il fit signe à son amie quand il arriva et entra dans la salle à la suite des autres. Une fois n'est pas coutume, Slughorn décida qu'il allait faire les binômes qui resterait les même sur toute l'année pour « voir les progrès des élèves en difficulté et que ceux qui arrivait y arrivaient mieux puissent aide les plus faibles. » Harry se retrouva donc avec Goyle, Ron avec Crabbe et Hermione avec Malefoy. Pourquoi avait-il fallut que ça tombe sur elle?
POV Drago Malefoy
Pourquoi avait-il fallut que ça tombe sur lui? Il devrait déjà la supporter toute l'année puisqu'ils étaient colocataires mais en plus comme binômes. Bon, elle était plutôt intelligente et c'était toujours mieux que cette cruche de Pansy. Mais quand même! Il allait pas bien le pauvre Slug! Mais, comme si de rien était, il reprenait le cors. Et Granger qui 'avait rien dit! Elle allait pas bien ou quoi? Ils commencèrent par faire des révisions durant une petite demi-heure et l'heure et demi suivante fut consacrée à la théorie de la potion qu'il allaient réaliser l'après-midi même à savoir la potion tue-loup. Potion qu'aucun d'eux n'aurait besoin de fabriquer dans les années à venir. Qui était le débile qui faisait les programmes?il allait faire part de son désaccord quant à la potion choisie quand Dobby apparut. Et c'est à ce moment là que Granger ouvrit la bouche, l'air complètement paniquée.
« DOBBY! Qu'est ce que tu fais là. Où est Maïween? Qu'est ce qui se passe? Elle va bien? -Et si tu le laissais répondre Granger, il pourrait peut-être te répondre. »
L'elfe regarda la jeune fille les yeux dilatés. Il était paniqué.
« Il faut que vous veniez Miss. Elle... - Je ne crois pas que tu ais d'ordres a donner. Elle te suit si elle veut. Point barre. - Malefoy... - Oui Granger? - Ferme-là! »
Fin POV Drago Malefoy
Elle prit la main de l'elfe et disparut dans la seconde, sans un regard pour le blond qui s'était immiscé dans la conversation. Quand elle arriva dans la salle commune des préfets en chef une seconde et demi plus tard, elle trouva Maïwenn recroquevillée là où elle se trouvait le matin même pour lire, au milieu de débris divers et variés. Le jeune fille s'approcha de la fillette et se rendit compte qu'elle pleurait. Elle la prit dans ses bras et la cajola pour la calmer.
« Qu'est ce qui s'est passé? Je ne vais pas te gronder tu sais.
-Je sais pas... j'essayais de lire et tout s'est envolé. C'est pas moi! Promis!
-Ne t'inquiète pas . Viens-là. »
Elle la berça jusqu'à ce qu'elle se calme ce qui fit qu'elle loupa les heures de potions. Elle s'en rendit compte quand son homologue entra suivit de Harry et Ron. Le brun et le blond s'arrêtèrent et regardèrent autour d'eux, leurs bouches formant des « o » parfaits. Seul Ron réussi à parler.
« Mais qu'est ce qui s'est passé ici? Vous vous êtes battues? Tu as essayé de frapper Dobby?
- Ron!
-Mione, qui a fait ça?
- Ne t'inquiète pas Harry. Personne n'a été blessé.
- C'est pas la question Granger.
- Toi, je t'ai déjà dit de la fermer! »
Elle sentit alors Maïwenn bouger dans ses bras. Elle baissa la tête et croisa le regard bleu délavé de la fillette. Elle ouvrit les bras et la petite fila dans les bras du brun.
« Au fait Mione, Slughorn a excusé ton absence. Dumbledore a dû le mettre au courant. On a même pensé a prendre des notes pour toi.
- Merci Harry.
-On peut aller manger?
- On y va princesse. On y va. »
Les trois gryffondors, Maïwenn toujours portée par Harry, se dirigèrent vers la grande salle, laissant le blond au milieu du capharnaüm qu'était devenu la pièce. Avant de passer la porte, Hermione se retourna et donna un coup de baguette. Elle sourit au blond et disparut dans le couloir à la suite de ses amis. Tout était comme si rien ne s'était passé. Alors qu'ils allaient arriver dans le hall, ils croisèrent le professeur McGonagall qui engagea la conversation.
« Miss Granger! Tout va bien? J'a entendu le professeur Slughorn dire que vous aviez été obligée de sortir de cours!
- Maïwenn m'a fait peur. Je m'excuserais cet après-midi.
- Il vous a déjà excusé Miss. Mais êtes vous sûre de vouloir garder cette petite à Poudlard?
- Oui. Je ne la mettrais pas en pension. On me l'a confiée Professeur. Et je ne l'abandonnerais pas.
- De plus, je me suis déjà arrangé avec Hermione pour la garder quand elle sera en cours quand je n'en ai pas.
- Et qui s'en occupe quand vous avez cours tous les deux?
-Dobby. Je lui ai posé la question et il a accepté à grand renfort de 'Avec plaisir monsieur!' et avec un sourire qui lui faisait deux fois le tour du visage.
- Pensez-vous que ce soit judicieux?
- J'aime bien Dobby. Je ne veux pas qu'il parte...
-Mais...
- Professeur, ne pensez-vous pas qu'elle serait plus sage avec quelqu'un qu'elle apprécie? »
McGonagall hocha la tête et laissa les trois élèves et la fillette aller se restaurer. Avant de rentrer dans la grande salle, Maïwenn demanda à Harry de la poser par terre et tous les quatre s'installèrent à coté de la porte. Leurs amis s'assirent à coté d'eux et personne ne posa de question sur la petite fille assise entre Harry et Hermione. C'était comme si personne ne la voyait à part la née-moldue et le brun à lunettes qui adressait des sourires à la petite de temps à autre. Aucun ne remarqua le regard qu'un certain Serpentard posait sur la tablée et plus particulièrement sur une gryffondor et la petite fille. Seul le directeur avait remarqué ce manège qui durait depuis des années déjà. Il espèrait de tout coeur que cette année, il oserait enfin enlever son masque et que la fillette l'y aiderait. Même si la lueur dans l regard du Serpentard avait chengé: au lieu de la haine habituelle, on pouvait maintenant voir une flamme plus douce et de l'incompréhension. Comment le rat de bibliothèque qu'était Hermione Granger pouvait-elle réussir à s'occuper d'un enfant? Et pourquoi avait-elle eut cette réaction plus tôt quand il avait essayé d'aider la petite?
Et voila. la suite risque de mettre un peu de temps à arriver, je n'ai pas encore fini d'écrire le 3e chapitre. et je n'arrive pas à prendre autaut d'avance que je le voudrait avec ma deuxième fic en cours même si celle-ci est déja bien en avance. Laissez des reviews pour me donner votre avis, des suggestions...
